L’heure de Laurent Bourguès
Le navigateur Laurent Bourguès, marseillais, lorientais d’adoption, entame sa dernière ligne droite avant de prendre le départ de sa première Route du Rhum – Destination Guadeloupe, le 1er novembre à Saint-Malo, direction Pointe-à-Pitre.
Il disputera cette mythique transat à bord de son Ocean Fifty, désormais aux couleurs du mouvement La French Fab, qui rassemble celles et ceux qui font battre le cœur de l’industrie française. Cette collaboration a pour ambition de fédérer un collectif d’entreprises souhaitant faire rayonner ensemble les savoir-faire de l’industrie française à travers un défi de course au large ambitieux, comme celui porté par la structure Laurent Bourguès Sailing Team, autour de points communs tels que la force du collectif et la technologie.
Interview de Laurent Bourguès…
1) Es-tu prêt pour ta première Route du Rhum ?
Mentalement et physiquement, je me sens prêt. J’ai énormément travaillé pour arriver jusque-là et, maintenant, j’ai surtout hâte d’être sur la ligne de départ.
Côté bateau, nous sommes dans la dernière ligne droite. Avec mon équipe, nous cherchons à fiabiliser et optimiser notre Ocean Fifty La French Fab pour prendre le départ avec un bateau à la fois sûr et performant.
Il nous reste notamment trois améliorations importantes que nous aimerions pouvoir finaliser avant le départ : upgrader notre pilote automatique, installer un nouveau système de taquets largables et renforcer les protections du cockpit.
Ce sont des investissements supplémentaires, mais qui peuvent faire une vraie différence lorsque l’on traverse l’Atlantique en solitaire sur un trimaran Ocean Fifty.
C’est aussi pour cela que l’aventure reste ouverte à de nouveaux partenaires et soutiens jusqu’au départ. Chaque entreprise qui nous rejoint aujourd’hui peut contribuer très concrètement à rendre le bateau plus sûr, plus fiable et plus performant.
2) Comment s’est déroulée ta saison 2026 ?
2026 est avant tout une saison de progression et de montée en puissance. Après avoir consolidé le projet et fédéré de nouveaux partenaires, nous avons pu relancer le programme sportif au printemps.
Depuis, chaque course nous permet de franchir un cap : notre pourcentage de polaire augmente à chaque confrontation, preuve que nous exploitons de mieux en mieux le potentiel du bateau.
L’autre grande satisfaction, c’est la fiabilité : nous avons enchaîné les courses et les milles sans aucune avarie, ce qui est très rassurant à l’approche de la Route du Rhum.
Enfin, le travail avec mon routeur Benoît Mariette est de plus en plus précis et efficace. On apprend à mieux fonctionner ensemble à chaque course.
Je retiens donc surtout une dynamique très positive : un bateau plus rapide, fiable, et un ensemble skipper-équipe-routeur qui monte en puissance au bon moment.
3) Quels sont tes objectifs sur cette Route du Rhum ?
Mon but principal est d’arriver en face, quoi qu’il arrive. J’ai clairement le potentiel pour finir en milieu de tableau et je ne m’interdis pas de rêver d’un podium.
Sur une transatlantique, les éventuelles différences de vitesse entre les Ocean Fifty au départ seront davantage lissées. J’ai toutes mes chances de bien figurer avec mes armes.
4) Peux-tu nous parler de ton bateau, l’Ocean Fifty La French Fab ?
C’est un plan Irens/Cabaret de 2009. Il a été lancé pour Prince de Bretagne et Lionel Lemonchois. Il a gagné la Route du Rhum 2010 avec Lionel.
C’est un bateau fiable, un véritable 4×4. Il est haut sur l’eau et dispose d’un cockpit adapté au solitaire. Il a vraiment été pensé pour cette course, contrairement à d’autres voiliers de la classe Ocean Fifty, davantage typés « grand prix ».
5) La concurrence sera élevée en Ocean Fifty sur cette transat. Peux-tu la décrire ?
Depuis mes premiers pas en Ocean Fifty, en 2023, j’ai vu une sacrée évolution en termes de niveau. Il a clairement augmenté, aussi bien techniquement que sportivement.
Les marins ne lâchent rien et la concurrence sera très élevée, tout en étant assez homogène.
6) Tu as annoncé mi-septembre l’arrivée du mouvement La French Fab à tes côtés. Peux-tu nous en dire plus sur ce partenariat et nous dire où tu en es côté budget ?
Quatre de mes partenaires lyonnais m’ont présenté La French Fab et nous nous sommes vite entendus, car l’industrie et mon défi ont de nombreux points communs.
Mon projet est un concentré de technologies dans de nombreux domaines : l’accastillage, l’informatique, l’électronique, la conception et la construction, la fabrication des voiles… C’est également le cas des industriels qui appartiennent au mouvement La French Fab. Ils pourront s’identifier à chacune des dimensions techniques de mon bateau, sans lesquelles la performance globale serait impossible.
La French Fab, lancée en 2017 par Bpifrance, n’est pas un partenaire financier, mais elle va me permettre d’étoffer un réseau et de convaincre certaines entreprises de me soutenir pour la Route du Rhum et pour la suite.
