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Un Horn pour l’Histoire

janvier, 6Alexia Barrier...
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Il était 15h14 ce mardi 6 janvier 2026 lorsque le Maxi Trimaran IDEC SPORT de The Famous Project CIC, mené par son très international équipage composé de Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson), a franchi le cap Horn. Un moment d’histoire à figer dans la longue et belle histoire des courses océaniques puisque jamais jusqu’alors, un équipage entièrement féminin n’avait paré, en course, sans escale et en multicoque, ce fameux rocher chilien. En leur 38ème jour de navigation et près de 16 000 milles parcourus (25 700 km), les navigatrices peuvent entamer le dernier morceau de bravoure de leur périple, la remontée de l’immense Atlantique. Plus que jamais, le colossal challenge rêvé par Alexia Barrier et ses navigatrices de boucler un tour du monde sans escale et en maxi multicoque prend, avec chaque mille avalé en direction d’Ouessant et Brest, corps et consistance.

 

Un Pacifique relativement clément

Entrées dans le Pacifique, à la longitude de la Tasmanie le 26 décembre dernier, les navigatrices de The Famous Project CIC auront mis un peu moins de 11 jours pour rallier le cap Horn distant alors de 3 800 milles. Une traversée rapide, marquée par 48 heures de très gros temps, avec une mer infernale et des vagues de plus de 8 mètres, et ce vent soufflant en rafales à plus de 50 noeuds. L’équipage, désormais parfaitement rôdé aux manœuvres et à la conduite du maxi trimaran y a fait preuve de solidité, de cohésion et de sang-froid, toujours confronté à ce hook de grand-voile récalcitrant qui l’a parfois contraint à mettre en fuite pour effectuer une prise ou un renvoi de ris. Une trans Pacifique placée sous le signe de la constance, le maxi trimaran alignant avec une belle régularité des journées à plus de 550 milles, sur une route certes très nord, mais efficace et rationnelle, en bordure des virulentes dépressions du grand sud. Soumises à la fatigue, au froid, à la neige, mais toujours aussi appliquées aux réglages, à l’anticipation et au pilotage affiné du Maxi Trimaran, les 8 navigatrices de The Famous Project CIC y auront affirmé cette solidarité et cette bienveillance permanente, signatures d’un tour du monde qui plus que jamais leur tend désormais les bras.

 

Des marqueurs internationaux

Si l’arrivée à Ouessant est encore loin et le parcours semé d’embûches, le Horn reste cependant un important marqueur dans ces navigations de l’extrême, toujours aussi difficile à franchir, au point que rares sont les navigatrices, en solitaire ou en équipage à l’avoir paré dans le cadre d’une circumnavigation sans escale. On le répète, l’équipage de The Famous Project CIC est le premier constitué à 100% de navigatrices à le doubler sans escale depuis Ouessant. D’autres femmes, 19 au total, en solitaire sur le Vendée Globe (13 femmes), la Barcelona World Race (2), Golden Globe race (1), Global Solo Challenge (1), ou en multicoque comme Ellen MacArthur en solo ou Dona Bertarelli au sein d’un équipage mixte, ont aussi réalisé ce véritable exploit. A bord de The Famous Project-CIC, elles sont nombreuses à tirer une gloire très personnelle de ce passage. La Néerlandaise Annemieke Bes pourra dorénavant se targuer d’être la première navigatrice du plat pays à franchir ainsi dans les conditions décrites plus haut ce fameux cap, qui doit par ailleurs son nom au grand explorateur Néerlandais Jacob Le Maire et sa ville natale de Hoorn. Une première que l’Italo-Américaine Molly LaPointe pourra elle aussi revendiquer pour l’Italie. Quant à la Britannique Deborah « Debs » Blair, du haut de ses 25 ans, elle serait la troisième plus jeune femme après Ellen MacArthur et Violette Dorange à naviguer ainsi en ces eaux antarctiques.

 

Un tiers du parcours encore à couvrir…

Pas plus que Bonne Espérance, Leeuwin ou la Tasmanie, ce cap Horn ne constitue une étape. Plus de 7 000 milles restent encore à parcourir, soit un tiers de l’épreuve. Chacune à bord en a pleinement conscience et tous les esprits, une fois passée la légitime célébration du passage sous le fameux rocher, se tourneront vers le passage à l’île des Etats, les Malouines et les retrouvailles avec cet arbitre des navigations en Atlantique Sud, l’anticyclone de Sainte Hélène.

