Des lames de carbone pour tous
Après les Jeux Paralympiques, l’association nordiste Lames de Joie souhaite démocratiser l’accès aux lames de carbone pour tous
Portées sur le devant de la scène lors des Jeux Paralympiques, les lames de carbone pourraient bientôt être accessibles à un plus grand nombre. L’association Lames de Joie, soutenue par Alexis Hanquinquant, champion paralympique de triathlon, et Pierre-Antoine Baele, quatrième dans la même discipline, se fixe pour objectif de démocratiser leur utilisation pour toutes les personnes en situation de handicap qui pratiquent un sport.
Explication de Jean-Marc Lamblin, co-fondateur des Lames de Joie et directeur du mécénat.
Une banque de prêt pour rendre le sport accessible à tous
Depuis 2016, l’association Lames de Joie, achète des lames de course en carbone pour les prêter aux enfants amputés d’un ou de ses 2 membres inférieurs partout en France. L’association souhaite aujourd’hui permettre à des adultes d’en bénéficier. « Avec le Docteur Frédéric Charlaté, chef de Service Appareillage à la Fondation Hopale, nous avons souhaité permettre à tous les enfants de 6 à 18 ans de pratiquer une activité sportive grâce aux lames de course. Cependant, ce matériel représente une dépense allant de 2500 à plus de 10 000€ par membre et n’est pas pris en charge par la sécurité sociale. Nous avons donc décidé de prêter ces lames en carbone gratuitement, sans condition de ressources et sans demande de caution aux familles qui supportent déjà beaucoup financièrement et administrativement », explique Jean-Marc Lamblin, co-fondateur des Lames de Joie.
Le fonctionnement est simple : les lames sont envoyées aux orthoprothésistes qui en font la demande. Quand les lames deviennent trop petites pour un enfant elles sont remises en état et prêtées à un autre d’une taille inférieure.
Objectif : équiper 100 adultes amputés par an
Face aux sollicitations récurrentes d’adultes, l’association Lames de Joie a décidé de relever un nouveau défi cette année : équiper 100 adultes amputés afin de leur permettre de reprendre une activité sportive. « Il est difficile de refuser d’équiper des personnes uniquement en raison de leur âge, nous n’imposons qu’une condition : signer un contrat d’engagement comprenant une lettre de motivation et une preuve que la lame sera utilisée régulièrement pour une pratique sportive. Ensuite, comme pour les enfants, elle est envoyée partout en France, sans caution ni condition de ressources ».
Lames de Joie a fait le choix de se fournir auprès de la startup albigeoise Hopper, qui revalorise des chutes industrielles en fibre de carbone habituellement utilisées par Airbus pour en faire des lames de course. « Cela nous permet de bénéficier de prix plus avantageux, de rester sur des produits 100 % made in France et ceci sans renoncer à la qualité des matériaux et technique ».
Le sport inclusif grâce à la lame
Depuis sa création, Lames de Joie a permis à une centaine d’enfants de pratiquer une activité sportive. « Cette initiative favorise réellement l’inclusion à l’école. Les enfants peuvent facilement emporter leur lame dans leur sac de sport et participer aux activités physiques sans être mis à l’écart. Les lames ont aussi un impact visuel moins stigmatisant, la technologie du carbone attirent plus de curiosité positive que de malaise. Il est également bien connu que le sport offre de nombreux avantages. Nous avons de nombreux exemples inspirants de bénéficiaires dont la vie a été transformée. Je pense à par exemple à Alexandre Augusto, né sans jambe, il est entré dans le programme à l’âge de 8 ans, il passait autrefois beaucoup de temps devant les écrans et souffrait de surpoids. Huit ans plus tard, il consacre 20 heures par semaine au sport et vise les Jeux paralympiques de Los Angeles en athlétisme. »
Un réseau de solidarité
L’association, reconnu d’intérêt général depuis 2019, s’appuie sur un réseau de bénévoles, de partenaires et de donateurs privés pour mener à bien ses actions et gagner en visibilité plus particulièrement auprès de potentiels bénéficiaires et de leurs orthoprothésistes. « Il est important pour de faire connaître nos actions pour pouvoir accompagner le plus grand nombre de personnes en situation de handicap qui pratiquent un sport. Nous sommes très fiers de pouvoir compter sur nos deux ambassadeurs qui partagent nos valeurs et s’investissent sincèrement à nos côtés. Avec Pierre Antoine, c’est une longue histoire puisque Lames de Joie a financé sa première lame de course. Alexis est arrivé en 2020 en participant au record du monde en joëlette que nous avons d’ailleurs remporté ! Ce sont aussi deux grands athlètes qui prouvent que le sport et la performance sont possibles pour tous ».
