Peter Pan est malouin…

L’oeil espiègle, la mèche rebelle, il tournoie et virevolte depuis de 15 ans en apesanteur autour des mâts de ses voiliers à une deux ou trois coques. Tel un Peter Pan, Thibaut Vauchel-Camus porte en lui les parfums d’aventure aux saveurs ambrés des îles caribéennes chères à son coeur, qui nourrissent sa singularité, sa fantaisie et ses inextinguibles envies de voyages. A bientôt 48 ans, l’éternel adolescent aborde pourtant son métier de coureur au large avec lucidité et réalisme. Il a réalisé la symbiose rare du plaisir et du rationnel, de la compétition et du partage. Pionnier convaincu de la première heure de la pertinence et de l’excellence du format de la Classe des Ocean Fifty, Thibaut distille saison après saison l’alchimie quasi parfaite entre la performance, la pédagogie, le partage des savoirs et des expériences vers un large panel d’observateurs qu’il parvient avec un naturel désarmant à conquérir autour des valeurs fondamentales propres aux hommes de mer, la générosité, l’inclusion et cette touche d’imaginaire, étincelle de ses passions.

The show must go on….

C’est un Thibaut Vauchel-Camus meurtri, touché plein coeur par la disparition subite d’un ami, confident, fidèle d’entre les fidèles, son boat captain Laurent Gourmelon décédé le 12 février dernier. The show must go on et toute l’équipe de Solidaires En Peloton, riche du souvenir de ce pilier de leur équipe de course au large, s’attèle à préparer une nouvelle saison de la Classe des trimarans de 50 pieds, les Ocean Fifty, à l’alléchant programme qui mixte harmonieusement épreuves en équipages, runs de vitesse et navigations en solitaire. « Laurent était non seulement notre boat captain, mais aussi un équipier de base en Grand Prix. Son départ marque une certaine rupture dans la continuité du projet, qu’il nous faut gommer au plus vite. » précise Thibaut avec lucidité. « Mais cette année 2026 est particulière pour nous avec ce grand rendez-vous Malouin et Guadeloupéen de l’automne, la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Il nous faut tirer le meilleur parti des épreuves de l’année, 4 ACTS de fin avril à mi septembre, en Méditerranée, Atlantique et Manche, parfaits pour se préparer au solitaire entre Saint Malo et Pointe-à-Pitre. »

Fiabiliser et mieux connaitre le bateau dans la perspective du Rhum

Depuis l’acquisition en 2023 de l’ex Arkema de Quentin Vlamynck, plan Neyhousser de 2020, Thibaut n’a guère eu l’occasion d’appréhender son rapide coursier en solitaire. « Avec la fiabilisation, l’apprentissage en solo de cette nouvelle monture sera une des grandes priorités de la saison » souligne t’il. Car une échéance particulièrement importante s’avance, cette transat mythique en solitaire entre ses deux villes de coeur, Saint Malo, où il est basé, et Pointe-à-Pitre, la Guadeloupe où il a grandi. « Mon chavirage dans l’édition 2022 de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe est toujours présent dans un coin de ma tête » reconnait-il. « Je tiens à remettre l’histoire dans le bon sens. C’est le moteur de notre engagement de l’année, pour faire honneur à Laurent. »

Un circuit à maturité

« La Classe Ocean Fifty a gagné ses galons de la crédibilité » poursuit Thibaut, convaincu de la première heure et fier de sa deuxième place au classement du championnat 2025.  » Le plateau affiche 11 voiliers très performants et présente un circuit particulièrement homogène où chacun peut s’exprimer et prétendre à la victoire. Avec l’arrivée de partenaires de qualité, le programme est plus attrayant que jamais, et propose différents formats sur tout le littoral de l’hexagone. On note aussi l’arrivée de nouveaux marins très prometteurs, preuve du dynamisme de la Classe. Nos bateaux savent tout faire, du solo, de l’équipage, des Grands Prix et des transats, avec un ratio coût/expérience très intéressant pour nos annonceurs. La Classe Ocean Fifty propose une véritable immersion de vie nautique à ses partenaires. Il existe ainsi une authentique harmonie entre nos partenaires et l’environnement sportif de haut niveau proposé par ce circuit. »

