Après le SHOW Belem, la saison du navire ne fait que commencer !

 

Odyssée des jeunes éclaireurs de la Flamme Olympique sur le Belem – Vieux-Port de Marseille le 8 mai 2024 Photo Vincent Curutchet / Caisse d’Epargne

Un peu plus d’une semaine après son arrivée en majesté dans le Vieux-Port de Marseille et le convoyage de la Flamme Olympique de Paris 2024 entre Athènes et Marseille par les 16 jeunes éclaireurs sélectionnés par les Caisses d’Epargne en régions, le Belem arrive à Palma de Majorque. La Fondation Belem Caisse d’Epargne a repris son activité fondatrice : embarquer à bord du trois-mâts tous ceux qui veulent expérimenter la vie en équipage en totale immersion. Destination Palma, Almeria, Cadix, Lexoes, Santander en mai et début juin puis retour en France sur la côte Atlantique avec des escales très attendues à La Rochelle pour ses fêtes maritimes du 20 au 23 juin puis Bordeaux fête le vin du 27 au 30 juin.

Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem Caisse d’Epargne : « Quelle aventure ! Au cours de ces 12 jours de navigation entre Athènes et Marseille avec la Flamme Olympique, les 16 jeunes éclaireurs ont constitué un équipage joyeux, bienveillant, curieux de tout… un rêve éveillé où chacun a apporté sa contribution et s’est ouvert à l’autre. Je retiens le rythme si particulier de la vie embarquée, la vie communautaire, le partage très fort que nous avons eu avec les 16 jeunes éclaireurs, le très grand professionnalisme de notre équipage durant cette longue navigation, des décors fabuleux avec le passage du canal de Corinthe, le détroit de Messine, le Stromboli en activité, la Corse et une arrivée très spectaculaire à Marseille avec une superbe parade et un show à la hauteur du Belem à notre arrivée. Je tiens à remercier tous les acteurs de cet événement à commencer par les Caisses d’Epargne, notre mécène, avec qui nous avons monté cette opération. Je pense aussi aux autorités grecques et françaises qui nous ont accompagnés et évidemment Paris 2024. Nous voguons à nouveau à travers les océans actuellement et avons repris nos séjours de navigation ouverts à tous. Nous nous préparons à plusieurs grands événements en 2024 dont la Rochelle, Bordeaux et Brest. Les jeunes nous ont prouvé que le Belem était fait pour eux et je peux dire que la Fondation a clairement la volonté de s’ouvrir encore plus à la jeunesse. »

Marseille en vue pour les Jeunes Eclaireurs du Belem

Odyssée des jeunes éclaireurs de la Flamme Olympique sur le Belem – 8 mai 2024 Photo Vincent Curutchet / Caisse d’Epargne

Quelle aventure ! Les quatorze jeunes éclaireurs sélectionnés par chacune des Caisses d’Epargne régionales pour leur sens de l’engagement et les valeurs qu’ils portent abordent la fin d’une navigation de 12 jours entre le Pirée en Grèce et Marseille à bord du trois-mâts Belem pour ramener en France la Flamme Olympique de Paris 2024. Demain à 11h00, Le Belem et les Jeunes Eclaireurs seront accompagnés par une myriade de bateaux pour une grande parade sur le plan d’eau de la cité phocéenne. Ils entreront ensuite en « majesté » dans le Vieux-Port de Marseille à 19h00 précises.

 

Une incroyable aventure pour les Jeunes Eclaireurs

 

Ils n’ont pas de mots assez forts pour décrire ce qu’ils viennent de vivre durant les 12 jours de navigation, entre le Pirée et Marseille, pour apporter en France la Flamme Olympique de Paris 2024, symbole de solidarité et de fraternité entre les pays. Il faut dire que ce périple en haute mer était une grande première mondiale puisque jamais la célèbre Flamme n’avait été convoyée par la mer dans le pays hôte des Jeux Olympiques et Paralympiques. Il faut dire également que cette navigation a été haute en couleurs géographiques et a infusé un collectif qui s’est montré fort, soudé et solidaire au quotidien tout au long du voyage. De véritables ressources qui avaient permis aux Jeunes Eclaireurs de s’illustrer lors des stages de navigation organisés par les Caisses d’Epargne et les associations qui les accompagnent dans le domaine de l’insertion et d’être sélectionnés pour vivre une aventure extraordinaire à bord du navire de la Fondation Belem Caisse d’Epargne, monument historique, dernier trois-mâts barque d’Europe.

 

Une navigation collective, solidaire et engagée

 

Le départ du Pirée était fort en émotions avec la montée de la Flamme à bord du Belem, portée par Tony Estanguet, Président du comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, aux côtés de Nicolas Namias, Président du directoire du Groupe BPCE, et Amélie Oudéa–Castéra, ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques de France. Les quatorze jeunes éclaireurs Caisse d’Epargne et le commandant du Belem, Aymeric Gibet, recevaient la Flamme, pourvue de sa lanterne, avec de larges sourires et beaucoup de concentration face à la mission qui leur était confiée de l’acheminer jusqu’à l’hexagone.

La suite en mer fut belle, très belle : passage du majestueux canal de Corinthe et du détroit de Méssine entre l’Italie et la Sicile, observation des éruptions régulières du volcan Stromboli, vue magnifique sur l’île italienne de Montecristo et la Corse, navigations intenses dans la tempête Tyrrhénienne, prises de quarts pour les jeunes, participation active à la vie du bord entre les manœuvres, le nettoyage, le service des repas et de nombreux ateliers dispensés par les membres de l’équipage. Une aventure historique et inoubliable pour ces Jeunes.

Un 8 mai exceptionnel à Marseille

 

Place à la fête demain avec une parade de 1024 bateaux et plus de 150 000 personnes attendues afin d’assister à l’arrivée du Belem et de la Flamme. Ce sera alors le début d’une nouvelle aventure, le Relais de la Flamme Olympique dont Caisse d’Epargne est le Parrain officiel, avec 68 jours de fête sur tout le territoire et les Outre-mer, jusqu’à la cérémonie d’ouverture, le 26 juillet prochain.

 

Ils ont dit :

Pour Jacques-Olivier Hurbal, directeur du Développement Caisse d’Epargne : « Caisse d’Epargne se réjouit d’être l’un des principaux acteurs du Prologue du Relais de la Flamme de Paris 2024 et d’apporter la magie des Jeux en France avec le Trois-Mâts Belem dont elle est mécène. Durant cet incroyable voyage, les 14 jeunes des territoires des Caisses d’Epargne ont eu le privilège de ramener la Flamme à Marseille et de vivre une aventure humaine et collective. Ces jeunes éclaireurs, ambassadeurs de leur région, ont symbolisé tout l’engagement de la marque en faveur de la jeunesse et de l’inclusion et ont su faire rêver les Français. »

Zabih Yaqbee, Caisse d’Epargne, Aquitaine Poitou-Charentes : « Cette aventure a augmenté ma fierté et ma confiance. Je suis trop content. Cela m’a donné beaucoup d’émotions. Je n’avais jamais vécu ça dans ma vie. Avant, je pensais qu’aux mauvais côtés de ma vie, maintenant cela a changé. »

Shawn Caillet, Caisse d’Epargne Auvergne Limousin : « Ce périple a été incroyable. J’ai découvert de beaux paysages. J’ai aimé ces 12 jours en mer. J’avais des camarades très sympathiques. Cela m’a apporté de la joie. »

