La voile est un sport dont l’une des particularités est de former des athlètes pluridisciplinaires, à la tête bien faite, aux épaules solides, et au coeur bien accroché. Caroline Boule et Benoît Marie sont de ces spécimens remarquables, non contents de briller sur l’eau, mais qui bouillonnent à terre de l’envie, du désir profond d’extrapoler en laboratoire et en chantier les fruits de leurs tribulations intellectuelles nourries par leurs succès sportifs. Fervents partisans des « scows » à foils, ces voiliers à gros nez, aux étraves larges, puissantes et planantes, dotés d’ailes d’eau, ce couple à la ville se démultiplie pour performer en régates, innover en laboratoire, et appliquer industriellement le fruit de leurs expérimentations et de leurs aspirations. Leur société SKAW, homophone du mot scow, résume en 4 lettres bien scandées un projet hydréen en pleine ascension, tracté par l’ambition sportive, décliné dans la construction de SKAW A, bateau novateur alliant vitesse et confort, et activé par SKAW Lab, véritable hub d’innovation et d’optimisation.
A la vie, à la mer !
Vainqueur de la Mini Transat en 2013 pour sa route première participation, Benoît Marie s’est depuis imposé comme le maitre incontesté ès foils, ces appendices qui soulèvent la coque du bateau hors de l’eau. Appliquée à son Mini Nicomatic-Petit Bateau, cette technologie désormais bien maitrisée, lui a permis d’écraser littéralement la saison 2025, remportant les 6 épreuves à son programme, signant le record de plus grande distance parcourue en 24 heures par un Mini, avec ces ébouriffants 352,59 milles. Une exceptionnelle saison logiquement couronnée par un titre de champion de France de course au large en solitaire. Ingénieur, chef d’entreprise, navigateur de très haut niveau, Benoît a trouvé en Caroline Boule un alter ego totalement impliquée dans les projets sportifs et technologiques de leur société SKAW. « Mon parcours mêle navigation de haut niveau, ingénierie et engagement entrepreneurial. Chaque phase nourrit la suivante. » résume celle qui partage la vie de Benoît. Absente du circuit Mini pour d’excellentes raisons, la venue au monde de leur premier enfant, Caroline prendra cette année la barre de Nicomatic – Petit Bateau, avec la très légitime ambition d’égaler Benoît, en récupérant, pourquoi pas, et au passage, ce record des 24 heures qui fut longtemps sa possession.
SKAW A, un scow à foils, pour la régate et le plaisir
SKAW Sailing, la société créée par Benoît et Caroline, traduit en trois axiomes sa raison d’être : tester en course, construire en chantier, valider en navigation. Le couple a cristallisé autour de sa propre passion une équipe d’enthousiastes qui travaillent sur des projets tous plus ambitieux les uns que les autres, animés par l’innovation et la performance. SKAW Sailing concrétise en 2026 la construction du SKAW [A] à Lorient, un bateau inédit, qui allie confort et vitesse, luxe et compétition, sensations et tranquillité. L’objectif avoué est de créer le bateau du futur, “plus fun, plus rapide, plus sécurisé et plus simple”, totalement inspiré de leur Mini de compétition.
SKAW Lab – design et optimisation
SKAW Lab est l’unité d’innovation technique de SKAW Sailing qui explore, teste et développe des solutions avancées pour les voiliers contemporains afin de pousser les limites de la performance, de la sécurité et de l’efficacité en mer , en particulier dans les domaines du foil et du design naval innovant. Le bureau d’étude, le “lab”, a développé un logiciel très précieux dans la conception de ces bateaux volants. Il permet aux designers de prédire les performances des éléments hydrodynamiques (foils, coques, voiles) des bateaux conçus chez SKAW.
Un scow est un type de bateau à fond plat.
À l’origine, le scow est un bateau de travail utilisé pour transporter des marchandises (sable, gravier, bois…) surtout sur des eaux calmes comme les rivières, les canaux ou près des côtes. Son fond plat lui permet de naviguer en eaux peu profondes et d’être facilement chargé et déchargé. Le mot « scow » vient de l’anglais, lui-même issu du néerlandais schouw ou schuit, qui désignaient des bateaux à fond plat.
