FOR PEOPLE AND PLANET, un collectif dédié à l’action pour les Hommes et la Planète

Un mois après la mise à l’eau à Lorient du nouveau voilier de Thomas Ruyant FOR PEOPLE, c’est au tour, ce jour, du navigateur britannique Sam Goodchild de dévoiler sa nouvelle monture FOR THE PLANET (Ex LinkedOut).

Deux marins, deux voiliers, deux partenaires, Advens et Leyton, un collectif réuni pour agir et engager à l’action globale en faveur des Hommes et de la Planète, deux causes que l’on ne peut dissocier : FOR PEOPLE AND PLANET est né.

Sam Goodchild, dernièrement engagé sur The Ocean Race, prend la barre du plan Verdier 2019, voilier vainqueur de la Route du Rhum et de la Transat Jacques Vabre avec Thomas Ruyant.

Le marin est impatient de se confronter au plateau relevé de la classe IMOCA. La Transat Jacques Vabre, départ le 29 octobre 2023 du Havre en direction de la Martinique sera le premier grand rendez-vous de Sam et une préparation « grandeur nature » pour son premier Tour du Monde en solitaire, sans escale et sans assistance 2024.

Ils ont dit à propos de FOR PEOPLE AND PLANET :

Alexandre Fayeulle, Fondateur d’Advens : « 50% du capital du groupe Advens et des profits financiers qui en découlent sont destinés à l’action pour les Hommes et la planète. Les entreprises et leurs collaborateurs ont le pouvoir de changer le cours des choses. Et c’est maintenant que ça se passe ! Advens + Leyton + TR Racing, le collectif FOR PEOPLE AND PLANET est né pour agir et appeler le plus grand nombre à l’action. Nous sommes ambitieux et pragmatiques ! »

Caroline Villecroze, directrice marketing Leyton : « Les équipes Leyton accompagnent au quotidien des milliers d’organisations dans un objectif de performance durable. En facilitant l’accès à des financements qui permettent de réduire leur impact environnemental, en finançant leurs projets de rénovation énergétique, en accélérant des programmes de formation pour leurs salariés, nous leur permettons à nos clients de développer un modèle plus durable.

Notre projet sportif porte les mêmes objectifs : associer la performance sportive à la performance sociale et environnementale. Depuis que nous avons rejoint la course au large, nous avons toujours visé le podium, tout en contribuant au changement avec des actions très concrètes en faveur de la mixité avec le Magenta Project et de l’innovation verte avec Héole notamment.  Après 4 ans d’émotions fortes aux côtés de Sam Goodchild et de son équipe en Class40 puis en Ocean Fifty, nous sommes enthousiastes à l’idée d’accompagner Sam dans son rêve de Vendée Globe, et de le faire aux côtés de Thomas Ruyant. Mais surtout de porter là encore, avec Advens, un projet sportif associé à un collectif sociétal unique FOR PEOPLE AND PLANET ! » 

Trois questions à Sam Goodchild, skipper du voilier FOR THE PLANET :

Q : Sam, vous rentrez tout récemment de 5 semaines dans le Grand Sud à bord d’un Imoca à foils nouvelle génération ; quelles sont vos impressions ?

R. « Ce fut une aventure géniale, intense, 5 semaines dans le Sud ! Le stress, la fatigue, l’expérience intense constituent pour moi un bilan positif. J’ai appris plein de choses pour la suite. Ce fut mon baptême du feu en foiler Imoca. J’ai beaucoup appris au contact de Kevin Escoffier. Très instructif. C’était bien de le faire en équipage, j’en tirerai les leçons dans deux ans sur le Vendée Globe.

Les bateaux sont un peu fous. Leur capacité de performances est largement au-dessus de nos besoins. On passe notre temps à décider où on doit mettre le curseur, entre vitesse et ne pas casser. Il faut que cela tienne dans la durée. La puissance et la capacité d’accélération sont énormes. Je suis impressionné de voir ce que Thomas a pu réaliser en gagnant deux transats sur ce type de bateaux. On ne peut pas être au taquet tout le temps. L’inertie des manoeuvres est énorme et il faut bien calculer son coup et le tempo lorsque l’on décide d’un virement, d’un empannage ou changement de voiles. Il faut gérer le temps, l’humain, la machine en permanence. Celui qui fait le moins d’erreurs gagne, d’où la nécessité d’accumuler les expériences. Il faut faire des milles, naviguer toujours et encore, bien se connaître et connaitre son bateau.

Q : Votre but ultime reste le Vendée Globe ?

R : « Depuis longtemps, j’ai orienté mes choix de route et de vie avec l’envie de faire le Vendée Globe avec ambition.
Je n’étais pas destiné à cela, mais j’ai eu cette envie très jeune et j’ai bossé vers ce but. Je n’ai jamais lâché mon objectif de Vendée Globe. J’ai l’énorme opportunité d’aller chercher ce rêve. C’est une chance immense.

Beaucoup de gens m’ont aidé sur ce long chemin. Il est difficile de les citer tous. Techniquement, humainement, beaucoup de personnes m’ont aidé. Dernièrement, la rencontre avec Kevin Escoffier. Que du respect pour lui. Quand je suis arrivé en Angleterre à l’adolescence, un moniteur de voile m’a pris sous son aile. Je lui dois beaucoup mais il n’est pas la seule.