Un retour émotionnel percutant

Thibaut n’en fait pas mystère, la puissance émotionnelle de la course au large telle qu’il aime la pratiquer se partage, et son projet Solidaires En Peloton voué aux 140 000 patients atteints de la sclérose en plaques en résume l’essence ; « Nous tournons résolument le dos aux projets qui ont leur part égocentriques de la voile hauturière classique. Les vibrations, les émotions générées par nos courses, par la mer, la nature, se partagent avec intensité dans l’euphorie des compétitions. La Classe Ocean Fifty privilégie cette approche ». Alors bien sûr, tout n’est pas idéal et Thibaut perçoit viscéralement les revers d’une si brillante médaille ; « L’obsolescence programmée de nos bateaux est problématique. Notre éco système est loin d’être vertueux et il nous faut donner de la longévité à nos voiliers tout en uniformisant les performances. Nous refusons les courses à l’armement. »

Au cœur du réacteur de SKAW Sailing

« Se nourrir de notre expérience développée sur notre voilier de compétition Mini 6.50 Nicomatic – Petit Bateau, totalement volant, pour la dupliquer à la plaisance de façon raisonnée » : la citation est de Benoît Marie, cofondateur de la société lorientaise SKAW Sailing, pour définir le travail du réacteur de l’entreprise, SKAW LAB, son bureau d’études. Zoom…

Mettre au point la technologie des bateaux de demain

« Nous sommes partis, ces dernières années, du constat que la plaisance n’avait pas beaucoup évolué et reste toujours éloignée de ce qui se fait dans la course au large, à savoir des bateaux volants à foils, des scows (étrave ronde)… La compétition à la voile doit apporter au plus grand nombre quelque chose de meilleur.
Partant de ce principe, nous avons fondé SKAW LAB, un bureau d’études en architecture navale qui imagine, développe et met au point la technologie des bateaux de demain. Je pense aux foils, aux formes de carène, aux structures, aux systèmes embarqués, au pilote automatique, aux analyses de données, à l’hydrodynamique et évidemment à la construction…
Nous proposons de couvrir la totalité de cette chaîne de valeur à nos clients, avec l’ambition très concrète d’avoir l’impact le plus positif possible sur la planète », explique Benoît Marie.
En quelque sorte, SKAW LAB accompagne ses clients de A à Z, en commençant par la définition du cahier des charges jusqu’aux tests sur l’eau. SKAW LAB, véritable bureau d’études augmenté, est composé de six ingénieurs : deux architectes, deux ingénieurs en optimisation numérique et deux ingénieurs spécialisés dans la gestion de projet et la construction, réalisées avec des chantiers partenaires avec lesquels SKAW a l’habitude d’opérer.
De plus, Caroline Boule et Benoît Marie collaborent régulièrement avec le designer Clément Bercault (Berco Design), avec qui ils sont particulièrement complémentaires, ainsi qu’avec un pool d’experts – prestataires choisis en fonction des projets – comme l’architecte Sam Manuard ou des spécialistes de la Coupe de l’America.

Mais qui sont les clients de ce bureau d’études novateur ?

« Nos innovations profitent à notre Mini 6.50 de compétition, que nous continuons de développer et qui sera en compétition cette année avec Caroline et notre fidèle pool de partenaires », répond Benoît.
« Nous avons dernièrement co-dessiné avec Clément un Zodiac de 4 mètres de la gamme Yacht Line de la marque. Zodiac souhaitait redonner du souffle à cette gamme. Il est assez différent de ce qui se fait sur le marché, avec des formes concaves, et pensé en fonction des retours des utilisateurs, qui peuvent l’utiliser comme une annexe.
Nous travaillons également actuellement pour un grand constructeur de bateaux et pour des projets disruptifs en repartant d’une page blanche pour améliorer l’expérience utilisateur et l’efficience afin de diminuer les consommations de carburant notamment. »
SKAW LAB a également opéré pour Nautic Boat en concevant un bateau à moteur électrique de 8 mètres et en imaginant de nouveaux foils pour de nombreux monocoques volants sur le lac Léman.

