Julia Simon : laisser revenir l’envie

Ce n’est que début juin dernier que Julia Simon s’est remise à l’entraînement, à l’issue d’une saison 2025-2026 particulièrement réussie et d’un printemps tout entier consacré à se ressourcer. La triple championne Olympique de Milan-Cortina a volontairement prolongé la nécessaire coupure entre deux saisons, désireuse de renouer avec les choses simples de la vie avant de replonger avec envie dans la frénésie de sa carrière de biathlète. L’heure n’est pas encore aux objectifs ni aux ambitions. Le plaisir du tir, de l’effort, de la glisse et de la concentration revient naturellement et Julia laisse progressivement s’installer en elle son appétence naturelle pour la compétition et la gagne. L’été s’achève et la préparation monte progressivement en puissance, à coups de stages, de ski roulettes et bien entendu de tirs, un domaine où chez Julia, les bonnes sensations ne tardent jamais à très vite revenir.

Un long break bienvenu.
« J’ai profité du printemps pour voir un peu mes amis, pour faire aussi un peu la fête. Je suis pas mal montée à Paris, pour profiter un peu de la capitale et du bruit. Il est vrai que je ne prends habituellement pas beaucoup le temps de vivre des moments comme ça. Je me suis aussi octroyée une vraie semaine de vacances où je suis partie à la mer. Mais sinon, j’ai vraiment pris le temps de voir les amis, de faire des choses un peu différentes de ma routine sportive, et ça m’a fait vraiment du bien. »

Une reprise tardive
« J’ai repris l’entraînement un petit peu plus tard que d’habitude, début juin. J’ai fait une coupure totale de quelques semaines. A l’issue de la saison, je n’avais plus du tout le goût au sport. J’ai ressenti le besoin de tout couper. Et j’ai pris le temps de faire d’autres choses et de voir les amis surtout.
L’envie de refaire un peu de sport est revenue assez rapidement en juin. J’ai eu besoin de plus de temps mentalement. J’ai donc fait une reprise plutôt physique au printemps et je n’ai retouché la carabine qu’à partir de fin juin à peu près. Ça m’a demandé plus de temps pour me remettre au tir. Je n’étais pas prête mentalement à me replonger dans les exigences de cet exercice. »

L’aisance naturelle au tir
« La cara, ça revient vraiment vite. A partir du moment où il y a l’envie, les sensations reviennent vite. Au début, on se dit « est-ce que je vais encore savoir faire ? »  Il est vrai que la sensation de la posture du tir à la carabine n’est pas très agréable. Ça tire un petit peu partout dans le corps. Et puis, au bout de deux séances, c’est reparti. »

Endurance d’abord !
« J’ai commencé par un travail d’endurance mais en douceur, car j’ai tendance à avoir des petits problèmes de pieds et de chevilles, donc un peu de vélo, des petits footings pour préparer déjà mes pieds et une montée en puissance régulière en course. L’été, on profite des bons moments, des bonnes températures d’entraînement, malgré la canicule qui nous a contraint à adapter nos horaires. »

Un peu de compétition…
« On a remis le dossard de compétition en Norvège pour un Festival. Au mois d’août, c’est toujours bien de remettre les dossards pour faire du tir dans des conditions de stress et aussi d’excitation, quand on est essoufflé.
Les compétitions sérieuses vont revenir pour nous donner un peu de réponses quant à la qualité de la préparation. Ma routine d’entraînement me convient bien, mais j’avoue qu’à présent,  après ce bel été, je commence à avoir envie de mettre les dossards, de réduire un petit peu le volume horaire pour passer à de l’intensif, et de faire plutôt des compétitions ou du moins des séances qui me préparent à la compétition de cet hiver. »

Des roulettes à la glisse…
« Avec l’âge, j’apprécie de mieux en mieux l’alternance roulettes-skis. Je n’ai plus besoin de temps d’adaptation comme quand j’étais plus jeune.
A présent, de manière immédiate, je suis tout de suite techniquement bien placée. Donc, en fait, ça se passe vraiment bien. On prend plus de plaisir l’hiver sur la neige forcément. On est dans un environnement qui nous correspond plus. Mais en termes de travail technique, de gestuelle, le travail sur roulettes est le même qu’à skis, donc c’est vraiment bien pour nous permettre de nous entraîner avec une technique qui ressemble autant au ski. »

