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octobre, 14Ruyant

Thomas Ruyant prendra le départ de son deuxième Vendée Globe le 8 novembre aux Sables d’Olonne. Le skipper nordiste s’est donné deux objectifs sur ce Tour du Monde en solitaire et sans escale : performer et mettre son engagement au service de l’Inclusion professionnelle des personnes isolées.

LinkedOut, c’est le réseau pro pour ceux qui n’ont pas de réseau.

Depuis 2016, l’association Entourage retisse le lien entre les « inclus » et les « exclus ».
Au-delà des besoins matériels, les personnes précaires ont avant tout besoin de considération pour reprendre confiance et réussir à briser la spirale de l’exclusion. Un autre levier est également central pour se remobiliser et retrouver une place dans la société : l’emploi. Mais sans réseau, aujourd’hui il est très difficile de trouver un emploi. C’est pourquoi Entourage a créé le programme LinkedOut.

LinkedOut lance ce mercredi 14 Octobre sa deuxième promo de 80 candidats en précarité (personnes ayant connu la rue, jeunes sans réseau, personnes récemment arrivées en France…) qui sont aptes et motivés à travailler et accompagnés par un coach – bénévole. LinkedOut, c’est un principe simple : les profils de personnes en précarité sont mis en ligne sur www.linkedout.fr. Chacun d’entre nous est ensuite incité à partager leur CV sur ses réseaux sociaux, pour générer de la visibilité et ainsi des opportunités d’emploi. Eux ont des compétences, nous avons du réseau.

■ Le Vendée Globe, un accélérateur de visibilité. Thomas Ruyant, un marin impliqué
Pourquoi soutenir l’Inclusion ?
« L’inclusion est un sujet que je découvre. Ce projet me fait ouvrir les yeux et j’espère qu’il en sera de même pour d’autres. Toutes les rencontres que j’ai pu faire avec les coachs qui s’engagent ou les personnes précaires qui ont des parcours de vie chaotiques… Tout cela me fait beaucoup réfléchir. C’est évidemment une cause importante, remettre des personnes au travail peut leur permettre de changer de vie. Ce que je sais faire c’est aller vite sur l’eau et je suis super heureux de le faire pour LinkedOut. Je trouve la manière dont Linkedout met en avant l’inclusion est hyper moderne : on cherche à viraliser des CV pour remettre des personnes précaires à l’emploi. Chaque candidat a un coach qui l’accompagne. C’est limpide, pro, moderne… Utiliser la force d’internet pour avancer, c’est vraiment intelligent. On se retrouve totalement dans ce projet. C’est dans l’ADN de ce que l’on fait avec Advens depuis toujours : du digital, de la tech, de l’innovation. Notre sport, la Course au Large est assez précurseur dans cette dynamique de porter des projets sociétaux ».

En quoi ton Vendée Globe peut faire changer les choses ?
« J’ai en effet une responsabilité car ce n’est pas anodin d’avoir LinkedOut dans mes voiles. C’est une grande fierté d’avoir ce très beau bateau qui porte un message très fort. Depuis quelques années, avec toute mon équipe, on a mis des moyens pour être performants, et aujourd’hui nous avons un projet canon à tous les niveaux. On est capable de jouer les premiers rôles. C’est à moi de marquer le but maintenant… Et si j’arrive à marquer, le coup de projecteur sera dingue pour LinkedOut et pour l’Inclusion en général. Je suis bien conscient que ça peut avoir un vrai impact. On va parler de nous, c’est super. J’ai donc une responsabilité en tant que sportif pour leur donner ça… et c’est ce qui m’anime. La course au changement, c’est maintenant ! »

Quelle relation as-tu avec les candidats LinkedOut ?
« On a déjà vécu des moments très forts ensemble. Croiser le chemin de ces personnes-là, ça pique un peu, forcément ! C’est un projet très très riche et c’est ce qui me plait. Il y a un vrai truc qui se passe, ils sont tous hypers fiers de ce bateau qui porte leur message. Tous les candidats vont suivre cette régate planétaire, et l’engagement que je vais y mettre ! Est-ce que ça peut les aider à rebondir ? Je sais que ça va être dur, intense pour moi… peut être que ça peut leur donner de l’énergie, de la motivation. Cette course fait rêver beaucoup de monde, et je suis heureux de pouvoir leur apporter ça. J’espère vraiment que les 80 candidats de cette promotion Vendée Globe trouveront du travail. Aidons-les ! »

