Perrine Laffont en mode Mondial

Avec six podiums dont deux victoires sur les six épreuves de Coupe du Monde de ski de bosses courues depuis le début de saison, Perrine Laffont réalise, pour l’instant, un parcours sans-faute et mène le classement général avec un bon matelas d’avance sur sa poursuivante australienne. Avant de reprendre le chemin de cette Coupe du Monde avec une étape à Tazawako au Japon les 23 et 24 février puis à Shymbulak au Kasakhstan les 2 et 3 mars, la Championne Olympique participera au Championnat du Monde de la spécialité, les 8 et 9 février à Park City. Interview…

  • Peux-tu revenir sur ton parcours depuis le début de la Coupe du Monde à Ruka le 7 décembre ?

J’ai réalisé un début de saison très positif. Je suis satisfaite de ma régularité. Je n’avais jamais réussi à enchaîner comme ça auparavant. En 2018, j’étais montée trois fois de suite sur le podium. Là, cela fait six fois. C’est une première pour moi. Je suis d’ailleurs la seule athlète à avoir réussi cet enchaînement cette année. Même Mikaël Kingsbury, le roi de la discipline, n’a pas réussi cette performance (4 podiums). A Ruka, pour la première étape de la Coupe du Monde, j’ai gagné. Je ne m’attendais pas à ce résultat car je ne savais pas si mon nouveau run allait plaire aux juges. Ce premier acte m’a prouvé que j’étais capable. J’ai ensuite réussi à dérouler sur les autres étapes même si à Calgary et à Mont Tremblant, cela n’a pas été simple.

  • Pourquoi ?

A Calgary, je n’arrivais pas à passer mon nouveau saut, le D Spin, comme je le voulais en entraînement. La piste était très exigeante. J’étais brouillonne. Il faut dire que ce nouveau saut me sort de ma zone de confort ! A Mont Tremblant, nous avons eu qu’un seul jour d’entraînement ce qui est très peu. Il faut savoir que les trainings avant les compétitions sont souvent très courts et on a toujours pas mal de pression car on veut bien faire, analyser la piste, se mettre dans les bonnes conditions… en très peu de temps. Pour finir, cela s’est bien passé à Mont Tremblant puisque je gagne.

  • Tu as un niveau de ski qui fait la différence ?

Cela a toujours été mon point fort. J’ai une base solide en ski. Je ne me prends pas trop la tête avec ça. C’est assez naturel chez moi ! A Mont Tremblant, je ne prends que la moitié des points avec mon D Spin. J’ai encore une grande marge de progression sur les sauts

 

  • Comment abordes-tu le Championnat du Monde, l’un de tes objectifs importants ?

Forcément, je suis la personne à abattre (rires) car je fais un bon début de saison. J’arrive en tant que favorite mais je ne me focalise pas sur cette étiquette. Je me concentre sur moi. Je vais sur ce Mondial pour essayer de faire mon meilleur run ce qui n’a pas encore été le cas depuis le début de la saison. Il y a encore pas mal d’imperfections. L’idée est d’essayer de revenir, tout de même, de Park City avec deux médailles, l’une en single et l’autre en parallèle.

  • Tu es depuis un moment en Amérique du Nord. As-tu le temps de faire autre chose que du ski ?

Je dors beaucoup, parfois 10 à 12 heures par nuit. Je me concentre sur ma récupération. J’ai fait un peu de shopping à Montréal mais il faisait vraiment très froid. Je passe beaucoup de temps en salle de musculation et un peu à la piscine. En fait, nous enchaînons beaucoup depuis quelques semaines. J’aurais plus de temps en mars.

Le Belem en cale sèche à Marseille

Le trois-mâts Belem sera en cale sèche à Marseille du 21 janvier au 28 février 2019 pour y subir au chantier Sud Marine Shipyard ses travaux annuels d’entretien des œuvres vives (parties immergées). Il reviendra ensuite à Port-Vendres jusqu’au 1er avril où il reprendra la mer pour 7 mois de navigation.

” Le Belem va être caréné comme chaque année lors de son hivernage » déclare Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem. « C’est le chantier Sud Marine Shipyard qui a été sélectionné sur appel d’offre pour cet arrêt technique. Le Belem est le plus vieux bateau au monde inscrit au Bureau Veritas qui impose à la Fondation Belem une mise à sec annuelle du navire pour son bon entretien et le maintien de la sécurité à bord. Il sera inspecté à Marseille fin février afin de renouveler son permis de navigation. Il reviendra ensuite en Occitanie pour les derniers préparatifs avant le départ du navire le 1er avril 2019 pour 7 mois de navigation : au programme la Méditerranée, l’Atlantique, la Scandinavie, les îles britanniques… Le navire participera également à la très attendue Armada de Rouen du 7 au 16 juin 2019.”