 

Alexia Barrier : « Une émotion collective »

« L’émotion au passage du Horn n’est pas la même que celle connue en 2021 lors du Vendée Globe. Elle est tout aussi forte, mais elle est différente. Lors du Vendée Globe, le cap Horn était un moment très intime, presque solitaire, chargé de fatigue, de tension et de responsabilité individuelle. J’ai eu une très mauvaise météo et j’avais très peur. J’ai beaucoup pleuré. Aujourd’hui, l’émotion est profondément collective. Elle se partage. Elle circule dans les regards, dans les silences, dans les gestes. C’est un cap vécu ensemble, avec un équipage soudé, sur un bateau d’une puissance exceptionnelle. La solitude a laissé la place à la conscience de ce que nous vivons. »

 

« Un cercle très fermé ! »

« Franchir le cap Horn, c’est entrer dans un cercle très fermé. Peu d’équipages, encore moins d’équipages féminins, et absolument aucun équipage féminin à bord d’un multicoque géant lancé à haute vitesse autour du monde y sont parvenus. Ce passage est profondément engagé. Il demande une préparation extrême, une vigilance de chaque instant, et une confiance totale entre le bateau, l’équipage et les éléments. Quand on passe le Horn, on sait que le plus dur est derrière nous. Les mers du Sud, leur isolement, leur froideur, leur intensité permanente, forgent les marins et les collectifs. Cela ne veut pas dire que la suite est facile. »

 

La validation d’un projet solide

« Le Nord Atlantique en hiver peut être tout aussi coriace, imprévisible et exigeant. Mais ce cap marque une bascule. Une étape où l’on sent que l’équipage a tenu, que le projet est solide, et que l’aventure est entrée dans une nouvelle phase. C’est à la fois une libération et une transition. On sent que quelque chose s’ouvre, que l’horizon change. Pour The Famous Project CIC, ce passage est à la fois un symbole et une validation.

Celle d’un engagement total, d’un collectif international soudé, et d’un projet unique qui s’écrit au féminin, à très haut niveau, dans l’un des environnements les plus extrêmes de la planète. »

 

Un Pacifique clément

« Le Pacifique a été relativement clément, mais ce serait réducteur de s’arrêter à ce mot. Il a surtout aussi été exigeant. De longues phases rapides, de la pression, du froid, de l’humidité, et une vigilance permanente. Plus de 48 heures avec des vents établis autour de 40 nœuds et une mer formée, avec des vagues de près de 5 mètres.

Ces conditions ont été très éprouvantes physiquement et mentalement. Ce sont des moments où l’on ne triche pas : le collectif, la préparation et la confiance entre les navigatrices font toute la différence. Avoir traversé ces phases difficiles avant d’aborder le cap Horn renforce la conviction que l’équipage est prêt pour la suite du parcours. »

 

« L’équipage a mûri » :

L’équipage est plus calme, plus posé, plus confiant. Les automatismes sont là. Les décisions sont plus fluides. Chacune connaît sa place, ses forces, ses limites, et celles des autres. Il y a moins de mots, mais plus de compréhension. C’est le signe d’un collectif qui a mûri en mer. L’équipage est plus solide, plus aligné, plus expérimenté. Nous avons grandi ensemble, dans l’effort, dans la durée, dans la performance. C’est un équipage qui sait durer, s’adapter et avancer ensemble et qui a appris à naviguer plus vite. »

 

Gmür Hornell : « J’étais vraiment impatiente de passer le cap Horn. C’est un peu l’Everest de la voile, une expérience que peu de gens ont la chance de vivre, et je suis heureuse de pouvoir le rayer de ma liste.

Je pense avoir mûri en tant que navigatrice hauturière. J’ai appris à mieux gérer mes émotions et mon physique dans des conditions difficiles.

Rester en mer aussi longtemps est en soi un défi de taille et une expérience que peu de gens vivent, sans parler des conditions auxquelles nous sommes confrontées au quotidien.

Je suis vraiment heureuse de cocher l’océan Austral et de repartir vers le nord. Nous considérons chaque cap comme un nouveau départ, et le cap Horn ne fait pas exception. Maintenant que nous l’avons franchi, nous entrons dans un nouvel océan et affrontons un nouveau défi, et nous nous rapprochons un peu plus de notre objectif final, qui est d’arriver au bout ! »

 

Dee Caffari : « Chaque passage est unique et une bénédiction. Je sais que lorsque nous partons, tous les marins ne parviennent pas à le franchir, donc quand on y arrive, c’est spécial. J’ai la chance que chaque passage ait été très différent pour moi. En solo, en équipe, à la tête d’une équipe, dans le bon sens et dans le sens inverse. Cette fois-ci, c’est avec une équipe de marins remarquables sur un bateau très spécial, et cela a pris très peu de temps.

Le Sud a été très différent de mes expériences précédentes. Il n’a pas été aussi hostile, mais cela dit, l’état de la mer n’a pas toujours été facile. Sur un maxi trimaran, l’état de la mer est primordial. Cette machine ne demande qu’à aller vite, il a donc été crucial de la gérer dans des conditions maritimes difficiles. L’autre différence majeure est que ce bateau a un franc-bord élevé, ce qui donne l’impression d’être loin de la mer et donc d’être moins humide et d’avoir moins froid que dans mes souvenirs.