Max Sorel, première !

octobre, 8Sailing Together
Maxime Sorel à bord de l’IMOCA V and B – Mayenne à l’entrainement avant le départ du Vendée Globe 2020, Concarneau le 4 mai 2020, Photo © Jean-Marie LIOT

UN PREMIER VENDÉE GLOBE, UNE AVENTURE DE DINGUE

Nouveau venu parmi les skippers en lice pour le Vendée Globe, Maxime n’a pas froid aux yeux. A peine 2 ans d’Imoca dans son sillon, le jeune skipper va vivre pour la toute première fois la plus belle course à la voile en solitaire, traverser tous les océans et connaître tous les décalages horaires, pendant environ 85 jours. Comme plus de la moitié des skippers de cette 9ème édition du Vendée Globe, Maxime Sorel est un bizuth. Il a déjà fait des transatlantiques. A plusieurs et en solo. Mais un tour du monde en solitaire et sans assistance, jamais. Terrifiant, vous avez dit ? Pas pour celui qui navigue depuis toujours et qui a la mer dans le sang. Quand on lui demande comment il appréhende ce premier Tour du monde en solitaire et sans escale, il n’a qu’une réponse : « Bien, super bien ! ». Et précise : « Je prends beaucoup de plaisir à le préparer. On a imaginé tous les scénarios possibles avec l’équipe technique. On a beaucoup étudié les mers du Sud avec ses grosses dépressions. Ma plus grande appréhension est de prendre des prunes dans le Sud. Mais j’ai tout autant envie d’y aller ! ».

« Le départ du Vendée Globe, m’a beaucoup marqué, avec beaucoup de skippers en sanglots on ne sait pas si c’est de peur ou de joie. C’est fort, il faut être prêt à vivre cela, toute cette énergie que le public donne. La transition entre le célèbre chenal et le départ de la course est vraiment courte. Enfin on enfile son ciré et on passe en mode course. J’ai des souvenirs des écluses sur la Route du Rhum c’était déjà un truc de dingue… alors le Vendée Globe…. ! Evidemment ça me donne envie d’y être mais il faut réussir à prendre du recul sur ce qui va arriver. Et en même temps j’ai envie d’être capable d’accueillir ce qui m’arrive. » rendez-vous le 08 novembre 2020 aux Sables d’Olonne pour le départ de cette grande et belle aventure.

INTERVIEW « PREMIÈRE FOIS » !

  • Premier bateau ? One Design 747, un monocoque de 7m47
  • Première fois sur l’eau ? On habitait à Cancale, alors j’y suis allé super jeune, en famille
  • Première course ? Je débute la voile à 8 ans et à 9 ans je fais une régate à Cancale en Optimist. J’étais à l’école de voile de Port Mer.
  • Première victoire ? en Optimist !
  • Premier sport ? J’en ai fait plein ! Le premier devait être le judo
  • Premier de la classe ? Plutôt « assez moyen mais avec de bonnes facultés »
  • Premier travail : ingénieur en génie civil en 2010 pendant 6 ans
  • Première personne dans ton Team ? mon frère Jérémy, embauché fin 2018
  • Première fois en IMOCA ? Juin 2018, à bord de Souffle du Nord qui est devenu depuis V and B – Mayenne. Je l’ai convoyé entre Monaco et Alicante avec Thomas Ruyant. J’ai tout de suite eu des sensations de dingues et des bonnes ondes avec ce bateau.
  • Premier geste sportif le matin ? En fait je prends un top petit dej : fruits frais, thé vert, granola, yaourt de brebis, baies de goji.

