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Sébastien Audigane : L’émerveillement pour moteur ultime.

juin, 23Entrepreneurs pour la Planète

Le voilier « Entrepreneurs pour la Planète » prendra dimanche prochain 27 juin le départ de sa première course, la classique Les Sables – Horta – Les Sables, réservée aux Class40. A sa barre, un duo inédit composé de François Jambou, le brillant « Ministe » à qui tout réussit depuis 2018, et un personnage aussi discret que complexe, véritable monument de la course au très grand large, le brestois Sébastien Audigane, 53 ans. Le colosse à la carrure de deuxième ligne de rugby n’est ni plus ni moins que double détenteur du Trophée Jules Verne, record absolu du tour du monde à la voile auquel il s’est attaqué, excusez du peu, à pas moins de 7 reprises. Car, et sa modestie dut elle en souffrir, cette force de la nature est aussi, aux dires de sommités comme Bruno Peyron, le plus fin barreur du circuit océanique, doublé d’un marin éclectique qui fait de Sébastien Audigane, à l’heure de composer un équipage capable de relever les plus grands défis, un homme rare et recherché. Mais c’est à bord d’un voilier autre que les multicoques géants, le Class40, support qu’il connait parfaitement pour y avoir aussi brillé, que l’on retrouve cette année l’ancien Lasériste, dont l’appétit du grand large, d’infinis horizons et de belles navigations semble plus fort que jamais. Séduit par les valeurs de partage d’expériences et de sensibilisation aux échéances environnementales portées par l’association Entrepreneurs pour la Planète, « le grand Seb » repart avec la curiosité d’un débutant à la redécouverte des grands espaces magiques dont la contemplation ne cesse, quelles que soient les échéances sportives, de l’émerveiller.

Bon sang ne saurait mentir, et le moins que l’on puisse écrire est que celui de Sébastien est fortement salé, hérité d’un grand-père marin capitaine de renflouement et d’un grand père plongeur. Avant même d’user ses premiers cirés en Laser puis en Figaro, avant sa préparation Olympique aux côtés d’Yves Loday, c’est sur la Caravelle familiale puis en Corsaire que Seb, peu attiré par les bancs de l’école, épanche son envie de liberté et son goût pour l’espace maritime.

Les horizons lointains, les mystères de la grande planète bleue, c’est dans la lecture des belles histoires de la flibuste, des corsaires et des grands explorateurs que Seb les découvre et s’en abreuve sans jamais s’en rassasier complètement. Moniteur de voile, il fait ses classes et attend ses 28 ans pour traverser l’Atlantique pour la première fois, en Figaro. Curieux de tout, avide d’apprendre quel que soit le support, Audigane multiple les expériences, du Dragon aux trimarans Orma. Son nom s’impose vite sur les pontons et résonne jusqu’aux oreilles d’un autre Brestois, Olivier de Kersauson qui l’enrôle à bord de Geronimo pour un premier Trophée Jules Verne; « Ce fut comme un second service militaire » avoue Sébastien, reconnaissant de l’expérience toute en rigueur vécue avec « l’Amiral ».

Sa carrière océanique s’emballe, sans qu’il ne délaisse pourtant un amour secret pour les voiles classiques, ces gréements anciens qui ont émerveillé son enfance. Du Dragon aux maxi multicoques, et entre deux records autour du monde, il tient six années durant la barre d’un joyau de la voile Classique plus que centenaire, le 15 m JI Mariska, signé Fife. Bruno et Loïck Peyron, Franck Cammas, Yann Guichard font de lui la colonne vertébrale de leurs projets océaniques et de leurs rêves de records autour du monde. Aucun marin ne présente comme lui la double capacité d’encaisser la démesure des géants des mers tout en les pilotant avec un doigté d’orfèvre et une minutie chirurgicale. « Barrer un multicoque géant dans la brise est l’expérience unique du bonheur absolu » décrit-il.

C’est un autre colosse, Francis Joyon, qui lui offre en 2017 l’occasion de renouer jusqu’à l’excès avec ces plaisirs exclusifs de la glisse aux confins des océans. « Naviguer avec Kersauson a été une chance, partir avec Bruno Peyron une aventure, courir avec Francis, un rêve… » Il est du « Club des 5 » mythique concocté par Joyon pour piloter le maxi trimaran Idec-Sport jusqu’au triomphal record absolu autour de la planète.