Je ne me mets pas d’objectifs de performances. L’idée est de donner le meilleur de moi-même, et de comprendre ce qui marche mal, en continuant d’apprendre. Il y a un enjeu de terminer le Vendée, avec de la performance. Il me faut faire les choses correctement et avec humilité.

On a 18 mois pour préparer le Vendée. Je veux le faire et le terminer. Il me faut donc fiabiliser notre projet, finir les régates en apprenant.
Je suis polyvalent dans ce métier. Il y a tant à faire ! Il faut gérer avec l’énergie qu’on a, comme en mer. On ne peut pas tout faire. Il faut faire des choix, techniques, stratégiques. Je dois faire en 10 jours ce qui me prendrait 6 mois. Je dois faire des choix. Comment gérer mon temps de la manière la plus efficace. Ce qui suppose polyvalence et discernement. »

Q : Comment va se passer votre intégration au sein de TR Racing ?

R : « Je rejoins une équipe expérimentée, une façon de travailler qui me plait et c’est génial. Je suis donc content des choix que j’ai fait par le passé. Tout m’a mené vers ce projet. J’arrive avec modestie et avec une expérience riche de nombreux projets. J’ai commencé très jeune et j’ai touché à beaucoup de choses. J’adore apprendre, J’adore les challenges. Je suis fier de pouvoir compter sur le soutien sans faille de Leyton, mon partenaire historique, et d’Advens qui ont le même ADN sociétal et sportif.  

Il me faudra beaucoup d’apprentissage. Thomas a beaucoup travaillé sur ce bateau. Mon expérience en Imoca est limitée. Mais j’aime ce défi. C’est mon plus grand challenge. Je vais apprendre avec appétit et respect. Je ne sous-estime pas le boulot qui m’attend avant d’atteindre le niveau de Thomas. J’ai une envie de fou. Mon programme est énorme, avec cette prise en main. Je suis parti pour deux années très denses. 

Je n’ai pas encore eu le temps de passer du temps, avec l’équipe qui a travaillé d’arrache-pied autour de FOR THE PLANET ces derniers temps. Cela fait 15 ans que je parle du Vendée Globe. Maintenant je dois prendre les choses dans l’ordre. L’équipe est en place, avec TR Racing, et je commence juste à mettre mon nez dans le bateau. J’ai un million de questions à poser ! Je dois m’organiser.

En tant que compétiteur, j’ai envie de faire les choses bien et vite. Mais il faut y aller progressivement, être malin dans la gestion du temps. La prise en main sera express, en prenant les bonnes décisions au bon moment. J’aurai peu de navigations avant la Bermudes 1000 Race. Il faudra naviguer intelligemment pour ne pas faire de bêtises. Naviguer sagement.

Dans cette période où beaucoup de monde cherche à avoir un impact positif, je suis content de rejoindre un projet qui a démontré, avec LinkedOut ces dernières années, qu’il était en capacité d’être dans le concret pour les autres. Avec Advens et Leyton, deux entreprises très engagées sociétalement, nous avons une envie commune de marquer notre projet avec des initiatives positives pour People and Planet. Cela me tient vraiment à cœur. »

Sam Goodchild, l’océan est sa patrie

Une vie en accéléré. Tout dans la vie de Sam Goodchild semble défiler en « fast-forward »! Et en décalé ! D’une enfance insouciante à La Grenade, aux brumes d’un lycée anglais, Sam Goodchild a brûlé les étapes, vivant à 100 à l’heure, l’instant, les péripéties d’une existence irrésistiblement attirée par la mer.

Né à Bristol voici 33 années, ce véritable enfant de la balle cultive les contrastes et les incongruités. Blanc parmi les Antillais, insulaire exotique parmi les petits Britanniques, sujet de Sa Majesté établi chez les « froggies », l’homme de mer, sportif de haut niveau passablement mâtiné d’aventurier, pratique décidément l’art des paradoxes, jamais là où on l’attend, mais efficace et pressé en diable.

L’homme déborde d’énergie, mais c’est à la mer, aux vagues, au vent qu’il dédie son temps et sa passion. Il est âgé de quelques mois seulement quand ses parents quittent Bristol, la ville des mythiques Banksy et Massive Attack,  pour vivre sur un bateau aux Antilles, à la Grenade précisément. Un esquif de 35 pieds lui servira de home pendant ses sept premières années. Le petit Sam s’épanouit dans un environnement de rêve, en prise directe avec la nature. Sur fond d’azur et de mer, il apprend à vivre simplement des choses qui l’entourent.  Il nage, il plonge, il pêche… et découvre la navigation sous le regard directif de son père. Avec l’adolescence vient aussi le temps du retour en Angleterre, pour étudier et muscler son instruction. Mais l’appel de la mer et des bateaux supplante vite l’intérêt pour les livres.

Il a 16 ans quand il croise un certain Alex Thomson qui prépare son Vendée Globe. Le « Vendée », un mot qui depuis sa plus tendre enfance et les lectures de son père résonne avec insistance dans son esprit aventureux. Alex et son académie vont le mettre sur la voie de son rêve. Il enchaine une transat et une transpacific, avec l’organisation de Thomson qui veut aider les jeunes marins à accomplir leurs vocations. Chose faite en ce qui concerne Sam désormais persuadé de sa destinée. Il sera marin ! Mieux, coureur au large. Il tournoie comme un requin affamé autour des Sables d’Olonne, offre son temps, ses bras, son esprit en mal d’apprendre aux teams, trouve des embarquements et se montre très vite indispensable.

