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The Famous Project : une transatlantique 100% au féminin en Mod70

février, 26Alexia Barrier...

Après une très belle troisième place sur la course RORC Caribbean 600 et de nombreux entraînements autour de l’île d’Antigua, les sept membres de l’équipage de The Famous Project quitteront Antigua le mardi 27 février pour leur première traversée de l’Atlantique au féminin, en direction de Portimao, au Portugal, à bord de leur Mod70 The Famous Project.

Cette traversée de l’Atlantique est une étape importante dans la formation de l’équipe, le renforcement de la cohésion et l’acquisition de compétences sur une période prolongée à bord du trimaran de 70 pieds. Ce bateau est considéré comme volage et rapide et doit être mené « sur le fil du rasoir » pour obtenir les meilleures performances.

L’équipage composé de sept personnes comprend la capitaine Alexia Barrier (FRA), la co-skipper Dee Caffari (GBR), les équipières : Pam Lee (IRL), Joan Mulloy (IRL), Annie Lush (GBR), Annemieke Bes (NED) et Deborah Blair (GBR), à cela Muriel Vandenbempt, mediawoman, complète l’équipage.

RORC Caribbean 600 : Un vrai pas en avant
Après une semaine de récupération, de travail sur le bateau et d’entraînement, le bilan de la RORC Caribbean 600 est extrêmement positif. L’équipage de la course de 600 milles, qui passe par 11 îles sur un parcours en forme de 8 sur 12 étapes, comprenait cette fois les entraîneurs confirmés en multicoques : Jack Bouttell, Miles Seddon et Tom Dawson. Avec un  temps de course de 01 jour 10 heures 16 minutes et 46 secondes, The Famous Project n’est qu’à deux heures et deux minutes derrière le vainqueur de la classe Multicoque, Argo.

La co-skipper Dee Caffari s’enthousiasme : « Quelle course ! C’était intense, c’était génial. En termes d’entraînement avec les objectifs que nous avons, c’était parfait. Il y a eu beaucoup de virements, beaucoup de changements de voile et nous avons navigué sous toutes les allures. Il y avait de l’action en permanence. Toutes les heures ou toutes les deux heures, il se passait quelque chose. C’était vraiment un très bon entrainement et nous avons tous pu ressentir les améliorations. C’était un véritable pas en avant et aussi de finir à seulement quelques heures des deux autres Mod70 est une bonne chose. Nous avons pu les voir pendant la plus grande partie de la course et nous savons où nous en sommes avec les différentes erreurs que nous avons commises. »

Dee ajoute : « Nous avons maintenant beaucoup plus de confiance dans la prise en mains et les réglages du bateau et beaucoup plus de confiance les uns envers les autres. Il faut aussi comprendre à quel point les réglages de ces bateaux sont dynamiques pour pouvoir naviguer en ligne droite, parce qu’on est littéralement sur le fil du rasoir tout le temps. Les garçons ont fait du très bon travail lors de l’entraînement qui a précédé l’épreuve. J’ai quitté la barre après avoir navigué à une vitesse constante de 30 nœuds pendant une heure et je n’aurais pas été capable de le faire sans l’entraînement que nous avons eu avant la course. Nous avons donc vraiment progressé. »

Et maintenant, une transatlantique 100% au féminin
Cette transatlantique des Caraïbes au Portugal, suivie d’une traversée d’entraînement jusqu’à leur base méditerranéenne de La Grande Motte, est un passage essentiel dans ce processus d’entraînement et de sélection des équipières. Jusqu’à présent, des navigateurs tels que Jack Bouttell, Sidney Gavignet et d’autres étaient à bord pour former le team. Il est maintenant temps de passer à l’action…

La co-skipper Caffari, qui mènera le bateau tandis que la capitaine du projet, Alexia Barrier, sera responsable de la navigation, explique : « Pour la première fois, nous n’aurons pas le filet de sécurité des gars sur le bateau, avec toute leur expérience, tous les milles qu’ils ont parcourus sur le bateau avec nous. Ce sera donc une bonne chose de franchir cette étape. De plus, nous passons maintenant à ce moment où Alexia et moi, avec un peu plus d’expérience, emmenons plus de personnes avec nous, ce qui va vraiment renforcer notre confiance aussi. »