Molécule s’attaque au Vendée Globe

octobre, 8Ruyant
Après ses dernières aventures en Arctique ou sur la vague géante de Nazaré, l’artiste Molécule s’associe au navigateur Thomas Ruyant pour son nouveau projet. Il signe une installation artistique autonome et radicale sur l’un des bateaux les plus rapides au monde qui sera au départ du prochain Vendée Globe – tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance – le 8 novembre prochain.
LinkedOut, un bateau pas comme les autres
Le voilier à foils dernière génération – telle une sonde envoyée dans l’espace – s’élancera à travers les océans et captera une matière sonore et visuelle inédite grâce à un dispositif unique : 16 micros, 13 caméras fixes qui capteront de jour comme de nuit l’aventure de Thomas Ruyant affrontant les éléments.
Un projet mystérieux qui se dévoilera dans le temps
Du son, des images, de la musique et de nombreuses navigations en solo avec Thomas Ruyant… De cette matière, de ce vécu, Molécule garde encore tous les secrets. Comme à son habitude, il est certain qu’il nous apportera une oeuvre artistique sensible et singulière sur l’un des plus grands défi sportif, humain et technologique de notre temps. Une immersion au coeur des éléments avec le son comme guide, dans un seul but : être au plus près des sensations extrêmes du navigateur et révéler la beauté foudroyante des entrailles de l’océan.

Affaire à suivre…

Etre rapide plus longtemps !

septembre, 29Ruyant

Le stage d’entrainement organisé au large de Port La Forêt la semaine passée pour un certain nombre de voiliers de la Classe Imoca a été, pour Thomas Ruyant et son équipe de TR Racing, l’occasion de tester dans des conditions de vent et de mer variées, la version deux des foils destinés à équiper LinkedOut durant le Vendée Globe. Thomas Ruyant, en faux solo, accompagné de son média man Pierre Bouras et d’Antoine Koch, concepteur avec le cabinet de Guillaume Verdier de ces nouveaux appendices porteurs, a, en quelques jours, franchi un nouveau palier dans la fiabilisation et la stabilisation de sa navigation en mode « volant ». LinkedOut démarre plus tôt son mode « aérien », le conserve plus longtemps et ceci, dans les « ranges » de vent majoritairement attendu autour de la planète. Le plan Verdier lancé en 2019 poursuit sur un tempo élevé son optimisation. Le skipper nordiste et son équipe s’approchent à grand pas du niveau de performance espéré, et s’installent en toute sérénité dans le compte à rebours vers la date fatidique du départ du Vendée Globe, le 8 novembre prochain.

Stabilité, le maitre mot !

« Nos nouveaux foils dénommés V.2 sont plus longs, plus épais mais aussi plus simples à construire que la première version » explique Antoine Koch, ingénieur naval, navigateur, impliqué au sein de TR Racing dans le développement des voiles et des appendices. « Ce deuxième jeu de foils était programmé dès le départ, car l’importance de ces appendices porteurs sur les Imoca dernière génération est telle, qu’il est inconcevable de ne pas disposer d’un jeu de rechange. Et quitte à construire un second jeu, autant l’optimiser en gommant les faiblesses de la version 1. Cette première version était performante à certains moments, mais « décrochait » beaucoup, c’est à dire que le bateau devenait instable, sujet à des arrêts buffets dans les vagues, créant un niveau d’exigence et d’inconfort difficile à supporter dans la durée. Notre seconde version nous fait incontestablement gagner en stabilité. » 

Un test grandeur nature

Durant un peu plus de 48 heures, LinkedOut a pu de nouveau se confronter au meilleur de la concurrence, dans des conditions de vent soutenues et variées, idéales pour pousser les tests d’efficacité des nouveaux foils du voilier aux couleurs de la course au changement. « On décolle beaucoup plus tôt qu’auparavant, et que beaucoup de nos concurrents directs » poursuit Antoine. « Par 15 à 20 noeuds de vent, sur mer plate, l’effet turbo est phénoménal. Le bateau s’est montré ultra rapide aux allures de reaching, par 15 à 25 noeuds de vent. Thomas a parfaitement géré la prise en main des foils, avec calme et méthode. Ses trajectoires étaient limpides et sa stratégie excellente. Nous avons pu naviguer dans des conditions nouvelles pour le bateau, jusqu’à 45 noeuds de vent au portant. Cette brise très instable en force, qui chutait parfois à moins de 15 noeuds, a rendu difficile de trouver la bonne combinaison de voiles. Mais ce fut très instructif et en découvrant le bateau dans ces conditions soutenues, on a identifié quelques points d’amélioration au niveau du jeu de voile. »

Des choix d’attaquants !