Class40, Ocean Fifty, Ultime, Imoca… tous les supports l’attirent, le passionnent. Et il s’y montre redoutable, compétiteur né. Une fulgurance ! Son secret ? L’humilité, la sagesse d’aborder tout nouveau défi avec la sincère certitude de ne rien savoir, de devoir tout réapprendre en permanence, convaincu que donner le meilleur de lui-même ne suffira pas, et que le dépassement de soi à bord de FOR THE PLANET est la seule issue, quelle que soit la course, quel que soit le support.

Generali devient partenaire stratégique de Rescue Zone, une application innovante de sécurité en mer

Generali devient partenaire stratégique de Rescue Zone, la 1ère application gratuite d’entraide communautaire entre plaisanciers qui permet également une mise en relation optimisée avec les services de secours en mer.

C’est tout simplement une révolution pour le milieu de la plaisance que propose Rescue Zone puisque les bateaux restent très peu équipés de VHF (radio) et d’AIS (géolocalisation) dans le cadre de la navigation côtière. À ce jour, en effet, 70% des unités de moins de 7 mètres n’ont pas les outils adaptés permettant une prise en charge par les secours ou par la communauté de plaisanciers, pourtant 100% d’entre eux ont un smartphone. 

La technologie développée en propre par Rescue Zone permet la localisation de bateaux non équipés de VHF ou d’AIS dans la zone côtière, l’émission d’alertes et une visualisation facilitée des emplacements des incidents, des bateaux en détresse, ainsi que de l’ensemble des embarcations sur une zone.

« Nous avons voulu créer un outil gratuit, simple, et efficace permettant l’entraide entre plaisanciers et une mise en relation optimisée et enrichie de datas avec les services de sécurité » explique Laurent Guillon, CEO de Rescue Zone. « Nous pensons qu’un grand nombre d’incidents pourront être évités grâce à l’application, et que des plaisanciers équipés d’un simple smartphone seront mieux pris en charge grâce à elle par la communauté des plaisanciers et les services de sécurité. Le partenariat avec Generali poursuit un objectif commun : la prévention du risque. »

En effet, 68,2% des incidents en mer déclarés aux services de secours se font actuellement par téléphone. C’est pourtant le moyen donnant le moins d’informations automatiques de l’incident aux secours, et qui n’est pas relié aux autres plaisanciers comme l’est la VHF ou l’AIS. Laurent Guillon et Laurent Bouton, associés dans Rescue Zone, basés dans le Sud de la France, ont donc imaginé un outil efficace afin de faciliter les secours pour les bateaux qui ne disposent pas de tels équipements. Rescue Zone a souhaité également permettre aux pratiquants de sports nautiques plus légers (kite, wing, kayaks, paddle) de bénéficier des services de cette application.

Bernard Duterque, Directeur de la souscription des risques spécialisés de Generali France qui supervise l’activité en plaisance, précise quant à lui : « Quoi de plus naturel pour Generali que de s’associer à une initiative novatrice comme Rescue Zone ? Nous avons un long passé dans le nautisme. Nous sommes le premier assureur à avoir mis au point une police spécifique pour la navigation de plaisance adaptée au droit maritime français en 1951. Notre rôle en tant qu’assureur est de concourir à mieux prévenir les risques et il était donc logique pour Generali de devenir partenaire stratégique de Rescue Zone afin de perpétuer notre ADN d’innovation dans le domaine maritime.».

Une application développée en relation avec les institutionnels maritimes 

Depuis 2019, de nombreux échanges entre le Secrétariat d’Etat chargé de la Mer, les centres de secours en mer (CROSS) et les services opérationnels de l’Etat ainsi que Le Pôle Mer, la FIN (Fédération des Industries Nautiques) et Rescue Zone ont permis d’aboutir à une application dotée de fonctions adaptées aux problématiques du nautisme côtier respectant les protocoles officiels de déclaration d’alertes d’urgence.

Comment fonctionne Rescue Zone ?

Rescue Zone vous permet de naviguer en toute sécurité dans le cadre d’une navigation côtières à moins de 6 milles marin d’un abri. 

Lorsque vous sortez en mer, vous activez l’application, précisez le nombre de personnes à bord et le temps prévu de sortie… Si, lors de votre sortie, vous subissez une panne ou avez une alerte plus grave à émettre, en seulement 2 ou 3 clics vous pouvez avertir la communauté de plaisanciers sur la zone et/ou les centres de secours (Les CROSS).

Rescue Zone met à disposition de l’ensemble des services de secours une console de suivi des incidents rassemblant les données nécessaires à une bonne prise en charge. Ainsi, votre géolocalisation permettra une assistance rapide et adaptée grâce à l’ensemble des données de l’application, mise à la disposition des plaisanciers et des services de secours.

En plus des fonctionnalités d’entraide et de mise en relation avec les services de secours, vous aurez la possibilité de joindre et de naviguer vers d’autres bateaux (amis) sur la carte. Vous pourrez vous rendre visibles ou invisibles des autres plaisanciers. Vous pourrez enregistrer vos meilleurs spots de pêche confidentiels.