L’objectif principal est de naviguer avec différentes navigatrices et de les former. « C’est un peu comme si de nouvelles personnes naviguaient avec nous, c’est un peu comme si nous pouvions le faire parce que jusqu’à présent, c’était : elles ne naviguent qu’avec les gars à bord. Et nous n’avons pas besoin d’eux pour naviguer, mais c’est bien parce qu’ils nous permettent d’aller plus vite dans l’apprentissage et maintiennent l’intensité. Maintenant, nous devons le faire nous-mêmes.  »

Alexia, Dee et les équipières ne se réjouissent pas vraiment de la météo, notamment du retour à une Europe froide et venteuse : « La météo prévoit beaucoup de navigation au près. Je pense que c’est ce qu’il y a de mieux et cela rend les choses un peu plus sûres, nous ne sommes pas souvent dans la zone de danger du vent arrière. Mais trouver le bon état de la mer et rester dans les bons modes sera la clé pour faire avancer le bateau. »

La répartition des rôles avec des responsabilités définies est également une “nouvelle étape” dans le processus de formation.
« Alexia apprend à travailler en équipe, car elle est habituée à naviguer en solitaire sur son Vendée Globe, et je suis là pour l’aider. Une communication claire et concise est essentielle, tout le monde doit utiliser le même type de langage, d’autant plus que nous avons différentes nationalités à bord, surtout quand les gens sont fatigués. » conclut Dee.

Avec Joan Mulloy, Pam Lee, 35 ans, est l’une des deux navigatrices irlandaises à bord de la Transat. Pam Lee a plus de 10 Transatlantiques à son actif, dont une sur un Ocean 50 et la dernière Transat Jacques Vabre sur un Class40. Elle participe à la préparation du maxi-trimaran à Vannes et espère être l’une des principales expertes techniques à bord.

Après ses premiers jours d’entraînement à Antigua, Pam raconte : « Au quotidien, tout le monde a les pieds sur terre, ce ne sont que des marins professionnels qui font du bon travail, c’est incroyable, nous sommes tous des marins qui aiment la voile et ce que nous faisons. C’est une grande opportunité et je veux en profiter au maximum. Je veux apprendre autant que possible et donner le meilleur de moi-même chaque jour, car il y a une sélection pour l’équipe qui participera aux Trophée Jules Verne. Mais en attendant, pour moi, il s’agit d’être concentrée, d’être humble et d’être moi-même. »

C’est la première fois qu’un équipage féminin réalise une transatlantique sur un Mod70. Toutes ont hâte de larguer les amarres demain, mardi 27 février, un grand pas vers la route du Trophée Jules Verne 2025 !

Deux nouvelles performances pour Stève Stievenart

février, 26SPORT...

Ce samedi 24 février, Stève Stievenart, dit le Phoque, a réussi l’exploit de nager 1km en Antarctique, à proximité de Port Lockroy, base scientifique anglaise, dans une eau à 1° et un extérieur à 0°, dans un temps de 19 minutes et 46 secondes. Après un test swim de 250 m réussi 2 jours auparavant sous le cercle polaire dans des eaux aux températures négatives, Stève a réalisé son rêve de nager en Antarctique et a vécu une expérience incroyable dans un environnement exceptionnel entouré de glaciers, d’icebergs, de phoques et de pingouins.

« J’ai pris beaucoup de plaisir même si quand tu nages en dessous de 0°, tu as les mains et les pieds qui gonflent très rapidement et c’est très douloureux. »

Cet exploit fait suite à une traversée mythique effectuée deux semaines auparavant, celle du Canal de Beagle, entre Cabo Peña au Chili et Punta Mac Kinley en Argentine dans une eau oscillant entre 8° et 8.8° !

« Nager les 1,7km qui séparaient les 2 pays en 46 minutes a été une experience magnifique malgré les courants rencontrés en milieu et fin de traversée. L’environnement était superbe et des pingouins sont même venus nager auprès de moi ! »

Thibault Anselmet, le « king » du ski alpinisme !

février, 9SPORT...

Il a remporté le gros Globe de cristal de ski alpinisme 2023, synonyme d’une première place au classement de la Coupe du Monde de la discipline. Il a terminé deux fois deuxième de cette même Coupe en 2021 et 2022. Il est multiple champion de France. Thibault Anselmet, 26 ans, originaire de Bonneval-sur-Arc en Savoie, est l’une des pépites du sport français et possède actuellement 150 points d’avance sur son poursuivant au classement de la Coupe du Monde en cours. Le jeune homme, déterminé, humble et franc, prépare activement l’un des objectifs majeurs de sa carrière, les Jeux Olympiques de Cortina d’Ampezzo 2026 qui, pour la première fois, accueilleront le ski alpinisme en sprint et relais mixte.

