Sacré Thibault Anselmet !

Thibault Anselmet, 26 ans, remporte pour la deuxième année consécutive la Coupe du Monde de ski alpinisme. Il décroche un deuxième gros Globe de cristal après celui de 2023. C’est une nouvelle très grande performance pour le jeune homme originaire de Bonneval-sur-Arc. Elle prime la régularité tout au long de la saison et un travail acharné sur les skis et en dehors. Autre bonne nouvelle, Thibault ajoute un petit globe de Cristal à son palmarès dans la discipline du sprint suite à sa victoire nette et précise hier à Cortina d’Ampezzo. Il entre franchement dans la cour des grands et peut sereinement se préparer pour la Coupe du Monde 2025 qui sera prédominante en vue des Jeux Olympiques de Cortina d’Ampezzo 2026 qui verront, pour la première fois, le ski alpinisme entrer en lice.

Thibault Anselmet : « Je suis hyper satisfait de cette victoire au classement général qui était depuis quelques semaines prévisibles tant j’ai fait un bon début de saison. Je n’ai laissé aucune chance à mes adversaires tout au long de la Coupe du Monde. Ce gros Globe de cristal récompense ma régularité dans toutes les spécialités du ski alpinisme. Ce deuxième gros Globe représente beaucoup pour moi car le plus dur est de rester au sommet. Cerise sur le gâteau, je gagne hier le sprint italien qui me permet pour la première fois de décrocher un petit Globe en sprint. Je n’avais intentionnellement pas pris le départ de l’individuel dimanche afin d’être à fond hier. Cela a payé et cela clôture mon hiver de la meilleure des façons. Je suis maintenant attendu pour la Coupe du Monde 2025. Je vais tenter de rester sur ma lancée. J’aime le ski alpinisme, cela fait parti de moi. Je tiens à remercier mon staff, l’équipe de France de ski alpinisme, l’ensemble de mes partenaires, ma famille, mes parents. Sans mes parents, je n’en serais pas là, je les remercie et hier c’était l’anniversaire de mon grand-père, un beau cadeau cette victoire ! »

Des nouvelles des sportifs Banque Populaire du Nord

Les uns sont en bonne voie pour se qualifier pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, les autres n’iront pas mais conservent un état d’esprit très positif. Anaïs Mai Desjardins et Théo de Ramecourt en kitefoil ont trouvé plus forts et ne couperont pas les lignes de départ marseillaises cet été. Erika Sauzeau en para aviron, Maxime Beaumont en Kayak et  Mewen Tomac sont aux portes de leur graal. Etat des lieux…

Spirale très positive pour Mewen Tomac

Mewen Tomac semble en mesure de se qualifier pour Paris 2024. Le nageur amiénois, qui a battu 2 records de France en 2023, enchaine les performances et vise les Championnats de France qui auront lieu en juin à Chartres et qui font office de qualification. « En janvier, j’étais en stage à Ténérife avec l’Equipe de France. En février, j’étais également en stage avec mon club Amiens Métropole Natation à Font Romeu » explique Mewen. « Nous avons enchaîné des travaux de force et de puissance et des longues distances. Je me sens de plus en plus prêt pour la saison à venir. Sur le 100 mètres dos, nous sommes deux à évoluer un peu au-dessus du panier et il y aura deux qualifiés. Je pense donc que cela passera si je n’ai pas de pépins d’ici là. En 200 mètres dos, il y a un peu plus de concurrence mais il y a de la place pour moi. J’essaie surtout de ne pas trop me focaliser sur cette échéance qualificative. Je fais mon chemin consciencieusement et on verra. »

Maxime Beaumont y croit

De son côté, Maxime Beaumont, 41 ans, n’est pas encore totalement fixé mais se rapproche d’une participation à ses quatrièmes Jeux Olympiques en kayak. Le kayakiste français, médaillé d’argent à Rio 2016, a remporté le 29 mars à Vaires-sur-Marne ses deux courses en K1 500 lui permettant, avec Guillaume Burger, d’être désigné par sa Fédération pour représenter la France en K2 lors du tournoi de qualification olympique qui aura lieu en Hongrie les 8 et 9 mai. Restera à entrer, lors de cette échéance, dans les quotas pour qualifier le bi place français pour Paris. « Nous avons déjà beaucoup navigué ensemble avec Guillaume. Nous allons nous préparer assidument pour l’échéance hongroise en essayant de reproduire nos dernières performances personnelles en K2. » Le défi est de taille mais pas insurmontable pour le vétéran boulonnais qui est aujourd’hui toujours le « Usain Bolt » du Kayak français.

