Le questionnaire de Proust de Perrine Laffont

Perrine Laffont est actuellement confinée aux côtés de sa famille en Ariège. La championne, auteure d’une superbe saison auréolée par un globe et un gros globe de Cristal, prend son mal en patience lors de cette période spéciale et se repose beaucoup afin, dès que possible, de reprendre les entraînements. « Je ne suis vraiment pas la plus malheureuse. Ma saison est terminée et chaque année à cette époque, je me repose. Le confinement, à part les liens sociaux, ne change pas grand-chose pour moi et, de toute façon, je m’entretiens en faisant des exercices physiques chaque jour afin d’éliminer un peu toutes les cochonneries que je mange (rires) ! Je pense vraiment à toutes les personnes qui font tourner notre pays actuellement : le corps médical évidemment mais aussi les employés des surfaces alimentaires… Je pense aussi beaucoup aux personnes fragiles qui se retrouvent encore plus fragiles. » En attendant, Perrine s’est collée à son questionnaire de Proust, une façon d’apprendre à mieux connaître la pépite du ski hexagonal.

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Un nouveau GLOBE pour Perrine Laffont !

C’est fait ! La championne Olympique de ski de bosses, Perrine Laffont, remporte, avant même la fin de la saison, un nouveau Globe de cristal récompensant son parcours sans faute depuis le début de la Coupe du Monde 2019 – 2020. La jeune et pétillante ariégeoise, 21 ans, termine, non sans difficulté, en ce dimanche matin, à la troisième place de l’épreuve d’Almaty au Kazakhstan. Elle ne peut plus être rejointe par la concurrence au classement général avant d’enchaîner avec les épreuves russes et suédoises. C’est le troisième Globe de cristal de suite pour Perrine Laffont après 2018 et 2019. La membre de l’équipe de France de ski de bosses a franchi un nouveau palier sportif cette saison s’imposant sur 7 épreuves du calendrier, Ruka, Thaiwoo en simple et parallèle, Tremblant, Calgary, Deer Valley en simple puis Tazawako. Elle peut maintenant rêver d’un nouveau gros globe de cristal, il reste trois compétitions, et d’ores et déjà se féliciter de sa constance à haut niveau et sa capacité à se réinventer continuellement sur les skis et en dehors.

Perrine Laffont : « La piste était très difficile, elle était dure ! L’entraînement n’a vraiment pas été facile mais je ne me suis pas paniqué. J’ai senti que pendant la compétition, la concurrence était très forte. J’ai fait quelques erreurs dont une chute sans conséquence. J’ai réussi, tout de même, à rester lucide pour le dernier run. Au final, je monte sur la troisième marche du podium ici et cette troisième place m’assure un nouveau globe de cristal. C’est juste incroyable, c’est énorme… J’ai eu une vraie baisse de motivation après la dernière Coupe du Monde. J’ai abordé différemment cette Coupe du Monde en me mettant moins de pression et en m’organisant autrement. Je suis fière de ce résultat. Je tiens à remercier l’ensemble de l’Equipe de France de ski de bosses avec qui nous vivons de très belles aventures, merci évidemment à mes coachs, Ludovic Didier et Lionel Levray, à la Fédération Française de ski et à mes partenaires personnels qui m’accompagnent avec beaucoup de ferveur. »

Perrine Laffont grandit

La skieuse pyrénéenne, 21 ans, vient de remporter trois nouvelles médailles d’Or sur les trois premières compétitions de la Coupe du Monde de ski de bosses à Ruka en Finlande et à Thaiwoo en Chine. La championne Olympique a enchaîné 15 podiums d’affilé depuis mars 2018 et aborde sa saison 2019 – 2020 avec beaucoup plus de décontraction, une recette à succès ? Quelques éléments de réponse avec Perrine qui vient juste de rentrer de Chine et qui a repris ses quartiers alpins avant de retourner dans les Pyrénées pour les fêtes de fin d’année.

