Il y a-t-il un pilote dans le bateau ?

L’Ocean Fifty La French Fab, skippé par Laurent Bourguès, est arrivé à Saint-Malo, théâtre du départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, le 1er novembre. Pendant quelques jours, Laurent et son équipe vont s’atteler aux derniers préparatifs techniques de leur trimaran, notamment pour parfaire le fonctionnement du tout nouveau pilote automatique du bateau et présenter leur voilier à trois pattes aux spectateurs, qui viendront en nombre dans la cité corsaire pour approcher les concurrents et leurs bêtes de course. C’est le début de la dernière grande séquence avant le départ de la première Route du Rhum du navigateur Bourguès…

Le convoyage du voilier entre Lorient et Saint-Malo s’est déroulé de la meilleure des manières, dimanche et lundi, pour l’équipe de Laurent Bourguès. Cette dernière grande navigation avant le départ de la traversée de l’Atlantique en solitaire a permis de régler le nouveau pilote automatique, conçu par la société Pixel, partenaire de Laurent.

Car, en mer, le plus souvent, ce n’est pas le skipper qui barre le bateau, mais un pilote automatique de haute technologie.

« Au final, je vais barrer 10 à 12 heures, pas beaucoup plus, sur la Route du Rhum », déclare Laurent. « En Ocean Fifty, nous avons de nombreuses choses à faire à bord : consulter la météo, effectuer les réglages et les manœuvres, nous reposer quand nous le pouvons et nous alimenter… Alors, nous laissons la barre au pilote, et il est important d’avoir confiance en lui, qui est en quelque sorte notre équipier de luxe. Dans les faits, il est plus performant que nous à la barre, notamment la nuit. Il faut dire que nous sommes souvent fatigués à bord d’un Ocean Fifty et que nous préférons nous concentrer sur d’autres tâches.

Nous avons validé notre pilote un peu in extremis, faute de budget, et je suis ravi de son fonctionnement. Il va me permettre de franchir un cap en matière de performance et de sécurité. Nous disposons d’un pilote dernier cri, Exocet Black, qu’un seul bateau par classe possède, et que je pourrai commander à l’aide d’une télécommande que je porte au poignet ou que je garde à proximité de la colonne de winchs. C’est un gage de confiance de la part de Pixel, dirigée par Jean-François Cuzon. »

Laurent et son équipe vont maintenant s’atteler à l’avitaillement du bateau, à la préparation du matériel de rechange en cas de besoin et au règlement de quelques derniers détails.

« Je vais aussi tenter de me reposer », indique Laurent, qui continue à rechercher des partenaires pour l’accompagner dans sa Route du Rhum et soutenir ses projets d’avenir, qu’il espère concrétiser par la construction d’un Ocean Fifty flambant neuf.