Erika Sauzeau maintient le cap

Elle fait une très belle saison 2023 en para-aviron allant jusqu’à qualifier le bateau français « 4 barré mixte PR3 » pour Paris 2024. Depuis les choses se sont compliquées pour Erika Sauzeau. « A la reprise hivernale en septembre, les entraînements décidés étaient très intenses avec 3 sessions de training par jour » raconte l’athlète paralympique picarde, médaillé de Bronze à Tokyo 2020. « Du coup, ma pathologie, une chondropathie avancée du genou gauche, s’est aggravée. J’ai donc pris du repos. Dans le même temps, notre collectif s’est agrandi avec l’arrivée de sportifs aux handicaps minimums. Je suis donc un peu moins dans les clous pour une sélection aux Jeux Paralympiques de Paris mais je persévère et j’ai encore toutes mes chances. Le championnat de France ergomètre de février s’est bien déroulé avec une médaille de bronze sur 500 mètres. Dernièrement, lors d’un stage fédéral, je réalise un chrono satisfaisant sur 2000 mètres. Je fais tout pour être aux Jeux en respectant ma santé et ma pathologie. »

Anaïs Mai Desjardins et son double cursus de haut niveau

Anaïs Mai Desjardins, la pépite dunkerquoise du Kitefoil, ne disputera pas ses premiers Jeux. Elle a trouvé plus forte sur sa route en la personne de Lauriane Nolot, récemment Championne d’Europe et qui rafle tout en kitefoil. Anaïs n’a pas relâché ses efforts et continue plus que jamais à mixer ses études de médecine et son évolution sportive « Depuis un an, c’est assez compliqué pour moi » déclare-t-elle. « J’ai décidé, avec mon petit gabarit, de ne pas prendre de poids, condition sine qua none à la performance en kitefoil et puis je n’ai pas toujours été dans le match. Malgré des résultats en demi-teinte en 2023, j’ai décidé de me surpasser en me concentrant sur mes performances et pas celles des autres. Cette méthode m’a permis d’apprendre encore et de progresser. Dans le même temps, après avoir fait une pause en 2023, je continue évidemment mes études de médecine et je bosse fort actuellement pour obtenir ma 5ème année. Cette non-qualification est évidemment difficile à accepter mais je trace mon chemin, j’en ressors grandie et j’ai beaucoup d’autres ambitions sportives à venir à commencer par le Championnat du Monde en Mai à Hyères qui se terminera juste avant mes partiels de médecine. »

Théo de Ramecourt a une carte à jouer aux Championnats du Monde

A l’instar d’Anaïs, Théo de Ramecourt n’a pas obtenu son ticket pour les Jeux. Lors du dernier Championnat d’Europe, Théo a terminé 12ème alors que dans le même temps Axel Mazella remportait le titre. « J’ai eu de bonnes phases mais j’ai trop souvent chuté ce qui m’a fait cumuler trop de points. Tout comme Anaïs, je vais me concentrer sur le Championnat du Monde qui aura lieu en Mai à Hyères et je vais me mettre à la disposition du collectif notamment pour aider Axel à être le plus performant possible cet été à Marseille. »

17ème édition de l’opération de mécénat Atout Soleil : lancement de l’appel à projets « Génération zéro addiction »

Le fonds de dotation « Nos Épaules et Vos Ailes », GPMA et l’assureur Generali lancent, dans le cadre de l’opération de mécénat Atout Soleil, un nouvel appel à projets pour soutenir les associations qui agissent au quotidien auprès des jeunes et de leurs familles pour lutter contre toutes les pratiques addictives : tabac, alcool, médicaments, cannabis, cocaïne, jeux d’argent, écrans, alimentation, etc.

Avec cet appel à projets, Atout Soleil cible des associations françaises qui mettent en place des initiatives innovantes dans le but de :

  • protéger les jeunes et prévenir leur entrée dans une pratique addictive ;
  • aider les jeunes à se soigner, à se libérer durablement de leurs addictions ;
  • apporter du soutien et des solutions aux familles.

Les associations ont jusqu’au 28 juin 2024 pour déposer leur dossier de candidature.

Une prévalence des addictions toujours inquiétante chez les adolescents

Alcool, tabac, cannabis… figurent en bonne place parmi les « premières expériences » des adolescents qui s’y initient souvent très jeunes, dès le collège.