Les records, les victoires, le sport de haut niveau n’épanchent pourtant pas sa soif d’apprendre, toujours et encore. « La mer, c’est ma vie. A 45 noeuds à la barre d’Idec dans le Grand Sud, je me surprenais à me laisser glisser dans la rêverie et dans la contemplation des paysages marins. J’emporte toujours et plus que jamais cette capacité d’émerveillement avec moi et je suis heureux de me retrouver à l’aube d’un nouveau défi, les Sables – Horta, à bord d’un voilier dont je suis le chef et aux couleurs d’Entrepreneurs pour la Planète, association qui me tient à cœur, et qui met avec justesse en relation porteurs de projets environnementaux et chefs d’entreprise. »

Erika Sauzeau, du rêve à la réalité

juin, 22BP Nord

Erika Sauzeau, 38 ans, mère de jumeaux, membre de l’armée des champions, originaire de Beauval dans la Somme, picarde affirmée, participera aux Jeux Paralympiques de Tokyo fin août en aviron, le quatre barré, et dans la catégorie PR3 qui concerne les athlètes ayant des problèmes aux membres inférieures. 3ème du Championnat de France 2020 indoor sur la distance de 2000 mètres et 8ème au championnat du Monde d’aviron indoor, médaillée d’argent au championnat d’Europe 2021, Erika est désormais soutenue par la Banque Populaire du Nord et s’envolera pour le Japon avec beaucoup d’ambitions. Zoom sur un parcours de vie pas comme les autres…

Pupille de la nation

« J’ai eu une enfance compliquée » déclare Erika. Elle est en effet une pupille de l’état. « Je n’ai pas connu mes parents et j’ai vogué de famille d’accueil en famille d’accueil jusque 9 ans. J’ai eu aussi une famille d’adoption mais les relations étaient difficiles. Je suis alors passée par différents foyers jusqu’à mes 18 ans. » Elle tente alors un BTS action commerciale dans le cadre d’un contrat jeune majeur puis valide un diplôme de sapeurs-pompiers industrie et agent de sécurité incendie.

Grave accident puis l’armée

A 19 ans, patatras : « je revenais de formation et j’ai été renversée par un bus alors que je traversais le passage clouté. » L’autocar percute la jeune femme dans son angle mort. Elle est très touchée, tombe dans le coma, l’ensemble de son côté gauche est heurté et surtout abimé. « Je subis cinq opérations au genou. C’est surtout lui qui a pris dans l’accident. » On lui dit qu’elle ne remarchera pas normalement. Elle passe par la case fauteuil roulant, se rééduque avec acharnement. « A 20 ans, je suis sur pied non sans mal évidemment. Je bataille pour refaire du sport. Je pratique à nouveau mon activité de sapeur-pompier volontaire et de sauveteuse en mer. » Erika intègre ensuite l’armée de l’air en tant qu’assistante monitrice de sport. Elle s’essaie par la suite au concours de sous-officier avec la ferme intention de devenir sauveteur – plongeur. Hélas, elle est recalée à la visite médicale non pas pour ses maux au genou et peu partout mais pour sa myopie. Le détachement  Air 922 de Doullens où elle exerce est dissout pour un établissement public d’insertion à l’emploi.

Nouvelle chute et jeunesse

« Je me retrouve à encadrer des jeunes sortis du système scolaire. J’aime beaucoup. J’y reste pendant 14 ans. » En 2013, Erika connaît une nouvelle chute. « Un élève m’a percuté alors que je descendais des escaliers dans le noir. J’ai dévalé les marches. Mon genou n’a pas apprécié. » La jeune femme souffre. On lui diagnostique après de longues investigations médicales une chondropathie soit une usure prématurée de l’articulation du genou gauche mais également des douleurs neuropathiques fortes. « Je suis mise sous morphine pour rendre les douleurs plus supportables et essayer de gérer le quotidien, cela va durer 5 ans. Je finis en fauteuil roulant fin 2018 – début 2019. »