En résumé, LinkedOut n’est pas devenu plus confortable. Il tape encore beaucoup mais son vol est plus linéaire, plus stable, avec beaucoup moins de décrochage et donc une vitesse moyenne élevée que l’on conserve plus longtemps. Idéal pour les longues distances. « La difficulté, mais elle est commune à tous les foilers, c’est de lever le pied, de ralentir pour aller dormir. » précise Antoine. « Il va falloir s’habituer à vivre longtemps à très haute vitesse. Je pense là à la descente de l’Atlantique, qui sera cruciale durant ce Vendée Globe. Grâce à nos choix pertinents de voile, LinkedOut est performant à toutes les allures, sauf peut-être dans le tout petit temps où nos foils et notre large carène nous pénaliseront. Mais sur un Vendée Globe, c’est une configuration rarement rencontrée. Ce n’est de toute façon ni le temps du bateau, ni celui de Thomas, Ministe dans l’âme et dingue de vitesse. Nous avons fait des choix d’attaquants ! Enfin, nous avons fait un gros travail sur la fiabilisation des systèmes électroniques et informatiques embarqués. Les chocs, l’humidité permanente, les vibrations, la vitesse sont des paramètres à maitriser. Mais cela est vrai pour tous les bateaux. »

All Purpose et Adrien Hardy, pour des voiles plus durables !

septembre, 18All Purpose

Adrien Hardy, auteur d’une belle deuxième place sur la troisième étape de la Solitaire du Figaro mercredi à Saint-Nazaire, actuellement quatrième au classement général avant le départ du dernier acte samedi, marin émérite, viscéralement attaché à la protection de l’environnement, navigue actuellement à bord de son Figaro Bénéteau 3 « Océan Attitude » avec une grand-voile composée en partie de lin et conçu par la voilerie All Purpose.

Adrien Hardy : « On ne peut pas toujours repousser nos engagements environnementaux à demain. A un moment donné, il faut passer à l’acte. All Purpose partage ces valeurs et m’a proposé une voile innovante. Je dispose, depuis le départ de la Solitaire, d’une grand-voile qui dispose de 35% de fibres de lin, le reste est du dyneema. J’ai pris un réel risque avant le départ car cette grand-voile n’était pas encore totalement validée en termes de performance pure. Je dois dire aujourd’hui que je ne regrette pas. Le développement n’en est qu’au début mais c’est très prometteur ! »

Fred Moreau, responsable commercial d’All Purpose : « Depuis plusieurs mois, nous avons la conviction qu’il est nécessaire d’avancer sur le sujet de l’impact environnemental de nos voiles. Avec CLM, nous avons cherché un moyen d’intégrer des fibres naturelles dans la membrane. Nous avons fait le choix de remplacer certaines fibres synthétiques par du Lin qui a des caractéristiques de mise en oeuvre proches. Nous connaissions l’engagement d’Adrien et sa volonté de bouger les lignes. Nous lui avons proposé de lui mettre à disposition une grand-voile expérimentale. Nous savions qu’Adrien serait prêt à prendre le risque mais serait sans concession sur la performance. Les premiers retours qu’il nous fait nous permettent d’entrevoir la suite à donner à cette expérience pleine de promesses. Je tiens à remercier Adrien pour son engagement. C’est grâce à des personnes comme lui qu’on réussira à faire évoluer les mentalités. La grand-voile d’Adrien est une première étape dans nos recherches. Nous planchons sur des concepts qui incorporeront beaucoup plus de fibres naturelles et de composants biosourcés. »

 

 

septembre, 16BLOG

Quelques belles retombées ces derniers jours :

https://www.franceinter.fr/emissions/esprit-sport/esprit-sport-13-septembre-2020?fbclid=IwAR2HBnX5TKckyBpXU0FNdS6s39JCOjPzqtAMtXJtn6nd_Y2nRYeK-ES1Yo0

https://www.6play.fr/le-1945-p_1058/19-45-du-dimanche-13-septembre-c_12717043?fbclid=IwAR2HBnX5TKckyBpXU0FNdS6s39JCOjPzqtAMtXJtn6nd_Y2nRYeK-ES1Yo0