SKAW A : le premier scow de plaisance au monde

Enfin, cette pépinière bretonne innovante a imaginé le SKAW A, plan Marie-Bercault, un voilier qui devrait révolutionner le monde de la plaisance. Benoît Marie précise :
« Le SKAW A est en phase de fin de construction à Lorient. C’est, à mon avis, le bateau de plaisance idéal. Il sera fun, rapide, sûr et simple à la fois. Son objectif est d’appliquer la technologie de la course au large au plus grand nombre à travers cette première unité. Il sera le premier scow de plaisance au monde, avec une carène très large à l’avant, des innovations partout pour améliorer la vie de l’utilisateur, de grands foils qui permettront au SKAW A non pas de voler pleinement, mais d’offrir une stabilité hors norme tout en restant très simples à manier, ainsi que des aménagements modulables. »
La mise à l’eau du SKAW A est attendue cet été. Il sera un voilier durable, avec, dès sa conception, de nombreuses techniques innovantes, comme l’utilisation de résines et de fibres biosourcées.

Thibault Anselmet peut-il encore gagner la Coupe du monde ?

Après ses formidables Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, où il a décroché la médaille de bronze en sprint et remporté le relais avec Emily Harrop, Thibault Anselmet, après un peu de repos, s’est rapidement remis en piste afin de préparer la suite de la saison. Leader du classement général de la Coupe du monde à ce moment-là, le Français n’a toutefois pas participé à l’étape disputée en Azerbaïdjan, la délégation tricolore ayant décidé de ne pas s’y rendre pour des raisons géopolitiques évidentes.

Le champion olympique occupe désormais la deuxième place du classement général, à 119 points du Suisse Rémi Bonnet. À trois étapes de la fin de la saison, il devra réaliser de grandes performances pour espérer décrocher un quatrième gros Globe de cristal, ce qui le placerait à hauteur historique de l’Italien Robert Antonioli.

« Il y a du suspense pour cette fin de saison », confie Thibault Anselmet. « En gros, il faut que je fasse des podiums à chaque compétition ou que je gagne au moins deux courses. C’est possible, mais il va falloir que je sois très bon et en grande forme. Cette relative longue pause depuis les Jeux m’a permis de me reposer, mais aussi de reprendre graduellement et sérieusement l’entraînement. Je me sens prêt et capable de l’emporter en Italie, en France et en Suisse lors des trois dernières étapes de la Coupe du monde. Il faudra tout de même que je prenne quelques risques pour rattraper les 119 points qui me séparent actuellement de Rémi. Mais je ne me mets pas trop de pression, car ma saison est déjà réussie avec mes résultats aux Jeux. »

Justement, peux-tu revenir sur tes premiers Jeux olympiques ?

« J’en garde surtout du positif. Cela a été une superbe expérience pour la suite de ma carrière. Sur le sprint, même si j’aurais pu faire mieux, je suis très satisfait de cette troisième place. Je me suis battu jusqu’au bout en remontant progressivement et en réussissant parfaitement ma manipulation avant la descente. Je suis revenu de loin : en quart de finale, je ne suis pas passé loin du correctionnel après une grosse erreur de manipulation en remettant mes skis dans mon sac. Puis en demi-finale, je suis repêché au temps. J’étais clairement un peu bloqué par l’enjeu lors de cette journée, avec une charge émotionnelle très forte qui m’a certainement joué des tours. Cette séquence m’a toutefois permis de mieux me connaître dans une situation de pression olympique. Et je dois dire que cela m’a servi deux jours plus tard lors du relais, où j’étais beaucoup plus libéré, jusqu’à remporter l’épreuve avec Emily. »