La gestion de l’ascenseur émotionnel

« Je suis hyper heureuse des résultats de mon début de saison. Je ne réalise pas totalement » explique Perrine. « C’est un peu surréaliste. Je n’avais jamais gagné trois courses à la suite et ça arrive alors que j’ai décidé d’aborder les épreuves sans me mettre trop de pression. Quelque part, ces trois victoires me font passer dans une autre dimension et j’ai envie de les savourer comme mon titre Olympique et comme mes victoires en Championnat du Monde. C’est quand je me prends moins la tête, que ça passe ! Avec ma préparatrice mentale, nous avons changé ma routine de préparation avant les compétitions. Je gère la tension différemment. Je me suis vraiment sentie beaucoup plus détendu en Finlande et en Chine et ça marche quasi mieux qu’auparavant. L’ascenseur émotionnel est très fort avant les descentes. J’ai la sensation de mieux le gérer. Et puis, je me dis que si je rate une compétition, ce n’est pas la fin du monde. Il y a plus grave. Les erreurs font parties du jeu. Je veux aborder les étapes de la Coupe du Monde les unes derrière les autres. Si je ne suis pas performante à Tremblant le 25 janvier, cela ne sera pas très, très grave. Cette nouvelle méthode me donne de la confiance et me permet aussi de m’appuyer un peu plus sur mon expérience. Je me sens également bien dans ma vie personnelle. J’ai validé mon DUT technico-commercial et je vais tenter une Licence. Je me sens maintenant indépendante et de plus en plus sereine ».

La régularité

« D’un point de vu sportif, j’ai la capacité désormais à être très régulière. Je peux m’appuyer sur mon niveau de ski et surtout sur ma vitesse. Mes concurrentes ont plus de difficulté. Mais paradoxalement, je trouve que j’ai encore beaucoup de travail dans les sauts. Ils sont encore perceptibles. Ce qui me sauve, est le coefficient de difficulté de mon D Spin. Il me permet, même si mes sauts ne sont pas toujours parfaits, de séduire les juges. »

Pause « chocolat »

« Je vais me reposer un maximum en cette fin d’année en retournant dans les Pyrénées auprès de ma famille. Je vais skier pour moi et avec mon entourage. J’ai hâte d’évoluer dans la poudre pyrénéenne ! J’ai commandé au père Noël beaucoup de chocolat et un tapis d’acuponcture. Ensuite, du 6 au 16 janvier, je serai en stage avec l’Equipe de France de ski de bosses à Châtel dans les portes du Soleil et puis il sera le temps de s’envoler pour le Canada et l’étape de Tremblant. »  

Une saison de transition pour Perrine Laffont

La skieuse ariègeoise reprend du service le 7 décembre à Ruka en Finlande avec la première étape de la Coupe du Monde de ski de bosses. Perrine Laffont, tenante du titre de la dernière Coupe du Monde, avec 9 podiums sur 9 compétitions courues, est naturellement attendue sur les épreuves qui vont s’échelonner sur de nombreuses pistes du globe jusqu’au 15 mars 2020. La championne Olympique le sait mais envisage cette saison avec décontraction et sans pression suite à cinq années de travail acharné.

  1. Quels sont tes objectifs sur cette Coupe du Monde 2019 – 2020 ?

Je viens d’enchaîner cinq saisons très fortes en entraînement et en compétition. J’ai remporté beaucoup de titres dont le titre olympique mais également des titres sur les Championnats du Monde et en Coupe du Monde. La saison dernière a été puissante puisque j’ai même gagné mon premier gros globe de cristal. J’ai donc décidé de prendre la Coupe du Monde à venir avec un peu plus de légèreté sachant qu’il n’y a pas cette année de Championnat du Monde. Je prends la Coupe du Monde 2019 – 2020 comme une Coupe du Monde de transition avant d’accélérer à nouveau en vue des Championnats du Monde 2021 et les Jeux Olympiques de Pékin en 2022. Cela ne veut pas dire que je ne compte pas tout faire pour gagner mais si ce n’est pas le cas, je ne veux pas me prendre trop la tête !

  1. Comment t’es-tu préparée ?

Comme chaque année, avec l’Equipe de France de ski de bosses, je me suis entraînée en salle et en water jump pour les sauts. Puis nous avons été sur le glacier de Tignes puis fin août en Australie. Enfin, nous étions ces derniers jours en Suède à Idree afin de parfaire le travail sur les skis et en sauts. Ce stage a été bénéfique car les conditions de neige étaient bonnes et puis il y avait d’autres équipes sur place notamment les Américaines et les Japonaises. Je me suis sentie sur la bonne voie et j’ai même réussi quelques grabs en effectuant mes D Spin. Cette nouvelle figure ne sera pas prête pour les trois premières épreuves de la saison. Par la suite, en janvier et février, je tenterais peut-être cette nouvelle figure en compétition.