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/vendee-globe/vendee-globe-thomas-ruyant-c-est-bon-signe-qu-on-me-classe-parmi-les-favoris-c72b849e-f0ee-11ea-9e81-ea48d8449d9c

https://www.ouest-france.fr/sport/voile/solitaire-du-figaro-alexis-loison-il-faut-se-mefier-de-tout-le-monde-6962077

https://www.parismatch.com/Actu/Sport/Maxime-Sorel-Le-bizuth-du-Vendee-Globe-1691627

https://www.meretmarine.com/fr/content/le-belem-reprendra-la-mer-demain-apres-des-mois-de-confinement

https://www.20minutes.fr/societe/2856295-20200909-comment-linkedout-permet-retour-emploi-contre-vents-marees

 

 

La rentrée LinkedOut – Vendée Globe

août, 31LinkedOut

C’est la rentrée pour toute l’équipe de LinkedOut – Vendée Globe. Son objectif, à travers le tour du Monde du navigateur Thomas Ruyant, est de continuer à insérer le plus grand nombre de personnes en précarité grâce à son réseau professionnel et novateur www.linkedout.fr et d’instiguer une course au changement en faveur de l’Inclusion en fédérant un maximum d’entreprises.

>> Une promotion de 80 candidats sera présentée très prochainement sur la plateforme

>> Une partie de cette promotion se rendra à Lorient le 9 septembre afin de rencontrer Thomas Ruyant. Ce dernier, troisième de la Vendée – Arctique – Les Sables, participera au Défi Azimut du 9 au 13 septembre et sera au départ du Vendée Globe le 8 novembre à bord de LinkedOut (invitation presse ci-dessous pour le 9)

>> Les 80 personnes en précarité sont accompagnées par des coachs dans leurs recherches d’emploi. Quelques entreprises sont déjà sur les rangs afin d’embaucher les nouveaux profils

En attendant, zoom sur Anaïs, candidate LinkedOut :

Sa mère vit en Vendée. Inéluctablement, Anaïs connaît le Vendée Globe et va suivre avec passion le tour du Monde en solitaire 2020 car le voilier LinkedOut, skippé par Thomas Ruyant, va la représenter ainsi que toutes les personnes en précarité qui recherchent un emploi. « Je vais être de tout cœur avec lui. Je trouve ça génial d’avoir un voilier aux couleurs de LinkedOut sur cette grande épreuve. J’espère que sa médiatisation va permettre à beaucoup d’entre nous de trouver un travail. Je trouve que l’idée du Vendée Globe de LinkedOut peut apporter beaucoup de choses et c’est une forme de partenariat différente. LinkedOut n’est pas un produit mais une belle cause au service de l’Inclusion. » Témoignage…

Elle a 25 ans. Comme de nombreux profils présentés sur la plateforme LinkedOut, Anaïs n’a pas eu un parcours facile et cherche depuis quelques années ardemment un job afin d’épouser une vie normale. « Je suis née en Eure et Loire non loin de Dreux. Ma scolarité a été difficile. J’ai arrêté l’école à 17 ans. J’ai rencontré mon conjoint à 18 ans et nous sommes partis dans le 91 chez ses parents. J’ai enchaîné alors les formations rénumérées, les stages dans la vente, mais je n’ai jamais réussi vraiment à m’insérer. Et puis je suis tombée enceinte, pour mon plus grand plaisir, à 21 ans. Au bout de deux mois de grossesse, mon beau-père nous a mis à la porte et nous nous sommes retrouvés à la rue. Je suis restée jusqu’à mes 8 mois de grossesse sans domicile, dans des squats… Médecin du Monde m’a alors repéré et nous a trouvé un hôtel. Trois semaines après, j’ai accouché d’une petite Irina. Hélas, à cause d’une vieille affaire, mon conjoint a été emprisonné. Je me suis retrouvée seule. On voulait me retirer ma fille. Une amie, une très bonne amie, a décidé de me loger en co-location. Depuis, mon homme est sorti et nous vivons voilà maintenant depuis 3 ans dans un hôtel social. J’ai toujours cherché du travail mais ma situation n’était pas très convaincante auprès de futurs employeurs. On m’a présenté Entourage puis LinkedOut. Je suis très, très heureuse de faire partie des profils qui sont poussés sur LinkedOut.fr. Je crois en moi et ma capacité à séduire une entreprise et, peu à peu, retrouver une certaine forme de dignité. »  