À 17 ans, près d’un adolescent sur cinq fume tous les jours du tabac (16%), près d’un sur dix consomme de l’alcool au moins 10 fois par mois (7%) et 4% consomment du cannabis au moins 10 fois par mois. L’usage excessif de ces substances se conjuguent parfois avec des pratiques à risque telles que le
« binge drinking ».

Certes, les usages des adolescents sont orientés à la baisse depuis 2014 grâce à la forte mobilisation des pouvoirs publics, à l’exception notable de la cigarette électronique. Mais il est crucial d’amplifier ces actions et d’agir au plus tôt pour prévenir les risques de dépendance chez les adolescents, car cette période est essentielle pour leur développement.

L’essor des conduites addictives se répercutent sur la santé mentale des jeunes

Par ailleurs, les addictions ne se limitent pas à la consommation de drogues licites ou illicites. Depuis la crise sanitaire, on observe un essor d’autres addictions, notamment aux écrans et aux jeux vidéo, à la pornographie, aux jeux de hasard, et bien d’autres encore.

Ces conduites addictives ne sont pas sans conséquences sur la santé mentale des adolescents et des jeunes adultes. Bien au contraire, elles peuvent avoir un effet amplificateur sur les troubles de l’humeur, la dépression, etc. Rappelons qu’aujourd’hui de nombreux indicateurs sont au rouge : selon Santé publique France, les recours aux soins d’urgence chez les 11-17 ans pour troubles de l’humeur, idées et gestes suicidaires ont fortement augmenté depuis 2021 et restent à un niveau élevé en 2023.

Thierry Gaudeaux, Président du Fonds de dotation Nos Épaules et Vos Ailes :

« Les jeunes sont confrontés à un environnement de plus en plus addictogène. La progression des pratiques addictives est un phénomène inquiétant car elles représentent un obstacle à leur bien-être et à leur avenir. En tant que professionnels de la prévoyance et de la santé, notre responsabilité est d’agir pour prévenir et combattre ce fléau. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de consacrer la 17ème édition de notre opération de mécénat Atout Soleil au soutien aux associations françaises qui œuvrent concrètement dans nos territoires pour protéger et accompagner les jeunes mais aussi leurs familles face aux multiples formes d’addictions.

Les lauréats du prix Atout Soleil 2024 seront désignés le 3 décembre à Paris. Très concrètement, au-delà du prix financier, les associations bénéficieront d’un appui en matière de communication pour leur permettre de renforcer leur impact sur leur territoire. »

Quels sont les initiatives concernées ?

Les projets des associations candidates à l’appel à projets devront s’inscrire dans l’un ou plusieurs des trois axes ci-dessous :

 AXE 1. LUTTER CONTRE LES PRATIQUES ADDICTIVES DES PLUS JEUNES

  • Offrir aux parents des lieux d’écoute et d’aide à la parentalité pour les informer sur les pratiques addictives et leur donner les outils pour faire face aux pratiques addictives de leurs enfants.
  •  Mener des projets de prévention des collégiens, des lycéens et des étudiants pour leur faire adopter des comportements responsables et des choix favorables à leur santé.Une attention particulière sera portée aux projets proposant une approche innovante, ludique, favorisant l’implication des jeunes (jeux, théâtre, forum, etc.)
  •  Favoriser un environnement protecteur en réalisant des actions de prévention en milieu festif, estudiantin…

AXE 2. RECONNAÎTRE L’ADDICTION ET SE SOIGNER

  • Faciliter l’accès ou l’adhésion aux parcours de soins des jeunes, notamment les plus vulnérables, grâce à des solutions innovantes (numérique, etc.)
  • Outiller et soutenir les pratiques des professionnels (santé, social, éducatif, etc.) pour repérer et orienter les jeunes dès les premiers usages problématiques de produits ou d’écrans/jeux et promouvoir des actions incluant leur entourage (parents, fratries, proches, etc.)
  • Soutenir et accompagner les familles et l’entourage de l’usager et développer des programmes de soutien à la parentalité

AXE 3. SE LIBÉRER DES ADDICTIONS ET SE PROJETER DANS L’AVENIR

  • Proposer des lieux d’hébergements/lieux ouverts aux adolescents et jeunes adultes qui leur permettent de retrouver un rythme de vie et de reprendre confiance en soi
  • Développer des activités (sportives, artistiques, sociales, psychocorporelles) permettant aux jeunes de renforcer leur capacité d’agir, d’améliorer leur santé mentale et de rompre avec des environnements de vie influençant positivement la pratique de conduites addictives