Je rêve notamment de construire un nouvel Ocean Fifty, ce qui s’inscrirait totalement dans mon parcours.
7) En quelques mots, peux-tu nous relater ton parcours ?
Je suis avant tout un sportif de haut niveau. Jeune, j’étais au pôle France de Marseille en Laser. J’ai ensuite migré à Lorient pour faire de la course au large. J’ai le souvenir d’avoir toujours été féru de la fabrication et de la conception d’objets.
C’est Yvan Bourgnon et son trimaran ORMA qui m’ont véritablement mis le pied à l’étrier de la course au large, il y a près de vingt ans, lorsque je suis arrivé, fraîchement émoulu de mes expériences marseillaises.
J’ai ensuite pu enchaîner avec de nombreux chantiers de préparation d’autres trimarans ORMA, notamment Gitana, Sodebo ou Banque Populaire. Le multicoque est ainsi entré dans mon ADN de coureur, au rythme des convoyages et des navigations d’entraînement.
J’ai ensuite fait mes classes en Mini 6.50, avec deux participations à la Mini Transat, en 2007 et 2009, et en Figaro 2, avec la Transat AG2R 2010 et un début de saison qualificatif pour la Solitaire en 2011. Puis, faute de budget, je suis devenu boat captain et directeur technique, notamment pendant plusieurs années auprès de Thomas Ruyant, sur ses IMOCA Le Souffle du Nord puis LinkedOut.
8) Enfin, tu as couru ces dernières années pour l’association Bonnet Rose. Diffuseras-tu encore ses messages sur cette Route du Rhum ?
Oui ! Je continue, depuis le début de l’année, à soutenir cette association qui m’a beaucoup donné à travers les échanges et les partages de ces dernières années.
Je fais naviguer des adhérentes pour célébrer la rémission toute l’année et j’interviens également régulièrement auprès de l’association. Tout au long de ma carrière, j’ai toujours essayé d’accompagner des associations, en leur donnant un coup de main et en les faisant rêver au grand large.
Ce n’est que début juin dernier que Julia Simon s’est remise à l’entraînement, à l’issue d’une saison 2025-2026 particulièrement réussie et d’un printemps tout entier consacré à se ressourcer. La triple championne Olympique de Milan-Cortina a volontairement prolongé la nécessaire coupure entre deux saisons, désireuse de renouer avec les choses simples de la vie avant de replonger avec envie dans la frénésie de sa carrière de biathlète. L’heure n’est pas encore aux objectifs ni aux ambitions. Le plaisir du tir, de l’effort, de la glisse et de la concentration revient naturellement et Julia laisse progressivement s’installer en elle son appétence naturelle pour la compétition et la gagne. L’été s’achève et la préparation monte progressivement en puissance, à coups de stages, de ski roulettes et bien entendu de tirs, un domaine où chez Julia, les bonnes sensations ne tardent jamais à très vite revenir.
Le jeune varois, vainqueur cette année pour la deuxième fois consécutive de la Maxi Race, prendra le départ le 15 octobre de la diagonale des fous sur l’île de la Réunion soit 180 km de trail et 10 000 mètres de dénivelé. Cela sera une première pour Hugo qui compte faire parler la poudre et qui sera parmi les favoris de la compétition avec Tom Evens, vainqueur de l’UTMB 2025. Hugo s’envolera vers la Réunion le 21 septembre afin de s’acclimater et reconnaître le parcours.
La Fondation Belem Caisse d’Epargne engage le trois-mâts dans un chantier historique : restaurer l’intégralité de sa coque, construite en 1896 en acier riveté. Le chantier aura lieu du 14 septembre 2026 au 30 avril 2027, en cale sèche à Saint-Nazaire, opéré par Eiffage Energie Systèmes – Collaborative Industrial Solutions.
En ce début septembre, la start-up lorientaise SKAW Sailing, dirigée par Benoît Marie et Caroline Boule, a mis à l’eau sa première unité : le SKAW [A], un voilier révolutionnaire pour la plaisance.
Le champion Olympique de ski alpinisme en relais mixte, médaillé de bronze en sprint, Thibault Anselmet, a décidé de relever le défi du kilomètre vertical soit des ascensions à pied de 1000 mètres de dénivelé le plus vite possible. Depuis quelques semaines, l’athlète de Bonneval-sur-Arc s’entraîne avec l’objectif affiché d’être le premier français à passer sous la barre des 30 minutes, performance XXL. Thibault se présentera le 12 septembre au KV de Nantaux en Haute-Savoie puis le 26 septembre au KV de Fully en Suisse. Ce challenge s’inscrit totalement dans la préparation de Thibault à la Coupe du Monde 2027 de Ski Alpinisme qui débutera à Bormio le 9 janvier.
Le Groupe DELANCHY renforce son engagement aux côtés de Thibaut Vauchel-Camus et associe désormais son nom à l’Ocean Fifty Solidaires En Peloton. Une nouvelle étape dans un partenariat engagé depuis 2012, à quelques semaines de la Route du Rhum Destination Guadeloupe.