L’aventure Olympique

Puis, ça va un peu mieux. Erika découvre sur facebook que le comité paralympique français cherche des talents et organise des tests. « Je savais que le handisport existait. Je pratiquais déjà le basket fauteuil au club Handisport Amiens Métropole. » Le 11 mai 2019, Erika se rend à Paris pour ces évaluations qu’elle réussit. « Je manipulais vraiment bien mon fauteuil. Le Président de la fédération de tennis fauteuil me détecte. Je deviens assez vite 24ème joueuse française malgré mes lacunes techniques en tennis. »

Jean Minier, directeur sportif du comité paralympique l’appelle et lui explique qu’il y a une place à prendre en aviron dans le quatre barré mixte car une athlète arrête sa carrière et le bateau est qualifié pour Tokyo. « J’accepte de changer de sport. Je me donne à fond et je découvre les joies de l’aviron sur l’eau mais aussi en salle à travers notamment le club Sport Nautique Amiens. » Les performances viennent vites comme toujours avec Erika. « A la suite du championnat de France et du Monde Indoor 2020, j’intègre l’Equipe de France. »

Malgré quelques difficultés dans sa préparation, malgré la concurrence, des passages réguliers à l’hôpital afin de brûler les terminaisons nerveuses de son genou, un traitement à base de piment rouge, Erika s’acharne physiquement et obtient sa place pour Tokyo. « Je devais apprendre à ramer, améliorer mes chronos. Les résultats viennent et me voilà sélectionnée pour le Japon. » Dernièrement, le quatre barré passe sous la barre des 7 minutes et s’approche du record du Monde britannique avec un 6 minutes et 58 secondes sur 2000 mètres, 6 secondes de plus que le record. De bon augure pour Erika qui intègre avec Maxime Beaumont et Anaïs Mai Desjardins la team de sportifs parrainés par la Banque Populaire du Nord, fière de mettre en avant des parcours de vie hors du commun.

Palmarès d’Erika Sauzeau 

Championnat de France 2020 indoor (Course en ergomètre / rameur en salle)

Course sur 500m : 3ème

Course sur 2000 m : 3ème

Championnat du Monde indoor (Course en ergomètre / rameur en salle)

Course sur 500m : 7ème

Course sur 2000 m : 8ème

 

Championnat de France 2021 indoor

Course sur 500m : médaille d’argent

Course sur 2000 m : médaille de bronze

 

2021, championnat d’Europe à Varèse (Italie)

  • médaille d’argent

2021 Régates internationales à Gavirate (Italie)

  • 2 médailles d’Or

 

 

juin, 22Solidaires En Peloton
Pro Sailing Tour 2021 Episode 1 Brest

Thibaut Vauchel-Camus, skipper de l’Ocean Fifty Solidaires En Peloton – ARSEP, va bientôt reprendre la mer en mode compétition. Le 1er juillet, il sera avec son équipage au départ du troisième épisode du Pro Sailing Tour, à Las Palmas de Gran Canaria. Cinquième au classement des deux premières étapes, cinquième au classement général de ce nouveau circuit, le navigateur malo-guadeloupéen, qui vient d’en terminer avec de nouvelles navigations avec les patients atteints de la Sclérose En Plaques, se confie sans détour…

La suite : https://mailchi.mp/cf3f7cc74dfd/thibaut-vauchel-camus-sans-dtour-solidaires-en-peloton-arsep?e=e71f959fdd

 

Jean Marre embarque une championne, Anne-Claire Le Berre

juin, 10Jean Marre

Elle a une grande expérience de la régate. Elle a beaucoup gagné entre trois bouées. Anne-Claire Le Berre, brestoise, embarquera dimanche à bord du Mini de série du jeune francilien Jean Marre. Le duo participera au Mini Fastnet, cette course mythique du circuit des Mini, qui a révélé les plus grands ministes et qui se court entre la France, l’Angleterre et l’Irlande La championne, responsable du bureau d’étude du team Initiatives Cœur de Samantha Davies, est passée au grand large et sera à surveiller sur la prochaine Mini Transat, cette traversée de l’Atlantique en solitaire et sans assistance à laquelle Jean prendra part également.