L’expérience et l’envie : deux atouts majeurs pour Alexis Loison

août, 26Loison
Alexis Loison, skipper du Figaro 3 RŽgion Normandie, ˆ lÕentrainement avant sa participation ˆ la Solitaire Hurgo Le Figaro 2019, le 25 mai 2019, photo © Jean-Marie LIOT

La Solitaire du Figaro arrive à grands pas. C’est en effet dans moins d’une semaine que le coup d’envoi de l’épreuve sera donné. Au programme : trois étapes de 500 milles et plus, puis un run de 24 heures entre Saint-Quay-Portrieux, Dunkerque et Saint-Nazaire. Un menu à la fois complet et technique. Truffé de pièges aussi. Dans ce contexte, qui succèdera cette année à Yoann Richomme, le tenant du titre ? Les pronostics sont ouverts mais restent hasardeux puisqu’une nouvelle fois, plus de la moitié de la flotte peut prétendre à la victoire. Pour ce qui le concerne, Alexis Loison est d’ores et déjà fin prêt à en découdre. Le skipper du Figaro Bénéteau 3 aux couleurs de la Région Normandie, qui s’apprête à participer à l’épreuve pour la 15e fois, aborde en effet cette 51e édition avec un maximum de fraîcheur et d’envie. Longtemps éloigné des plans d’eau ces derniers mois, d’une part, en raison de la période de confinement liée à la crise sanitaire et, d’autre part, à cause d’une intervention chirurgicale au genou subie début juin, le Cherbourgeois est regonflé à bloc et il espère bien réussir à se hisser sur le podium de la course dont il est toujours passé si près, en particulier l’an dernier.

« On attaque la dernière droite ! », se réjouit Alexis Loison. Lui qui a dû faire l’impasse sur la Solo Maître CoQ et la Solo Guy Cotten pour laisser le temps à son genou de se remettre, ne cache pas son impatience de s’aligner au départ de la Solitaire du Figaro, la course phare du Championnat de France Elite de Course au Large. « Je me serai évidemment bien passé de cette histoire de blessure mais c’est comme ça. Un coup de pas de chance. Le positif, c’est que le fait de ne pas avoir beaucoup navigué cette année booste mon envie. Je ne sais pas ce que ça va donner mais je pars clairement avec le même objectif que je m’étais fixé au départ », détaille le skipper Région Normandie. Un mal pour un bien ? Dans tous les cas, le Cherbourgeois a décidé de ne pas se mettre trop de pression sur les épaules. « La Solitaire réserve toujours plein de surprises. C’est toujours très compliqué de faire des pronostics et cela reste vrai pour cette édition. Quoi qu’il en soit, je vais faire de mon mieux. Je suis en forme, mon bateau est prêt et j’ai de belles voiles », souligne le marin qui a pu constater, lors de ses derniers entraînements à Port-la-Forêt, qu’il avait la vitesse. « J’ai réalisé différents speed-tests avec des gars comme Fred Duthil, Pierre Leboucher ou encore Tom Laperche, qui sont de bonnes références et j’ai pu voir que j’étais bien dans le match », précise le Normand.