A VOS AGENDAS

  • 8 avril : lancement de la 17ème édition Atout Soleil
  • 28 juin : clôture de l’appel à projet
  • 24 septembre : jury Atout Soleil
  • 3 décembre : cérémonie de remise des prix

Le miroir de la passion, Fayeulle-Ruyant

Une écurie de course au large à deux voiliers de la classe Imoca performants, qui mutualise à un haut degré de sophistication technologique les expériences de navigation, menés par deux marins expérimentés aux profils complémentaires, désormais hébergés dans un bâtiment dédié à la Tech et à la synergie des équipes, voilà ce que la complicité de deux passionnés, Thomas Ruyant le marin et Alexandre Fayeulle l’entrepreneur a accompli dans l’intervalle de deux Vendée Globes. Une histoire généreuse de passion, de confiance, de création et d’imagination que les deux hommes racontent en miroir, chacun à leur manière :

Thomas Ruyant : Alexandre Fayeulle, toujours un coup… « d’Ad vens! »

Parmi les 180 et quelques chefs d’entreprise du Nord rassemblés sous l’image revigorante du Colibri, lors de l’épopée Vendée Globe 2016 de l’Imoca « Le Souffle du Nord pour le projet Imagine », Thomas Ruyant peine à se rappeler avoir croisé le regard d’Alexandre Fayeulle. Le patron de la toute jeune société Advens, spécialisée dans la cybersécurité, est pourtant bien présent, intrigué, troublé même par cette révélation que constitue la découverte des dessous d’un Vendée Globe. « Ce n’est qu’à mon retour du Vendée, à l’occasion d’un petit tour de table à Lille, en présence de quelques partenaires, que je fais vraiment la connaissance d’Alexandre. Il se montre curieux et passionné par tous les rouages du métier de coureur au large. Il me présente sa société alors en plein essor, ses collaborateurs. Je me souviens d’échanges très riches, très constructifs, car Alex est un vrai chef d’entreprise qui maitrise tous les aspects de l’entreprenariat, et moi aucun. Il se montre d’emblée de très bon conseil, et petit à petit, s’investit dans le montage de mon projet Vendée Globe 2020. De partenaire minoritaire, il devient, avec le lancement de la construction de mon plan Verdier, partenaire principal. Nous montons ensemble mon écurie TR Racing. Sa pertinence sur tous les aspects entrepreneuriaux est fascinante. Son énergie est débordante. Rien ne lui résiste. Il décide, il se lance, il s’engage. II voit loin, toujours plus loin, au point d’avoir toujours un coup d’avance sur les événements. A peine mis à l’eau, le bateau, qui doit logiquement porter le nom de son entreprise Advens, se voit rebaptiser du nom d’une oeuvre sociétale, LinkedOut. Entre temps, Alexandre a fait de moi un chef d’entreprise. TR Racing, comme Advens, a grandi, avec ses équipes techniques, ses deux Imocas, son bâtiment dédié. Alexandre continue de surfer sur l’Impossible, passionnément, sans relâche. Notre amitié est basée sur une confiance mutuelle et sur une franchise de tous les instants. Son oeil averti me rassure ! »