Noémie Olejniezak, Caisse d’Epargne Bourgogne Franche – Comté : « Que c’était beau ! J’ai pris de l’expérience, du savoir-vivre et l’idée qu’il faut s’entraider. »

Eleonor Budak, Caisse d’Epargne Bretagne Pays de la Loire : « C’est difficile de définir cette aventure en trois mots mais je dis : magique, unique et authentique. Sur le plan personnel, cette navigation m’a donné de la confiance en moi et de la patience. »

Yassine Nassah, Caisse d’Epargne CEPAC : « C’est un rêve que j’ai découvert et que j’ai réalisé, voilà ce que je peux dire pour définir cette navigation de 12 jours. Cette aventure m’a apporté une ouverture d’esprit et appris à connaître des personnes merveilleuses. Cela m’a permis de savoir ce que je voulais faire. Je veux découvrir le monde. »

Manon Guariglia – Marseille, Caisse d’Epargne Côte d’Azur : « J’ai été émerveillée par ce périple entre le Pirée et Marseille. La force de la nature m’a impressionnée. La complicité entre nous m’a aussi marquée. Mon vivre ensemble s’est amélioré et je veux poursuivre cette vie en collectivité, pourquoi pas en colocation. Je me demande même si je ne vais pas tenter un diplôme dans la marine afin de remonter sur un bateau et revivre ce genre d’expérience. »

Nathan Leverd, Caisse d’Epargne Grand Est Europe : « Magnifique ! Nous avons vu des paysages incroyables. Cette navigation avec la Flamme Olympique de Paris 2024 m’a tenu à cœur et cela a été un honneur d’aller au bout de cette aventure. Cette expérience m’a grandi. »

Clara Labruyère, Caisse d’Epargne Hauts de France : « Incroyable et relaxant définissent cette navigation de 12 jours pour moi. Mes angoisses se sont dissipées pendant le séjour et j’ai trouvé ça trop cool. Je me sens très chanceuse. Cette expérience restera à jamais dans ma mémoire. J’ai pris de la confiance en moi. Cela m’a appris à parler et à sortir du lot. Maintenant, j’ai une voix. Je me sens mieux dans mon corps et dans ma tête après ce périple. »

Hugo Girbal, Caisse d’Epargne Ile-de-France : « C’est un peu tôt pour dire ce que cette longue navigation avec la Flamme Olympique m’a apporté mais les rencontres ont été importantes pour moi. Cette aventure a été complétement inoubliable pour moi. »

Chloé Marques, Caisse d’Epargne Languedoc – Roussillon : « Inouï, inoubliable et à refaire, c’est ma façon de définir le transport de la Flamme Olympique à bord du Belem. Cela me donne des idées pour mon avenir. Je souhaite être navigatrice et dans un premier temps devenir matelot comme sur le Belem ».

Lucas Desrues, Caisse d’Epargne Loire – Centre : « Incroyable, unique et inoubliable cette navigation avec la Flamme ! Je me suis ouvert aux gens, moi le timide et le réservé. Je suis moins dans mon coin. »

Steven Etcheverry, Caisse d’Epargne de Midi-Pyrénées : « Le Belem est un monument historique que nous avons eu la chance de découvrir. Cela a été très précieux d’échanger avec les autres jeunes. On est tous très fiers de représenter nos régions et de participer à cet événement. Notre collectif est très fort. J’ai pris goût au bateau et à la mer alors pourquoi pas être serveur dans la Marine. »

Nathan Le Normand, Caisse d’Epargne Normandie : « C’est l’aventure d’une vie ce que nous venons de vivre et beaucoup de belles rencontres. Cette épopée m’a apporté de l’expérience pour ma future carrière, de la maturité et le goût de l’aventure. »

Thomas Tacnet, Caisse d’Epargne Rhône Alpes : « Les rencontres avec toutes les personnes à bord ont été très intéressantes. Nous nous sommes construits une vie de famille au fil des jours.  Cela m’a apporté des valeurs, de la cohésion et du savoir-faire. Merci aux Caisses d’Epargne. »

 

À propos de Caisse d’Epargne

Les 15 Caisses d’Epargne sont des banques coopératives au service de leur région. Avec 17,2 millions de clients (dont 4,4 millions de sociétaires), elles accompagnent toutes les clientèles : particuliers, professionnels, entreprises, acteurs de l’économie sociale, institutions et collectivités locales. Elles privilégient le meilleur niveau de service dans tous les domaines : collecte et gestion de l’épargne, versement des crédits, équipements en moyens de paiement, gestion de patrimoine, projets immobiliers, assurances. Les Caisses d’Epargne font partie du Groupe BPCE, 2e groupe bancaire en France.

 

Nous embarquons avec la Flamme !

C’est inédit ! Le 27 avril, le fameux trois-mâts Belem armé par la Fondation Belem – Caisse d’Epargne, et dont la Caisse d’Epargne est l’historique mécène, partira du Pirée en Grèce pour Marseille avec à son bord 16 jeunes éclaireurs et surtout la fameuse Flamme Olympique. 12 jours de navigation, 12 jours d’aventure pour amener la Flamme en France. Le 8 mai débutera alors un grand relais parrainé par les Caisses d’Epargne. Chez TB Press, nous sommes très fiers d’embarquer à bord du Belem en tant qu’officier de presse afin de mettre en lumière cette exceptionnel voyage initiatique pour les jeunes éclaireurs sélectionnés par les Caisses d’Epargne en régions. A moi le canal et le golfe de Corinthe, la mer ionienne, la Sicile et la cité phocéenne ! Cap pour 1000 milles et une première mondiale, jamais la Flamme Olympique a accosté le pays – hôte des Jeux par la mer !

Merci à la Caisse d’Epargne, merci à la Fondation Belem Caisse d’Epargne dont l’Agence TB Press fait les relations presse depuis 15 ans ! Merci à Charline Hamonic, Christelle de Larauze et Julien Benoist pour leur confiance… Vive les relations presse et la communication qui allie sport et sociétal, la marque de fabrique de TB Press !

Top départ pour le Belem !

C’est parti ! Après un chantier hivernal à la Seyne-sur-Mer et à Toulon, le trois-mâts de la Fondation Belem Caisse d’Epargne va reprendre la mer et les navigations pour une saison Majuscule qui le verra notamment porter la Flamme Olympique entre Athènes et Marseille du 27 avril au 8 mai prochain.
Il sera à Toulon pour les premières visites publiques de 2024 du 16 au 17 mars puis à Antibes les 23 et 24 mars. Le trois-mâts participera ensuite à Escale à Sète du 26 mars au 1er avril.  A travers des séjours de navigation, il rejoindra ensuite la Sardaigne, la Sicile et la Grèce.

Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem Caisse d’Epargne : « Depuis l’annonce du transport de la Flamme Olympique que nous réalisons grâce à notre mécène historique, Caisses d’Epargne, et en complète collaboration avec Paris 2024, l’équipage s’active pour préparer le navire à braver les océans. Les premières navigations vont permettre de tout vérifier techniquement avant de prendre le large pour la Sardaigne, la Sicile, la Grèce et lors du portage de la flamme entre Athènes et Marseille. Entre temps, nous allons ouvrir le Belem aux toulonnais et aux antibois. Le Belem participera ensuite pour la première fois à l’événement très attendu, Escale à Sète, avant son départ vers la Sardaigne avec 48 stagiaires à bord. Nous nous sentons privilégiés de faire vivre une si belle saison à notre public et nous avons maintenant hâte qu’elle débute avec ces points d’orgue que sont l’allumage de la flamme à Olympie le 16 avril, notre présence à Athènes et évidemment ces 12 jours de navigation avec la Flamme avec à bord des jeunes qui vont découvrir la navigation au grand large à bord de notre magnifique navire. »

Informations presse :

Visites publiques du Belem à Toulon du 16 au17 mars quai de la Corse et de 10 à 18h00
Visites publiques du Belem à Antibes les 23 et 24 mars : le 23 de 10 à 18h00, le 24 de 10h à 16h00
Le Belem accostera à Sète pour Escale à Sète le 25 mars vers 20h00. En savoir plus sur cet événement majeur en méditerranée : https://escaleasete.com/
Interviews des protagonistes de la Fondation Belem Caisse d’Epargne sur demande
Le programme Olympique du Belem en 2024 : https://www.fondationbelem.com/naviguer/programme-des-navigations

Un programme de navigation 2024 exceptionnel, pour le trois-mâts qui transportera la Flamme Olympique de Paris 2024 depuis la Grèce !

La Fondation Belem Caisse d’Epargne dévoile ce jour son programme de navigations 2024, construit autour du transport méditerranéen de la Flamme Olympique de Paris 2024 (Athènes-Marseille // 27 avril – 8 mai 2024) : 25 navigations Belem inédites sont proposées à tous, depuis la Grèce jusqu’à l’Ecosse et jalonnées de 11 escales et participations du trois-mâts aux grands évènements maritimes 2024.

Le plus grand rôle de sa vie

« Notre programme 2024 a été pensé autour de la grande navigation qui verra le Belem amener, en France depuis la Grèce, la Flamme Olympique de Paris 2024, portée par une vingtaine de jeunes issus des territoires des Caisses d’Epargne, mécènes historiques du trois-mâts » déclare Christelle de Larauze. « Cette navigation est un honneur pour le Belem qui va jouer le plus grand rôle sa vie. Entre Athènes et Marseille, nous allons vivre des séquences très fortes avec des jeunes découvrant la vie en équipage. L’intensité sera à son paroxysme le 8 mai à Marseille : un milliard de téléspectateurs dans le monde suivra l’arrivée de la Flamme de Paris 2024 à bord du Belem dans la cité phocéenne ».

Un programme de grande amplitude pour embarquer un millier de navigants

En 2024, le Belem va embarquer plus d’un millier de navigants, qui choisiront leur place parmi les 25 navigations proposées à tous, d’une durée comprise entre 2 et 9 jours. En avril, le Belem évoluera depuis Sète jusqu’à Athènes, empruntant les bouches de Bonifacio et le détroit de Messine pour rejoindre la Sicile et ses volcans. Les navigations en eaux helléniques -Catane-Olympie 12-16 avril puis Olympie–Athènes 15-23 avril- seront exceptionnelles. « La Fondation innove en 2024 » enchaîne la déléguée générale de la Fondation Belem Caisse d’Epargne « puisque nous venons enrichir ces deux navigations d’une excursion le 16 avril pour assister à l’allumage de la Flamme de Paris 2024 dans le site historique d’Olympie. » Au printemps, le Belem contournera l’Espagne et le Portugal par les îles Baléares et le détroit de Gibraltar puis remontera la côte atlantique. En été, le Belem piquera au nord pour faire le tour de l’Irlande en passant par les îles –  Scilly et celle de Man – touchant ainsi l’Ecosse et l’Angleterre. A l’automne, le Belem regagnera les côtes normandes et bretonnes puis embarquera les mousses de la Marine en rade de Brest avant de rejoindre La Rochelle en guise de dernière navigation (18-20 octobre). Il hivernera dans la ville blanche.

Un navire très attendu par son public en 2024 sur 11 escales festives et évènementielles

Si le trois-mâts Belem naviguera beaucoup en 2024, il prendra néanmoins le temps, tout au long de son exceptionnel périple, d’ouvrir ses ponts au plus grand nombre dans 11 différents ports : Cannes (12-14 mars), Toulon (16-21 mars), Antibes (23-24 mars), Escale à Sète (26 mars-1er avril), Athènes- Port du Pirée (24-26 avril) et Marseille (9-12 mai) autour du parcours de la Flamme de Paris 2024, puis les premières fêtes maritimes de La Rochelle (20-23 juin) , Bordeaux fête le Vin (27- 30 juin), Brest 2024 (12-17 juillet), les fêtes maritimes de Douarnenez (19-20 juillet) et enfin les journées du patrimoine à Saint Malo (21-22 septembre).

Le Belem à La Seyne-sur-Mer / rade de Toulon

Après une riche saison, débutée à Nantes début mai, le trois-mâts Belem entre en hivernage à La Seyne-sur-Mer pour les vacances de la Toussaint. Il sera ouvert aux visiteurs du 21 octobre au 5 novembre 2023 puis les 11 et 12 novembre 2023, de 10h à 18h devant le parc de la Navale / Casino JOA. Le voilier de la Fondation Belem Caisse d’Epargne y restera jusqu’au 10 mars 2024.

Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem Caisse d’Epargne : « Après un chantier historique d’envergure, le trois-mâts Belem a repris la mer, effectué de nombreuses navigations, participé à une série de grands événements comme l’Armada de Rouen et enfin embarqué plusieurs centaines de jeunes venant de toutes les régions de France, choisis par son mécène Caisse d’Epargne et son tissu associatif. La saison du Belem se clôture par 16 journées d’ouverture aux familles et 8 journées d’ouvertures aux écoles à La Seyne-sur-Mer. Puis viendra le temps de l’entretien hivernal du navire. Nous dévoilerons notre prochain programme de navigation le 1er décembre 2023, un programme 2024 inédit, aux couleurs du parcours maritime de Flamme Olympique en Belem entre Athènes et Marseille en mai 2024. »

Les habitants de Toulon, La Seyne sur Mer et ses environs sont invités à réserver un créneau de visite sur le site de la Fondation Belem Caisse d’Epargne. Une billetterie à quai sera également ouverte pendant les visites.

La visite du Belem permet de voyager dans le temps et sur tous les ponts du navire, guidée par 20 panneaux, un dépliant de visite et un équipage disponible pour répondre aux questions des visiteurs et partager sa passion.

Tarif billetterie
• Moins de 6 ans : gratuit
• De 6 à 12 ans : 4 €
• Plus de 12 ans : 8 €
• Amis du Belem : gratuit, sur présentation de la ecard 2023

L’association The SeaCleaners animera une conférence sur les sciences participatives le 21 septembre 2023 à 18h30.

Plus d’infos : https://www.fondationbelem.com/actualites/item/13064-le-grand-retour-du-belem-a-la-seyne-sur-mer
La billetterie : https://www.fondationbelem.com/visiter/visiter-le-belem-billetterie

Le Belem transportera la flamme Olympique de la Grèce à Marseille

Le trois-mâts Belem, dernier des grands voiliers français, transportera la flamme Olympique entre Athènes et Marseille au printemps 2024. Au départ de Grèce, , la flamme Olympique rejoindra la cité phocéenne par la mer à bord du Belem.

Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Caisse d’Epargne Belem : « Le choix du trois-mâts Belem pour transporter  la flamme Olympique entre Athènes et Marseille est un grand honneur pour la Fondation Caisse d’Epargne Belem, une vraie responsabilité confiée à un équipage professionnel et une marque de confiance forte pour tous ceux qui œuvrent quotidiennement à la préservation du monument historique, construit en 1896. Il était naturel de choisir le mythique grand voilier qui représente la France et ses traditions maritimes. Par son mécénat historique depuis plus de 40 ans, la Caisse d’Epargne porte la responsabilité du succès du trois-mâts Belem aujourd’hui et prolonge, une fois de plus, l’incroyable destin du voilier du 19ème siècle, renouvelé par cette navigation qui s’annonce d’anthologie. Je tiens à remercier Paris 2024, Coca Cola et évidemment le groupe BPCE et les Caisses d’Epargne. » La Fondation Caisse d’Epargne Belem, propriétaire du trois-mâts, mène une mission d’intérêt général d’ouverture du navire à tous et propose des séjours de navigation en complète immersion. Le navire est chargé d’histoire depuis sa création en 1896, année de la première édition des Jeux modernes en Grèce, et ambassadeur de la France lors de ses escales à l’étranger. »

D’Athènes à Marseille, une odyssée contemporaine à l’image de l’esprit de Paris 2024

Au printemps 2024, c’est Marseille qui aura la chance et la joie d’être la première ville à accueillir la flamme Olympique sur le sol français. Celle-ci arrivera par le Belem dans le Vieux-Port de Marseille, point de départ du Relais de la flamme, avant d’entamer un périple collectif et populaire de plusieurs semaines vers Paris.

Pour traverser la mer Méditerranée, la flamme embarquera sur le Belem, un majestueux trois-mâts qui reliera Athènes à Marseille, deux villes intimement liées par leur histoire commune.

Soutenue par la Caisse d’Epargne, partenaire premium de Paris 2024 et parrain du Relais de la flamme, la traversée de la Méditerranée s’apparentera à une véritable épopée homérique joignant le pays des Jeux antiques au pays des Lumières. Une odyssée à la fois riche en symboles et porteuse de sens pour Paris 2024, engagé avec ses partenaires à fédérer largement la population autour de l’énergie, des valeurs et des bienfaits du sport.

Après avoir été accueilli sur les côtes françaises par une armada de bateaux, le Belem sera amarré dans le port de Marseille, donnant le coup d’envoi d’une grande fête populaire sur les quais de la ville.

Le Belem en quelques chiffres :

>> Depuis 1986, la Fondation Caisse d’Epargne Belem a permis à 50 000 personnes de naviguer à bord du Belem et 2.000.000 personnes de le visiter
>> 16 membres d’équipage à bord du Belem issus de la marine marchande: un capitaine, un second, deux lieutenants, un chef mécanicien, un maître d’équipage (le bosco), huit matelots, deux cuisiniers
>> 1896, année de la construction du Belem, trois-mâts barque à coque d’acier
>> 33, le nombre de campagnes commerciales effectuées par le Belem entre 1896 et 1914
>> 1980, création de la fondation Belem par la Caisse d’Epargne
>> 58 mètres, la longueur du Belem
>> 2012, participation du Belem au Jubilé de la Reine d’Angleterre et aux Jeux Olympiques de Londres
>> 18 au 28 avril 2014 : le retour historique du Belem à Venise
>> 10 juin 2016 : 120 ans du Belem
>> 2020 : Le Belem n’a pas pu naviguer en raison de la pandémie de Covid-19
>> 2022 : la gérance du Belem est confiée à V.Ships France
>> 26 octobre 2022 : En devenant la Fondation Caisse d’Epargne Belem, la fondation change d’appellation pour valoriser les 42 années de mécénat de son fondateur.
>> 30 novembre 2022 : la Fondation Caisse d’Epargne Belem reçoit le prix de l’Excellence Française

A propos de la fondation Caisse d’Epargne Belem :

Construit et lancé à Nantes en 1896, le trois-mâts Belem a connu plusieurs vies : navire de commerce français, puis yacht de plaisance britannique, enfin navire-école. Le Belem a été racheté par les Caisses d’Epargne en 1979, puis confié en 1980 à la fondation Belem, créée pour assurer sa conservation dans le patrimoine maritime de la France et son exploitation comme navire-école ouvert à tous. Le rachat et le retour en France du Belem fut la première action de mécénat d’ampleur nationale des Caisses d’Epargne. Le soutien à la fondation Belem est aujourd’hui encore, 42 ans plus tard, le plus important engagement des Caisses d’Epargne en faveur du patrimoine.

 

 

 

Restauration inédite de la coque du trois-mâts BELEM à Saint-Nazaire

Le trois-mâts Belem subît cet hiver à Saint Nazaire une restauration historique : le remplacement complet de la partie de la coque située sous la cale machine. Une opération, jamais réalisée sur un navire aussi ancien, construit en 1896.

Un bloc neuf pour réparer la coque et pérenniser la navigation du Belem

Les tôles constituantes de la coque du Belem – comme toutes les coques en acier –  subissent naturellement des pertes d’épaisseur. En particulier, la zone la plus basse du navire, située sous la cale machine, réceptacle des eaux usées, supporte une double corrosion, interne et externe. Son usure avancée pourrait faire stopper la navigation du trois-mâts si rien n’était fait pour la restaurer.

Bureau Veritas, la société qui certifie depuis plus de 40 ans le navire, doit tirer la sonnette d’alarme quand les tôles d’acier perdent plus de 20% de leur épaisseur. À ce point critique, le navire devient inapte à la navigation. C’est précisément pour éviter qu’il perde sa certification, qu’ont été décidés les travaux de restauration hiver 2022-2023.

La Fondation Caisse d’Epargne Belem a opté pour la plus pérenne des solutions : remplacer l’ensemble du bloc cale machine par un bloc neuf, plutôt que d’injecter des renforts d’acier au niveau des zones affaiblies. Une décision lourde financièrement – cout estimé à 1,7 million d’euros – mais qui va permettre de prolonger les activités en mer du plus ancien grand voilier français toujours en navigation. Cet investissement va permettre à la Fondation de poursuivre sa mission fondatrice : permettre au plus grand nombre d’embarquer à bord du Belem et vivre une aventure unique au monde.

Des partenaires d’envergure autour d’un chantier historique 

La Fondation Caisse d’Epargne Belem engage ces travaux d’envergure, entourée de nombreux partenaires techniques et financiers : V.Ships France, le nouveau gérant nantais du Belem, chargé d’entretenir le navire, a piloté le choix de la solution de restauration et du chantier et supervise l‘ensemble des opérations. Eiffage Energie Systèmes – Clemessy Services a été retenu comme chantier pour effectuer les travaux à Saint-Nazaire. Le Ministère de la Culture, au travers de ses services déconcentrés en Pays de la Loire, a autorisé les travaux sur le Monument Historique, en s’appuyant sur l’expertise de Célestin Delaporte, spécialiste des navires à coque en acier. La DRAC Pays de la Loire s’engage également à soutenir de manière conséquente le financement de ces travaux. Les collectivités territoriales : la Région Pays de la Loire, le Département de Loire Atlantique, Nantes Métropole et la Ville de Nantes sont également sollicités pour contribuer au financement de ce chantier qui s’annonce historique. Enfin, la fondation fait appel à la générosité des Amis du Belem, donateurs particuliers engagés dans la sauvegarde dernier grand voilier français toujours en navigation.