Ces fonctionnalités sont appelées à être enrichies par la suite : les plaisanciers pourront, dans une version ultérieure de Rescue Zone, recevoir des alertes météo, déclarer des zones de danger (engin flottant, épave…), et utiliser l’application comme journal de bord : afin d’y consigner les détails de leurs navigations, préciser les éléments relatifs à l’entretien du bateau pour optimiser les interventions de leur chantier naval.

Solidaires En Peloton ARSEP en piste pour une grande saison

Thibaut Vauchel-Camus et son équipe malouine sont dans les starting-blocks et abordent le dernier mois de chantier de leur Ocean Fifty avant de reprendre enfin la mer. Fin avril, Solidaires En Peloton – ARSEP sera totalement prêt techniquement après pas mal de travaux, avec toutefois une structure qui est restée saine, suite aux mésaventures de Thibaut sur la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Au programme : un convoyage entre Saint-Malo et la Seyne-sur-Mer propice aux tests, le Pro Sailing Tour 2023, puis le traditionnel Trophée Multicoques en baie de Saint-Brieuc, la Rolex Fastnet Race et enfin la fameuse Transat Jacques Vabre entre Le Havre et la Martinique.

Thibaut Vauchel – Camus : « J’ai hâte de naviguer. L’hiver a été long et j’ai très envie d’être sur l’eau et de partager mon sport avec tous.  Notre chantier ne va pas tarder à toucher à sa fin. Nous attendons encore quelques pièces maîtresses mais nous ne sommes pas loin de la vérité et on aura un voilier parfaitement fiabilisé et optimisé pour la saison. Dès début mai, nous allons nous attaquer à un beau convoyage entre la Bretagne et la Méditerranée. Il va nous permettre de tester notre matériel et de se remettre en selle. Par la suite, nous allons participer aux 3 épisodes du Pro Sailing Tour à la Seyne-sur-Mer, Bonifacio, Alghero en Sardaigne et Brest. La grande nouveauté 2023 est qu’il n’y aura pas de parcours côtier ou de compétitions entre trois bouées mais surtout des parcours « offshore » entre la Seyne sur-Mer et Bonifacio puis entre Bonifacio et Alghero et enfin entre Alghero et Brest. Nous allons nous servir de nos escales pour faire des relations publiques et uniquement les longs parcours compteront au classement. Je vais enchaîner après par le trophée des multicoques en baie de Saint-Brieuc, événement qui est devenu historique pour le circuit Ocean Fifty, puis la Rolex Fastnet Race fin juillet entre Cowes et Cherbourg. On passera enfin dans la dernière grande étape de notre saison avec la préparation à la Transat Jacques Vabre et le départ vers Fort de France le 29 octobre. 6 à 7 concurrents seront présents dès le début de saison et potentiellement jusqu’à 9 pour la Transat Jacques Vabre ce qui est une très bonne nouvelle pour notre Classe particulièrement dynamique ces dernières années. »

Thibaut annoncera prochainement son équipage, 3 marins à bord, pour le Pro Sailing Tour et le nom du co-skipper qui embarquera avec le guadeloupéen d’origine sur la Transat Jacques Vabre. De plus, comme à son habitude, le Défi Voile Solidaires En Peloton embarquera cette année de nombreux patients atteints de la Sclérose En Plaques au fil de ses navigations à la Seyne-sur-Mer, Brest, Saint-Malo, Lorient, Saint-Malo, la Martinique et la Guadeloupe.

Le programme sportif du Défi Voile Solidaires En Peloton :    

  • DU 9 AU 29 MAI  

3 ème saison du Pro Sailing Tour 

Prologue / Episode 1 LA-SEYNE-SUR-MER 

Dimanche 7 mai 2023 Début accueil des bateaux
Mardi 9 mai 09h30 – début des contrôles sécurité
Mercredi 10 mai 2023 09h00 – tous les bateaux à quai – suite des contrôles
Jeudi 11 mai 09h30 – 12h00 activation à quai – suite contrôle
Vendredi 12 mai :
11h00 – Inshores (runs et/ou côtiers) – coef. 0
09h30 – début des activations de la journée (programme à définir)
13h00 – Inshores (runs et/ou côtiers) coef. 0
17h30 – retour à quai
15h00 – départ Episode 1 « La Seyne-sur-Mer – Bonifacio » – coef. 2*

Episode #2 BONIFACIO – ALGHERO 
Dimanche 14 mai matinée ETA Episode 1 « La Seyne-sur-Mer – Bonifacio »
Lundi 15 mai Activation à quai – Soirée remise des prix Episode 1
Mardi 16 mai 11h00 – Inshores (2 à 3 côtiers) – coef. 0
Mercredi 17 mai 14h00 – départ Episode 2 « DÉFI 24 heures Bonifacio – Alghero » – coef. 1*
Jeudi 18 mai 14h00 – ETA ALGHERO
Vendredi 19 mai activation à quai
Samedi 20 mai 11h00 – Inshores (runs et/ou côtiers) – coef. 0
Soirée Remise des Prix Episode #2 BONIFACIO – ALGHERO

Episode #3 ALGHERO – BREST (FINAL RUSH) 
Dimanche 21 mai 17h00 – départ Episode 3 « ALGHERO – BREST » – coef. 3*
Samedi 27 mai ETA Brest

Postlogue Brest
Dimanche 28 mai Postlogue option 1 (selon ETA)
Lundi 29 mai Postlogue option 2 (selon ETA)
Soirée Remise des Prix

  • DU 13 AU 15 JUILLET 

Trophée des Multicoques en baie de Saint-Brieuc

  • DU 22 AU 25 JUILLET 

La Rolex Fastnet Race

  • DU 29 OCTOBRE AU 11-12 NOVEMBRE 

La Transat Jacques Vabre
Village du 20 au 29 octobre.