« Je suis ravi d’embarquer Anne-Claire à bord de mon bateau pour la Mini Fastnet » indique Jean. « Je débute dans le milieu, j’ai encore tellement de choses à apprendre. Anne-Claire va m’apporter son expérience de performeuse. Je suis certain qu’elle va me faire progresser dans les réglages de mon Maxi 6.50. C’est aussi une copine. L’ambiance sera sympa pour ces 600 milles de course en direction du phare du Fastnet en passant par le chenal du Four et le sud de l’Angleterre. Je vais tenter également de lui apporter ma niaque notamment quand le vent souffle fort. »

De son côté, Anne-Claire, en piste pour la Mini Transat, est aussi heureuse de prendre le départ pour la première fois du Mini Fastnet. « Je n’avais pas prévu avec mon projet personnel de participer à cette épreuve. J’ai été un peu frustrée de voir les copains s’amuser sur le trophée MAP. J’ai donc répondu favorablement à l’invitation de Jean. Je vais essayer de le détendre un peu sur l’eau, lui apprendre à relativiser. J’adore la course en double ou en équipage » explique Anne-Claire qui quand on lui demande quels sont ses deux grands souvenirs véliques réponds : « Ma victoire avec Marie Riou sur le championnat du Monde de 420 en 1999, une régate majeure dans mon évolution et mon envie Olympique. Mon titre de vice-championne du Monde en Match Racing aux US en 2016. »

Direction Tokyo pour Maxime Beaumont

juin, 9BP Nord

C’est fait ! Maxime Beaumont est qualifié pour Tokyo. Le kayakiste boulonnais a reçu son ticket pour le Japon et représentera la France sur 200 mètres. Le vice-champion Olympique de 39 ans, soutenu par la Banque Populaire du Nord, 9ème du dernier Championnat d’Europe qui se tenait le week-end dernier en Pologne, sera au départ du Championnat de France à Gravelines en juillet puis s’envolera pour la grande joute ! Le champion nordiste, vainqueur de l’Open de France à Vaires-sur-Marne début mai en K1 200, 12ème de la première étape de Coupe du Monde mais avec un chrono très performant, est prêt et avoue avoir souffert de la pression engendrée par la sélection ces dernières semaines. « C’est un grand soulagement d’avoir obtenu enfin mon ticket pour Tokyo. Je suis très satisfait. Je vais maintenant pouvoir être totalement focus sur l’échéance. Je me suis mis pas mal de pression ces derniers temps avec la qualification. La situation était inconfortable » explique Maxime.

 

Feu vert pour visiter le Belem et naviguer à bord

juin, 4Belem

Enfin ! Les activités de la Fondation Belem repartent en juin et juillet à Cannes et La Rochelle et le Belem reprendra la mer à compter de fin juillet. Un moment très attendu, après 17 mois d’incertitudes, depuis le premier jour d’une crise sanitaire qui a cloué le navire à quai, forcé la patience, mais sans jamais entamer le moral de l’équipage.

Il sera possible d’embarquer à bord du Belem au départ de La Rochelle le 28 juillet, sous condition de vaccination contre la COVID-19. 15 navigations s’enchaîneront en Atlantique et Manche jusqu’à fin septembre. Du 12 au 27 juin, le Belem sera ouvert aux visiteurs à Cannes, de 10h à 18h, sur réservation, depuis le site de la fondation. Il appareillera ensuite le 29 juin à 10h depuis Cannes pour La Rochelle, théâtre de nouvelles visites, du 13 au 26 juillet.

Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem : « Nous sommes très impatients de rendre le Belem à ses fans. Le contexte sanitaire a empêché les activités de la Fondation ces 17 derniers mois. Nous sommes donc particulièrement heureux de rouvrir les ponts du trois-mâts aux visiteurs Cannois et Rochelais et de le refaire naviguer, avec et pour nos passionnés, à compter du 28 juillet. Les 15 navigations ouvertes à tous sont très attendues, notamment par ceux qui n’ont pu embarquer en 2020. La vaccination pour embarquer à bord du Belem s’est imposé comme la solution pour faire du Belem une bulle anti-covid. Les navigants vont vivre à bord une expérience immersive de 3 à 8 jours, construite sur le partage et le Faire Ensemble. Il est de notre devoir de ne prendre aucun risque et de faire de la santé de tous notre priorité. »

INVITATION PRESSE

Rendez-vous le 10 juin à 18h00 à bord du Belem au port Canto à Cannes en présence de Monsieur le Maire de Cannes, David Lisnard et Madame Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem.