En tête

Il a quasiment tout gagné. Thibault Anselmet est fort et marque de son empreinte spatulaire le ski alpinisme. Cette discipline voit s’affronter régulièrement à très haut niveau plus de 70 athlètes en Coupe du Monde, venant surtout de pays européens tels que l’Italie, la Suisse, l’Autriche, la Norvège, l’Espagne… « Je suis en train de rendre une belle copie sur cette Coupe du Monde et je me rapproche peu à peu d’un nouveau globe de Cristal même si rien n’est fait et qu’il reste 7 courses sur les 3 dernières étapes de la Coupe du Monde » déclare Thibault. « Je viens de terminer deux fois deuxième à Villars en sprint et en individuel. J’ai aussi remporté le relais mixte de Val Thorens et le sprint de Boi Taull en Espagne. Le reste du temps, je suis toujours sur le podium. » La prime à la régularité est en train de payer et Thibault compte rester sur cette lancée à Val Martello, Shaldming et Cortina, trois étapes de la Coupe du Monde à venir.

Bonnevalain

Né à Chambery, Thibault a passé le plus clair de son temps à Bonneval-sur-Arc, le village familial, son « cocon ». Comme beaucoup dans ces contrés, Thibault est ensuite interne au collège et pratique le ski alpin. « J’aurais pu faire sport étude mais j’ai préféré me concentrer sur mes études » dit-il. « Je n’avais pas non plus envie de skier sur des glaciers l’été ». En parallèle, il s’initie au ski alpinisme avec son père, Fabien, féru du ski de randonnée ou d’alpinisme, cette spécialité qui consiste à grimper les montagnes enneigées en ski qui libère le talon et pourvu de peau de phoque, des poils de chèvres dans la réalité ou Mohair, et les descendre ski verrouillé. « Il faisait de la compétition. Petit à petit, cela m’a plu et on s’entraînait ensemble. Je me suis pris au jeu » indique celui qui est l’ainé d’une fratrie de trois enfants. Il n’est pas si performant dans la catégorie junior mais monte ensuite en puissance lorsqu’il passe en sénior. Entre temps, Thibault, même si sa vie est à 100% tournée vers le ski alpinisme et la performance, aime être au contact de la nature et se passionne pour les photos animalières tout en suivant avec passion de nombreux sports à la télé, tennis, golf, course au large par exemple.

Questions – réponses

Qui sont tes adversaires ?

« Je pense surtout à Rémi Bonnet sur les individuels et la verticale. En sprint je pense à Oriol Cardona coll (espagne) ou Arno Lietha (Suisse ).

As-tu des idoles ?

« Mon père ! J’ai été aussi fan à une époque de Kilian Jornet. Je pense aussi à Robert Antonioli qui a remporté 4 Coupes du Monde et avec qui j’ai eu la chance de me battre en 2021. »

C’est quoi le sprint ?

« 3 minutes d’effort, des qualifications, des demis finales et une finale… Un parcours rapide composé d’une petite montée à ski, enlever ensuite les skis pour les mettre dans notre sac à dos et courir dans des escaliers enneigés, une nouvelle montée en ski et une descente… »

C’est quoi l’individuel ?

« C’est la discipline « reine ». Elle dure plus d’une heure et est composée de plusieurs montées et descentes avec un dénivelé de 1300 à 1700 mètres. »

C’est quoi la verticale ?

« Une grande montée uniquement de 20 minutes environ et avec entre 500 et 800 mètres de dénivelé… »

Quelle qualité demande le ski alpinisme ?

« A mon avis, elles sont surtout cardio-vasculaire. Le ski alpinisme demande pas mal de polyvalence avec de la technique dans les montées et dans les descentes notamment. C’est très physique et on doit donc évidemment faire appel à son mental car cela demande pas mal de pugnacité dans le long terme ou d’explosivité en sprint. C’est vraiment un sport très complet et qui me semble particulièrement difficile. L’analyse du terrain entre également beaucoup en jeu.”

Les Jeux Olympiques sont-ils un objectif ultime ?