Le programme Solidaire du Défi :

  • 9 MAI – La Seyne Sur Mer
  • 30 MAI – Brest
  • 24 et 30 JUIN – Saint-Malo
  • 6 SEPTEMBRE – Lorient
  • 14,15,22 et 23 SEPTEMBRE – Saint-Malo
  • 16 NOVEMBRE – La Martinique
  • 24 et 25 NOVEMBRE – La Guadeloupe

Maxime Sorel embarque Christopher Pratt

Maxime Sorel, actuellement en pleine préparation pour sa tentative de l’ascension de l’Everest, embarquera le chevronné navigateur marseillais Christopher Pratt à bord de son IMOCA V and B – Monbana – Mayenne pour la saison 2023. Le duo prendra notamment le départ, le 29 octobre, de la Transat Jacques Vabre, traversée de l’Atlantique entre Le Havre et Fort-de-France en Martinique.

Ils ont dit :

Maxime Sorel : « Choisir d’embarquer Christopher est une évidence. Cela fait quelques mois déjà qu’il a intégré le projet après la mise à l’eau du bateau fin juin 2022. Il nous a aidé à fiabiliser V and B – Monbana – Mayenne avant la Route du Rhum. Grâce à son expérience au sein de l’équipe de développement du voilier Charal, il a une forte culture de l’IMOCA à foil et il aime la partager. C’est un grand passionné ! Nous sommes hyper contents de l’avoir au sein de notre petite équipe. Il a su s’intégrer pleinement dans notre fonctionnement. Humainement on s’apprécie beaucoup. À bord on échange énormément, il a une bonne vision des manœuvres, je lui fais confiance les yeux fermés. En fait nous sommes très complémentaires, il est très méthodique et prépare chaque navigation très en amont pour être 100% dans la performance pendant que moi j’ai moins de temps à consacrer à cette partie. Jusqu’ici la performance était secondaire, mais pour cette Transat Jacques Vabre nous avons des objectifs beaucoup plus ambitieux que l’an dernier où nous étions sur une première phase de fiabilisation. Nous savons que le bateau marche très bien, maintenant à nous de le pousser et je compte bien sur Christopher pour ça ! »

Christopher Pratt, co-skipper du voilier V and B – Monbana – Mayenne : « Je ne connaissais pas du tout Maxime il y a encore un an. Nous nous sommes rencontrés à travers une connaissance commune, Sébastien Henri, un trailer qui se met à la voile. J’ai donné, dans un premier temps, un coup de main à Maxime et son équipe l’année dernière dans leur préparation à la Route du Rhum. Le feeling est vraiment bien passé. La team V and B – Monbana – Mayenne envoie de superbes ondes. J’ai découvert aussi Maxime qui m’a paru, et ça s’est confirmé, brillant, intelligent et qui apprend très vite sans refaire les mêmes erreurs. Maxime m’a impressionné par sa maturité et son investissement à tous les étages de son projet. Du coup, on a assez vite discuté de participer à la Transat Jacques Vabre ensemble. J’avais plusieurs propositions mais il était clair que j’avais un gros coup de cœur pour Maxime, son voilier et son équipe. J’ai donc naturellement dit oui. Nous n’avons pas encore ajusté notre fonctionnement à bord mais nous connaissons nos atouts communs et, de toute façon, le double c’est du solitaire à deux. Nous allons passer beaucoup de temps seul sur le pont quand l’autre se repose ou s’affaire à d’autres tâches. J’ai hâte de me retrouver avec Maxime en navigation et sur la Transat Jacques Vabre. Cette transat va être particulièrement passionnante car la flotte des IMOCA va être dense avec l’arrivée de nouveaux bateaux. Au moins 15 duos sont en capacité de remporter la compétition. Nous sommes dans ce lot tout en étant un duo outsider se donnant aucune limite. J’ai terminé quatre fois à la troisième place de cette transat, alors pourquoi pas viser la deuxième place ou la victoire cette fois-ci. »

De la Rolex Fastnet Race à la Transat Jacques Vabre

V and B – Monbana – Mayenne est actuellement en fin de chantier à Concarneau. Le plan Verdier 2022 sera remis à l’eau mi-avril pour des premières navigations avec Christopher et l’équipe technique. Maxime et Christopher prendront part à la Rolex Fastnet Race entre Cowes et Cherbourg le 22 juillet. Ils participeront par la suite au Défi Azimut à Lorient en septembre et se dirigeront, avec le Dragon des Océans, vers la
Normandie pour la Transat Jacques Vabre qui s’annonce passionnante dans la classe des voiliers du Vendée Globe.