L’occasion pour la Fondation Belem de remercier Cannes et de présenter ses futures actions pour le fameux trois-mâts !

Embarquement presse possible à bord du Belem à partir du 28 juillet pour un séjour « INSIDE » !

Réponse souhaitée à agence@tbpress.fr

Les futures navigations du Belem : https://www.fondationbelem.com/naviguer-3?orderField=date&orderSens=ASC&page=3

Nouveau bateau, nouveau partenaire et nouvelle dimension pour Maxime Sorel !

juin, 1Sailing Together

À peine quatre mois après avoir bouclé son premier tour du monde en 10e position, Maxime Sorel a d’ores et déjà relancé un nouveau projet qui le conduira sur la ligne de départ du Vendée Globe 2024 – 2025.

Un projet une nouvelle fois guidé par le goût du défi et de l’aventure, mais désormais aussi par celui de la performance. Toujours fort du soutien de V and B et du département de la Mayenne, Maxime est désormais accompagné par un nouveau partenaire mayennais, la chocolaterie Monbana, une entreprise familiale qui propose aujourd’hui une collection de plus de 250 spécialités*.

Ce nouveau partenaire confirme l’extraordinaire dynamisme de l’écosystème économique Mayennais et permet au skipper de lancer la construction d’un nouveau bateau, sistership du 60 pieds IMOCA Apivia de Charlie Dalin – premier sur la ligne d’arrivée et deuxième du dernier Vendée Globe.

La construction a démarré au chantier Multiplast avec comme maître d’œuvre l’écurie de course au large MerConcept, dont le gérant est François Gabart. La mise à l’eau de V and B – Monbana – Mayenne est prévue en juin 2022 et portera toujours la cause de l’association Vaincre la Mucoviscidose.

Maxime, historiquement accompagné par V and B puis par le département de la Mayenne, c’est aujourd’hui au tour de Monbana de s’associer à ton projet. Est-ce une volonté de mettre en valeur l’écosystème économique Mayennais ? 

Maxime Sorel : « Cette alliance entre V and B, la Mayenne et Monbana, c’est l’accord parfait. Les entreprises Mayennaises sont en force dans ce projet et je ne peux que m’en réjouir. L’arrivée de la chocolaterie à nos côtés s’est faite très naturellement et dans un timing idéal qui nous permet de lancer ce nouveau bateau. Comme avec V and B et le département, nous partageons des valeurs communes avec ce nouveau partenaire. Notre relation est basée avant tout sur l’humain, la proximité, la confiance et l’entrepreneuriat. C’est pourquoi partager un bateau est une réelle force dans notre projet. Cela promet la réalisation de grands défis et l’écriture de jolies aventures humaines et sportives. Nous nous unissons tous ensemble pour revendiquer haut et fort les couleurs de la Mayenne et de l’association Vaincre la Mucoviscidose. »

Aujourd’hui, tu lances la construction d’un nouveau bateau. Pourquoi avoir choisi de construire un sistership d’Apivia ?

« Après avoir réussi à terminer mon premier Vendée Globe, je souhaitais donner une nouvelle envergure à mon projet. Pas simplement repartir avec l’idée de boucler la boucle, mais bel et bien de rempiler avec un projet plus performant sur le plan sportif. Nous avons réfléchi avec nos partenaires à plusieurs scénarios. Au départ, nous avions plutôt envisagé le rachat d’un des bateaux dernière génération du dernier Vendée Globe, comme Charal ou L’Occitane en Provence. Mais cela n’a pas abouti, car nous n’avons pas trouvé d’offres adaptées à notre projet… Il a donc fallu penser à d’autres possibilités. Partir entièrement d’une feuille blanche me semblait compliqué. En IMOCA, les différents aspects techniques sont complexes et j’estimais ne pas encore avoir assez de recul pour assumer le développement d’un bateau neuf, sans parler de l’aspect financier, forcément plus important. La solution qui s’est donc avérée la meilleure a été de construire un sistership, celui d’Apivia avec MerConcept comme maître d’œuvre. En plus d’engager une réflexion pour réduire notre impact carbone, nous allons non seulement maîtriser les coûts, mais aussi bénéficier des deux années d’expérience du team de Charlie Dalin et de l’écurie de François Gabart. Pour moi, c’est l’assurance d’avoir un bateau prêt à naviguer dès sa mise à l’eau, mais aussi une opportunité d’apprendre énormément dans un laps de temps accéléré. J’ai eu la chance de construire un nouveau Class40 en 2015 et je sais ce que cela implique en gestion de projet… Mais c’est tout ce que j’aime ! »

Quatre mois se sont écoulés depuis la fin de ton premier tour du monde. Comment se passe l’après Vendée Globe ?