« Je ne les vois pas comme ça. C’est vrai que c’est une énorme échéance pour moi surtout que cela sera la première apparition du ski alpinisme aux prochains jeux mais je suis très attaché au classement de la Coupe du Monde qui demande d’être régulier sur plusieurs étapes. Bref, je ne pense pas aux JO tous les jours. Je m’y prépare mais sans trop me focaliser. Seuls le sprint et le relais mixte seront aux Jeux. Ce n’est pas pour ça que je ne fais que ça. Au contraire, l’individuel me sert beaucoup pour les courses plus rapides.”

Maxime Sorel : Interview avant grande saison !

février, 5Sailing Together...

La Transat CIC, New York – Vendée – Les Sables d’Olonne, le Défi Azimut – Lorient Agglomération, le Vendée Globe… L’année 2024 de Maxime Sorel, le skipper du voilier
V and B – Monbana – Mayenne, sera dense, très dense. Trois questions au marin cancalais…

1) Comment te prépares-tu à ta saison gargantuesque composée notamment de deux Transats en solitaire avant de prendre part le 10 novembre prochain à ton deuxième tour du Monde en solitaire, sans escale et sans assistance ?

Suite à la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, j’ai fait un gros break. L’idée était vraiment de couper un maximum de la voile, de la course au large. Je sortais d’une longue année avec l’ascension de l’Everest et toute sa préparation puis les navigations à bord de V and B – Monbana – Mayenne. Je me suis donc reposé pour réattaquer en grande forme. Cela ne veut pas dire que j’étais dans mon canapé ! J’ai profité de Noël en famille, j’ai fait aussi pas mal de kitesurf. Depuis début janvier, je suis revenu aux affaires en m’entrainant au centre 3,2,1 Perform surtout. Nous bossons sur ma préparation mentale et physique. L’idée est, par exemple, de visualiser ce qui va se passer sur le Vendée Globe et d’accepter la difficulté et la douleur qui sont constantes à bord de nos voiliers volants. Nous travaillons également sur le cognitif, le lien entre le cerveau et le corps, l’oreille interne plus ou moins sollicitée au fil de l’épreuve et ses nombreuses transitions. De plus, je viens de participer au trophée Mer Montagne et je continue à assouvir ma passion de la montagne avec des séances de ski de fond et alpinisme, mais aussi des trails blancs. Fin février, je compte traverser en mode trail l’île de Santo Antao au Cap-Vert. Enfin, il y a évidemment le chantier de notre IMOCA qui me prend beaucoup de temps ainsi qu’à mon équipe technique.

2) Justement, comment va ton bateau ?

Nous effectuons, depuis le retour de V and B – Monbana – Mayenne de la Martinique, un gros chantier à Concarneau. L’ensemble du bateau a été mis à nu. Pas un seul boulon n’a pas été démonté. Ce chantier est crucial avant le Vendée Globe et mon équipe profite de cet hiver pour l’effectuer. Nous avons aussi ajouté pas mal de renforts suite aux différents retours de nos concurrents qui ont repéré quelques soucis structurels. Nous travaillons sur l’ergonomie à bord, un dossier important que nous poursuivrons cet été en chantier. Il y a aussi quelques améliorations en cours. Avec la voilerie Incidence, nous avons finalisé le jeu de voiles pour les deux transats et nous avons encore deux voiles d’avant en construction et réflexion pour le Vendée Globe. Notre objectif est de remettre à l’eau l’IMOCA début mars afin qu’ensuite j’enchaîne en faux solo une série de navigations au large (24 à 48 heures) en vue de la Transat CIC dont le départ sera donné de Lorient le 28 avril.

3) Quels sont tes objectifs véliques 2024 ?

Je décompose la saison 2024 en trois parties : la première phase sera vraiment l’enchaînement des deux Transats avec la Transat CIC et la Transat New York – Vendée – Les Sables d’Olonne. Nous ressortirons ensuite cet été V and B – Monbana – Mayenne pour deux mois de chantier puis il y aura une troisième partie avec le Vendée Globe. L’objectif général est, comme je l’ai toujours dit, de terminer le Vendée Globe dans le top 5. J’envisage les deux transats en solitaire avec évidemment l’ambition d’un bon classement, mais surtout dans l’optique de notre préparation pour le Vendée Globe. Le but est de les finir sans casse technique et en continuant à progresser en vue du Tour du Monde. Mais en dehors du sport, j’ai également vraiment hâte de voir V and B – Monbana – Mayenne à New York à côté de la Statue de la Liberté, ça doit être magique de naviguer en plein Manhattan.