Je suis très heureuse pour les débutantes du bord, elles sont ravies d’avoir franchi cette étape importante et elles ont raison de l’être, c’est un exploit considérable. La difficulté, c’est qu’il reste encore 7 000 milles à parcourir jusqu’à la ligne d’arrivée et que l’Atlantique peut être cruel. Il est important de rester concentrées et diligentes pour les derniers milles, même si nous les parcourons avec plus de confiance et de vitesse.

Je pense qu’Alexia et moi travaillons bien ensemble et que nous avons une bonne maîtrise du bateau. Nous sommes également plus confiantes dans sa configuration et son contrôle. Comme c’est souvent le cas, maintenant que nous avons parcouru tous ces milles, nous sommes mieux préparées pour courir à fond ! »

 

Le saviez-vous ?

3,95 milliards de femmes sur la planète

870 femmes ont atteint le sommet de l’Everest

75 femmes ont volé dans l’espace

Et seulement 25 femmes ont passé le CAP HORN en course.

 

 

 

Anselmet se prépare !

décembre, 19SPORT...

Thibault Anselmet monte graduellement en puissance avec les épreuves de Coupe du Monde de ski Alpinisme et en vue des Jeux Olympiques de Cortina !

https://www.olympics.com/fr/infos/ski-alpinisme-thibault-anselmet-preparation-jeux-olympiques-milano-cortina-2026

https://rmcsport.bfmtv.com/sports-d-hiver/video-jo-2026-thibault-anselmet-nous-fait-decouvrir-le-ski-alpinisme-nouvelle-discipline-olympique_VN-202512100745.html

https://www.lefigaro.fr/sports/autres-sports/ski-alpinisme-commencer-doucement-et-monter-en-puissance-thibault-anselmet-confiant-pour-les-jo-20251205

Belles fêtes à tous, en mer pour The Famous Project CIC !

#relationspresse #champion

Julia is back !

décembre, 19Julia Simon...

Retour de Julia Simon à la compétition et dans les médias !

Vive le biathlon et le sport !

https://rmcsport.bfmtv.com/sports-d-hiver/biathlon/biathlon-incroyable-que-les-gens-soient-aussi-agressifs-julia-simon-denonce-des-messages-haineux-jeanmonnot-deuxieme-du-sprint-au-grand-bornand_AV-202512180662.html

https://www.lequipe.fr/Biathlon/Actualites/Julia-simon-apres-le-sprint-du-grand-bornand-ce-groupe-france-merite-de-la-serenite-et-du-calme/1627978

https://www.ouest-france.fr/sport/biathlon/julia-simon/biathlon-julia-simon-justine-a-bien-ramasse-sur-les-reseaux-moi-aussi-personne-ne-devrait-vivre-ca-b354597e-a2ae-11f0-a698-dbf3ac8f3cb6

#conseil #accompagnement #relationspresse

Belles fêtes !

décembre, 19BLOG...

Très belles fêtes de fin d’année à tous !

Vive la communication !

Lames de Joie : changer les parcours de vie d’enfants et d’adultes amputés

décembre, 17IMPACT...

Créée en 2016, l’association Lames de Joie offre aux enfants et adultes amputés d’un ou de leurs deux membres inférieurs la possibilité de pratiquer un sport grâce à des lames de course en carbone. Un équipement de haute technologie, dont le prix varie entre 2 500 et plus de 10 000 euros par membre et qui n’est pas remboursé par la Sécurité sociale. Un frein considérable pour beaucoup. L’association, qui rayonne sur toute la France, rend ces lames accessibles à tous, en les prêtant gratuitement, sans condition de ressources, ni demande de caution. La seule exigence : s’engager à pratiquer régulièrement une activité physique.

Son cofondateur, Jean-Marc Lamblin, retrace la naissance de ce dispositif solidaire, ses impacts concrets et les défis qui l’attendent.

Une association née d’un besoin non couvert

Lorsque l’on demande à Jean-Marc Lamblin ce qui l’a conduit à créer Lames de Joie, il revient sur le contexte dans lequel le projet a émergé : « En tant qu’entrepreneur, j’étais président d’un club local, la Table Ronde Française. Chaque année, le président doit porter un projet caritatif. Je cherchais une action locale, tournée vers les enfants et si possible en lien avec le sport. Et surtout, je voulais m’assurer que chaque euro donné soit réellement utile. »

Cette exigence trouve son origine dans une expérience personnelle marquante :
« J’ai perdu mon père très jeune, d’un cancer, et tout l’argent récolté lors de ses obsèques devait être donné à la lutte contre le cancer. Mais malheureusement, ces dons ont été détournés dans le cadre du scandale qui a touché l’Association pour la Recherche sur le Cancer (ARC). Dans ma tête de petit garçon, cela a laissé une trace. Je voulais savoir où allait l’argent, quitte à n’aider qu’une seule personne. »