Christopher Pratt :
Né le 15 janvier 1981 à Marseille
3ème de la Transat Jacques Vabre 2021 avec Jérémie Beyou et à bord de Charal
3ème de la Transat Jacques Vabre 2019 avec Jérémie Beyou à bord de Charal
3ème de la Transat Jacques Vabre 2013 avec Jérémie Beyou à bord de Maître Coq
3ème de la Transat Jacques Vabre 2011 avec Armel Le Cleac’h à bord de Banque Populaire
Vainqueur de la Rolex Fastnet Race 2019 à bord de Charal
Vainqueur du Défi Azimut 2019 à bord de Charal
Nombreuses navigations multi – support (Tour de France à la voile, Solitaire du Figaro, Transat AG2R La Mondiale, Route du Rhum…)

LIVRE / Stève le phoque

Les auteurs :

Surnommé « Stève le phoque », StÈve Stievenart est le premier nageur français à avoir réalisé une double traversée de la Manche. Il détient entre autres le record de la traversée de la Manche la plus tardive dans l’année, un 11 novembre. Habitué aux conditions extrêmes et au dépassement de soi, il relève aujourd’hui des défis de nage dans le monde entier.

Journaliste à L’Équipe depuis 2000, David Michel est spécialisé dans le surf, les sports de glisse et extrêmes. Il est l’auteur de Surf – Prenez la vague !, un guide d’entraînement surf.

Le livre :

Stève Stievenart est la preuve vivante que les records sont faits pour être battus. Élevé dans une famille de grands sportifs – son grand-père est cycliste professionnel, son père, pilote de rallye automobile, et son frère, deux fois vainqueur des Vingt-Quatre Heures du Mans en vélo –, il prend très vite goût à la compétition et au dépassement de soi. Champion du monde de Jet-Ski à 28 ans, Stève se frotte à des challenges sportifs extrêmement exigeants. Peu après, il doit faire face à une séparation douloureuse et la faillite de son entreprise. Il vivote dans un hangar. Stève comprend vite qu’il a besoin d’un nouvel horizon pour se ressaisir. Ce sera vers les eaux froides et hostiles de la Manche qu’il se tournera, comme appelé spirituellement par la mer.

Réalisant un rêve d’enfant, il décide de tenter l’exploit d’une traversée à la nage. Commencent alors des années de préparation pour Stève, qui habitue son corps au froid à coups de douches en extérieur, d’absence de chauffage et de régime alimentaire basé principalement sur le poisson gras – à l’image des phoques, son animal totem. Le travail paie : Stève enchaîne les exploits. Il devient le premier Français à accomplir le Two- ways : la traversée aller-retour de la Manche, soit plus de 100 kilomètres de nage en maillot de bain dans une eau entre 15 et 18 degrés. Après plusieurs traversées de l’English Channel, il parvient à décrocher le record de la traversée la plus tardive de l’année en novembre 2021. Reconnu pour ses exploits, il parcourt le monde entier pour des traversées toujours plus périlleuses : lac Baïkal, tour de l’île de Manhattan, Loch Ness, North Channel, Santa Catalina…

Et il compte bien affronter d’autres défis aux quatre coins du globe. Car partout dans le Monde, il y aura de nouveaux records à décrocher – et d’autres limites à repousser.

Editions Michel Lafon : 

Office : 23 mars 2023
Format : 14/22,5
Pagination : 240
Couverture : Brochée
Rayon : Témoignage
CLIL : 2351-01
ISBN 13 : 978-2-7499-5151-5
EAN 13 : 9782749951515
Prix : 18,95 €

Un voilier conçu pour le Vendée Globe et dédié à l’action pour les Hommes

C’est fait ! Le nouveau bateau de Thomas Ruyant a été mis à l’eau aujourd’hui à Lorient. Ce foiler IMOCA « dernière génération » s’inscrit dans la continuité du programme qui a été mis en place ces dernières années autour de LinkedOut, avec l’ambition de pousser le double curseur de la performance sportive et sociétale un cran plus loin.

Avec le soutien d’Advens (leader de la cybersécurité) rejoint par Leyton (cabinet de conseil international), le voilier FOR PEOPLE va étendre ses actions en faveur des Hommes tout en continuant de mettre en lumière les initiatives d’Entourage, association fondatrice du dispositif LinkedOut. Depuis 3 ans, 377 candidats ont ainsi été accompagnés vers l’emploi, et plus de 1000 seront coachés dès l’année prochaine.

Sous l’impulsion pionnière et novatrice de Thomas Ruyant, le voilier IMOCA For People a été pensé par l’architecte Antoine Koch et l’équipe du cabinet Finot Conq, en collaboration avec le bureau d’étude de TR Racing. Il a été construit chez CDK à Lorient et a été conçu avec pour objectif principal : la victoire sur le Vendée Globe 2024 – 2025.

Il prendra part cette année à l’ensemble des compétitions du circuit IMOCA dont la Transat Jacques Vabre, traversée de l’Atlantique en double entre Le Havre et Fort-de-France, puis à un planning océanique intense en 2024. Il aura fallu 50 000 heures et une équipe de 50 personnes pour concevoir ce nouveau foiler millésimé 2023.