Alexandre Fayeulle, entrepreneur visionnaire

Boulonnais bon teint, c’est pourtant adossé à la mer, les pieds dans les labours, qu’Alexandre Fayeulle déploie ses rêves de monde meilleur. Fondateur d’Advens, leader européen de la cybersécurité, il avoue n’avoir dans sa vie planifié qu’un seul projet, celui d’un retour à la terre, au métier de ses aïeux. « Le reste est un chemin de vie, et donc de rencontres. C’est ainsi qu’est né Advens et TR Racing ». Celle avec la mer, la course et Thomas Ruyant est un fracas, une déflagration émotionnelle sur laquelle Alexandre va bâtir non seulement une écurie de course, mais le tremplin de ses aspirations altruistes dédiées aux hommes et à la planète. « Le premier coup au coeur survient deux mois avant le départ du Vendée Globe 2016. Membre du collectif « Le Souffle du Nord pour le projet Imagine, qui déjà voulait inspirer le plus grand nombre à travers la symbolique de la course au large pour bâtir un monde plus juste et plus durable, je profite d’une sortie à bord de l’Imoca de Thomas Ruyant à Dunkerque. D’emblée, j’ai été séduit par le bonhomme, son incroyable humilité devant son rêve herculéen de tour du monde en solitaire. Quelques semaines plus tard, je prends de plein fouet dans le chenal des Sables la puissance émotionnelle de cet événement. Je me promets secrètement de tout faire pour aider Thomas un jour de gagner ce Vendée Globe. » Le pétillant cocktail Sport – Aventure – entreprise – compétition – sociétal, agit comme un détonateur chez cet entrepreneur viscéral et visionnaire. Les planètes s’alignent avec évidence ; un coureur charismatique, honnête et généreux, une machine à voile à la pointe de la Tech, un événement extrême, planétaire et fantasmatique, au service de causes sociétales et humanitaires. Alexandre tient son credo. Le mot juste, le parler vrai, l’engagement sincère le lient à Thomas dans une communion de vision qui dynamite le sponsoring classique. « Thomas je le connais. Nous nous ressemblons. Il sait où il va, et il fédère, par son humanité, sa simplicité. Nous grandissons ensemble, dans nos carrières respectives. En 2016, Advens s’ébrouait dans l’anonymat, tout comme Thomas. Aujourd’hui, Advens se développe avec les succès de Thomas. Et nos performances servent l’intérêt général. »

Les trois coups !

TR Racing, ses deux skippers Thomas Ruyant et Sam Goodchild, ses deux Imocas, frapperont jeudi 28 mars prochain les trois coups d’une saison majuscule, monumentale, magnifiée le 10 novembre par le départ du Vendée Globe 10ème du nom. Les plans Koch/Finot-Conq de 2023 et Verdier de 2019 sortiront à cette date de leur hibernation, cocoonés tout l’hiver par les techniciens du Team et impatients de rejoindre leur élément liquide. Place à l’action, et à la multiplication de navigations aussi sportives que scientifiques, entre deux voiliers d’une même équipe qui partagent et échangent dans la plus grande transparence chaque expérience nautique, pour atteindre l’excellence dans les nombreux compartiments d’un sport éminemment technologique. Entrainements de conserve, débriefings communs, partage des analyses et des datas, et développement sur l’eau des idées et estimations techniques scanderont le mois d’avril, qui culminera par un convoyage en équipage réduit vers New York, occasion là encore idéale de pousser toujours plus haut la quête de la performance. La Transat New York Vendée, départ le 29 mai de « Big Apple », marquera le retour de Thomas et Sam à la compétition. Elle permettra de jauger en course et en solo la pertinence des choix et modifications du printemps.

Deux IMOCAs en confrontation et en mutualisation

Les prochains mois s’annoncent denses du côté de TR Racing, chargés de toutes les phases de préparation et de montée en puissance en vue de la date fatidique du 10 novembre prochain, départ de la 10ème édition du Vendée Globe, l’objectif majuscule de Thomas Ruyant et de Sam Goodchild. Préoccupation principale du vainqueur des trois dernières grandes courses océaniques (Thomas), et du champion du monde de la classe Imoca (Sam), s’élancer des Sables d’Olonne au meilleur de leur forme physique et émotionnelle. La gageure des prochaines semaines est donc bien de progresser dans la mise au point des bateaux, en multipliant les navigations en duo, bord à bord pour d’enrichissantes confrontations et comparaisons de performances. Un travail tout en synergie déjà extrêmement gratifiant le printemps dernier, que Thomas et Sam souhaitent renouveler et accentuer à quelques mois de l’échéance du Vendée Globe, sans pour cela se « mettre, eux et leurs équipes, « dans le rouge ».

Thomas Ruyant : « Ne pas se cramer »

« L’important pour moi, au-delà de toutes ces navigations, est de garder l’envie, de conserver l’énergie positive, en bref, ne pas me « crâmer ». C’est pourquoi nous faisons le choix de ne pas courir la Transat CIC fin avril. Toutes nos équipes, Sam et moi-même, souhaitons nous donner le temps de faire les choses telles que nous les imaginons à l’idéal, pour nous présenter au départ du Vendée Globe au maximum de notre préparation technique, avec deux bateaux parfaitement aboutis, réglés et préparés pour un tour du monde express, dans un état de fraicheur mental optimum, et une envie d’en découdre et de livrer le meilleur de nous-mêmes totalement décuplée, et non altérée par une éventuelle lassitude à l’issue d’une saison par trop surchargée. »