« Je n’ai pas vraiment eu le temps de me poser ou de me reposer. Déjà pendant la course, je pensais à « l’après ». Je n’avais pas encore posé le pied à terre que je voulais déjà y retourner ! Repartir sur un nouveau projet de quatre ans avec de nouveaux défis sportifs était important pour moi. L’histoire ne pouvait pas s’arrêter là, ni pour moi, ni pour mon équipe. On savait que l’on pouvait compter de nouveau sur les soutiens de V and B et du département de la Mayenne, mais il a fallu travailler pour leur proposer rapidement un projet cohérent. Ce projet Vendée Globe 2024-2025 va nous permettre à tous de vivre de nouvelles émotions à bord d’un bateau plus performant. Après une 10e place lors de la dernière édition, je vise cette fois un Top 5. ”

Quelles sont les prochaines échéances pour V and B – Monbana – Mayenne ?

“La construction du nouveau bateau a déjà commencé. Le moule de pont a été envoyé chez Multiplast, à Vannes, tandis que le moule de coque se trouve chez SMM Technologies, à Lorient, où il va être légèrement modifié au niveau de l’étrave. Fin juin, le drapage commencera pour les deux pièces et à la fin du mois d’octobre, elles seront livrées chez MerConcept qui gérera alors la structure et l’assemblage. La mise à l’eau, elle, est prévue en juin 2022. Nous serons ainsi au départ de la Vendée – Arctique – Les Sables dès juillet 2022, puis ensuite de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en novembre 2022 et de la Transat Jacques Vabre en novembre 2023. En 2024 on clôturera bien sûr par le Vendée Globe 2024 – 2025.”

Ils ont dit : 

Jean-Pierre Derouet, Co-fondateur de V and B : 
« Notre engagement dans la voile auprès de Maxime Sorel est le reflet de notre projet d’entreprise autour de valeurs fortes comme l’audace, la détermination et l’envie d’entreprendre. Maxime a parfaitement su démontrer lors de son tour du monde la pertinence de ces valeurs et sa persévérance pour atteindre ses objectifs. C’est l’esprit que nous insufflons depuis 20 ans chez V and B et ce projet en est en quelque sorte le symbole : le souffle d’entreprendre. »

Olivier Richefou, Président du Conseil départemental de la Mayenne :
« La Mayenne est un département, authentique, patrimonial, qui brille par son dynamisme économique et son esprit entrepreneur. C’est aussi un territoire de valeurs fortes que nous partageons avec l’ensemble des partenaires réunis autour de Maxime. À l’occasion du Vendée Globe et de la venue du bateau à Laval, les mayennais ont vraiment démontré leur attachement à ce projet fédérateur qui fait rayonner la Mayenne par delà les océans. Nous sommes particulièrement fiers de pouvoir poursuivre ce partenariat autour de Maxime, dans un projet sportivement ambitieux, mais qui conserve son enracinement et tout son attachement aux valeurs de la Mayenne. »

Christian Buton, Président du Groupe Buton :
« C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous rejoignons cette formidable aventure aux côtés de V and B et du département de la Mayenne et bien sûr de Maxime Sorel. Outre les valeurs fortes qui nous réunissent et notre attachement historique à la Mayenne, ce projet à l’instar de V and B s’inscrit parfaitement dans notre projet d’entreprise et l’esprit d’entreprendre qui nous caractérise. C’est une fierté pour l’ensemble de nos collaborateurs et l’opportunité pour la marque Monbana de démontrer l’esprit qui l’anime : savoir-faire, générosité, joie de vivre, gourmandise et créativité »

Pierre Foucaud – Président de l’association Vaincre la Mucoviscidose :
« Nous sommes très heureux que Maxime nous embarque avec lui dans ses nouvelles aventures. Autour de son Vendée Globe, Maxime a inspiré de nombreux patients et généré plus de 145 000 euros qui seront attribués à nos 4 missions prioritaires : guérir, soigner, vivre mieux et sensibiliser. Nous espérons annoncer prochainement la mise en service d’un nouveau médicament qui transformerait la qualité de vie des malades. Ce médicament est une véritable révolution pour nous mais reste extrêmement onéreux. Nous devons encore largement investir dans la recherche.”