Basé dans les Hauts-de-France, à Berck-sur-Mer, Jean-Marc Lamblin fait la rencontre du docteur Frédéric Charlaté, chef du Service Appareillage à la Fondation Hopale. Ce dernier lui parle d’Inaya, une petite fille de 7 ans, double amputée des jambes et de la main après une méningite foudroyante. « Elle rêvait de courir. Elle cherchait à financer une paire de lames de course en carbone qui coûtait à peu près 5 000 euros ». Quelques semaines plus tard, la somme est réunie. Jean-Marc se souvient : « j’ai vu une petite gamine arriver en fauteuil, poussée par sa maman. Les orthoprothésistes lui ont chaussé les lames et 20 minutes après, elle courait et je l’ai vue sauter à la corde. Tout de suite l’action a fait sens ». Mais cette première victoire révèle aussi l’ampleur des besoins. « On m’a expliqué ensuite que tous les 18 mois, comme elle allait grandir, il faudrait lui racheter des lames jusqu’à sa majorité. Je n’étais plus président du club à ce moment-là…Mais je me suis engagé à titre personnel à
les financer. »

De nouveaux appels suivent rapidement. « Avec quatre amis chefs d’entreprise et le docteur Charlaté, nous avons alors décidé de structurer l’action : c’est comme ça que Lames de Joie est réellement née. »

Dix années d’action : un dispositif en pleine expansion

Les débuts de Lames de Joie sont soutenus par le Prix Atout Soleil, porté notamment par GPMA et Generali. « Cela a été un vrai coup de pouce pour nous, aussi bien humain que financier. »

L’association se développe rapidement. D’abord centrée sur les lames de course, elle élargit progressivement son champ d’action : « Certains enfants n’avaient pas envie de courir. Comme le coût est équivalent, nous avons financé des prothèses de ski, de vélo… toujours avec l’objectif de remettre les enfants au sport. »
À partir de 2022, l’association relève un autre défi de taille : répondre aux demandes d’adultes amputés. Grâce, en autre, au soutien de l’Agora France, de la Fondation Carrefour, de la Matmut et de son parrain Alexis Hanquinquant, champion paralympique de triathlon, un fonds spécifique est créé afin d’équiper les adultes sans puiser dans les ressources dédiées aux enfants.

Aujourd’hui, le bilan est significatif : « sur les dix ans, nous avons accompagné environ 150 enfants et plus de 100 adultes en deux ans ». Mais, Jean-Marc Lamblin le rappelle : « il est difficile d’évaluer le nombre réel d’enfants amputés en France faute de données nationales fiables. Une chose est certaine : la demande demeure largement supérieure aux capacités actuelles de financement de l’association ».

Une lame pour changer des parcours de vie

Les lames sont prêtées gratuitement, sans condition de ressources ni caution. La seule contrepartie demandée aux bénéficiaires est un engagement à pratiquer ou à reprendre une activité sportive. Pour Jean-Marc Lamblin, l’impact dépasse largement la question de la mobilité. « Lorsqu’un enfant est équipé d’une lame, il bénéficie immédiatement d’une véritable inclusion. Le regard change : on ne voit plus d’abord l’absence d’une jambe, mais un objet technologique. Le carbone suscite de la curiosité, bien plus que de la gêne ». Ce changement de perception facilite les interactions, à l’école comme dans la vie quotidienne. « Et puis le sport, on le sait, apporte énormément : sur le plan physique, bien sûr, mais aussi sur la confiance en soi et l’équilibre psychologique. »

Au fil des années, certains parcours illustrent particulièrement cet impact. Jean-Marc cite celui d’Alexandre Augusto : « Alexandre est né avec une agénésie de la jambe. Il est entré dans le programme à l’âge de 8 ans. À l’époque, il passait beaucoup de temps devant les écrans, il était en surpoids. Aujourd’hui, il se prépare pour les Jeux paralympiques de Los Angeles en athlétisme. »
Le dispositif repose sur un principe simple et solidaire : les lames sont envoyées aux orthoprothésistes qui en font la demande. Lorsqu’un enfant grandit et que l’équipement devient inadapté, la lame est remise en état puis prêtée à un autre bénéficiaire jusqu’à 3 rotations maximum.

Accompagner les orthoprothésistes : un enjeu essentiel

Le modèle repose sur une coopération étroite avec les orthoprothésistes. « Chaque lame doit être ajustée, réglée, suivie. C’est un travail de précision, qui demande du temps et plusieurs rendez-vous. Ce travail n’est pas rémunéré, car nous finançons déjà le matériel. »

De nombreux professionnels s’engagent pourtant avec une générosité remarquable : « plusieurs d’entre eux nous ont confié qu’ils choisissaient d’offrir leur travail parce qu’ils y voyaient du sens. Ils créent une relation de confiance avec leur patient et l’accompagnent ensuite tout au long de sa vie. Les orthoprothésistes sont indispensables pour accompagner un plus grand nombre d’enfants et d’adultes amputés, rien n’est possible sans eux. L’enjeu, désormais, est de trouver un modèle qui permette de reconnaître pleinement leur travail, tout en maintenant la gratuité pour les bénéficiaires », souligne Jean-Marc Lamblin. »
Plusieurs pistes sont à l’étude : des partenariats renforcés avec les centres de rééducation, le développement d’un mécénat dédié à la prise en charge du temps professionnel, ou encore des coopérations institutionnelles permettant d’introduire une forme de compensation.