La bonne année !

janvier, 30Ruyant...

C’est une année placée sous le signe de l’exceptionnel, du sport et de l’aventure qui s’avance pour Thomas Ruyant, Sam Goodchild et tous les membres de TR Racing, l’équipe de course au large en charge des deux Imocas FOR PEOPLE et FOR THE PLANET.

Chacun a déjà au coeur et à l’esprit le Vendée Globe, dont le départ de la 10ème édition sera donné le 10 novembre prochain. Mais d’ici là, ce ne sont pas moins de deux courses transatlantiques en solitaire au programme de la classe, un Défi Azimut et moult navigations d’entraînement et de peaufinage que les deux marins enchaineront avant de se présenter aux Sables d’Olonne.

TR Racing inaugurera  au printemps ses nouveaux locaux situés sur la base de Lorient, un chantier moderne doté de toutes les infrastructures qui siéent à un Team ambitieux, éminemment professionnel, et riche de nombreuses et brillantes personnalités drivées par Thomas Gavériaux, avec pour moteur Advens, le leader de la cybersécurité et son “patron”, Alexandre Fayeulle, plus que jamais engagé pour donner du sens à ses performances technologiques et sportives.

Deux marins, deux destins, deux ambitions…

L’un, Sam Goodchild, est champion de la Classe IMOCA 2023, l’autre, Thomas Ruyant, a remporté la Transat Jacques Vabre, troisième victoire consécutive sur trois dernières classiques (après la Transat Jacques Vabre 2021 et la Route du Rhum en 2022) ainsi que la Guyader Bermudes 1000 race. On comprend facilement la sérénité et le calme studieux qui règne dans les nouveaux locaux de TR Racing à Lorient. Une saison colossale se présente aux deux marins et à leur équipe, avec ce rendez-vous planétaire de l’automne, inscrit, gravé, ciselé dans l’imaginaire et le destin des deux hommes. « Tout ce que j’ai fait dans ma vie, personnelle et professionnelle est pour ce seul but » avoue avec flegme Sam, le plus Breton des Britanniques. « Cette course m’a marqué et ne m’a pas tout donné ! J’ai rendez-vous avec elle ! » révèle Thomas, en référence à ses deux précédentes expériences. C’est ensemble, au sein d’un collectif soudé, solidaire, qu’ils préparent la grande échéance de l’automne.

Un long hivernage, studieux et conservateur.

Le vécu, les expériences et expérimentations, les analyses et découvertes mesurées, auscultés avec l’aide du savoir-faire technologique d’Advens, sont mises en commun, partagées pour le plus grand bénéfice des deux marins et de leurs machines respectives. Les chantiers en cours s’inscrivent dans la maturation logique des deux bateaux, FOR THE PLANET, lancé en 2019, et FOR PEOPLE, bien né en 2023. On démonte, on révise, on répare accastillage, systèmes électroniques, gréement courant… en vue d’une riche saison et son apothéose, une circumnavigation de 45 000 kilomètres. Rien de révolutionnaire au programme, mais du peaufinage pour Sam, et de l’imagination pour Thomas, bien décidé à accroitre son petit avantage à certaines allures cruciales, sur la concurrence.

Thomas Ruyant : « Je suis en dette avec le Vendée Globe ! »

« J’ai bien coupé cet hiver. Le retour à la base a été pour le moins contrasté pour nous, avec un record de la plus longue distance parcourue en 24 heures, et une déchirure de la Grand voile qui m’a imposé une navigation sous seules voiles d’avant, durant plus de 1 600 milles. J’en ai tiré d’intéressants enseignements, notamment sur la manière de naviguer à plat, en m’appuyant sur les deux foils. La Jacques Vabre et cette première partie de transat en solitaire, ma première en solo sur mon plan Koch-Finot Conq, m’ont convaincu qu’à certaines allures, au portant vmg notamment, nous étions un petit cran au-dessus de la concurrence. Le bateau répond ainsi précisément à son cahier des charges. Tout le travail de l’hiver en notre nouveau chantier, consiste à préserver et augmenter cet avantage, avec notamment une approche « chirurgicale» sur notre jeu de voile. »