La parole aux foilers

mai, 31Ruyant

Des news de l’équipage LinkedOut sur The Ocean Race Europe !

Les quatre voiliers Imoca dotés de foils ont toute la nuit pu s’exprimer en appui sur leurs appendices porteurs, travers au vent de Nord Nord Est, en débordant à toute allure le Dispositif de Séparation de Traffic Finisterre par le Nord. Ils se sont assez naturellement portés aux avant poste de la flotte, reléguant le plus véloce des VOR, Mirpuri Foundation racing Team à une bonne vingtaine de milles ce matin. LinkedOut s’en est donné à coeur joie, tutoyant longtemps les 25 noeuds constants. Son bras de fer avec les Anglo-Américains de 11thhour racing Team a pris un tour épique au petit matin, les deux voiliers régatant au contact à plus de 22 noeuds de moyenne. A l’approche de la dorsale anticyclonique qui barre la route du Way point à enrouler, quelques 270 milles en leur Ouest, les deux foilers ont choisi des routes un tantinet divergentes, à la recherche du meilleur angle de vent pour négocier les flux de Nord tendance Nord Ouest allant mollissants. Un nouvel exercice est proposé aux équipages avec cette nouvelle phase de vents erratiques et faibles qui vont, dans un premier temps, favoriser le regroupement de la flotte, et permettre aux grands VOR de recoller aux foilers. Du près, dans le petit temps… rien de bien engageant pour Thomas, Morgan, Clarisse, Laurent et Quentin, mais un exercice passionnant de réflexion autour de la meilleure combinaison de voilure à établir dans ces conditions peu propices aux foilers. Ils ne seront ainsi pas trop de quatre hommes et une femme sur le pont pour adapter en permanence la toile au temps.

La carto : https://www.theoceanrace.com/en/europe/racing/tracker

 

L’équipage de Thomas Ruyant sur The Ocean Race Europe

mai, 21Ruyant

Thomas Ruyant disputera le premier grand rendez-vous post Vendée Globe de la Classe IMOCA, The Ocean Race Europe, dont le départ sera donné depuis Lorient le 29 mai prochain, à la tête d’un équipage de 5 personnes, quatre hommes et une femme, aux compétences complémentaires et aux regards professionnels choisis pour participer toujours et encore à l’amélioration et à la progression du plan LinkedOut accéléré par Advens. Le casting voulu par le skipper Nordiste répond ainsi et sans surprise à deux grands critères, expertise professionnelle et qualités humaines. Au co-skipper Morgan Lagravière désigné pour l’accompagner dans la Transat Jacques Vabre à l’automne, s’ajoute comme une évidence Laurent Bourguès, directeur technique chez TR Racing, fidèle d’entre les fidèles, le Maitre-voilier Quentin Ponroy et son regard exercé sur tous les aspects de la motorisation vélique du bateau, et Clarisse Crémer, dont le parcours et la facilité d’adaptation, tant en Mini 6,50 qu’en IMOCA, ont grandement impressionné Thomas, et dont les qualités humaines viendront harmonieuse compléter une start-list débordante d’énergie et d’enthousiasme. A noter que Laurent Bourguès ne disputera pas la deuxième étape. C’est un autre pilier du team TR Racing, la structure de Thomas, François Pernelle, responsable du bureau d’études, qui viendra lors de la seconde étape apporter son exigence, et emmagasiner de précieuses expériences en vue de l’évolution permanente du bateau.

 

Thomas Ruyant

« Le choix de partir à cinq s’est très vite imposé compte tenu de la nature de ce The Ocean Race Europe. Il va falloir des bras, pour ne pas se montrer économe en manoeuvres et virements de bord. Le cockpit est suffisamment vaste pour que chacun y trouve sa place pour évoluer avec facilité. Le critère poids est largement compensé par le critère vitesse d’éxécution.