Les skis, bientôt !
« On est censé aller en Autriche sur un glacier de Ramsau en octobre. Mais avec toute la canicule et avec tout ce qui s’est passé, les glaciers ont dû beaucoup fondre, donc on attend de voir s’il y aura de la neige ou pas. Sinon, ce sera fin novembre pour la reprise. Il n’y a pas de révolution technologique d’une année sur l’autre en termes d’équipements, on est sur des choses acquises, des choses connues, avec des réglementations qui ont évolué sur les fartages. »

Dans le bon tempo
« La préparation estivale s’est vraiment bien passée. Je suis très contente. Physiquement, je ne suis jamais quelqu’un de très impressionnant l’été. Il me faut toujours des compétitions. J’ai tendance à dire que je suis un vrai diesel. J’ai besoin d’intensité, mais ça viendra avec le temps. Mais je suis satisfaite du travail que j’ai fait cet été. »

Le passé et l’avenir
« Je fais table rase des bons résultats du passé. Ça fait 4 ans que les saisons sont toujours aussi belles les unes que les autres. Quand je prends un peu du recul, je me dis qu’à un moment, ça va s’arrêter, ça va être difficile. Il faut savoir profiter des instants à venir. Oui, je fais table rase et en même temps j’arrive avec de la confiance. Mes titres, on ne me les enlèvera pas. Je peux aussi m’appuyer sur mon expérience. En tout cas, j’ai toujours envie de prendre autant de plaisir. C’est aussi ça qui fait que je suis toujours là, parce que je prends beaucoup de plaisir, que ce soit à l’entraînement ou en compétition. Donc j’ai toujours autant envie de vivre les moments de stress de la compétition. »

Sérénité !
« Après le tumulte des dernières années, je me sens plus sereine. C’est comme si j’avais accompli les choses dont j’avais toujours rêvé étant enfant. Un objectif, ça te fait vivre, tu ne sais jamais si tu vas y arriver, mais ça te fait te lever le matin. Et là, de les avoir atteints, oui, ça m’amène beaucoup de sérénité. »

Aujourd’hui, je laisse venir les choses parce qu’en termes d’objectifs de résultats, je n’ai pas du tout encore réfléchi à ça. J’ai envie de vivre les moments intensément. Je pense que l’objectif, ce sera de faire de belles compétitions. Je ne m’impose pas de performer à tel endroit, ou de jouer tel Globe. Ça prend tellement d’énergie mentale et que ces quatre dernières années m’ont pris tellement d’énergie. Depuis cette année, j’ai juste envie de faire du beau biathlon, me faire plaisir, faire les choses très posément, très calmement, aimer faire des performances. Bien sûr, je ne vais pas prendre le départ pour faire de la figuration, mais peut-être aborder les choses avec plus de relâchement.

Et la nouvelle saison ?
« Je sais que cette année, je ne pourrai pas faire le nouvel an avec les copains. Il y a des rendez-vous qui me tiennent à cœur, comme le Grand Bornand, avec du monde, à la maison, c’est toujours un bel événement. Il y a la famille, il y a des amis. Donc ça forcément c’est une date importante. Il me manque une victoire au Grand-Bornand, donc ça je commence à y penser de plus en plus, à me dire qu’il faudrait que je sois performante.
Et à Oslo aussi. Je n’ai jamais gagné à Oslo. Et il y a forcément les championnats du monde en février où on n’a pas envie de passer à côté. »

La concurrence ?
« C’est toutes les années pareil, la première Coupe du monde, on va toutes arriver motivées, on va se jauger, on va se regarder en chien de faïence. Personne n’est irremplaçable, donc forcément qu’il y a des gros noms qui vont arriver aussi. Et c’est intéressant aussi de se sentir poussée par les petites jeunes. »  

Julia Simon entre dans l’histoire

Julia Simon, que TB Press accompagne en relations presse, décroche à l’instant une troisième médaille d’Or Olympique suite à la performance MAJUSCULE du relais féminin (Julia, Lou, Camille et Océane). La championne entre dans l’histoire puisqu’elle est la première française à remporter 3 médailles en OR sur des Jeux Olympiques d’Hiver. Elle rejoint les légendes Fillon-Maillet, Fourcade et Killy, 34 ans après la médaille d’Or d’une équipe de France féminine biathlon aux Saisies, la station de Julia. Epoustouflant !

 

Julia Simon, première médaille d’Or Olympique !

C’est le seul titre qui manquait à son palmarès. Julia Simon est championne Olympique de biathlon en relais mixte. La championne des Saisies, avec Lou Jeanmonnot, Quentin Fillon – Maillet et Eric Perrot, remporte le graal ! 10 fois championne du Monde, lauréate du gros Globe de Cristal, Julia entre dans la légende du biathlon et a frappé fort hier sur les Jeux Olympiques italiens en démontrant à nouveau au grand monde ses qualités de finisseuse.