À chacun sa rentrée ! La semaine dernière, Alexia Barrier a fait la sienne sur l’eau en décrochant sa qualification pour la Route du Rhum – Destination Guadeloupe à bord d’IDEC SPORT-CIC. Au programme : 1 200 milles parcourus jusqu’au large de l’Irlande, dans des vents atteignant les 35 nœuds. Une première sortie en solitaire aussi grisante que riche d’enseignements.
Pour sa dernière escale de la saison 2026, le Belem fait son grand retour au Havre à l’occasion de l’événement Le Havre fête la mer !
Six mois après avoir bouclé le premier tour du monde en équipage 100 % féminin, IDEC SPORT – CIC a retrouvé son élément ce 4 août. Plus qu’une remise à l’eau, cette étape marque le début de sa transformation pour le solitaire et ouvre un nouveau chapitre pour Alexia Barrier, en passe de devenir la première femme à prendre le départ de la Route du Rhum en ULTIM.
Il est des premières éditions qui laissent entrevoir un potentiel. D’autres qui s’imposent immédiatement comme une évidence. La Course des Caps – Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire du Nord appartient à cette seconde catégorie. Deux ans après avoir conquis marins, partenaires et grand public, l’épreuve fera son retour du 29 juin au 11 juillet 2027, avec un départ programmé le 4 juillet. Fidèle à son spectaculaire tour des îles Britanniques, elle entend désormais confirmer ce que beaucoup pressentaient dès 2025 : Boulogne-sur-Mer est devenue une place forte de la course au large, et la Course des Caps un rendez-vous appelé à durer.


Thibaut Vauchel-Camus prendra le départ de sa première course en solitaire cette année avec la DRHeam Cup dimanche 12 juillet. A bord de Solidaires En Peloton, le marin malouin, originaire de Guadeloupe, s’est préparé activement pour cette compétition avec la Gotland Race en Suède ces derniers jours à bord de son Ocean Fifty. Troisième ACT des Ocean Fifty Series, la 10ème édition du Grand Prix de France de course au large débutera de Cherbourg en direction de Lorient et s’annonce comme un sacré entraînement en vue de la Route du Rhum Destination Guadeloupe.
Hugo Deck, récemment vainqueur pour la deuxième fois consécutive de la Adidas Terrex Maxi Race, prendra le départ le 3 juillet de la Pierra Menta été qui se court au départ et à l’arrivée d’Arêches – Beaufort et dont il est le tenant du titre. Il signera avec cet événement son retour à la compétition après une pause bien méritée. Le trailer varois sera accompagné de son copain trailer amateur et kiné Antoine Robin pour l’occasion. Hugo a pour grand objectif cette année une première participation à la Diagonale des Fous en octobre.
La Fédération Française des Clubs Omnisports (FFCO), qui fédère 1 250 clubs, près de 6 000 sections sportives et environ 900 000 pratiquants en France, lance aujourd’hui l’appel à projets de la troisième édition des Trophées Sport Asso & Co, dont la cérémonie de remise des prix se tiendra à Nantes le 19 novembre 2026.
C’est la bonne nouvelle du jour. Les Jeux olympiques d’hiver Alpes 2030 intégreront les épreuves de sprint, de relais mixte et d’individuel. Thibault Anselmet, champion olympique du relais mixte et médaillé de bronze en sprint lors des Jeux de Milan-Cortina, l’un des ténors mondiaux du ski alpinisme, avait appelé de ses vœux cette reconduction de la discipline ainsi que l’intégration de l’épreuve individuelle.
Le nouveau voilier de Thomas Ruyant a été mis à l’eau ce jour à Lorient. Il est le fruit d’une forte collaboration entre les équipes de l’architecte Antoine Koch, à la tête du cabinet AKO, le bureau d’études de TR Racing évidemment, GSea et Finot-Conq pour les calculs, CDK, le constructeur, ainsi qu’un travail de mutualisation avec les teams de Boris Herrmann (Malizia) et Loïs Berrehar (Banque Populaire), qui construisent actuellement la même unité.
Le Belem, qui fête cette année ses 130 ans, sera à Rouen du 17 au 21 juin. Le trois-mâts et son équipage révisent leurs gammes avant l’Armada de l’année prochaine. Ils arriveront le 17 juin à 19h30 dans la ville. Le Belem sera amarré rive droite face au musée portuaire et fluvial. Il ouvrira ses ponts gratuitement aux visiteurs les vendredi 19 (15h-18h) et samedi 20 juin (09h–11h30 et 14h30-17h30). Le Belem repartira le dimanche 21 juin à 8h00 en direction du Havre.
Le 26 janvier 2026 restera une date clé dans les annales de la course au large. Celle où Alexia Barrier et ses sept coéquipières sont entrées dans la légende en devenant l’équipage féminin le plus rapide de l’histoire en multicoque à bord de IDEC Sport, après un tour du monde bouclé en 57 jours, 21 heures et 20 minutes, Ce record, que vient d’homologuer officiellement le WSSRC*, marque également le souhait de poursuivre avec un programme en ULTIM pour la navigatrice antiboise.