De nombreuses ces derniers jours pour Julia Simon, Alexia Barrier, Thibault Anselmet, Thomas Ruyant, Le Belem, Pierre Le Roy … avec de multiples JT TV, Radios et sujets en presse écrite et radio…

Voici quelques exemples…

https://www.tf1info.fr/jeux-olympiques/video-reportage-jo-2026-a-la-rencontre-de-thibault-anselmet-n-1-mondial-de-ski-alpinisme-mordu-de-photo-animaliere-2424869.html

https://www.latribune.fr/article/la-tribune-dimanche/sports/4080227175863414/les-jo-n-ont-jamais-ete-un-sujet-a-la-maison-dans-lintimite-de-thibault-anselmet-ce-forcat-de-la-montagne

https://rmcsport.bfmtv.com/jeux-olympiques/biathlon-jo-julia-simon-ecrit-l-histoire-et-devient-la-premiere-francaise-triple-championne-olympique-aux-jeux-d-hiver_AV-202602180682.html

https://www.lefigaro.fr/sports/jeux-olympiques/jo-2026-en-video-l-arrivee-triomphale-de-julia-simon-avec-le-drapeau-francais-pour-decrocher-l-or-20260218

https://www.lequipe.fr/Jo-2026-milan-cortina/Biathlon/Actualites/Histoire-de-quatre-relayeuses-en-or-jamais-reellement-inquietees-c-est-agreable-de-ne-pas-avoir-besoin-de-se-faire-mal/1653344

https://www.voileetmoteur.com/voiliers/actualite-voile/le-belem-se-refait-une-beaute-a-saint-nazaire-pour-preparer-la-saison-de-ses-130-ans/210322

https://figaronautisme.meteoconsult.fr/actus-nautisme-bateaux/2026-02-16/85887-le-belem-est-unique-irremplacable-dernier-temoin-dune-epoque-revolue

https://www.lequipe.fr/Voile/Actualites/Alexia-barrier-qui-a-boucle-le-trophee-jules-verne-avec-un-equipage-100-feminin-repartir-dans-deux-ans-serait-un-bel-objectif/1636995

https://www.lemonde.fr/sport/article/2026/01/26/trophee-jules-verne-alexia-barrier-et-son-equipage-etablissent-un-temps-de-reference-feminin_6664160_3242.html

https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/franceinfo-sport/voile-l-exploit-des-navigatrices-du-trophee-jules-verne-5507601

https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/finistere/brest/direct-video-trophee-jules-verne-alexia-barrier-et-son-equipage-100-feminin-terminent-leur-tour-du-monde-suivez-leur-arrivee-des-11h15-3280817.html

https://www.ouest-france.fr/route-du-rhum/route-du-rhum-pour-le-moment-le-bateau-est-blanc-on-na-pas-de-partenaires-confie-thomas-ruyant-5f540350-0100-11f1-9e89-9e77cb2f3c37

https://www.francebleu.fr/emissions/ma-france-le-journal-des-regions/aucun-aidant-ne-devrait-naviguer-seul-declare-le-navigateur-pierre-le-roy-9301005

 