TB Press est fière d’accompagner Julia en relations presse… La quinzaine Olympique a formidablement débuté pour Julia !

 

Julia is back !

Retour de Julia Simon à la compétition et dans les médias !

Vive le biathlon et le sport !

https://rmcsport.bfmtv.com/sports-d-hiver/biathlon/biathlon-incroyable-que-les-gens-soient-aussi-agressifs-julia-simon-denonce-des-messages-haineux-jeanmonnot-deuxieme-du-sprint-au-grand-bornand_AV-202512180662.html

https://www.lequipe.fr/Biathlon/Actualites/Julia-simon-apres-le-sprint-du-grand-bornand-ce-groupe-france-merite-de-la-serenite-et-du-calme/1627978

https://www.ouest-france.fr/sport/biathlon/julia-simon/biathlon-julia-simon-justine-a-bien-ramasse-sur-les-reseaux-moi-aussi-personne-ne-devrait-vivre-ca-b354597e-a2ae-11f0-a698-dbf3ac8f3cb6

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Victime d’une entorse de la cheville droite, Julia Simon adapte sa préparation

Quatre fois titrée lors des derniers championnats du monde de biathlon à Lenzerheide, la savoyarde Julia Simon se voit contrainte, quelques semaines après sa reprise d’entrainement, d’adapter sa préparation à la saison 2025-26, contrariée par une entorse à la cheville droite survenue en mai dernier lors d’un footing d’entrainement.

En collaboration avec ses entraîneurs, elle a modifié son programme de préparation à la saison hivernale, désormais et pour encore quelques jours, axé sur l’aérobie avec de belles séances à bicyclette. « Je me sens physiquement bien, plutôt « fit ». Je prends soin de moi, en évitant la station debout, au profit du vélo, avec, pour quelques jours encore, ma cheville dans une botte adaptée. C’est un contretemps, que je mets à profit pour travailler différemment. Le programme derrière la carabine en bénéficie. Je profite de l’été, de cette période où la neige et la glisse semblent encore loin. Je partirai comme prévu le 23 juin en stage avec les filles de l’équipe de France. Là encore, mon programme sera adapté à l’évolution de cette entorse. Je sais que l’intensité de la préparation reprendra au gré de ma guérison. »

Julia Simon ; la tête plus forte que les jambes

Epuisée, vidée, rincée… mais heureuse. Julia Simon termine sur les rotules une éprouvante saison 2024/2025. Mais quelle saison! jugez plutôt! Troisième de la coupe du monde et deuxième Française, avec 4 podiums et deux victoires, la Beaufortaise a surtout, et pour la deuxième saison consécutive, éclaboussé de toute sa classe, de tout son talent et de sa hargne les championnats du monde de Lenzerheide (Suisse), dont elle revenait illuminée de quatre breloques en or! Année à succès, année contrastée, mais année une nouvelle fois à marquer d’une pierre blanche dans une carrière qui se singularise désormais au sommet des hiérarchies nationales et mondiales. Julia Simon tutoie en effet au nombre de victoires la légende Française Sandrine Bailly, et rejoint avec 4 titres mondiaux Marie Dorin-Habert, à deux unités de Magdalena Forsberg et Liv Grete Poirée (6 titres chacune).

Le talent et la gniac !

« Je fais l’impasse sur le 72ème tournoi des Douanes programmé la semaine prochaine en Italie! » Julia Simon a rangé sa carabine, et n’aspire même plus à profiter à ski des dernières neiges.  » Cette saison a été très épouvante » explique-t’elle. « Je n’ai jamais véritablement trouvé mon pic de forme, et j’ai dû toujours m’appuyer à ski sur le combat. » Car de combattante, Julia en a en effet étalé toutes les facettes, accrocheuse en diable lorsque les jambes ne répondait plus exactement à ses insatiables ambitions. C’est bien la tête, plus souvent que les jambes qui a porté la savoyarde en tête des courses. A l’image de son tir, exercice cérébral par excellence, qui rarement l’aura trahi, lui permettant notamment de signer cette éclatante victoire sur l’Individuel des Championnats du Monde avec un époustouflant 19 sur 20. « J’ai pu à plusieurs reprises pratiqué mon biathlon » insiste-t’elle « J’ai signé de nombreux 10/10 ou 20/20 qui confirment le bien fondé de ce que j’ai mis en place lors de ma préparation. Je n’ai pas toujours eu les jambes que je voulais et j’ai beaucoup pioché physiquement. J’ai puisé loin dans mes ressources mais j’ai su trouver mentalement beaucoup de force. Cette victoire sur l’Individuel des Championnats du Monde m’a permis de véritablement reconstruire mon biathlon, car ce format n’était a priori pas mon favori. J’ai longtemps ressenti une sorte de fatigue mentale, que j’ai combattu pied à pied pour terminer cette saison avec au final beaucoup de satisfactions. J’en ressors grandie! »

J’aspire au repos !