Jérôme LECAMP, Directeur Département Arrêt Eiffage Energie Systèmes – Clemessy Services (EES – CYS) confie l’état d’esprit avec lequel il entame ce chantier : « C’est une grande fierté de pouvoir effectuer ces travaux de maintenance de si grande ampleur sur ce navire patrimonial maritime français. Nous sommes confiants. Le navire est de conception robuste et nous avons déjà pratiqué ce genre d’opération, comme sur le Plastic Odyssey. Mais ces travaux serviront d’exemple. Ils sont historiques pour le Belem car jamais opérés sur un navire de cet âge. Enfin, notre responsabilité sera de respecter les enjeux de sécurité, qualité et délai. »

La Fondation Belem devient la Fondation Caisse d’Epargne Belem

Les Caisses d’Epargne, mécènes historiques du trois-mâts Belem, renforcent leur soutien à la Fondation Belem qui devient la Fondation Caisse d’Epargne Belem. Le conseil d’administration de la Fondation et les Présidents des 15 Caisses d’Epargne ont développé une nouvelle stratégie reposant sur 3 axes : renforcer la visibilité des Caisses d’Epargne, accueillir à bord des publics éloignés de la mer et faire du navire un porte-drapeau du développement durable.

Jean Charles Filippini, Président de la Fondation Caisse d’Epargne Belem : “La Fondation Belem prend le nom de son mécène et devient la Fondation Caisse d’Epargne Belem. Elle met à l’honneur l’un des plus grands mécènes en France. Nos ambitions sont plus fortes que jamais : conserver dans le patrimoine français ce monument historique et ouvrir le Belem au plus grand nombre à quai et en navigation. »

Dominique Goursolle, Présidente de la Fédération Nationale des Caisses d’Epargne : « En embarquant à son bord des jeunes en insertion et des technologies de pointe utiles à la recherche, le Belem continue d’écrire l’histoire 126 ans après sa construction. Le temps long, la volonté d’être #Utile à la société et ce caractère pionnier, les Caisses d’Epargne se reconnaissent dans ce navire, auquel elles renouvellent leur soutien pour les cinq années à venir ».

Les Caisses d’Epargne avec le Belem depuis 1979

En 1979, le trois-mâts Giorgio Cini, battant pavillon italien, abandonné dans l’arsenal de Venise, il est mis en vente. Plusieurs candidats étrangers sont en lice pour l’acquérir et parmi eux des Français. En effet, l’origine nantaise du trois-mâts a été découverte dès 1970 par un passionné de vieux gréement, le docteur Luc-Olivier Gosse, qui l’identifie comme le trois-mâts Belem.
Les Caisses d’Epargne se portent acquéreur grâce à Jérôme Pichard, Délégué Général de l’Union Nationale des Caisses d’Epargne à l’époque. Elles ont réuni les fonds nécessaires à son acquisition grâce à Jérôme Pichard, Délégué Général de l’Union Nationale des Caisses d’Epargne à l’époque. Il convainc le Trésor Public d’utiliser le fond de réserve du livret A (dédié à l’époque à des opération de publicité et sponsoring) pour financer le rachat et le retour en France du trois-mâts.
Il créé la fondation Belem en 1980 à laquelle les Caisses d’Epargne font don du navire. Une fondation créée pour assurer sa conservation dans le patrimoine maritime de la France et son exploitation comme navire-école ouvert à tous. Le rachat et le retour en France du Belem fut la première action de mécénat d’ampleur nationale des Caisses d’Epargne. Le soutien à la fondation Belem est aujourd’hui encore, 42 ans plus tard, le plus important engagement des Caisses d’Epargne en faveur du patrimoine. 42 années où sans relâche les Caisses d’Epargne ont financé la moitié du budget de la fondation. Elles ont ainsi permis à 50 000 personnes de naviguer et plus de 2 millions de personnes de le visiter.

Course mythique, voilier mythique

Même si le Belem ne sera pas sur la ligne de départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, le trois-mâts fera partie des festivités de la transat en solitaire qui a couronnée les plus grands comme Florence Arthaud, Philippe Poupon ou Laurent Bourgnon. Le navire sera visitable, à Saint-Malo, par le public les 29, 30, 31 octobre ainsi que les 1er et 6 novembre.

Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem : « En 2022, la route du Belem croise à nouveau celle de la Route du Rhum, 108 ans après sa dernière campagne transatlantique. Mais cette fois, il ne prend pas le départ mais encouragera, bassin Vauban, les voiliers les plus rapides au monde. L’aîné de tous les voiliers racontera, le temps d’une visite, les origines de la grande marine à voile. Surnommé « l’Antillais de Nantes », le Belem a été construit en 1896 pour ramener en France, depuis les Antilles et le Brésil, du rhum, de la canne à sucre et des fèves de cacao…. Et d’ailleurs, on y trouve toujours du rhum à bord, le rhum Belem de la maison Clément. »

Le Belem à Honfleur

Le fameux trois-mâts, figure du patrimoine français, sera à Honfleur du 30 septembre à 14h00 au 4 octobre matin. Des visites seront possibles les 1 et 2 octobre de 10h00 à 18h00. La Fondation Belem et son grand mécène, la Caisse d’Epargne Normandie, accueilleront les visiteurs quai « jetée de l’Est » et sont ravis de revenir dans l’estuaire de la Seine et dans une ville historique tournée vers la Manche ! En plus de la découverte du voilier, le grand public pourra être sensibilisé à la pollution des océans et la nécessité de les protéger grâce à l’association The SeaCleaners, partenaire de la Fondation Belem. Il mettra ensuite le cap sur Brest.

Le Belem de retour en France !

Le trois-mâts soutenu par les Caisses d’Epargne sera de retour en France vendredi après un périple estival dans le grand nord. Il arrivera à Dieppe en fin de matinée et repartira de Normandie le 13 septembre. Il sera ensuite du 16 au 20 septembre à Calais en Hauts-de-France pour les journées du patrimoine. Des visites ouvertes à tous sont prévues les 17 et 18 septembre de 10h à 18h00 dans la cité des six bourgeois. Mathieu Combot, commandant du Belem, revient sur les navigations de cet été en Norvège, aux îles Féroé, en Ecosse et en Irlande…

« Je n’étais pas à bord au mois de juillet mais Aymeric Gibet, l’autre capitaine du Belem, m’a raconté l’extraordinaire visite des fjords norvégiens. Ils y ont navigué sous voiles de nuit : un souvenir inoubliable pour nos passagers. J’ai pris le commandement du Belem en août et je dois dire que le voyage a été fabuleux. Le Belem n’avait jamais été aux îles Féroé ni autant au Nord ! Cet archipel est vraiment beau et sauvage, voire hostile. Nous avons croisé beaucoup d’îlots inhabités et, malgré une météo très changeante, nous avons réussi à être très souvent sous voiles, empruntant des passages de navigation étroits. Notre équipage était accompagné de stagiaires aguerris au Belem, dont la moitié d’habitués – nos fameux  « récidivistes » – fiers d’amener le bateau aussi loin. Je tiens à les remercier car ils sont un véritable moteur pour nous en mer et plus largement pour la Fondation Belem. Ensuite, nous avons été en Ecosse jusqu’à l’île de Man. Nous avons réussi à nous enfoncer dans les terres  : le spectacle était au rendez-vous, tout comme d’ailleurs lors de nos navigations irlandaises. Cet été restera dans les mémoires de l’équipage. »