Ne pas sous-estimer les difficultés

Cinquième de la dernière édition, Alexis Loison espère légitimement réussir à se hisser sur le podium cette année. « L’an passé, il m’a maqué un truc. Cela fait un an que je ressasse et que j’essaie de corriger des choses pour parvenir à faire mieux », relate le navigateur qui a terminé à sept reprises dans le Top 10 de l’épreuve depuis 2012 et qui aimerait naturellement bien faire partie du tiercé gagnant. « Je sais que j’ai quelques atouts. De plus, le parcours de cette 51e édition me plaît bien », avoue-t-il. De fait, le tracé va les mener, lui et ses adversaires, du côté des célèbres phares du Fastnet et de Wolf Rock avec, à la clé, avec plusieurs traversées de la Manche, des contournements de rails, puis des cailloux et du courant en pagaille. « J’aime régater en Manche. C’est mon terrain de jeu de prédilection mais je sais aussi qu’il est très piégeur. Être du coin n’est certainement pas synonyme d’avantage », assure Alexis qui ne minimise pas les difficultés techniques qui vont jalonner les quatre étapes, en particulier la troisième longue de 504 milles entre Saint-Quay-Portrieux et Dunkerque. « Cette dernière promet de potentiels gros retournements de situations avec les passages d’énormes barrières telles que le raz de Sein, le raz Blanchard ou Barfleur, entre autres. Je pense qu’elle peut vraiment faire mal. En tous les cas, sur le papier, elle me paraît redoutable », termine Alexis Loison dont les premiers atouts seront indiscutablement l’expérience et l’envie.

 

Tout autour du Vendée Globe

août, 25Sailing Together
Sortie de lÕeau de lÕIMOCA V and B – Mayenne, skipper : Maxime Sorel pour un chantier dՎtŽ avant le dŽpart du VendŽe Globe, le 8 novembre prochain, Concarneau le 3 aožt 2020, photo © Jean-Marie LIOT – www.jmliot.com

Depuis deux ans, la vie de Maxime Sorel est totalement tournée autour de sa future participation à son premier Vendée Globe et cette focalisation s’accélère franchement à un peu plus de deux mois du grand départ le 8 novembre des Sables d’Olonne. Ce jour, le voilier V and B – Mayenne a été remis à l’eau après trois semaines de chantier et va attaquer sa dernière grande ligne droite avant l’échéance planétaire.

11ème de la Vendée – Arctique – Les Sables, premier au classement des monocoques de 60 pieds à dérives droites, Maxime Sorel a enchaîné en juillet avec 12 jours de partage en mer avec ses partenaires. V and B – Mayenne a été ensuite sorti de l’eau pour trois semaines de chantier à Concarneau. « Nous avons démonté les pièces usées afin de les remplacer » indique le sportif cancalais. « Nous avons contrôlé l’ensemble de notre machine et nous avons décortiqué toutes les notes techniques que j’avais prises lors de la Vendée – Arctique. »

Maxime a ensuite pris 4 jours de vacances dans le Sud-Ouest afin de recharger les batteries et de penser à autre chose que le Vendée Globe. « Cela m’a fait du bien de décrocher un peu, de voir d’autres paysages et de surfer. » Puis l’ambassadeur de Vaincre la Mucoviscidose a participé, le week-end dernier, au trophée des Multicoques Baie de Saint-Brieuc à bord du Multi50 de Gilles Lamiré. « Naviguer sur un autre voilier que mon V and B – Mayenne et autrement m’a beaucoup plu. Les Multi50 atteignent assez facilement les 40 nœuds ! Dès mon retour à Concarneau hier et aujourd’hui, nous nous sommes concentrés sur la dernière mise à l’eau de V and B – Mayenne. Je dois dire qu’elle était particulière car il ne faut pas oublier certains détails lors du matage et du quillage. »

Au programme du team V and B – Mayenne : deux fois trois jours de navigation au large, une participation au Défi Azimut du 9 au 13 septembre à Lorient et puis viendra le temps du convoyage en direction de la Vendée pour le départ du Vendée Globe. « Il n’y a plus beaucoup de navigations à venir. La Vendée – Arctique – Les Sables nous a rassuré sur de nombreux points et je me sens serein pour la suite des opérations. Je vais enchaîner pas mal de sollicitations avec la conférence de presse parisienne de l’épreuve le 17 septembre, les virades de l’espoir de l’association Vaincre la Mucoviscidose le 27 septembre… Le gros du travail va être lié à la logistique avec l’avitaillement en nourriture, la préparation de mes vêtements et un maximum de repos afin d’être prêt et reposé le jour J. J’ai déjà hâte d’être aux Sables à bord de mon voilier ou sur le stand de V and B – Mayenne » termine Maxime.