Julia va désormais couper drastiquement avec le biathlon. « J’aspire au repos et à la sérénité. Je vais certainement partir en vacances, et me laisser porter par mes envies, ou mes non envies, histoire de recharger tranquillement mes batteries mentales. J’ai beaucoup appris sur moi-même ces dernières semaines, sur ma capacité à m’accrocher, à rebondir, à lutter contre moi-même. Je vais certainement modifier mon approche du biathlon, de ma préparation, en me projetant course après course, pas au-delà. Je dispose à présent d’une certaine expérience et je veux en jouer, faire preuve de maturité, savoir trouver la fraicheur au bon moment, rester dans mon biathlon, à l’image peut-être d’une Franziska Preuss, redoutable d’intelligence en course. »

Rendez vous en novembre, avec les JO en point de mire.

Place donc au relâchement, au lâcher prise pour Julia Simon, qui ne se voit pas renouer avec le biathlon et sa préparation avant la fin mai. « Je vais prendre du temps pour moi, et faire ce que j’ai envie. » Rendez-vous donc le 29 novembre en Suède, à Oestersund, pour une nouvelle saison que les Jeux Olympiques d’Antholz-Anterselva (Italie) viendront animer du 8 au 22 février 2026. Une date à n’en point douter déjà gravée en lettres d’or dans l’agenda de Julia.

Palmarès saison 2024/2025

Deux victoires en Coupe du Monde.
Trois 2eme places.
Une 3eme place.

Championne du monde de l’individuel.
3 fois championne du monde de relais.

Une victoire en relais féminin.
Deux 2emes places en relais féminin.
Deux 3emes places en relais féminin.

Julia Simon, de nouveau reine des Mondiaux à Lenzerheide : « J’ai fait mon biathlon »

Imperméable aux qualificatifs les plus élogieux venus saluer ses récentes performances, Julia Simon se remet doucement, méthodiquement des intenses émotions, tant physiologiques que psychologiques des derniers championnats du monde disputés la semaine dernière à Lenzerheide en Suisse. La Beaufortaine, déjà symboliquement déclarée reine des Mondiaux l’an passé à Nove Mesto (Rép. Tchèque), se présentait cette année nimbée d’incertitude, après un début de saison en pointillés. Elle repart avec une nouvelle quadruple couronne mondiale, quatre médailles d’or dont une particulièrement chère à son coeur, celle de l’Individuel qui lui avait échappé l’an passé, sur ce format si exigeant. Elle franchit une nouvelle étape dans la hiérarchie mondiale des athlètes les plus sacrées sur des championnats du monde, avec désormais 13 médailles dont 10 en or, qui la placent à égalité pour la cinquième place des biathlètes féminines les plus titrées, à quelques longueurs de la légende Norvégienne Marte Olsbu-Roiseland.

Retrouver le naturel…
Actuellement 4ème de la Coupe du Monde, et dans le haut des classements des différents formats du biathlon, c’est pourtant sur la pointe des skis que Julia se présentait au départ de ces championnats du monde avec en tête un seul mot d’ordre, « simplicité ». Ou comment évacuer d’emblée la pression héritée de Mondiaux stratosphériques réalisés l’an passé, couronnés déjà de quatre titres. « Lenzerheide constituait bien l’objectif prioritaire de ma saison » avoue-t’elle. « Je me suis préparée de manière idéale aux Saisies, et la forme physique est revenue au bon moment. J’ai senti que j’avais la condition pour jouer devant. Cela met en confiance pour le tir et les bonnes sensations se sont enchainées. Le biathlon est un tout, un indissociable ensemble. Il me fallait retrouver mon naturel, faire « mon »  biathlon. »

Régularité au plus haut niveau
4 titres en 2024, et 4 titres en 2025. Julia écrase les bilans. Elle est désormais titrée sur tous les formats dont l’Individuel. « Ce n’est pas mon format favori, celui pour lequel je ne me sens pas taillée, et je ressens une grande fierté pour ce titre et pour mon bilan sur ces deux saisons. Il témoigne de ma régularité, de ma consistance au plus haut niveau. »

Surfer sur cette dynamique
Si Julia termine ces championnats du monde sur les genoux, elle conserve cependant intacte son envie de performer sur la fin de saison. Trois grands rendez-vous l’attendent dans le cadre de la Coupe du monde le mois prochain, à commencer dès le 6 mars prochain par Nove Mesto en République Tchèque. « J’ai quelques jours pour récupérer, refaire de l’énergie. Il me faut rester moi-même, simple et naturelle. Je veux m’appuyer sur ma forme actuelle et sur mon capital confiance pour terminer cette saison en beauté. Je suis en tout cas fière d’être au niveau des championnes que j’admirais plus jeune… »

Julia Simon, sans fard ni esbrouffe !

