Prévenir et agir contre les violences : le Dr Ghada Hatem grand témoin du prix Atout Soleil

Apporter un soutien aux associations qui développent des projets innovants en faveur d’un public fragilisé, c’est l’objectif que s’est fixée depuis 2007 l’opération de mécénat Atout Soleil, portée par le fonds de dotation « Nos Épaules et Vos Ailes », GPMA et l’assureur Generali.
Pour sa 16ème édition, le prix Atout Soleil récompensera le 5 décembre prochain à Paris, 15 associations qui œuvrent concrètement dans nos territoires pour identifier, protéger et accompagner les victimes de violences sexistes et sexuelles, familiales et conjugales, au sein du foyer et en dehors, les aider à sortir de leur situation mais aussi à rebâtir leurs vies.
Grand témoin de cette nouvelle édition, le docteur Ghada Hatem, fondatrice de la Maison des Femmes de Seine-Saint-Denis, nous explique en quoi cette thématique représente un enjeu majeur pour notre société et revient sur les principales priorités d’action à mener.
C’est avant tout une opportunité d’offrir une visibilité accrue à une problématique, la lutte contre les violences, qui me tient particulièrement à cœur. C’est essentiel car s’il y a bien eu une certaine forme de prise de conscience, la lutte contre les violences reste un défi complexe qui nécessite une attention continue.
Aujourd’hui, par exemple, nous comprenons mieux grâce à des travaux de recherche et des enquête approfondies que les violences sexistes, sexuelles, familiales et conjugales ont un impact dévastateur sur la santé et le bien être des individus. Nous savons que les problèmes de violences engendrent pour les victimes des dépressions et de l’anxiété, des altérations de la santé physique pouvant se traduire à terme par des maladies chroniques, l’adoption de comportements à risque tels que la consommation abusive de substances, des tendances suicidaires, un isolement social, etc.
Il reste selon moi, encore du chemin à parcourir pour prévenir et accompagner les victimes. Pour créer un changement significatif dans la société, il est essentiel de comprendre que les différentes formes de violences ne sont pas isolées, mais souvent interconnectées.
Quel regard portez-vous sur les projets des associations lauréates du prix Atout Soleil ?
Les projets portés par les 15 associations lauréates du prix Atout Soleil sont très éclairants car ils montrent bien que les violences ne se limitent pas seulement à des actes physiques, mais englobent également des aspects psychologiques, économiques et sociaux. Il faut pouvoir apporter des réponses spécifiques pour chaque victime, leur proposer une prise en charge adaptée et un accompagnement sur la durée. Pour lutter contre toutes les formes de violences, il faut aussi mener des actions de prévention dès le plus jeune âge, en faire un sujet qui nous concerne tous.
C’est dans cet état d’esprit que nous avons créé en 2016 la Maison des Femmes de Seine-Saint-Denis. Nous souhaitions proposer un lieu qui puisse apporter une réponse à un manque criant de ressources spécifiques pour les femmes confrontées à diverses formes de violences. La Maison des Femmes est rattachée à un hôpital et travaille avec près de 80 professionnels répartis au sein de 4 unités de soin spécialisées, offrant une approche unique en France pour la prise en charge complète des victimes, du soutien psychologique à l’assistance juridique, en passant par des programmes d’autonomisation économique. Nous menons également de nombreuses actions de prévention notamment au sein des établissements scolaires ou encore en entreprise. Nous intervenons aussi auprès des auteurs qui sont parfois en prison.
Vous mentionnez que les violences faites aux enfants demeurent un point préoccupant ?
Une modification récente de la législation a reconnu aux enfants exposés à des violences conjugales le statut de co-victime, un progrès par rapport à leur ancien statut de simples témoins. Bien que cette évolution soit positive, le tabou persiste, notamment autour de l’inceste et des violences faites aux enfants. Le récent rapport de la CIIVISE offre des informations instructives à ce sujet, révélant que 160 000 enfants subissent de l’inceste chaque année. Sur les 27 000 témoignages de victimes recueillis en trois ans par l’institution, seules 8% des victimes ont été crues et protégées.
Actuellement, les solutions ne sont pas à la hauteur, en particulier pour les enfants pris en charge par des dispositifs d’aide sociale à l’enfance. Les témoignages de maltraitance au sein de familles d’accueil sont nombreux, et à l’âge adulte, ces jeunes se retrouvent souvent sans solution, confrontés aux séquelles d’une absence d’amour et de considération. Ces expériences difficiles ont des répercussions directes sur leur bien-être et leur santé, entraînant des troubles comportementaux et émotionnels qui peuvent les conduire à perpétrer ou subir à nouveau des actes violents.