Sam Goodchild : « Je suis qui je suis, à cause du Vendée Globe ! »

« Ma venue en France, ma vie Lorientaise, tous mes choix professionnels n’ont qu’une seule finalité, le Vendée Globe. Je suis ce que je suis, à cause de cette quête du Vendée Globe. L’année 2023 a été un cours accéléré en Imoca, avec The Ocean race sur Holcim qui m’a donné un avant-gout du tour du monde et des mers du Sud, et le programme Imoca à bord de FOR THE PLANET, où nous avons joué les premiers rôles, avec un podium lors de chacune des épreuves disputées. Avec l’aide d’Antoine Koch, de Thomas et de toutes l’équipe de TR Racing, j’ai pris mes marques et me suis « approprié » le bateau. Sur le papier, on est aux portes du Top 3. A nous de faire mentir les pronostiques. Je suis hyper chanceux de pouvoir faire le Vendée Globe dans de telles belles conditions. Je suis très bien entouré et j’ai, ces 10 dernières années, côtoyé beaucoup de coureurs qui ont déjà fait la course, et j’ai une bonne idée de ce qui m’attend. J’appréhende les difficultés, et avec toute l’équipe, nous essayons d’anticiper tous les problèmes à venir. Mon seul stress, c’est la performance que je serai en capacité de réaliser ou non. »

Thomas Gavériaux, directeur de TR Racing : Une saison engagée et sans répit !

« Nos deux bateaux sont en préparation pour le Vendée Globe. Le plus récent, FOR PEOPLE de Thomas est toujours en phase de développement, dans de l’optimisation fine, et la mise en place d’éléments validés par nos deux transats de 2023. En ce qui concerne FOR THE PLANET de Sam, on est dans de la maintenance courante, en vue du Vendée Globe. Pour les deux bateaux, la notion de confort en utilisation est importante, pour permettre aux deux marins de performer dans des situations extrêmes. Sam a couru en 2023 avec un bateau qui était « à la main » de Thomas. Il est, à l’aube de 2024, en capacité de l’adapter à son gabarit et à sa sensibilité propre. L’année sera très rythmée, sans répit. On sortira de chantier fin mars, avec la mise à l’eau des deux bateaux. Débutera une session de navigation de conserve, pour comparer et partager les expériences, et partir pour deux transats qui vont occuper le printemps et l’été. On reviendra en France pour aborder immédiatement la dernière ligne droite avant le tour du monde. Peu de répit, et une grande intensité au programme pour les coureurs et l’équipe. Le Défi Azimut sera la dernière confrontation avant le Vendée.
Notre nouveau bâtiment était très attendu. Nous sommes dans nos murs. On va entrer dans de nouveaux bureaux et passer à une utilisation nominale des locaux, dans ce lieu performant que nous avons voulu pour et à l’image de l’équipe. C’est une chance de pouvoir évoluer dans un tel environnement. Ce bâtiment est le coeur de la vie du Team, avec des ateliers aménagés. 1 700 m2 de hangar, de rangements et de logistique. Le secteur tertiaire couvre 800 m2, avec les bureaux d’étude, les salles de réunions, l’administration, la logistique, le marketing et la communication. »

 

Nouveau record du Monde pour Stève Stievenart

janvier, 15SPORT...

Et un de plus ! Le nageur de l’extrême, accompagné de deux nageurs irlandais Ger Kennedy et Vincent Doneghan et de deux nageurs anglais Lee Johnson et John Myatt, a traversé la Manche en relais samedi en 14h45 dans une eau oscillant entre 7 et 9 degrés entre Douvres et le Cap Gris Nez. C’est la première fois qu’une telle traversée à la nage se déroule en hiver !

« La température de l’air était aux environs de 2 à 3 degrés. Nous avons enchaîné chacun les relais d’une heure. Je dois dire qu’il était difficile de repartir en mer à chaque fois. Nous avions à peine le temps de se réchauffer » explique Stève dit le Phoque. « Nous sommes partis de Douvres à 8h58 samedi matin et nous sommes arrivés au Cap Gris Nez à 23h43. J’avais déjà traversé la Manche le 11 novembre 2021 en solo, battant ainsi le record de la traversée la plus tardive de l’histoire mais cela ne s’était jamais fait en hiver. C’est un bel exploit collectif qui avait pour but de lever des fonds pour l’association Power of one qui s’occupe de sensibiliser à la cause animale et de défendre les animaux des rues. Un grand merci à notre pilote Lance Oram ainsi qu’à toute l’équipe du Sea Satin. J’ai une grosse pensée pour l’équipe féminine avec qui nous faisions la course mais qui a dû abandonner suite à un problème technique après une très belle progression. »

Inarrêtable Stève qui continue sans relâche à s’entraîner et qui vise de nombreuses autres performances à la nage en 2024.