2026 : une nouvelle décennie d’action à financer

À l’approche de ses dix ans, l’association entend consolider ses acquis tout en ouvrant de nouveaux horizons. Déjà présente dans les territoires d’Outre-mer, Lames de Joie souhaite désormais structurer un programme à l’international, notamment sur l’île de la Dominique. « Nous avons noué un partenariat avec Keep Walking Association, fondée par des orthoprothésistes français pour intervenir sur cette île très pauvre où il n’y a pratiquement aucun équipement. Nous allons équiper un jeune de 18 ans à fort potentiel avec une lame de course, pour lui permettre de viser éventuellement les Jeux olympiques. Et nous nous sommes engagés à financer dix lames par an », explique Jean-Marc Lamblin.

Mais pour continuer d’avancer, un levier reste indispensable : le financement. « La Matmut et Carrefour se retirent après plusieurs années à nos côtés. Ce sont des partenaires qui ont été moteurs dans notre action, et je tiens très sincèrement à les en remercier », souligne Jean-Marc Lamblin. Aujourd’hui, l’association doit redoubler d’efforts pour lever des fonds. « Lames de Joie repose exclusivement sur des financements privés. Il n’y a pas de fonds publics : ce sont des dons de particuliers, d’entreprises, de clubs services, ainsi que des événements sportifs ou culturels. »

Dans un contexte économique tendu, la situation se complexifie : « Nous sentons une diminution des dons. Certaines entreprises ont arrêté leurs contributions pour préserver leur trésorerie. »

L’appel est donc clair : « En 2026, ce sont les dix ans de Lames de Joie. Nous avons une nouvelle décennie à financer. Aidez-nous : https://lamesdejoie.com/

On continue !

décembre, 14Alexia Barrier...

Un Maxi trimaran, grand voile bloquée à hauteur du deuxième ris. 16 800 milles (31 114 km) de route à parcourir ainsi handicapé sur les océans les plus hostiles de la planète. La ville du Cap droit devant, dont les sirènes appellent à l’escale… autant d’axiomes, d’éventualités qui depuis 36 heures et l’avarie de hook, tournent en boucle dans les cœurs et les esprits des 8 femmes de The Famous Project CIC. S’arrêter pour réparer et continuer à naviguer, et c’est un Trophée Jules Verne qui capote. C’est surtout, par-dessus tout, un rêve, une envie, une passion, celle de devenir le premier équipage féminin à boucler un tour du monde sans escale, sans assistance et en maxi multicoque, qui s’éteint. Et ce projet d’une vie, ce Graal nautique inédit, aucune des 8 navigatrices du bord n’est en ce quinzième jour d’aventure, prête à l’abandonner.

Alors, hook ou pas, voilure réduite ou pas, la décision a été unanime, entre pleurs, soupirs et sororité, Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson), les yeux dans les yeux, ont irrévocablement choisi de poursuivre leur aventure. Elles iront au bout ! La longue route continue, malgré les aléas, les inconnues, les doutes. The Famous Project CIC tiendra ses promesses. « Because a dream is a lie if it dont come true » (Bruce Springsteen -The river).

Hook de grand voile récalcitrant

Six heures durant vendredi dernier, tout l’équipage de The Famous Project CIC s’est mobilisé sur le pont du Maxi trimaran IDEC SPORT au ralenti au cœur de l’Atlantique Sud. La cause, un « hook » récalcitrant, coincé, bloqué, empêchant de renvoyer la grand voile à hauteur du 2ème ris. Un « hook », c’est une sorte de crochet qui va prendre la charge de la tension d’un guindant d’une voile pour l’envoyer en tête de mât. On hisse et on bloque la voile en partie haute avec ce crochet. Démontage, inspection, réparation, remontage… au prix de plusieurs ascensions à l’extérieur mais aussi à l’intérieur du mât aile du bateau, chaque équipière a patiemment, assidument pris sa part dans ces tentatives de réparation : « Bex, d’abord. « explique Alexia, « Une volonté incroyable. Un talent brut. Elle est montée à l’intérieur du  mât, à plus de quinze mètres de haut, sur une mer formée, pour aller vérifier la pièce sur laquelle s’accroche le « hook ». Dans la VHF, on l’entendait. À chaque secousse, un gémissement. Là-haut, c’est violent. Et nous, en bas, on avait  mal pour elle. Molly, toujours prête à bricoler. Debs et Annemieke, à chercher, fouiller, trouver le bon matériel. Stacey, avec ses idées, son expérience, son regard. Pendant ce temps-là, Tamara tenait la barre. Dee écoutait, coordonnait, gardait la vision d’ensemble. Et moi, en lien permanent avec l’équipe à terre pour recevoir, croiser et transmettre les informations. »

Alors, pourquoi, comment continuer la route ?