Il est encourageant de constater que de nombreuses associations qui ont candidaté au prix Atout Soleil intègrent la question des violences faites aux enfants. Plusieurs projets lauréats du prix visent à libérer la parole des enfants victimes grâce à des ateliers « mères-enfants » victimes, ou encore à les repérer via des interventions dans les établissements scolaires sur la thématique de l’éducation à la sexualité, etc. D’autres initiatives s’efforcent de sensibiliser les auteurs de violences à la parentalité. Enfin, des projets accompagnent ces jeunes traumatisés dans leur reconstruction, en leur offrant des espaces propices à la reprise de confiance et à un nouveau départ dans leur vie. Je pense notamment aux initiatives ciblant des mineurs chassés par leurs parents compte tenu de leur orientation sexuelle ou encore aux réfugiés qui ont dû quitter leur pays.
Quels domaines considérez-vous comme prioritaires pour lutter contre les différentes formes de violences ?
La libération de la parole a conduit les femmes victimes à dénoncer davantage les violences qu’elles subissent. Cependant, il est crucial que ces témoignages soient accueillis de manière bienveillante et qu’un suivi adapté et concret soit proposé. Bien que le paysage médical ait évolué, plaçant les violences au premier plan des priorités de santé publique, il subsiste un manque de formation des professionnels de santé sur comment interroger des patients victimes, déterminer des actions à entreprendre après des révélations traumatiques. Je pense donc que la formation de tous les professionnels susceptibles d’entrer en contact avec des femmes et des enfants victimes est une priorité. Cela inclut les crèches, les médecins, les écoles, ainsi que les personnes en charge d’activités sportives ou parascolaires, les policiers, etc. Les magistrats doivent aussi bénéficier d’une formation pour comprendre les comportements des agresseurs et des victimes afin de discerner la vérité. De plus, il est essentiel de les doter de moyens supplémentaires pour traiter le nombre important de dossiers déposés.
Une deuxième priorité concerne la santé mentale des victimes, un sujet selon moi encore trop minimisé. Les personnes souffrant de troubles psychiques font face à de nombreux obstacles tels que la stigmatisation, un accès limité aux soins, des difficultés sociales et financières, et une surmortalité. Des moyens supplémentaires sont cruellement nécessaires, car notre système actuel présente des défaillances importantes.
Chaque année par exemple, plus de 20 000 femmes et enfants ont besoin d’un hébergement d’urgence pour échapper à des situations de violence. Seule la moitié de ces demandes peuvent être pourvues et il faut parfois plusieurs semaines pour qu’une place se libère. Grâce au prix Atout Soleil, des associations lauréates vont par exemple pouvoir accroître leurs capacités d’accueil et contribuer à répondre à cette problématique.
L’engagement d’entreprises comme Generali et GPMA à travers le fonds de dotation « Nos Épaules et Vos Ailes » est en ce sens essentiel. Il permet de financer des projets pour qu’ils puissent se pérenniser, être essaimés, changer d’échelle. Cette opération de mécénat démontre aussi qu’il est nécessaire d’agir collectivement. Les entreprises ont un vrai rôle à jouer pour mettre en avant les enjeux liés à ces questions de violences qui concernent la société dans son ensemble.
La Fondation Belem Caisse d’Epargne dévoile ce jour son programme de navigations 2024, construit autour du transport méditerranéen de la Flamme Olympique de Paris 2024 (Athènes-Marseille // 27 avril – 8 mai 2024) : 25 navigations Belem inédites sont proposées à tous, depuis la Grèce jusqu’à l’Ecosse et jalonnées de 11 escales et participations du trois-mâts aux grands évènements maritimes 2024.
Thomas Ruyant a, tôt ce matin, remporté en compagnie de Morgan Lagravière, la 16ème édition de la Transat Jacques Vabre, catégorie IMOCA. Il signe ainsi un exploit unique, en s’adjugeant les trois dernières grandes courses classiques du circuit, Transat Jacques Vabre 2021, (déjà avec Morgan,) Route du Rhum – Destination Guadeloupe en solitaire, et de nouveau la transat entre Le Havre et Fort De France. Le Dunkerquois rajoute ainsi avec ce troisième succès consécutif, une nouvelle ligne unique et singulière à son palmarès, tout en demeurant à ce jour le seul marin à avoir remporté une victoire en transat à bord de tous les supports monocoques de course au large, Mini 6,50, Figaro, Class40 et IMOCA. Conserver son titre au départ du Havre face à une flotte record de 40 IMOCAs relevait de la gageure, pour un voilier seulement lancé au printemps dernier, et dont la mise au point avait nécessité un chantier estival. Comme il y a deux ans, comme l’an passé en Guadeloupe, Ruyant, Lagravière et FOR PEOPLE signent une incontestable victoire, qui prend aux yeux du collectif mis en avant par le projet sportif de l’écurie TR Racing, une résonance particulière. Donner du sens à la performance est en effet devenu le credo de Thomas, de son équipe, de ses partenaires, Advens et Leyton, et cette victoire est d’autant plus belle qu’elle va accélérer la reconnaissance et l’action du Réseau Entourage et du fonds citoyen Team for the Planet réunis au sein du collectif We Sail for People and Planet.