Il est très important pour moi d’avoir Laurent (Bourguès) à bord. Il connait le bateau à fond et sera avec moi le référent technique du bord. Il a non seulement suivi toutes les phases de la construction de LinkedOut, mais a aussi beaucoup navigué à bord. Quentin (Ponroy), a dessiné nos voiles fabriquées par North. Il va se trouver en position idéale pour évaluer son propre travail et apporter toutes les améliorations nécessaires. C’est un garçon d’un calme impressionnant en toutes circonstances. The Ocean Race Europe sera pour Morgan l’occasion rêvée de « s’approprier » le bateau, d’y prendre ses marques dans la perspective de la Transat Jacques Vabre. Clarisse a prouvé qu’elle a toute sa place sur le circuit IMOCA. Nous sommes ravis de pouvoir naviguer avec elle. François viendra suppléer Laurent en Méditerranée, avec lui aussi pour mission de se projeter sur l’avenir technique du bateau. »

 

Morgan Lagravière, co skipper.

« Je pense le casting très judicieux, avec une très intéressante composante humaine. Il n’y a là que des personnes profondément positives, garantes d’une super ambiance et d’une belle émulation pour pousser le bateau dans tous les registres de la performance. »

 

Laurent Bourguès : Directeur technique du bateau

« Cela fait plaisir de sortir du chantier. Il est vrai qu’on ne navigue pas assez sur ces bateaux. On navigue souvent en équipage lors de convoyage, mais avec cette The Ocean race Europe, ce sera en compétition, avec des concurrents de très haut niveau. On va apprendre beaucoup. Cela fait longtemps que la classe IMOCA ne nous a pas proposé ce type d’événement et je suis très heureux d’y prendre part. L’objectif ultime du bateau est le Vendée Globe, mais de saison en saison, on fait beaucoup de développement sans trop naviguer.  Les opportunités de tirer sur le bateau à 100% sont donc rares. »

 

François Pernelle, remplaçant de Laurent Bourguès sur la deuxième étape. Responsable bureau d’étude

« Ce sera très intéressant de naviguer sur ces bateaux et de les voir ailleurs que sur l’ordinateur, l’occasion de vérifier in situ si tout ce que l’on a imaginé en chantier fonctionne sur l’eau. C’est génial de pouvoir embarquer sur LinkedOut en équipage. Le parcours est très sympa et me rappelle un convoyage du bateau de Jean-Pierre Dick de Lorient à Nice. En tant que responsable du bureau d’étude, je modélise en informatique toutes les pièces nécessaires au bateau, je fournis les plans aux ouvriers du chantier. »

 

Quentin Ponroy, Maitre-Voilier chez North Sails

« Je suis super content. Je ne m’y attendais pas. C’est une super opportunité d’un point de vue régatier, et professionnellement ce sera une opportunité unique d’observer sur l’eau les voiles que l’on fabrique, et en confrontation de surcroit. Les fabricants de voile manquent d’expérience sur l’eau et cette The Ocean Race Europe va me permettre d’analyser énormément de chose en situation réelle. »

 

Clarisse Crémer :

« Je suis ravie d’embarquer à bord du voilier LinkedOut, avec Advens et Thomas Ruyant sur The Ocean Race Europe. Thomas est un grand marin qui a beaucoup gagné et qui a effectué un grand Vendée Globe. Il vient de l’école Mini Transat comme moi. Il a concocté un équipage de haut niveau sur ce Tour de l’Europe avec Morgan Lagravière, Quentin Ponroy, Laurent Bourgués et François Pernelle. Cette compétition va me permettre d’engranger de l’expérience suite à mon Vendée Globe. C’est une parenthèse dans le contrat qui me lie à la Banque Populaire jusque fin 2021. Je suis également très heureuse de continuer à véhiculer des messages qui me tiennent à cœur en naviguant sur un voilier aux couleurs de LinkedOut, association très proche de l’association Lazare que je soutiens. L’inclusion de personnes en précarité est un sujet majeur. Remettre à l’emploi des exclus via le dispositif de LinkedOut, animer et développer des appartements partagés pour des personnes qui ont vécu dans la rue et des jeunes actifs via Lazare me paraît de bons moyens pour aider toute une partie de la population française de façon digne. »