Un été inédit pour le Belem !

photo de Aymeric Gibet Commandant du Belem

Le Belem, après une escale fécampoise festive, s’apprête à vivre de grands moments cet été avec des navigations inédites à la conquête des fjords norvégiens, les îles Shetlands et Féroé, Hébrides écossaises et côtes celtiques en mer d’Irlande. Cap sur les archipels du Nord et deux questions à Aymeric Gibet sur ce début de saison …

  1. En termes de navigation, comment s’est déroulé le début de saison le long du littoral français ?

Tout s’est déroulé de manière optimale. C’est vrai que le Belem avait peu navigué ces deux dernières années. Nous avons été contents de son comportement nautique dès son départ. Le temps nous a permis de rapidement sortir l’ensemble du jeu de voiles et nous avons principalement navigué à la voile. Entre Bordeaux et Fécamp, en convoyage, nous avons été propulsés par les voiles pendant 16 heures.  L’équipage est également au point. Notre noyau dur est en place et les nouveaux sont compétents. L’ambiance est beau fixe.

  1. Vous vous dirigez actuellement vers Scheveningen aux Pays-Bas puis cap sur la Norvège. Pouvez-vous nous parler des navigations estivales inédites ?

Cela sera ma première fois en Norvège. Il y a de l’excitation et un peu d’appréhension. Nous allons sortir de notre zone de confort, ce qui est génial. Je me renseigne depuis un moment sur les possibles escales à faire dans les fjords. J’étudie les cartes électroniques. Nous partons à la découverte. C’est une dynamique très positive. Nous nous apprêtons, en quelque sorte, à vivre une expédition avec des stagiaires très motivés : ils attendent ce départ depuis décembre, date de leur réservation au Nautic de Paris. Mathieu Combot, le second capitaine, sera à la manœuvre lors de la navigation aux îles Féroé. Jamais le Belem n’a été à cet endroit et aussi Nord.

Le Belem à Boulogne-sur-Mer puis Ostende

Du 12 au 16 mai, le Belem fera escale à Boulogne-sur-Mer. Le trois-mâts pointera le bout de son étrave jeudi vers 15h30 en rade de Boulogne. Le navire sera ouvert aux visiteurs durant tout le week-end des 14 et 15 mai, de 10h à 18h, quai Gambetta (billetterie en ligne conseillée). Il repartira en mer le 16 mai à 10h avec des navigants, rejoindre le rassemblement de grands voiliers belge « Ostende à l’ancre ». Du 19 au 22 mai, quai Montgomerydock, les Ostendais et festivaliers pourront arpenter le pont du navire, visiter ses différents espaces, admirer le petit roof récemment restauré et rencontrer son jeune équipage.

Tout savoir sur Ostendre à l’ancre : https://www.fondationbelem.com/actualites/item/12858-oostende-a-l-ancre-du-19-au-22-mai

Le Belem très attendu à Arcachon !

Il n’était pas venu à Arcachon depuis 102 ans… Le Belem fera un retour remarqué dans le fameux bassin du 16 au 18 avril à l’occasion de la 7ème édition du salon nautique d’Arcachon, trois jours de fêtes dédiés au nautisme. Vendredi à 17h00, le trois-mâts fera son apparition au niveau des passes du bassin. Rendez-vous est donné à 18h, jetée Thiers pour une arrivée animée et commentée et quelques surprises…

Après un tour sur lui-même devant la grande plage de la ville face à la jetée d’Eyrac, le Belem sera amarré quai IFREMER et visitable tout le week-end de pâques : de 11h30 à 17h30 samedi 16 avril, de 10h à 17h30 dimanche 17 et lundi 18 avril. En plus, de la découverte du voilier, classé monument historique, le grand public pourra être sensibilisé à la pollution des océans et la nécessité de les protéger grâce à l’association The SeaCleaners, partenaire de la Fondation Belem. Le trois-mâts appareillera pour les Sables d’Olonne à 6h00 mardi 19 avril.

Ils ont dit :

Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem : « C’est une joie pour la Fondation Belem et son équipage de revenir à Arcachon, port mythique du Sud-Ouest, 102 ans après sa première venue. A l’époque, le Belem appartenait à Sir Arthur Ernest Guinness, vice-président des célèbres brasseries et grand amateur de navigation. Le trois-mâts battait alors pavillon britannique et s’appelait Fantôme II. L’envie de retourner dans le célèbre bassin nous trotte dans la tête depuis longtemps. Quand le salon nautique nous a invités, nous avons sauté sur l’occasion. Nous attendons beaucoup de monde ! Notre commandant Aymeric Gibet, son équipage et les pilotes de Gironde ont fait un remarquable travail préparatoire pour assurer les manœuvres. Le Belem repartira ensuite vers les Sables d’Olonne avec à bord 48 stagiaires prêts à découvrir la grande marine à voile. Il est attendu à 21h00 vendredi 22 avril en Vendée. »

Yves Foulon, maire d’Arcachon, président du SIBA et Conseiller Régional :  “Après deux éditions annulées pour cause de crise sanitaire, le Salon Nautique d’Arcachon se tiendra les 16, 17 et 18 avril 2022. C’est un rendez-vous annuel incontournable autour du monde de la mer qui lance véritablement la saison estivale à Arcachon. Ces trois jours dédiés à la filière nautique sont consacrés à tous les professionnels et passionnés du nautisme. C’est l’occasion également de promouvoir nos savoir-faire issus de l’artisanat, nos chantiers navals et tous les professionnels, vendeurs, loueurs, réparateurs, équipementiers, accastilleurs, qui oeuvrent toute l’année pour faire vivre notre port. Cette année, nous avons l’immense plaisir d’accueillir le mythique trois mâts Belem. Cent ans après, il revient dans le bassin et dans notre port. Ce fleuron de la flotte française est attendu avec impatience par les Arcachonnais et les habitants de notre territoire, et je tiens d’ailleurs à remercier la fondation Belem d’avoir accepté notre invitation. Les 16, 17 et 18 avril 2022, les amoureux du Belem et d’Arcachon se donnent ainsi rendez-vous sur le port pour célébrer le nautisme.”

Les Sables d’Olonne

Les 23 et 24 avril, le Belem fera une belle escale aux Sables d’Olonne, la ville du Vendée Globe, tour du Monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Il empruntera le chenal des Sables le 22 avril, un peu avant 21h00. Suivront deux journées de visites publiques les 23 et 24 avril de 10h à 18h00. Il mettra ensuite le cap sur Brest, le 25 avril à 10h00.

Ouverture du Belem aux havrais avant son départ !

Le grand départ du Belem en mer approche à grand pas. Le trois-mâts, son équipage et ses stagiaires embarqués appareilleront le 4 avril à 10h du Havre où le navire s’est refait une beauté cet hiver et en direction de Cherbourg, un premier séjour de navigation de 4 jours très attendu ! D’ici là, la Fondation Belem ouvrira le Belem au grand public les 19 et 20 mars et les 26 et 27 mars pour des visites quai du Cameroun toujours au Havre.

Ces visites payantes se tiendront de 10 à 18 heures ces 4 journées, une nouvelle occasion pour les Havrais, les normands et les touristes de découvrir ce musée flottant et notamment son petit roof qui a été restauré ces derniers mois !