Ils ont dit : 

Thomas Ruyant : « Je suis très content de lancer une nouvelle campagne de navigation avec mon nouveau voilier IMOCA FOR PEOPLE. Il est très raffiné, avec une énorme attention portée aux détails. Nous avions un bateau incroyable avec LinkedOut avec lequel j’ai remporté la Transat Jacques Vabre et la Route du Rhum. Nous allons chercher encore plus loin techniquement et sportivement avec For People. Nous avons trouvé les bons curseurs de fonctionnement d’un foiler ces derniers temps. Nous avons deux années de préparation devant nous avant l’échéance du Vendée Globe. Deux années pour apprendre, deux années de découverte. J’attends beaucoup de la mutualisation des moyens et des idées avec Sam Goodchild que nous avons intégré à TR Racing. La confrontation et le partage des idées seront passionnantes. Enfin, je suis fier du parcours réalisé, ces dernières années, par TR Racing sur tous les plans et notamment de pousser toujours plus loin notre engagement sociétal avec ce nouveau voilier. »

Thomas Gavériaux, directeur général de TR Racing : « En 2022, nous avons relevé un double défi, technologique et sportif. Nous avons rassemblé et partagé, avec succès, les ressentis de Thomas sur ses expériences en transat et sur le Vendée Globe, auprès de tous les intervenants dans la conception de FOR PEOPLE. Nous avions dans un même temps le rendez-vous de la Route du Rhum. Après la victoire de Thomas à Pointe à Pitre et la mise à l’eau de For People, nous pouvons dire que nous avons réussi et être fier du travail accompli par l’équipe. Nous entrons à présent dans une nouvelle phase grisante, exaltante du projet voulu par Thomas Ruyant et Alexandre Fayeulle. Nous allons avec toute la ressource et la quintessence des équipes TR Racing, chercher à performer, humainement, techniquement, à réussir sportivement, toujours un peu plus, avec le soutien de nos partenaires Advens et Leyton. Nous avons hâte de naviguer avec For People, puis de dévoiler le voilier de Sam Goodchild le 14 avril à Lorient. »

Alexandre Fayeulle, Fondateur d’Advens : « Depuis 3 ans à travers le voilier de Thomas Ruyant, Advens s’est mis dans l’ombre pour mettre en lumière le programme LinkedOut. Les performances de Thomas et ses victoires sur la Transat Jacques Vabre et la Route du Rhum ont été un formidable coup de projecteur pour accélérer le développement de LinkedOut : des centaines de personnes en situation d’isolement ou d’exclusion ont ainsi pu être accompagnés vers un retour à l’emploi, et très vite, ils seront des milliers de candidats à profiter de ce dispositif. Fort de cette expérience, nous voulons aujourd’hui aller plus loin dans l’action avec ce bateau FOR PEOPLE, en accélérant d’autres initiatives en faveur des Hommes, en France et à l’international. Nous sommes également très heureux de l’arrivée de Leyton à nos côtés et nous souhaitons bon vent à Thomas et beaucoup de réussite sur le prochain Vendée Globe, la seule grande course qui manque à son palmarès. »  

Jean-Marc Potdevin, Fondateur de l’association Entourage et de LinkedOut« Entourage vise à engager les citoyens et les entreprises pour transformer la société toute entière et la rendre plus inclusive, plus humaine, par des réseaux de soutiens avec les personnes exclues. La magnifique performance de Thomas Ruyant lors de la Route du Rhum sur LinkedOut a impacté massivement notre capacité à engager les entreprises pour remettre des centaines de candidats en emploi. Mais il n’y a pas que l’entreprise et le travail comme lieu de création de lien social durable : les pratiques et rencontres dans les clubs de sport, les milieux culturels et associatifs, les réseaux de voisinage sont autant d’opportunités pour réembarquer les personnes aujourd’hui rejetées de nos cercles sociaux et marginalisées, et les faire de nouveau participer au projet commun d’une société unifiée. Ce nouvel IMOCA de Thomas permettra de pousser beaucoup plus fort la mobilisation et le passage à l’action de chacun, par et pour l’humain. FOR PEOPLE !”

Maxime Jacquier, directeur général de Leyton : « La mission de Leyton est d’accélérer durablement la performance de chacun pour construire un monde plus responsable. C’est cette mission qui nous a amenés à rejoindre la course au large en 2018 en menant des actions concrètes en faveur de la mixité au sein de cet écosystème. C’est aussi ce qu’Advens, Thomas Ruyant et leurs équipes ont permis à LinkedOut ces 3 dernières années. Et c’est pourquoi notre association à ce nouveau projet sportif autant que sociétal a été une évidence pour Sam Goodchild comme pour nous. Nos équipes seront fières de porter haut le message d’Entourage et de soutenir une équipe sportive engagée et performante ! »

Thomas et l’Aéroscaphe

Thomas Ruyant ; « FOR PEOPLE est un vrai bateau de Vendée globe, très typé pour le large. Il sera moins sur le fil du rasoir que LinkedOut, et naviguera plus à plat… »

De sa double expérience sur le Vendée Globe, dont l’une à bord d’un plan Verdier dernière génération (LinkedOut), Thomas Ruyant a défini avec précision le voilier de toutes ses aspirations, au plus proche d’un idéal si difficile à atteindre en course au large. Pour le concrétiser, il a rassemblé les forces vives les plus en phase avec sa philosophie de la navigation hauturière en solitaire. De sa vision est née l’association originale entre l’architecte navigateur Antoine Koch, le cabinet Finot-Conq et son dessinateur David De Prémorel, Gsea Design et les équipes internes à TR Racing. Associé au chantier CDK de Lorient, cet attelage original a pu, 12 mois durant, travailler en mutualité selon un seul credo, doter Thomas d’une machine parfaitement adaptée à sa perception d’un tour du monde en solitaire et sans escale, le Vendée Globe.

Des vitesses élevées dans la durée !