Le biathlon, rien que le biathlon mais tout le biathlon. A la veille des championnats du monde de Lenzerheide en Suisse, du 12 au 23 février prochains, la savoyarde Julia Simon  poursuit la lente et méticuleuse construction de cette alchimie unique qui est l’essence de son sport, ce mélange d’optimisation physique et d’excellence mentale, pour allier performance à ski, et précision derrière la carabine. Actuellement 4ème de la Coupe du Monde, et deuxième tricolore après l’étape d’Antholz – Anterselva, la native d’Albertville vient de rajouter cet ingrédient souvent essentiel et décisif dans la quête de résultats au plus haut niveau, le plaisir. Elle avait l’an passé éclaboussé de toute sa classe les Mondiaux de Nové Mesto, remportant 4 titres dont deux médailles d’Or individuelles. La barre est haute pour retrouver ce niveau de performance, mais Julia est plus que jamais habitée de cette même rage de vaincre qui l’a l’an passé portée sur les plus hautes marches des podiums.

Le goût de l’effort.
D’une nature profondément ancrée dans les valeurs de la terre, et de ses Alpes natales, Julia chérit et entretient le goût de l’effort et du dépassement de soi. La hargne, la bagarre, la confrontation au contact est souvent son carburant pour forcer les décisions. Si la pratique du ski, Alpin puis de fond, s’est vite imposée comme une évidence au sein de son club des Saisies, le tir lui est venu par amusement, par jeu. « Une révélation » avoue t’elle, « Surtout en position debout, où j’ai très tôt montré de grandes facilités et un tir très naturel. »  Loin de ses montagnes, peut-être aurait elle pratiqué l’athlétisme qui l’inspire. L’effort, encore et toujours. Le fond devient son terrain d’expression, qui la pousse à explorer ses limites.

Pilier de l’équipe de France
La France est, avec la Norvège, une des nations phares du biathlon. Et les féminines de briller particulièrement grâce à un renouveau perpétuel de ses cadres. Julia est ainsi une des locomotives de l’équipe tricolore, bien consciente de l’extraordinaire émulation qui propulse chaque année de nouveaux talents au firmament de l’équipe. A 28 ans, Julia se sent en maitrise de son art et compte bien atteindre son paroxysme à l’occasion des prochains Jeux Olympiques, en 2026 en Italie. « Je sais ce qui fonctionne, comment aligner mes planètes entre tir et condition physique. J’ai désormais une bonne dose d’expérience dans la gestion des courses, du stress, de la pression. Il me faut juste savoir être moi-même, en constance. »

L’équilibre entre sport et travail du bois.
« J’ai fait très tôt le choix du biathlon, dès le lycée où peu de matière m’intéressait. Issue d’une famille d’agriculteurs, et à l’heure des choix de filière, j’ai très vite ressenti une appétence, un intérêt pour la menuiserie et le travail du bois. J’ai donc fait un CAP et je découvre depuis les vertus apaisantes du travail de cette manière. J’y apprends la patience, le goût du travail bien fait. Je suis engagée auprès du fonds de dotation ONF agir pour la forêt. C’est aussi le parfait dérivatif qui m’extraie totalement de l’omniprésence du biathlon. En ferai-je mon métier ? C’est à voir, car le biathlon m’a aussi fait découvrir le monde. J’ai envie de communiquer, de partager. Le sport féminin doit prendre toute sa place dans la société, et j’aimerai m’y engager… »

Une ambition intacte.
« Oui, je veux toujours plus. Je n’ai pas le sentiment d’être rassasiée de titres. J’ai toujours envie de grandir et de découvrir. Je veux renouveler ces expériences de biathlon complet, bien réalisé, en maitrise. C’est pour cela que je travaille et que je m’accroche dans les moments de doute. »

En bref :
Né le : 09 octobre 1996, à Albertville
12 victoires individuelles
1 gros globe (2022 / 2023)
5 petits globes (Relais dames 2023 / 2024, poursuite, mass start, relais mixte, relais dames 2022/2023)