  1. Malgré votre impact inéluctable sur l’environnement, vous prenez souvent l’avion, tu es de plus en plus sensible au réchauffement climatique notamment la fonte de la neige. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

Comme beaucoup, j’essaie quotidiennement de réduire mon impact en limitant l’usage du plastique, l’utilisation de la voiture, en essayant d’avoir de bonnes pratiques. J’essaie de changer de comportements. Je me sens très concernée face à ces problèmes de gestion de l’environnement car je pratique un sport qui est totalement lié à la nature. La fonte de la neige est un véritable problème. Je ne m’entraîne plus en France comme auparavant. Certains glaciers ont perdu beaucoup d’épaisseur en l’espace de 20 ans. Notre sport est peu à peu en danger. Je n’ai pas la solution mais je me vois bien militer et m’engager de plus en plus afin que nos autorités agissent encore plus. Il faut modifier notre façon de consommer et préserver Dame Nature comme il se doit. C’est pour moi une priorité.

La rentrée de Perrine Laffont

La skieuse ariégeoise est rentrée le week-end dernier d’une longue session d’entraînement en Australie avec l’Equipe de France de ski de bosses et attaque les trois mois qui la séparent du début de la Coupe du Monde avec beaucoup d’envie et toujours le sourire. Interview…
  1. Comment s’est déroulée cette session australienne ?
Nous y sommes restés trois semaines. A notre arrivée, la piste de bosses n’était pas prête. Nous en avons profité pour nous entraîner au saut. Mes D Spin sont bien passés. Ensuite, nous avons skié et nous avons travaillé la technique sur une piste intéressante à cette époque de l’année. Nous avons enfin participé aux championnats australiens ou ça s’est plutôt bien passé pour moi puisque je termine deuxième en simple et deuxième en mixte avec Jules Escobar. Ce team event mixte m’a plu. Je pense même que cette formule pourrait faire son entrée aux Jeux Olympiques (voir vlog ci-dessous). C’est très ludique.
  1. Quel est ton programme à suivre ?
L’idée est de se préparer physiquement tout au long du mois de septembre à Albertville et peut-être à Paris. Ensuite, nous allons à Zermatt en Suisse pour refaire de la pratique sur les skis mais cela dépendra des conditions. En novembre, on pense aller en Suède et puis cela sera le début de la Coupe du Monde le 7 décembre à Ruka en Finlande. En tout cas, je me sens bien mentalement et physiquement pour attaquer une nouvelle saison.
  1. Les vacances t’ont-elles permis de décrocher ?
En juin, nous avons travaillé les sauts au lac Léman puis le ski en juillet à Tignes. J’ai ensuite pris deux semaines de congés à la maison. Elles m’ont permis de me ressourcer et de penser à autre chose que le ski et l’entraînement. Même si on n’arrête jamais vraiment la préparation physique en vacances, cela m’a fait le plus grand bien.

Perrine Laffont s’entraîne

Depuis le 20 mai et après une pause nécessaire, Perrine Laffont, auteure d’une saison magique auréolée par un gros Globe de Cristal et un titre de Championne du Monde en parallèle, a repris le chemin de l’entraînement. Au programme : musculation, cyclisme, stage militaire, water jump, trampoline…

« Je n’ai pas chômé depuis la mi-mai » déclare la jeune ariégeoise de 20 ans. « Nous avons débuté, avec l’équipe de France de ski de bosses et la Fédération Française de ski, par une semaine de préparation physique à Albertville et du vélo. J’ai commencé assez léger en musculation avec un peu de squatt et une gamme d’athlétisme. En parallèle, j’ai pédalé autour du lac d’Annecy, des sessions d’une heure et trente minutes, pas beaucoup plus. » Perrine a pris la route ensuite pour la Bretagne et Vannes dans le Morbihan ou elle a participé à un stage « commando ». « Je viens d’intégrer l’équipe de France militaire de ski pour mon plus grand bonheur. C’est un honneur pour moi. Du coup, j’ai eu le droit à une semaine intensive avec des parcours du combattant, des missions nocturnes, peu de sommeil, le rationnement de la nourriture… C’était dur physiquement mais j’ai beaucoup aimé les valeurs transmises pendant cette semaine et l’échange avec les militaires de profession a été très riche. »