Mais peine perdue ! La grand voile demeurait obstinément bloquée au niveau du deuxième ris. Avec le J3 (trinquette) à l’avant, le maxi trimaran se trouvait alors parfaitement toilé pour les conditions du moment, avec l’arrivée de cette grosse dépression australe et ses vents à près de 40 noeuds. Plein est, le voilier retrouvait une allure régulière et l’équipage remettait à plus tard, sous l’Afrique du Sud, ses espoirs d’éventuelles réparations. Insidieusement pourtant, la petite musique de l’arrêt au stand, voire, de l’abandon, commençait à s’insérer dans les esprits.
« On a pensé que c’était rédhibitoire et on a commencé à se faire à l’idée de devoir s’arrêter. » poursuit Alexia.  « J’ai demandé à Christian Dumard (routeur à terre) de faire des routages à 70 % de notre potentiel, pour évaluer notre capacité à naviguer à allure raisonnable. Il nous a fallu accepter de naviguer sous notre actuelle configuration, avec cette énorme contrainte de devoir arrêter le bateau plusieurs heures à chaque changement de ris. On est aux portes du Grand sud et on s’est dit que ça valait la peine de continuer. On a partagé ces perspectives entre nous, et c’est reparti ! »
L’aventure de The Famous Project CIC continue. Alexia et ses 7 équipières devront réinventer une autre manière de naviguer, parfois sous toilé, avec d’autres angles au vent, d’autres manières de porter leurs voiles d’avant, bref, d’autres difficultés ajoutées à leur titanesque challenge autour du monde. Défi accepté, qui donne encore plus de relief, de piment, de mérite à cette circumnavigation de toutes les découvertes et de toutes les inconnues.

Alexia Barrier….

« C’est que vous n’allez peut-être pas me croire… mais on a failli décider d’arrêter. Ça fait deux jours qu’on y pense. Deux jours qu’on ne pense qu’à ça. Qu’on évalue. Qu’on analyse. Qu’on retourne la question dans tous les sens.
Parce que, dans une grande aventure, la décision la plus difficile à prendre… ce n’est pas de partir. C’est celle d’abandonner.

L’avarie mécanique qui nous touche n’est pas anodine. Elle est sérieuse. Mais elle ne met pas en péril notre sécurité. Elle met en péril la vitesse. Le record. Les chiffres.
Elle ne met pas en péril notre histoire. Ni notre rêve. Ni notre ambition d’écrire une page de notre sport en devenant le premier équipage féminin à boucler un tour du monde sans escale et sans assistance sur un maxi multicoque.

Alors oui… on ira moins vite. Et oui… on est compétitrices. Donc ça pique un peu. Mais ce qu’on vit ici est exceptionnel. Unique. On va moins vite… mais on est ensemble.
Ensemble pour battre nos peurs. Nos doutes. Nos angoisses. Ensemble pour progresser. Ensemble pour vivre le Grand Sud. Et ça, franchement… ça n’a pas de prix.
En tout cas, pas celui de quelques nœuds volés par une pièce mécanique défaillante.
Alors cette décision, on l’a prise. Celle de continuer.
J’ai beaucoup échangé. Avec Christian Dumard. Avec  Brian Thomson aussi. Avec l’équipe à terre. J’ai senti la puissance du soutien. Technique. Humain.
Et puis il y a eu les regards. Celui de mes parents sur WhatsApp. Mes yeux qui ont pleuré ces deux derniers jours, en se demandant si on était folles… ou simplement vivantes.
Et puis on a regardé devant. Avec lucidité. Ça ne va pas être simple. On va encore bricoler. Adapter. Composer.
Mais on y va. Parce qu’on avance encore. Parce que le bateau avance. Parce qu’on fait des milles. Parce qu’on est dans les temps d’une aventure immense.
Parce que personne ne se souviendra d’un chiffre…mais tout le monde se souviendra d’un aboutissement. Parce que, quoi qu’il arrive, on est en train de vivre quelque chose que très peu de gens vivront un jour. Parce que traverser le Sud à 30 nœuds dans 40 nœuds de vent, ça ne s’apprend pas dans un manuel. Parce que passer le Cap Horn en équipage féminin, sur un trimaran, ça ne s’efface pas.
Parce que, si un jour il faut s’arrêter, on saura le faire en conscience.
Mais pas maintenant. Pas ici. »

L’épopée post – Transat Café l’Or de Solidaires En Peloton

décembre, 12Solidaires En Peloton...