Des visites scolaires seront également proposées la dernière quinzaine de Mars en collaboration avec la ville du Havre.

L’hivernage du Belem au Havre s’est déroulé avec le soutien constant de la ville du Havre, HAROPA PORT et le mécène historique de la fondation Belem, la Caisse d’Epargne Normandie.

En savoir plus, la billeterie : https://www.fondationbelem.com/visiter/visiter-le-belem-billetterie

La visite libre du Belem propose un voyage dans le temps guidé par 20 panneaux répartis sur les trois niveaux du navire et imprimés sur des voiles de bateaux. Un choix de matières respectueux de la nature du monument et de son authenticité. Ces panneaux décrivent l’usage des 17 espaces présentés, tout en rappelant leurs différents rôles et transformations successives. Des panneaux plus techniques expliquent les spécificités du gréement et caractéristiques du navire. Chaque visiteur reçoit un guide de visite très complet et peut interroger l’équipage mobilisé pour partager ses connaissances et sa passion.

Parcours classique :
•      gratuit pour les moins de 6 ans, 4 € de 6 à 12 ans, 8 €
•      Moins de 6 ans : gratuit
•      De 6 à 12 ans : 4 €
•      Plus de 12 ans : 8 €

Amis du Belem : gratuit, sur présentation de la ecard 2022 (envoyée par email)

Les Fondations Belem et MELiSSA : pour réduire l’impact environnemental du Belem !

Fin 2021, les fondations BELEM et MELiSSA ont signé un accord de collaboration pour le développement et la démonstration de technologies de recyclage à bord du trois-mâts Belem, permettant ainsi de réduire son impact environnemental. Ces technologies sont issues du projet MELiSSA de l’Agence Spatiale Européenne. Ce partenariat illustre une application de la recherche spatiale, transférée au maritime.

Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem : « Il n’y a pas plus durable que le Belem qui navigue toujours à la voile plus de 126 ans après sa construction. Nous devons nous efforcer de réduire au maximum l’empreinte environnementale du navire, d’être exemplaires à tous points de vue, jusqu’au traitement des déchets, générés par l’équipage et les stagiaires en mer. Le projet MELiSSA permet de recycler nos eaux usées et fait du Belem un navire précurseur et exemplaire pour de nombreux autres navires.»

Christophe Lasseur, Chef du projet MELiSSA : « Ce n’est pas un hasard si dans beaucoup de langues, on parle de « vaisseau » spatial. Cela démontre clairement les similitudes de la vie à bord. La collaboration Belem – MELiSSA est une opportunité unique d’utiliser les technologies spatiales pour recycler les déchets à bord, et ainsi préserver les océans. »

A propos du projet MEliSSA :

 

L’objectif du projet MELiSSA (Micro- Ecological Life Support System Alternative) est de développer les technologies permettant la Vie des astronautes au cours des futurs longues missions, notamment vers la planète Mars. Ces technologies permettront de reproduire les fonctions principales de la Terre dans une masse et un volume réduit, mais avec une sécurité extrême. On parle souvent d’écologie fonctionnelle. Aujourd’hui, le projet MELiSSA est souvent cité comme L’EXEMPLE d’économie circulaire le plus abouti au monde, avec notamment pour résultats de nombreux transferts technologiques du spatial vers le terrestre.

 

Dans l’Espace, la survie des astronautes requiert des masses très importantes en oxygène, en eau et en nourriture, lesquelles sont très coûteuses à embarquer, trop lourdes et trop volumineuses. Ce sont, par exemple, plus de 30 tonnes d’approvisionnement qui seraient nécessaires pour une mission habitée vers la planète Mars. En d’autres termes, comment faire pour parvenir à recycler le dioxyde de carbone et les déchets organiques pour les transformer en nourriture, en oxygène et en eau ?

 

C’est précisément pour répondre à cette question que l’ESA a mis sur pied, il y a plus de 34 ans, le projet multidisciplinaire MELiSSA qui étudie la possibilité de valoriser tous les déchets d’une mission pour répondre aux besoins vitaux des astronautes.

De nombreuses expériences ont déjà eu lieu au sein de la Station Spatiale Internationale (ISS), avec des résultats extrêmement encourageants !

Pour les applications terrestres, citons en exemples, le recyclage des eaux grises à Roland Garros et sur le Pavillon monégasque de l’Exposition universelle 2020 de Dubaï grâce à la technologie FGWRS (France), la technologie belge URIDIS issue du projet HYDROHM qui propose un système de toilettes durables, les photobioréacteurs en biofaçades, ou encore le brevet anticholestérol et la spin-off associée : ezCOL (Pays-Bas).

 

Aujourd’hui, grâce au projet MELiSSA, il est possible de produire de l’oxygène, de l’eau et de la nourriture grâce au recyclage du CO2 et des déchets des missions : une révolution sans laquelle il serait illusoire d’envisager des vols spatiaux habités de longue durée dans les prochaines décennies !

 

 

Un hiver au Havre

L’hivernage du trois-mâts Belem se poursuit au Havre. Les techniciens s’affairent à bord du voilier afin qu’il soit totalement opérationnel pour les belles navigations qui s’échelonneront d’avril à octobre. Le Belem sera sorti de l’eau du 24 au 30 janvier au chantier havrais Naval Project et le petit roof est en cours de restauration en collaboration avec le conservatoire maritime du Havre.

Le petit roof restauré avec des personnes en réinsertion

L’objectif de cette pause hivernale au Havre est de préparer au mieux le Belem pour la saison de navigation. L’équipe de la Fondation Belem sur place œuvre quotidiennement pour et a du pain sur la planche afin de fiabiliser le trois-mâts. Cela passe par de la maintenance classique de la mature, des ponts et des voiles mais également par un chantier plus important autour du petit roof. Le conservatoire maritime du Havre intervient sur cette réfection pour les vernis des meubles (banquette et table) et fait appel à une équipe de personnes en réinsertion par l’emploi. La valorisation du patrimoine, comme le petit roof du Belem est un sujet fédérateur, stimulant la motivation au travail et favorisant l’intégration dans la vie active.

Il reste des places pour naviguer à bord du Belem

D’autre part, c’est d’ailleurs souvent un grand moment, le grand Belem sera sorti de l’eau du 24 au 30 janvier au port du Havre, l’occasion d’inspecter sa carène et de lui refaire une beauté. « La restauration du Belem avance à grand pas, le chantier hivernal du Belem aussi » indique Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation. « Nous sommes dans les temps afin d’être opérationnel début avril pour le début de notre saison qui va amener de nombreux passionnés en Manche, Mer du Nord et Altantique. Le Nautic de Paris, comme d’habitude, a été une bonne vitrine pour la Fondation. De nombreux passionnés attendaient ce salon pour choisir leurs séjours de navigation. Plus de la moitié des places sont d’ores et déjà réservées, ce qui nous permet d’envisager l’année avec optimisme malgré la pandémie qui reste malheureusement virulente. »

Le Belem réalise pour la première fois son hivernage au Havre en partenariat avec la ville du Havre, HAROPA Port et son mécène la Caisse d'Epargne Normandie.

Le Belem, à la conquête des archipels du nord en 2022

Le trois-mâts Belem a trop peu navigué l’année dernière à cause de la crise sanitaire. A l’occasion du Nautic de Paris, porte de Versailles, la Fondation Belem présente un calendrier de navigation complet pour 2022 avec près d’une trentaine de séjours en immersion à bord du trois-mâts.