SKAW en chiffres :
2 : fondateurs Caroline Boule et Benoït Marie,
6 le nombre de salariés,
10 le nombre de prestataires,
56 le département de Skaw,
1067 le numéro du Mini 6.50,
2 la place de Benoît sur la dernière Mini Transat,
40 pieds la longueur du futur Skaw A
352,7 milles le record de la distance parcourue sur 24 heures en Mini 6.50 par Benoît Marie
Programme 2026 de SKAW SAILING :
La Plastimo Lorient Mini (PLM), départ de Lorient le 16 avril en double (Caroline Boule et Benoît Marie)
La Pornichet Select, départ le 2 mai de Pornichet en solitaire (Caroline Boule)
Mise à l’eau du SKAW A à Lorient – Mai
La Mini en Mai, départ le 25 mai de La Trinité-sur-mer en solitaire (Caroline Boule)
Le Trophée Marie – Agnès – Péron (MAP), départ le 4 juin de Douarnenez en solitaire (Caroline Boule)
La Mini Fastnet en juin, départ le 14 juin de Douarnenez en double (Caroline Boule et Benoît Marie)
Les Sables – les Açores – Les Sables (SAS), départ le 25 juillet des Sables d’Olonne (Caroline Boule)
Salon de Cannes avec le SKAW A – Septembre
Caroline Boule : Née à Varsovie, en février 1998, élevée en Pologne, Caroline Boule a commencé la voile très jeune en eaux douces.
Elle a poursuivi ses études au Royaume-Uni, à l’Imperial College of London, où elle s’est spécialisée en sciences des matériaux et ingénierie nucléaire, tout en intégrant l’équipe de voile de l’université.
Après avoir obtenu son diplôme en 2020, elle s’est installée en France pour débuter un doctorat à l’École Polytechnique tout en développant des projets de course.
Caroline s’est fait remarquer en construisant et en faisant naviguer son propre mini-voilier à foils « Bill » dans la classe Mini 6.50, une embarcation innovante capable de « voler » au-dessus de l’eau grâce à ses foils.
Elle a participé à la Mini Transat 2023 à bord de ce prototype, terminant 20ème.
En juillet 2024, elle a battu le record des 24 heures dans la catégorie Mini 6.50 en solitaire, parcourant 322,7 milles nautiques et devenant ainsi la première femme à établir ce record toutes catégories confondues dans cette classe.
Benoît Marie : Skipper professionnel et ingénieur français né en 1987, passionné par l’innovation dans la voile, notamment les voiliers volants (foilers).
Il s’est fait connaître en remportant la Mini Transat 2013, une course transatlantique en solitaire sur Mini 6.50, dès sa première participation.
Depuis, il a participé à de nombreuses compétitions en voiles performantes, y compris sur Moth International, Class A, Class C, ETF26 et Ultime — des catégories où les bateaux « volent » au-dessus de l’eau grâce aux foils.
Il est également spécialiste du développement technique des coques et voiles, concevant et optimisant des projets de pointe (comme le prototype Nicomatic-Petit Bateau).
En 2025, il a réalisé des performances remarquables, battant notamment des records de distance parcourue sur un Mini 6.50 en 24 h lors de la Mini Transat.
Les partenaires de Caroline et Benoît en Mini 6.50 :
Sponsors titre : Nicomatic et Petit Bateau
Partenaires : Incert, Xelians, CMA, CFN, Seemo, Saint-Germain Audit, Goiot, Volotea, VW Lorient
Partenaires techniques : Karver, Multiplast, Nautix, Wip, Ropeye, Ntpt tech, Madintec, Lemerlexpert
La voile est un sport dont l’une des particularités est de former des athlètes pluridisciplinaires, à la tête bien faite, aux épaules solides, et au coeur bien accroché. Caroline Boule et Benoît Marie sont de ces spécimens remarquables, non contents de briller sur l’eau, mais qui bouillonnent à terre de l’envie, du désir profond d’extrapoler […]
Continue reading



Thibault Anselmet monte graduellement en puissance avec les épreuves de Coupe du Monde de ski Alpinisme et en vue des Jeux Olympiques de Cortina !

Un Maxi trimaran, grand voile bloquée à hauteur du deuxième ris. 16 800 milles (31 114 km) de route à parcourir ainsi handicapé sur les océans les plus hostiles de la planète. La ville du Cap droit devant, dont les sirènes appellent à l’escale… autant d’axiomes, d’éventualités qui depuis 36 heures et l’avarie de hook, tournent en boucle dans les cœurs et les esprits des 8 femmes de The Famous Project CIC. S’arrêter pour réparer et continuer à naviguer, et c’est un Trophée Jules Verne qui capote. C’est surtout, par-dessus tout, un rêve, une envie, une passion, celle de devenir le premier équipage féminin à boucler un tour du monde sans escale, sans assistance et en maxi multicoque, qui s’éteint. Et ce projet d’une vie, ce Graal nautique inédit, aucune des 8 navigatrices du bord n’est en ce quinzième jour d’aventure, prête à l’abandonner.