De retour en Savoie pour ses études, la championne a travaillé ses figures en pratiquant le water jump soit un tremplin, de vieux skis et le lac ! « L’eau était froide ce qui ne m’a pas plu » plaisante-t-elle. « Ce stage a bien marché pour moi. J’ai testé une nouvelle figure : le DSpin Miout à savoir attraper le ski gauche avec la main tout en exécutant la figure. Cela m’a donné des idées pour la saison prochaine ! »

L’équipe de France s’est également entraîné en salle sur des trampolines. « Et puis, entre temps, j’ai continué à étudier. Dans le cadre de mon DUT technico-commercial, je dois d’ailleurs rendre un mémoire très bientôt. »

La suite des opérations pour Perrine : un stage de ski fin juin sur le glacier de val d’Isère, des bosses début juillet sur le glacier de Tignes et un peu de frissons à venir avec une petite session de voiture avec le maître Sébastien Loeb.

Perrine Laffont, Championne des Championnes en freetsyle

C’est fait ! Perrine Laffont décroche le Gros Globe de Cristal, son premier ! L’ariégeoise remporte le classement général de la Coupe du Monde de freestyle qui récompense la sportive ayant marqué le plus de points dans toutes les disciplines (bosses, skicross, saut, halfpipe, slopestyle et big air). La Championne Olympique de ski de bosses, double championne du Monde en parallèle, deux globes de Cristal à son actif, a marqué les esprits cette saison en montant à 9 reprises sur les 9 podiums de la Coupe du Monde. Perrine Laffont, Championne de France en simple et parallèle le week-end dernier à Tignes, entre peu à peu dans le panthéon du ski de bosses et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Interview…
  1. Tu as maintenant un peu de recul depuis ta dernière course au Kazakhstan. Quel est ton bilan suite à cette superbe saison ?
Je suis très fière de ma régularité cette année. Je suis hyper satisfaite que le travail paie. Quand tu es dans le vif du sujet, tu avances étape par étape vers les objectifs sans trop réfléchir. Avec plus de recul, je me rends compte que c’est vraiment une saison 2018-2019 extraordinaire et exceptionnelle. Monter sur tous les podiums de la saison et deux médailles aux Championnats du Monde (victoire en parallèle, bronze en simple), c’est top ! Seul l’américaine Hannah Kearney a fait mieux en gagnant toutes les étapes d’une Coupe du Monde mais elle avait 25 ans alors que j’ai seulement 20 ans !
  1. Tu veux dire que tu vois déjà plus haut ?
Ma marge de progression est encore énorme. J’en ai encore sous le pied. J’ai gagné certaines courses de la saison avec des runs qui n’étaient pas satisfaisants à mes yeux. Mes sauts peuvent être mieux, mon ski aussi ! Physiquement, j’ai eu deux fois la grippe avant de grandes échéances cet hiver. Je ne pense pas sur ce point être totalement à maturité même si ma préparation globale a été performante. Mentalement, même si je suis aidée par Cécilia Delage, ma préparatrice mentale qui m’accompagne 2013, je suis encore perceptible notamment lors des entraînements et des qualifications. Je pense tout de même avoir grandi dans la gestion du stress et de mes émotions. Je commence à avoir de l’expérience. Je me sers de ce que j’ai déjà vécu.
  1. Tu arrives notamment à te galvaniser en approche des super finales ?
Oui, je crois que c’est ce qui a fait la différence avec mes concurrentes cette année. En entraînement ou même lors des qualifications, je ne suis pas toujours au top alors que j’ai vu certaines adversaires faire des runs extras. En super finale, elles font moins bien alors que de mon côté je monte en puissance au fur et à mesure du processus de qualifications jusqu’à la super finale où je suis à 300%. Je gère de mieux en mieux la pression.
  1. Le team spirit en équipe de France de ski de bosses doit être également un facteur de réussite, n’est-ce pas ?
Le staff de l’Equipe de France a fait un travail énorme autour de moi. Mes entraîneurs, Ludovic Didier et Lionel Levray, ont été toujours à mes côtés et ont les mots pour me booster. Ludovic me connaît bien. C’est un véritable atout. Et puis l’ambiance en équipe de France de ski de bosses est excellente. Nous formons une petite famille et les garçons, Ben Cavet, Jérémy Lambert, Jules Escobar, sont de précieux soutiens. Ils me conseillent dans mes choix de trace, le repérage des pistes…
  1. Si tu avais à retenir deux moments cette saison, tu t’arrêtes sur lesquels ?
Ma médaille d’or au championnat du Monde en parallèle a été un bonheur car ce titre vient de loin. J’étais dépitée la veille par ma médaille de bronze, j’avais la rage, je voulais l’or. La remise du Globe de Cristal au Kazakhstan a été aussi très forte car c’est l’aboutissement d’une saison à haut niveau, c’est la prime à la régularité. Ce Globe compte beaucoup pour moi car j’ai vraiment dominé le circuit.
  1. Et le Gros Globe, non ?
C’est différent, c’est la cerise sur le gâteau, il couronne ma saison. C’est une super récompense d’autant plus qu’il y avait de la concurrence avec le ski cross. C’est mon premier et je souhaite qu’il ne soit pas le dernier. Il récompense ma domination dans ma discipline ce qui m’a permis de marquer plus de points que les autres sportives en freestyle. J’ai attendu la confirmation de la FIS pendant plusieurs semaines, il est certain que je vais le surnommer ‘’Désiré’’.
  1. Quel est ton programme dans les mois qui viennent ?
Début avril, je suis à l’école à Annecy jusque fin juin. C’est ma dernière année de DUT. En parallèle, je vais reprendre la prépa physique en mai, des travaux de trampoline en juin puis nous allons skier à Tignes en juillet et en Australie en août.