De nombreuses ces derniers jours pour Julia Simon, Alexia Barrier, Thibault Anselmet, Thomas Ruyant, Le Belem, Pierre Le Roy … avec de multiples JT TV, Radios et sujets en presse écrite et radio… Voici quelques exemples… https://www.tf1info.fr/jeux-olympiques/video-reportage-jo-2026-a-la-rencontre-de-thibault-anselmet-n-1-mondial-de-ski-alpinisme-mordu-de-photo-animaliere-2424869.html https://www.latribune.fr/article/la-tribune-dimanche/sports/4080227175863414/les-jo-n-ont-jamais-ete-un-sujet-a-la-maison-dans-lintimite-de-thibault-anselmet-ce-forcat-de-la-montagne https://rmcsport.bfmtv.com/jeux-olympiques/biathlon-jo-julia-simon-ecrit-l-histoire-et-devient-la-premiere-francaise-triple-championne-olympique-aux-jeux-d-hiver_AV-202602180682.html https://www.lefigaro.fr/sports/jeux-olympiques/jo-2026-en-video-l-arrivee-triomphale-de-julia-simon-avec-le-drapeau-francais-pour-decrocher-l-or-20260218 https://www.lequipe.fr/Jo-2026-milan-cortina/Biathlon/Actualites/Histoire-de-quatre-relayeuses-en-or-jamais-reellement-inquietees-c-est-agreable-de-ne-pas-avoir-besoin-de-se-faire-mal/1653344 https://www.voileetmoteur.com/voiliers/actualite-voile/le-belem-se-refait-une-beaute-a-saint-nazaire-pour-preparer-la-saison-de-ses-130-ans/210322 https://figaronautisme.meteoconsult.fr/actus-nautisme-bateaux/2026-02-16/85887-le-belem-est-unique-irremplacable-dernier-temoin-dune-epoque-revolue https://www.lequipe.fr/Voile/Actualites/Alexia-barrier-qui-a-boucle-le-trophee-jules-verne-avec-un-equipage-100-feminin-repartir-dans-deux-ans-serait-un-bel-objectif/1636995 https://www.lemonde.fr/sport/article/2026/01/26/trophee-jules-verne-alexia-barrier-et-son-equipage-etablissent-un-temps-de-reference-feminin_6664160_3242.html https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/franceinfo-sport/voile-l-exploit-des-navigatrices-du-trophee-jules-verne-5507601 https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/finistere/brest/direct-video-trophee-jules-verne-alexia-barrier-et-son-equipage-100-feminin-terminent-leur-tour-du-monde-suivez-leur-arrivee-des-11h15-3280817.html https://www.ouest-france.fr/route-du-rhum/route-du-rhum-pour-le-moment-le-bateau-est-blanc-on-na-pas-de-partenaires-confie-thomas-ruyant-5f540350-0100-11f1-9e89-9e77cb2f3c37 https://www.francebleu.fr/emissions/ma-france-le-journal-des-regions/aucun-aidant-ne-devrait-naviguer-seul-declare-le-navigateur-pierre-le-roy-9301005  

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Julia Simon entre dans l’histoire

Julia Simon, que TB Press accompagne en relations presse, décroche à l’instant une troisième médaille d’Or Olympique suite à la performance MAJUSCULE du relais féminin (Julia, Lou, Camille et Océane). La championne entre dans l’histoire puisqu’elle est la première française à remporter 3 médailles en OR sur des Jeux Olympiques d’Hiver. Elle rejoint les légendes Fillon-Maillet, Fourcade et Killy, 34 ans après la médaille d’Or d’une équipe de France féminine biathlon aux Saisies, la station de Julia. Epoustouflant !

 

Thomas Ruyant, 100 % sport avant la Route du Rhum

Il est concentré sur la recherche de partenaires pour une quatrième participation au Vendée Globe et à plus court terme pour la Route du Rhum Destination Guadeloupe et The Ocean Race. Il construit aussi un nouveau voilier à Lorient. Entre-temps, Thomas Ruyant, qui ne s’est pas posé depuis quelques années, retrouve les plaisirs de la vie à terre et surtout de la pratique intensive du sport. Grand fan de sport, le patron dunkerquois de l’écurie de course au large TR Racing cultive son physique afin d’être au top lorsqu’il retrouvera son ciré. Il suit également de nombreuses compétitions derrière son écran. Zoom…

Le sport en spectateur

« Je suis un passionné de sport et de tout ce qu’il représente. Je le suis beaucoup derrière mon écran. Il n’y a quand même pas grand-chose qui donne autant d’émotions. Je regarde activement actuellement les Jeux Olympiques d’Hiver de Milan – Cortina. Je regarde aussi le foot, le rugby, la Formule 1, le golf. J’aime la beauté des gestes et évidemment la compétition et les réactions qu’elle génère. Je trouve ça passionnant. Je me rends aussi de temps en temps dans les stades de foot à Dunkerque, Lorient ou Paris. J’ai également un sacré souvenir d’un match de basket au Madison Square Garden et au Yankee Stadium pour le baseball à New York. Enfin, samedi soir, j’étais à Dunkerque pour donner le coup d’envoi d’un match de Hockey. Je suis supporter des Corsaires de Dunkerque. »