Solidaires En Peloton est enfin arrivé à bon port. Hier en milieu de journée, Thibaut Vauchel-Camus et Laurent Gourmelon en ont fini avec leur périple maritime et ont accosté à Saint-Malo, port d’attache du trimaran. Les deux marins, accompagnés de Thaïs Le Cam lors de la première partie de leur convoyage – retour de la Martinique jusqu’aux Açores puis en duo entre Horta et La Corogne et ensuite jusqu’à la Cité Corsaire en ont bavé étant obligé de faire deux escales afin de ne pas mettre leur trimaran dans les dépressions violentes de l’automne.
Routeur, météorologiste, stratégiste, Christian Dumard est surtout un passionné de navigation à la voile. Conseiller météo sur plus d’une dizaine de tentatives de records du tour du monde, en plus de ses conseils auprès d’organisateurs de pas moins de 3 Vendée Globe, 3 Ocean races et 2 Golden Globe, il est, pour les navigatrices de The Famous Project CIC, la voix de la terre qui aide Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson) à décrypter et à déchiffrer la meilleure route pour tourner autour du globe à bord d’un Maxi Trimaran de course au large.
Après une première édition unanimement saluée – succès populaire massif, coopération exemplaire entre la ville de Boulogne-sur-Mer et le monde maritime, parcours sportif d’une rare intensité et village d’animations vibrant du matin au soir – la Course des Caps – Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire du Nord confirme son retour. Forte de l’engouement qu’elle a suscité en 2025, l’épreuve reviendra au début de l’été 2027, toujours réservée aux IMOCA, avec la confiance renouvelée du territoire du Nord, de la ville de Boulogne-sur-Mer et de la Banque Populaire du Nord. Une nouvelle édition qui s’annonce comme une évidence tant l’enthousiasme de la première a tracé la voie : celle d’un rendez-vous appelé à durer, à rassembler et à faire vibrer, en mer comme à terre.
Voici quelques-unes de nos dernières retombées :
La saison 2026 célébrera les 130 ans d’histoire et d’aventures du Belem. Après plus d’un siècle à parcourir les mers du monde et à affronter des tempêtes qui auraient pu le faire disparaître, le trois-mâts continue d’ouvrir ses ponts au plus grand nombre et offrir une expérience authentique : celle d’une navigation traditionnelle à bord d’un voilier du XIXᵉ siècle, dans les conditions de sécurité du XXIᵉ siècle.

The Famous Project CIC, l’immense défi de l’équipage 100% féminin concocté par Alexia Barrier pour s’attaquer au record du Trophée Jules Verne, le tour du monde à la voile, en équipage, sans escale et sans assistance, démarre aujourd’hui lundi 17 novembre sa phase de veille météo, son stand-by. Alexia et ses 7 femmes d’équipage, aidées par la cellule de routage à terre orchestrée par Christian Dumard, vont désormais scruter quasiment d’heure en heure l’évolution des grands systèmes météos non seulement en proche Atlantique Nord, mais aussi au-delà de l’équateur. Des discussions entre météorologistes et navigatrices émergeront, à plus ou moins long terme, une date et une heure fatidiques de départ à l’assaut de la planète mer et du chrono référence établi en 2017 par ce même Maxi trimaran, IDEC SPORT, 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes.
A peine débarqué de l’IMOCA Allagrande Mapei, qu’il a vaillamment mené à une très honorable 4ème place en compagnie d’Ambrogio Beccaria dans cette Transat Café L’Or, Thomas Ruyant, toujours aussi sincère et authentique, jette un regard plein de lucidité sur les mois écoulés, tout en se projetant sur l’écriture d’un nouveau chapitre dans sa riche et belle carrière de coureur au large. Il a en effet donné les clés de son plan Koch Finot Conq de 2023 (FOR PEOPLE, VULNERABLE) à Ambrogio Beccaria, et va désormais consacrer toute son énergie, avec son équipe, à travailler sur son nouvel IMOCA actuellement en construction à Lorient sur plans Antoine Koch, et à le parer des couleurs d’un partenaire qu’il recherche. Un travail de terrain, de chantiers et de dossiers propre à tout marin ambitieux en quête de succès dans les plus audacieux défis de la course au large.