Sam Goodchild : Profiter de la dynamique du Team

« Les années hors Vendée Globe, nous terminons nos saisons en novembre-décembre. Cette année, nous aurons, à cette époque-là, le plus grand rendez-vous dans la carrière d’un coureur au large, le Vendée Globe. Il convient de l’aborder au meilleur de notre préparation, technique, physique et mental. Il ne nous a pas semblé qu’aligner deux transats en solitaire durant l’été était la meilleure méthode. TR Racing est une équipe à deux bateaux, et nous voulons profiter à plein de cette chance de pouvoir naviguer, bord à bord durant le printemps et dès la mise à l’eau. Nous allons multiplier les sorties, en solo, en double et en équipage, avec tous les instruments de mesure dont nous disposons grâce à notre équipe et à la technologie d’Advens, notre principal partenaire. Nous allons travailler tous les compartiments du jeu, et pas seulement l’allure au plus près du vent comme le propose la Transat CIC. Nous rallierons New York en mode performance, avec à bord des membres de notre staff, dont les retours d’expérience seront extrêmement enrichissants. Le printemps sera ainsi dense et particulièrement riche en retour d’expérience des deux bateaux. »

TR Racing en ses murs

L’écurie de Thomas Ruyant, Alexandre Fayeulle et Thomas Gavériaux inaugurera le 25 avril son bâtiment technique situé quai du Pourquoi Pas à Lorient. Mieux qu’un hangar de chantier, il s’agit d’un véritable complexe moderne destiné à accueillir deux Imocas, mais suffisamment grand pour toute l’équipe dédiée au fonctionnement de l’écurie, staff technique, coureurs, bien sûr, administration et communication. Construit sur 4 niveaux et sur plus de 1 300 m2, il témoigne d’un profond désir de qualité environnementale avec une utilisation maximale de matériaux bio sourcés, récupération des eaux de pluie, isolants bio sourcés, panneaux solaires photovoltaïques….

Top départ pour le Belem !

C’est parti ! Après un chantier hivernal à la Seyne-sur-Mer et à Toulon, le trois-mâts de la Fondation Belem Caisse d’Epargne va reprendre la mer et les navigations pour une saison Majuscule qui le verra notamment porter la Flamme Olympique entre Athènes et Marseille du 27 avril au 8 mai prochain.
Il sera à Toulon pour les premières visites publiques de 2024 du 16 au 17 mars puis à Antibes les 23 et 24 mars. Le trois-mâts participera ensuite à Escale à Sète du 26 mars au 1er avril.  A travers des séjours de navigation, il rejoindra ensuite la Sardaigne, la Sicile et la Grèce.

Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem Caisse d’Epargne : « Depuis l’annonce du transport de la Flamme Olympique que nous réalisons grâce à notre mécène historique, Caisses d’Epargne, et en complète collaboration avec Paris 2024, l’équipage s’active pour préparer le navire à braver les océans. Les premières navigations vont permettre de tout vérifier techniquement avant de prendre le large pour la Sardaigne, la Sicile, la Grèce et lors du portage de la flamme entre Athènes et Marseille. Entre temps, nous allons ouvrir le Belem aux toulonnais et aux antibois. Le Belem participera ensuite pour la première fois à l’événement très attendu, Escale à Sète, avant son départ vers la Sardaigne avec 48 stagiaires à bord. Nous nous sentons privilégiés de faire vivre une si belle saison à notre public et nous avons maintenant hâte qu’elle débute avec ces points d’orgue que sont l’allumage de la flamme à Olympie le 16 avril, notre présence à Athènes et évidemment ces 12 jours de navigation avec la Flamme avec à bord des jeunes qui vont découvrir la navigation au grand large à bord de notre magnifique navire. »

Informations presse :

Visites publiques du Belem à Toulon du 16 au17 mars quai de la Corse et de 10 à 18h00
Visites publiques du Belem à Antibes les 23 et 24 mars : le 23 de 10 à 18h00, le 24 de 10h à 16h00
Le Belem accostera à Sète pour Escale à Sète le 25 mars vers 20h00. En savoir plus sur cet événement majeur en méditerranée : https://escaleasete.com/
Interviews des protagonistes de la Fondation Belem Caisse d’Epargne sur demande
Le programme Olympique du Belem en 2024 : https://www.fondationbelem.com/naviguer/programme-des-navigations