Un nouveau globe de Cristal pour Perrine Laffont, la régularité à très haut niveau !

La Championne Olympique s’adjuge le globe de Cristal en ski de bosses ce jour à Shymbulak au Kazakhstan. Perrine Laffont a terminé, ce matin (heure française) à la deuxième place en simple et monte pour la 10ème fois consécutive sur le podium alors qu’elle avait également gagné le Mondial en parallèle et terminé à une belle 3ème place en simple aux Etats-Unis. L’athlète ariégeoise réalise une énorme performance et ajoute un nouveau Globe à son immense palmarès. Elle enchaînera demain matin avec l’épreuve en parallèle qui pourrait lui permettre de décrocher son premier gros Globe de Cristal en freestyle de sa carrière.

Perrine Laffont, Championne Olympique, double Championne du Monde en parallèle, vainqueur de deux Coupes du Monde de ski de Bosses (2018 et 2019) : « Assurer un globe de Cristal alors que j’ai encore une course demain, c’est assez spécial ! Je ne réalise pas vraiment ma performance. Elle est le fruit de beaucoup de travail. Cette saison a été folle en intensité ! J’attribue ce globe à mon run qui a été plus performant qu’en 2018 en points avec le D Spin et mon niveau de ski qui n’a pas baissé. J’avais une marge plus importante que ma concurrence. Je vais essayer de monter sur le podium en parallèle demain ce qui me permettrait un sans-faute en Coupe du Monde et sur le Championnat du Monde avec un podium sur chaque compétition à laquelle j’ai participé. Je suis épuisée mais heureuse. »

Perrine Laffont, Championne du Monde !

Reed Valley, Park City, Etats-Unis, l’athlète ariégeoise a remporté cette nuit le titre de Championne du Monde de ski de bosses en parallèle pour la deuxième année de suite. Perrine Laffont termine ces Mondiaux avec deux médailles puisque dans la nuit de vendredi à samedi, elle avait décroché une belle médaille de Bronze en Single. La Championne Olympique réalise une saison tonitruante puisqu’elle a été toujours dans le top 3 sur les 8 épreuves courues depuis le début de sa saison.