Happy New Year

janvier, 10BLOG...

Très, très bonne année 2024 avec TB PRESS, l’agence qui voit la com autrement et qui est dans son temps !

Belles fêtes

décembre, 19BLOG...

C’est la fin ! Quelle année pour TB Press…

Victoire de Thomas Ruyant et Morgan Lagravière à bord de FOR PEOPLE sur la Transat Jacques Vabre

Victoire de Thibaut Vauchel-Camus et Quentin Vlamynck à bord de Solidaires En Peloton sur la Transat Jacques Vabre

Victoire de Sam Goodchild à bord de FOR THE PLANET – Classement IMOCA 2023 et 3ème place sur la Transat Jacques Vabre avec Antoine Koch

L’Everest pour le grand Maxime Sorel et de belles navigations pour Vaincre la Muco

L’annonce du portage de la Flamme Olympique à bord du Belem en 2024 et une année sidérante en résultats presse

Une superbe édition de la démarche Atout Soleil autour des violences

La direction de la communication SPORT de TR Racing

De nouvelles grandes victoires de Perrine Laffont en Coupe du Monde et un nouveau globe de cristal

L’aventure de Caroline Boule

The Famous Project d’Alexia Barrier

Les épopées d’Emilien Jacquelin

Le suivi de Pierre Le Roy

Une team Banque Populaire du Nord au top avec notamment les perfs d’Erika Sauzeau et Mewen Tomac

….

Une équipe de choc TB Press : Annie Pigny, Eve Mailho, Denis van den Brink et l’éclatante Mathilde Mermod

Bref, c’était génial en travaux, émotions et structuration de l’Agence qui voit la com autrement et surtout dans son temps !

A très vite et voici une petite vidéo pour résumer : https://www.youtube.com/watch?v=oO7O4ZIN6fE

Mewen Tomac au top avant 2024 !

décembre, 13BP Nord...

Le nageur soutenu par la Banque Populaire du Nord, Mewen Tomac, a nagé fort, très fort ces derniers jours. L’amiénois repart de Roumanie et du Championnat d’Europe petit bassin avec pas moins de quatre médailles. Il est champion d’Europe en 50 et 100 mètres dos, médaillé de bronze sur le 200 mètres avec un record de France qu’il avait déjà battu cette année soit 1mn 48 secondes et 55 et une médaille d’argent en relais 4×400 mètre nages mixte. Avec Anaïs mai Desjardins et Théo de Ramecourt en kitefoil, Erika Sauzeau en para-aviron et Maxime Beaumont en Kayak, la Banque Populaire du Nord, Partenaire Premium de Paris 2024, est prête pour l’année sportive à venir…

« Ce sont mes premières grandes victoires internationales. Cela fait vraiment plaisir. Je ne m’attendais pas à ça » déclare Mewen. « J’avais du mal à juger le niveau européen en petit bassin. J’ai vu et bien vu ! Je suis également content d’avoir établi un nouveau record de France sur 200 mètres dos. Tout a été génial la semaine dernière. J’étais vraiment dans de bonnes dispositions. Je vais participer le week-end prochain à un meeting en grand bassin à Amiens puis je vais couper pendant 10 jours avant de reprendre l’entraînement pour mes grandes échéances. Je pense surtout au Championnat de France de juin qui me permettra, j’espère, de me sélectionner pour Paris 2024. »

La Banque Populaire du Nord et les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024

Dans la continuité de l’engagement premium du groupe BPCE avec les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, la Banque Populaire du Nord s’associe à ce grand défi et a initié un programme de soutien de sportifs dès 2020.

Également partenaire historique du monde de la voile, la Banque Populaire du Nord et sa marque Crédit maritime ont donc constitué une équipe de cinq sportifs réunis autour de deux points communs : la pratique d’un sport nautique et la préparation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.