De marin pressé, capable en quelques saisons seulement de cumuler avec succès des expériences au grand large en Figaro, Open Fifty et d’acquérir un titre de champion du Monde IMOCA, le Britannique mâtiné de Breton Sam Goodchild se meut, à l’approche de son tout premier Vendée Globe, en gentleman débonnaire, apparemment hermétique et étanche à toute pression, qu’elle fut intérieure ou extérieure. Immensité du défi sportif à relever, frénésie populaire et médiatique annoncée, concurrence exacerbée au sein de la flotte, rien de tout cela ne semble troubler son sommeil, ou perturber son approche professionnelle de son sport. Son secret ? une approche pragmatique, au jour le jour, des mille et une particularité de son métier de marin de l’extrême. Un certain fatalisme aussi, né de son immense humilité face à la puissance des éléments.. Fort de l’expertise de son Team TR Racing, Sam avance ainsi sereinement vers l’échéance du 10 novembre, bien décidé à prendre la vie au jour le jour, et à profiter à plein et sans parasite du rêve de toute une vie.
De l’eau, de l’air, du vent, du soleil, l’éclat des îles de Bretagne, les sourires de ses enfants… Thomas Ruyant a, tout l’été, fait le plein de saveurs, de paix, de contemplations océanes, avant d’entrer dans la frénésie du Vendée Globe. Fort de tant d’images, il repousse ces moments inéluctables où la pression de ce tour du monde annoncé hors catégorie s’emparera de lui. Le plus tard possible. Toutes les équipes de TR Racing et de son partenaire Advens y veillent, bichonnant son plan Koch-Finot Conq VULNERABLE jusque dans les détails les plus singuliers, pour donner à leur Dunkerquois de skipper ce capital confiance déterminant à l’approche d’un gigantesque et planétaire défi. Pour son troisième départ des Sables d’Olonne en solitaire et en circumnavigation, Ruyant s’appuie sur le savoir-faire unique de son équipe, qui lui a donné toutes les clés pour sentir, ressentir et ingérer les moindres soubresauts du bateau de toutes ses aspirations marines. En cette fin d’été, Thomas Ruyant et son équipe glissent imperceptiblement dans le long tunnel des dernières semaines d’avant Vendée Globe, un tunnel dont il lui tarde tant d’émerger le 10 novembre prochain, peu après 13 heures, enfin seul, libre et heureux.
Maxime Sorel, qui a gravi l’Everest en 2023, 10ème du dernier Vendée Globe, au départ du prochain à bord de V and B – Monbana – Mayenne le 10 novembre, prendra part vendredi à l’ultra Trail CCC, la petite sœur du fameux UTMB entre Courmayeur et Chamonix soit 101 km et 6 050 mètres de dénivelé. Le navigateur – aventurier, compétiteur dans l‘âme, compte mettre 18 heures pour aller au bout de cette course à pied unique et parmi les plus prestigieuses au Monde.
Voici quelques retombées générées ces derniers mois par TB Press et son équipe :
Pour la 17ème édition de l’opération de mécénat Atout Soleil, le fonds de dotation « Nos Épaules et Vos Ailes », en collaboration avec GPMA, Generali et La Médicale, a lancé un appel à projets baptisé « Génération Zéro Addiction ». Il vise à soutenir les associations qui œuvrent pour prévenir les conduites addictives, qui aident les jeunes à se soigner et à se libérer durablement de leurs addictions, et qui apportent un soutien et des solutions à leurs familles.