« Je conserve mon titre, je reste au top ! » déclare Perrine. « C’est un sentiment particulier de gagner deux années de suite. Je suis toute de même double championne du Monde. Quelle satisfaction ! Quel bonheur car j’en ai bavé. J’étais dépitée ce matin après ma médaille de Bronze en single. J’étais très fatiguée par cette saison très, très dense et j’ai été déçue par le jugement des juges sur mon premier saut lors de la finale du single. J’avais réussi mon meilleur D Spin de la journée et j’ai l’impression de ne pas avoir été récompensée. Alors quand il a fallu revenir pour le parallèle, ça a été difficile mais je me suis accrochée. J’ai pris les runs les uns derrière les autres et ça a marché. »

Perrine Laffont en mode Mondial

Avec six podiums dont deux victoires sur les six épreuves de Coupe du Monde de ski de bosses courues depuis le début de saison, Perrine Laffont réalise, pour l’instant, un parcours sans-faute et mène le classement général avec un bon matelas d’avance sur sa poursuivante australienne. Avant de reprendre le chemin de cette Coupe du Monde avec une étape à Tazawako au Japon les 23 et 24 février puis à Shymbulak au Kasakhstan les 2 et 3 mars, la Championne Olympique participera au Championnat du Monde de la spécialité, les 8 et 9 février à Park City. Interview…

  • Peux-tu revenir sur ton parcours depuis le début de la Coupe du Monde à Ruka le 7 décembre ?

J’ai réalisé un début de saison très positif. Je suis satisfaite de ma régularité. Je n’avais jamais réussi à enchaîner comme ça auparavant. En 2018, j’étais montée trois fois de suite sur le podium. Là, cela fait six fois. C’est une première pour moi. Je suis d’ailleurs la seule athlète à avoir réussi cet enchaînement cette année. Même Mikaël Kingsbury, le roi de la discipline, n’a pas réussi cette performance (4 podiums). A Ruka, pour la première étape de la Coupe du Monde, j’ai gagné. Je ne m’attendais pas à ce résultat car je ne savais pas si mon nouveau run allait plaire aux juges. Ce premier acte m’a prouvé que j’étais capable. J’ai ensuite réussi à dérouler sur les autres étapes même si à Calgary et à Mont Tremblant, cela n’a pas été simple.

  • Pourquoi ?

A Calgary, je n’arrivais pas à passer mon nouveau saut, le D Spin, comme je le voulais en entraînement. La piste était très exigeante. J’étais brouillonne. Il faut dire que ce nouveau saut me sort de ma zone de confort ! A Mont Tremblant, nous avons eu qu’un seul jour d’entraînement ce qui est très peu. Il faut savoir que les trainings avant les compétitions sont souvent très courts et on a toujours pas mal de pression car on veut bien faire, analyser la piste, se mettre dans les bonnes conditions… en très peu de temps. Pour finir, cela s’est bien passé à Mont Tremblant puisque je gagne.

  • Tu as un niveau de ski qui fait la différence ?

Cela a toujours été mon point fort. J’ai une base solide en ski. Je ne me prends pas trop la tête avec ça. C’est assez naturel chez moi ! A Mont Tremblant, je ne prends que la moitié des points avec mon D Spin. J’ai encore une grande marge de progression sur les sauts

 

  • Comment abordes-tu le Championnat du Monde, l’un de tes objectifs importants ?

Forcément, je suis la personne à abattre (rires) car je fais un bon début de saison. J’arrive en tant que favorite mais je ne me focalise pas sur cette étiquette. Je me concentre sur moi. Je vais sur ce Mondial pour essayer de faire mon meilleur run ce qui n’a pas encore été le cas depuis le début de la saison. Il y a encore pas mal d’imperfections. L’idée est d’essayer de revenir, tout de même, de Park City avec deux médailles, l’une en single et l’autre en parallèle.

  • Tu es depuis un moment en Amérique du Nord. As-tu le temps de faire autre chose que du ski ?

Je dors beaucoup, parfois 10 à 12 heures par nuit. Je me concentre sur ma récupération. J’ai fait un peu de shopping à Montréal mais il faisait vraiment très froid. Je passe beaucoup de temps en salle de musculation et un peu à la piscine. En fait, nous enchaînons beaucoup depuis quelques semaines. J’aurais plus de temps en mars.