« Nous mettons à l’eau un bateau qui suscite beaucoup d’espoir, du fait de ses nombreuses évolutions. Il contient naturellement une grande part de prise de risque » explique Antoine Koch. L’architecte, équipier de Thomas lors de la Transat Jacques Vabre 2019, définit ainsi l’esprit qui a présidé à la conception de ce nouveau foiler : « L’axiome de recherche au départ était d’offrir à Thomas des vitesses moyennes élevées dans la durée. » Julien Penven, responsable composite chez TR Racing trouve les mots pour exprimer un certain désir de confort : « On en avait marre de prendre des coups de batte de base ball à chaque vague, et on a travaillé pour contourner ce problème. »  Et François Pernelle, responsable du bureau d’étude d’ajouter : « On a travaillé avec les architectes pour construire un bateau qui ressemble à Thomas. » Sans pour autant négliger la fiabilité, la résistance aux coups de boutoir de l’océan, facteur décisif en course au large. « Notre expérience des foils et leur impact sur la structure a aussi conditionné notre anticipation des chocs. »  Dixit François Pernelle.

Bouchain tendu, carène fine et avant banané

FOR PEOPLE va ainsi révéler de nombreuses avancées dans le dessin de sa carène. Antoine Koch n’hésite pas à parler d’un bateau « très raffiné ». « On remarque d’emblée un bouchain* très marqué, véritable réserve de puissance, et une carène fine pour moins de trainée. Le bouchain est très tendu vers l’arrière, offrant cet aspect très agressif, pour générer de la puissance. L’étrave est conçue pour sortir des vagues. On ne parle pas vraiment de scow, mais on assume cet avant très banané. » 

Quentin Cortier, du bureau d’étude de TR Racing renchérit : « Il y a beaucoup d’avancées sur la carène et le pont. Nous présentons un bateau rapide et stable, mois humide que LinkedOut. » Le responsable de l’Atelier chez TR Racing Florent Le Gal le trouve « ventru, et on est surpris du peu de surface mouillée. »

Humidité, chocs… le prix à payer de la vitesse en foiler a semblé exorbitant pour performer dans la durée. For People propose ainsi moult solutions pour aller vers ce compromis performance – effort. Le pont en est la parfaite illustration comme le souligne Quentin : « La forme du pont est à l’inverse du bateau actuel. Moins de forme en « piscine », donc moins humide. » Un confort au service de la performance puisque le bateau transportera moins d’eau comme le souligne Antoine : « Par rapport à LinkedOut, on a été plus conservateur, moins extrême. On a ainsi abandonné le pont en baignoire, qui nous faisait transporter beaucoup d’eau. Désormais, l’eau s’évacuera plus facilement sur le pont. » François Pernelle résume ainsi la philosophie générale de ce nouveau foiler : « For People est un bateau plus marin, viabilisé en structure, qui offre un meilleur passage à la mer, se montre plus tolérant pour le skipper, au niveau de son assiette. Les vitesses maximums seront sans doute moins élevées, mais For People évoluera dans des ranges de vitesses hautes et lissées dans la durée. Il est naturellement difficile de modéliser la mer, mais on a tout fait pour avoir une meilleure pénétration dans les vagues. » Paul Médinger du bureau d’études souligne combien « For People gomme beaucoup de défauts de LinkedOut, lors du passage dans la mer, dans la grosse mer du Sud. »

Un cockpit plus fermé !

Autre avancée dans cette quête de la performance et de l’efficacité, fruit des expériences de Thomas, ce cockpit plus fermé, plus protégé, comme le décrit Antoine Koch : « Le cockpit a été conçu pour limiter au maximum les mouvements, toujours dans cette recherche de confort de navigation, et de protection du marin sur le long cours. La cellule de vie est ainsi rapprochée de l’intérieur du bateau. On accède facilement aux winches et moulins depuis la table à carte. Tout ceci est un retour d’expérience directe de Thomas. » Un winch supplémentaire, pour un roof un peu plus long, et toute l’ergonomie réussie de LinkedOut est reproduite sur FOR PEOPLE. Et François Pernelle de préciser : « Au final, plus de vision sur l’avant, avec un skipper davantage dans une bulle. »

Les foils, pour un « vol » plus à plat !

A l’évidence, la carène a été pensée et conçue pour supporter des foils et Antoine précise l’axe de réflexion sur ce dossier si complexe : « Les foils sont une extrapolation de nos trois années d’expérience. On travaille à améliorer leur portance. Ils seront plus proches du bateau pour améliorer la verticalité, et participer à une navigation plus à plat du voilier. »

Un véritable défi technologique

FOR PEOPLE est un bateau issu de la Tech et de nombreux systèmes sophistiqués viennent enrichir l’analyse du skipper en course. Leurs intégrations au coeur du bateau sont une grosse évolution par rapport à LinkedOut. Il s’agit là du fruit du travail combiné entre les équipes Advens et TR Racing. Paul Médinger résume ainsi ces nouvelles composantes intégrées à un Imoca : « On dispose de nombreux capteurs sur les bateaux, qui produisent une quantité considérable de données et d’analyses, et la réflexion consiste à traiter ces données et à les valoriser en infos compréhensibles, pour offrir des solutions facilement assimilables à Thomas. Cela passe par une interface graphique, visuelle, pour traiter et afficher les données » 

* bouchain : Le bouchain est une partie du bordé d’un bateau, représentant la zone intermédiaire entre les fonds et les parties latérales de la coque.