La pratique du sport dès l’enfance

« J’ai toujours pratiqué. Dès l’âge de 5 ans, mes parents m’ont inscrit au club de hockey sur glace de Dunkerque. Mon père a pas mal patiné au Canada et il m’a refilé son virus. Je me revois pousser des chaises sur la patinoire afin d’apprendre à patiner. J’en ai fait pendant 10 ans, 3 à 4 fois par semaine, avec un emploi du temps aménagé en CM1 et CM2. Nous nous déplacions très souvent, notamment en Allemagne. J’en garde de très bons souvenirs. J’arrête le hockey à 15 ans et je me mets à l’athlétisme et à la course à pied. Entre-temps, habitant à Malo-les-Bains, j’ai toujours fait un peu de bateau. »

La voile sur le tard

« Je prends part à ma première régate à 16 ans au lac du Der, une interligue en Laser Radial. C’est là que je découvre la compétition vélique. J’enchaîne ensuite avec le First Class 8 au sein de l’association des jeunes régatiers dunkerquois. Je participe alors à un championnat de France. Ensuite, après le bac, je fais STAPS dans le Nord, en première année, période durant laquelle je faisais beaucoup de Class 8. Je fais ma deuxième année à La Réunion, où je rencontre pas mal de sportifs réunionnais, dont le niveau est incroyable. Je découvre alors le surf. À mon retour, je participe au Tour de France à la Voile à bord du Mumm 30 Défi Jean Bart, puis je navigue avec Géry Trentesaux et Daniel Souben à bord des Courriers Dunkerque. Je découvre alors l’exigence d’une équipe de haut niveau et tout ce que demande la course au large pour être performant. Cela me plaît vraiment, ce qui me décide à me lancer en Mini 6.50 en 2005. Dès 2009, je remporte la Mini-Transat. Je décide alors de faire de la voile mon métier jusqu’à ce jour : de belles victoires en transat (6), trois Vendée Globe et de nombreuses compétitions. »

Le sport comme mode de vie

« Le sport a toujours été très présent dans ma vie. Je le pratique à raison de 5 à 6 heures par semaine selon les périodes, quand je ne suis pas en mer. Ces dernières années, pour le plaisir et parce que j’aime ça, je pratique le surf, le wingfoil à volonté. Au-delà de la course au large, j’aime les sports tournés vers la mer. Tous les matins, je me lève en regardant les conditions du jour pour savoir sur quels supports je vais pouvoir m’éclater. Je cours aussi régulièrement et récemment je teste le padel ou l’Hyrox. J’aime aussi les sports de montagne. Dans une autre vie, je serai montagnard : j’aime le ski-alpinisme. »

Le sport pour la course au large de haut niveau

« La pratique de multiples sports me permet naturellement de me préparer pour mes saisons sportives sur l’eau. Nous naviguons sur des voiliers très exigeants et il faut savoir encaisser les chocs, ne serait-ce que pour vivre à bord de nos IMOCA. On enchaîne aussi des séances intensives avec des manœuvres de voiles de 45 minutes d’effort ou de matossage. Il est donc primordial d’être en très bonne condition physique. Quand j’ai des objectifs sportifs, j’ajoute à tout ça du travail en salle (gainage, cardio…). J’ai fait une petite pause ces derniers temps, me consacrant surtout au sport de façon ludique, mais je vais m’y remettre afin de préparer la Route du Rhum, course à laquelle je ne me vois pas ne pas participer avec mon nouveau bateau, car je suis tenant du titre. La Route du Rhum 2026 ne peut pas se faire sans moi ! »