Solidaires En Peloton est enfin arrivé à bon port. Hier en milieu de journée, Thibaut Vauchel-Camus et Laurent Gourmelon en ont fini avec leur périple maritime et ont accosté à Saint-Malo, port d’attache du trimaran. Les deux marins, accompagnés de Thaïs Le Cam lors de la première partie de leur convoyage – retour de la Martinique jusqu’aux Açores puis en duo entre Horta et La Corogne et ensuite jusqu’à la Cité Corsaire en ont bavé étant obligé de faire deux escales afin de ne pas mettre leur trimaran dans les dépressions violentes de l’automne. 

Quatrième de la Transat Café l’Or avec Damien Seguin, deuxième des Ocean Fifty Series 2025, Thibaut Vauchel-Camus et son équipe clôturent une belle saison de navigation tout en solidarité envers les 130 000 patients atteints de la Sclérose En Plaques. 

Solidaires En Peloton va désormais être mis au chaud pour le traditionnel chantier d’hiver et le Défi Voile Solidaires En Peloton va se tourner vers 2026 et le grand objectif, le départ de la reine des transatlantiques, la Route du Rhum Destination Guadeloupe, le 1er novembre, qui compte fort pour le guadeloupéen, malouin d’adoption.   

Voyage technique 

 « C’est un vrai projet de convoyer nos bateaux au cœur des dépressions hivernales. J’en suis fier car c’est bon pour la planète plutôt que de mettre notre Ocean Fifty sur un cargo ! Ce convoyage a été l’occasion de refaire des milles sans la pression de la compétition et cela nous a permis avec Laurent, mon directeur technique, d’échanger encore et toujours sur les évolutions à apporter sur Solidaires en Peloton. C’est toujours mieux d’avoir ces échanges en mer plutôt qu’au ponton ou derrière un bureau. C’est un exercice ces convoyages car les organismes sont fatigués. Il faut donc naviguer intelligemment et ne pas se mettre dans le rouge et ne pas confondre vitesse, envie de rentrer et prudence. Nous avons donc effectué deux escales car il y avait 40 nœuds et une mer forte. Notre halte à Horta a été magique avec de belles rencontres. Cela faisait un moment que j’avais envie de m’y poser un peu. Nos voiliers sont également un outil de voyage. » 

Une belle saison 2025

« Nous finissons deuxièmes des Ocean Fifty Series. Nous avons hélas bénéficié de l’abandon de certains de nos concurrents directs sur la Transat Café l’Or. C’est un sport mécanique… Nous prenons cette deuxième position comme une récompense après nos déboires de 2024 où j’avais chaviré en fin de saison. Nous finissons toutes les courses dans le match ! Solidaires En Peloton est en forme techniquement. C’est top ! »

Objectif Route du Rhum

« En vieillissant, tu te rends de plus en plus compte de ton histoire. La Guadeloupe où j’ai vécu toute mon enfance et mon adolescence s’affirme de plus en plus en moi. Elle a de plus en plus d’importance dans ma vie même si je suis également très attaché au pays malouin. Cela serait génial d’être le premier guadeloupéen à la remporter. Je vais tout faire pour. L’accueil que j’ai eu là-bas m’a été droit au cœur. Mon attache est réelle et j’ai vécu des moments de partage très forts lorsque j’y suis passé avec mon bateau après la Martinique. On me dit que j’ai un créole « old school ». Cela m’a beaucoup fait rire. Nous allons maintenant nous concentrer sur cet objectif. Cap sur la Route du Rhum toujours avec de larges pensées pour les patients atteints de la Sclérose En Plaques. Je suis très motivé. » 

Le premier quart du tour du monde

décembre, 12Alexia Barrier...

Routeur, météorologiste, stratégiste, Christian Dumard est surtout un passionné de navigation à la voile. Conseiller météo sur plus d’une dizaine de tentatives de records du tour du monde, en plus de ses conseils auprès d’organisateurs de pas moins de 3 Vendée Globe, 3 Ocean races et 2 Golden Globe, il est, pour les navigatrices de The Famous Project CIC, la voix de la terre qui aide Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson) à décrypter et à déchiffrer la meilleure route pour tourner autour du globe à bord d’un Maxi Trimaran de course au large.

Alors que The Famous Project CIC aborde dans d’excellentes conditions la fin hautement symbolique de la première phase Atlantique de son parcours du Trophée Jules Verne, Christian voit son respect et son admiration pour cet équipage 100% féminin croitre au fil des milles. Son approche toute en humilité et en prudence raisonnée s’avère au regard de l’immensité du challenge, la seule et bonne manière pour ambitionner de « boucler la boucle », et devenir le premier équipage entièrement féminin à finir un tour du monde en équipage et sans escale, avec le meilleur chrono possible.

 Une entrée en matière raisonnée.