La Fondation a prouvé de juillet à octobre 2021 qu’elle était capable de s’organiser pour accueillir, en toute sécurité, des stagiaires en mer, malgré les conditions sanitaires. Son conseil d’administration, l’équipe de la Fondation, l’équipage du Belem sont ravis de présenter un programme 2022 particulièrement dense et truffé de destinations exceptionnelles.

« C’est rare que l’on propose autant de séjours » déclare Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem. « 29 séjours sont prévus d’avril à octobre 2022. Cette année, le Belem voguera en Atlantique, Manche, mer du Nord et d’Irlande. L’été sera haut en couleurs avec notamment des passages en Norvège, en Ecosse, en Irlande et aux îles Féroé que le Belem n’a encore jamais visitées ! Une première pour le navire et un temps fort de 2022. »

Le Belem participera également à quelques événements en avril, mai, juin et juillet avec respectivement un retour dans le bassin d’Arcachon 102 ans après, Fécamp Grand’Escales, la fête du vin à Bordeaux et Ostende à l’ancre en Belgique.

Depuis de nombreuses années, avec le soutien des Caisses d’Epargne et des donateurs, la Fondation Belem propose à tous des séjours de navigation. Une belle façon de découvrir les subtilités de la voile à l’ancienne, partager et dire : « j’ai navigué à bord du dernier trois-mâts barque français. Chaque embarquement est une expérience de vie riche en découvertes et rencontres.  ».

https://www.fondationbelem.com/files/programme-2022.pdf

 

Mathieu Combot, le Belem dans le sang !

Alors, que le navire a repris fin juillet ses séjours de navigation, après un an et demi d’inactivité imposée par la pandémie, le Commandant Mathieu Combot vient d’être promu nouveau capitaine du Belem. A 34 ans, le Douarneniste, originaire de l’île de Batz, alterne le commandement du trois-mâts avec Aymeric Gibet.

Comment s’est déroulé le retour du Belem en mer ?

Nous avons fait renaître le Belem après une longue pause. Ces nouvelles navigations ont apporté pas mal d’émotions autant au sein de l’équipage que parmi les stagiaires qui, souvent, n’en étaient pas à la première navigation à bord. Nous avons senti un grand soutien de tous et une envie commune de voir le Belem en mer. J’ai pris mes fonctions le 13 août et commanderai jusqu’à la fin de la saison. Se retrouver en mer libère des contraintes de la terre. Mais même si tous ceux qui embarquent sont vaccinés et que nous sommes à cheval sur les gestes barrières, nous faisons attention à ce que le virus ne circule pas à bord. La navigation entre les Sables d’Olonne et Bayonne a été magique. Elle s’est effectuée dans des conditions parfaites et nous avons opéré un virement vent devant d’anthologie, chose que nous n’avions pas fait à la manœuvre depuis 2019.  Actuellement, nous partons de Saint-Nazaire pour Concarneau et nous allons, d’ici fin septembre, engloutir les milles en direction de Lorient, Roscoff, Dunkerque.

La mer, la navigation à la voile, ont-elles toujours été au cœur de vos objectifs professionnels ?
Je suis issu d’une famille de marin professionnel (grand-père, père, oncle et même quelques aïeux). Mon père et mon oncle étaient des passionnés de voile traditionnelle. Ils ont su me transmettre leur passion. J’ai donc toujours plus ou moins vécu dans ce milieu. A 18 ans, j’ai vite su que je voudrais en faire mon métier.

Avant de naviguer à bord du Belem, que représentait le navire à vos yeux ?
Mon oncle, Jean-Yvon Combot, a été le premier second capitaine de Belem au début des années 1980 sous le commandement de Jean Randier. Le navire était alors amarré sous la tour Eiffel à Paris. Il a activement participé à transformer le Belem en navire de la marine marchande. Il est une mémoire vivante de l’histoire du navire. J’ai même retrouvé des écrits et photos de lui dans les archives du salon du commandant. Depuis que je suis petit, il me parle de ce fabuleux navire. Alors que j’étais encore adolescent, je tombe sur le livre du Docteur Luc-Olivier Gosse dans la bibliothèque de mes parents. Mon oncle leur avait offert ce bouquin. L’histoire de ce navire m’a captivé.

Que représente pour vous cette prise de commandement du plus ancien trois-mâts français encore navigant ?
Ce navire a survécu à bien des choses : la montée de la marine à vapeur, deux guerres mondiales, des catastrophes naturelles… Aujourd’hui nous tentons de le faire vivre en temps de pandémie. C’est un défi de tous les jours. Mais c’est bien connu, le Belem a une bonne étoile. Je suis ravi d’être une des personnes qui donnent de son énergie pour préserver ce projet. C’est un formidable outil de travail permettant de faire perdurer un grand savoir-faire qu’est la grande tradition de la marine à voile. Il permet également d’embarquer quiconque veut participer à une navigation. C’est une grande aventure humaine. C’est en cela que j’y trouve du sens.

Cela fait 25 jours que vous avez le Belem sous votre commandement, heureux ?
Evidemment, 25 jours ce n’est rien, j’en suis encore à l’étape où je prends mes marques, mais je suis bien entouré et confiant, c’est l’essentiel. Un capitaine n’est rien sans son équipage.  Heureux, oui, je le suis.

Qu’aimeriez-vous apporter en plus ou de différent à bord ?
Je suis conscient d’être un jeune capitaine (34 ans). Mais c’est comme tout, il faut renouveler les âmes. Place aux jeunes ! Je compte, bien évidemment, m’appuyer sur les conseils de ceux qui m’ont formé et aussi me servir de cet atout pour apporter une vision nouvelle sur la façon de commander. Le Belem est, certes, un navire qui témoigne d’une époque passée, mais aussi qui ne demande qu’à façonner l’avenir et évoluer avec son temps.

Portrait :
Originaire de l’île de Batz, puis Rochelais, c’est à 18 ans que Mathieu Combot démarre sa carrière maritime en tant que matelot qualifié sur les vedettes à passagers entre La Rochelle, les îles de Ré, Oléron et Aix. En 2010, il est diplômé élève officier de 1ère classe à l’École de la marine marchande de Marseille en 2010. Pendant cette formation, il embarque sur deux types de navire de commerce : méthanier et roulier. Son diplôme en poche, il part valider ses temps d’élève pont sur les trois-mâts du père Jaouen pour l’association AJD pendant un an durant lequel il fait un tour de l’Atlantique en 7 mois sur la goélette Rara Avis. Mathieu, qui a beaucoup d’estime pour l’association, navigue toujours sur ces voiliers à l’occasion, bénévolement. Il finit ses temps d’élève machine et signe ses premiers contrats de lieutenant pont et machine sur des câbliers entre 2012 et 2014. Il intègre ensuite l’École Nationale Supérieure Maritime du Havre et obtient en 2015 son Diplôme d’Etude Supérieur de la Marine Marchande. Il navigue, pendant 2 ans en tant qu’officier mécanicien sur des ferries entre la France et l’Angleterre. Et c’est en mars 2018 qu’il rejoint l’équipage de Belem, d’abord en tant que lieutenant, puis en tant que second capitaine dès août 2018. Il navigue avec les Commandants Gibet et Thirion qui le forment sur ce voilier mythique. Le 13 août 2021, alors que le Belem est amarré au port de Saint-Malo, Mathieu Combot en prend le commandement.