La Banque Populaire du Nord accompagne ainsi Anaïs-Mai Desjardins en kitefoil, Erika Sauzeau en para aviron, Maxime Beaumont en kayak, Théo de Ramecourt en kitefoil et Mewen Tomac en natation.

Anaïs Mai Desjardins en quelques lignes : 23 ans, dunkerquoise, Vice-championne de France 2021 en kitefoil catégorie senior, Championne de France Espoirs kitefoil 2019, championne d’Europe Junior Kitefoil 2018, championne du Monde de Kitesurf 2017 – « tour mondial Kitefoil Goldcup », Championne d’Europe U19 en Kitefoil, étudiante en 4ème année de Médecine à Lille.

Erika Sauzeau en quelques lignes : 41 ans, mère de jumeaux, membre de l’armée des champions, originaire de Beauval dans la Somme, picarde affirmée, Erika a terminé troisième des Jeux Paralympiques de Tokyo fin août 2021 en aviron, dans la catégorie PR3 qui concerne les athlètes ayant des problèmes aux membres inférieures.

Maxime Beaumont en quelques lignes : 41 ans, boulonnais, kayakiste, 3 participations aux Jeux Olympiques, Vice-champion olympique 2016, 4 médailles mondiales, 6 médailles européennes dont un titre en 2019, 18 médailles en coupe du monde dont le bronze en 2022, 17 titres de champion de France, 9ème en K1 200m des Jeux de Tokyo.

Théo de Ramecourt, en quelques lignes : 26 ans, originaire de Cayeux sur mer, 4e au championnat du Monde 2022, Champion du Monde 2021 et Champion d’Europe 2021 de Kitefoil.

Mewen Tomac, en quelques lignes : 22 ans, Champion de France 2022 en 50m dos et 200m dos et demi-finaliste aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020 en 100m dos.

La Fondation pour le Pacte de Performance

Anaïs, Erika, Maxime, Théo et Mewen sont soutenus par l’intermédiaire de la Fondation pour le Pacte de Performance qui a pour mission principale de promouvoir le sport comme vecteur de lien social, à travers des actions innovantes et reproductibles visant à soutenir, développer et faciliter l’insertion sociale et professionnelle dans et par le sport, la prévention de la santé ou encore la promotion du sport pour les personnes en situation d’handicap. La Fondation du Sport Français, Fondation Henri Sérandour est reconnue d’utilité publique.

L’ambition de la Banque Populaire du Nord à travers ces partenariats :

L’ambition de la Banque Populaire du Nord est d’aider à la réussite des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 dans toutes ses composantes :
• la réussite sportive,
• la dimension éducative et solidaire,
• la réussite économique.
Pour la Banque Populaire du Nord cette ambition se traduit par :
• l’accompagnement de sportifs préparant Paris 2024 ;
• l’accompagnement de structures favorisant la pratique inclusive du sport et le développement de ses valeurs positives ;
• l’accompagnement des acteurs économiques régionaux privés et publics, afin qu’ils puissent bénéficier des opportunités économiques apportées par l’organisation des jeux ;
• la mise en place d’une politique interne de développement de la pratique.

A propos de la Banque Populaire du Nord :

« Créateurs de liens, nous accompagnons durablement et avec dynamisme ceux qui vivent et entreprennent sur notre territoire et sur son littoral ».

La Raison d’Être de la Banque Populaire du Nord, en résonnance avec son statut de banque régionale coopérative, traduit l’engagement de la Banque sur son territoire et auprès de ses clients particuliers, artisans, commerçants, agriculteurs, professions libérales et entreprises dans les domaines de la banque et de l’assurance depuis plus de 100 ans. L’offre de services et d’expertises de la Banque Populaire du Nord est distribuée au travers de marques et d’entités historiques qui composent la Banque Populaire du Nord : Banque Populaire du Nord, JPM Banque d’Affaires, Crédit Maritime et la Banque de la Transition Energétique par Banque Populaire du Nord.

Banque régionale coopérative dont le capital est détenu par ses 120 000 sociétaires, la Banque Populaire du Nord fait partie du 2e groupe bancaire en France : BPCE. Forte de ses 1 100 collaborateurs, elle accompagne aujourd’hui 338 000 clients sur le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme, l’Aisne et les Ardennes. Elle maille son territoire avec 126 agences de proximité, 3 agences patrimoniales, 6 Centres d’Affaires d’Entreprises.