Tandis qu’Alexia, Dee et les équipières en terminent avec leur deuxième semaine en mer, plusieurs vérités s’imposent à l’observateur, qui viennent donner à cette aventure hors norme toute sa saveur et toutes ses épices. Jamais cet équipage récemment concocté, n’a navigué aussi longtemps ensemble à bord d’IDEC SPORT. Seules trois de ces femmes ont l’expérience du grand sud, aucune à bord de maxi multicoque. Rarissimes sont celles à avoir navigué en course, en multicoque, autour du monde, et on pense naturellement à Tracy Edwards et ses équipières du catamaran Royal et Sun Alliance, contraint à l’abandon à mi-parcours. Dona Bertarelli sur Spindrift et Dame Ellen McArthur sur le trimaran B&Q Castorama peuvent, elles, se targuer d’en avoir terminé avec un tour du monde en multicoque. « Entrer prudemment dans ce tour du monde relève de la simple intelligence de mer » souligne ainsi Christian Dumard. « Toutes ces navigatrices font preuve d’un grand professionnalisme et d’une prudence mesurée sur ce type de bateau exceptionnel, au regard de l’âge vénérable de ce trimaran lancé en 2006, et au regard de leur ambition de finir cette course. Je suis très admiratif de leur capacité à mettre le curseur au bon endroit et de leur incroyable sérénité. C’est le tour du monde de la bienveillance, du vouloir bien faire, du partage, dans le calme et la bonne humeur mais aussi de la sportivité. Elles prennent le temps d’entrer dans leur course et de prendre toute la mesure de cet incroyable bateau que peu de marins ont su maitriser. Elles progressent chaque jour, chaque mille un peu plus et s’enhardissent sans s’affoler et sans excès. Elles prennent toute la mesure des potentialités, des spécificités du bateau, de ses limites aussi, et vont progressivement, à leur main, le solliciter chaque jour davantage. C’est là une approche très intelligente, qui préserve les organismes et le matériel. »

A la table des Grands…

Alexia le répète à l’envi, les 7 navigatrices et elle-même se sont invitées à la table des grands, sur un Trophée Jules Verne qui n’a vu que d’immenses marins oser tenter de se l’approprier, Peter Blake, Steve Fossett, Olivier de Kersauzon, Bruno Peyron, Franck Cammas, Thomas Coville, Francis Joyon… « Nous naviguons sur les épaules des géants » murmurait avec humilité Alexia Barrier. Leur progressive montée en puissance relève d’un calcul, d’une réflexion assumée. « La mise en route dès le départ a été lente » admet Dumard, « mais justifiée par un état de mer « casse bateau », 4 à 5 mètres de creux dans lesquels elles n’ont pas voulu prendre le moindre risque. Bien leur en a pris et elles ont pu bénéficier ensuite d’un alizé version tranquille, parfait pour continuer leur entrée en matière. Certes, le pot au noir s’est agrandi sur leur passage, et leur a fait subir toute une journée au ralenti. L’alizé de sud-est s’est montré très modéré et l’équipage a pu poursuivre leur apprentissage du bateau, de la longue vie en communauté, et se projeter dans cette première grosse réalité de leur tour du monde, l’entrée dans les régimes perturbés du grand sud. Un enchainement des plus favorable se présente à elles pour rallier le sud du continent africain, dans la nuit de dimanche à lundi prochain, au terme d’environ 16 jours depuis Ouessant. »

L’entrée dans le Grand Sud

C’est déjà la réalité pour l’équipage de The Famous Project CIC en cette fin de deuxième semaine, l’entrée dans les latitudes australes, le « pays de l’ombre » dont elles n’émergeront qu’en parant le Cap Horn, d’ici 3 à 4 semaines.  Le schéma météo immédiat montre des signes de divergence, ce qui laisse penser que le vent va osciller en force. Une ligne de nuages visible sur les images satellites se trouve exactement sur la route du bateau. Les rafales sous ces nuages sont plus fortes que le vent établi, incitant à la plus grande vigilance. L’approche du Cap de Bonne Espérance présente d’emblée un choix de route très marqué, entre une route « normale » au sud, et une route « conservatrice » au nord. L’équipage et les routeurs s’accordent pour rester au nord pendant les 24 à 48 heures à venir afin d’éviter les vents « très forts » et les rafales plus au sud à plus de 60 noeuds. L’option sud est plus rapide mais jugée trop extrême pour un premier contact avec une dépression du sud. La route conservatrice au nord est privilégiée pour réduire la hauteur des vagues et la charge sur le bateau, permettant à l’équipage d’entrer progressivement dans ces nouvelles conditions. A noter, le courant des Aiguilles* est à surveiller de près. Il convient d’éviter les situations où le vent serait contraire au courant, ce qui lèverait une mer dangereuse.

Dans les jours à venir, l’équipage vise à dépasser les vitesses prévues par le routage, de choisir la voile idéale pour le vent variable en journée et prévoir un changement afin d’anticiper un éventuel renforcement du vent ou une visibilité réduite.

*Le courant des Aiguilles est un courant marin de l’océan Indien. Il tire son nom du cap sud-africain des Aiguilles. Il s’écoule le long de la côte est sud-africaine, vers le sud-ouest, et est par endroit mesuré à plus de 4 noeuds.