Thibaut Vauchel – Camus, 45 ans, et Quentin Vlamynck, 32 ans, après une saison de haut vol à bord de l’Ocean Fifty Solidaires En Peloton – ambassadeur depuis plus de 10 ans des patients atteints de la Sclérose En Plaques, remportent la 16ème édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre.
Les deux voiliers IMOCA du collectif sociétal et sportif We Sail For People and Planet* marquent chacun à leur manière ce début tumultueux de la 16ème Transat Jacques Vabre.
Partis lundi de Lorient, une semaine après avoir effectué un acte 1 victorieux entre la Normandie et le Morbihan, imaginé à cause de la tempête touchant l’hexagone, Thibaut Vauchel-Camus et Quentin Vlamynck ont vite repris leurs habitudes de leader de la Transat Jacques Vabre perdant la tête de la flotte des Ocean Fifty uniquement quelques heures.
Ils ne sont pas encore en course car la tempête est là. L’un a déjà tout de même gagné une étape entre Le Havre et Lorient pour les 120 000 patients atteints de la Sclérose En Plaques, bravo 
Sam Goodchild et Antoine Koch connaissent tout de la Transat Jacques Vabre, l’ayant à multiples reprises déjà disputée. Leur bateau FOR THE PLANET connait lui la route par coeur, s’y étant imposé en 2021 avec Thomas Ruyant et Morgan Lagravière. Sam et Antoine ont, toute la saison, démontré qu’au pied du mur, il fallait compter sur eux. La Transat Jacques Vabre n’y fera pas exception et FOR THE PLANET est fin prêt pour la passe de deux.
En France, 145 morts violentes au sein du couple ont été recensées par le ministère de l’Intérieur en 2022, dont 118 femmes. Chaque jour, près de 450 enfants sont victimes de violences sexuelles. Chaque minute, deux viols ou tentatives de viols sont commis.
Après une riche saison, débutée à Nantes début mai, le trois-mâts Belem entre en hivernage à La Seyne-sur-Mer pour les vacances de la Toussaint. Il sera ouvert aux visiteurs du 21 octobre au 5 novembre 2023 puis les 11 et 12 novembre 2023, de 10h à 18h devant le parc de la Navale / Casino JOA. Le voilier de la Fondation Belem Caisse d’Epargne y restera jusqu’au 10 mars 2024.
Arrivée vendredi en fin de journée à Santa Cruz de La Palma, Caroline Boule a bouclé les 1 350 milles de la première étape de la 24e La Boulangère Mini Transat en 20e position chez les Proto au terme de onze jours de mer. Onze jours marqués essentiellement par de petits airs et des conditions de mer chaotiques qui ne lui ont pas permis d’exploiter le potentiel de son bateau volant d’autant qu’elle a été confrontée, dès le quatrième jour de course, à des problèmes électroniques. Poussée dans ses retranchements, physiquement mais aussi et surtout mentalement, la skipper de Nicomatic a toutefois su trouver les ressources pour aller au bout de ce premier acte qui lui a appris la résilience. Tant et si bien que si elle affiche un retard de plus de 28 heures sur le leader au classement général, elle choisit de faire face à ses erreurs et se focalise d’ores et déjà sur la deuxième manche, bien consciente qu’à ce stade, rien n’est encore écrit mais qu’à l’inverse, tout reste à faire !
Thibaut Vauchel-Camus et Quentin Vlamynck seront au départ de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre le 29 octobre. Entre Le Havre et Fort-de-France en Martinique, le duo du nouvel OCEAN FIFTY Solidaires En Peloton, vainqueur de la grande étape du Pro Sailing Tour 2023 et du Trophée des Multicoques de la Baie de Saint-Brieuc, s’affiche comme un prétendant à la victoire et se présentera sur cette mythique traversée de l’Atlantique en double avec les dents longues !
FOR THE PLANET de Sam Goodchild et Thomas Ruyant, avec Pierre Bouras comme Mediaman a pris ce matin à 8 heures 32 la troisième place du Défi Azimut 2023. Les trois hommes ont parcouru sur l’orthodromie 587,1 miles en 1 jour, 20 heures, 02 minutes et 30 seconds, à la vitesse moyenne de 13,3 nds. Ils ont couvert sur le fond 676,7 milles à 15,4 noeuds de moyenne. Ils terminent à 2 heures et 15 mn du vainqueur Charal, et à 27 minutes du deuxième Macif.
Course en solitaire, sans assistance et sans moyens de communication modernes, La Boulangère Mini Transat est définitivement une épreuve atypique dans l’univers de la course au large. Depuis sa création en 1977 par Bob Salmon dans le but de renouer avec l’esprit aventureux des premières transatlantiques, elle a permis à près d’un millier de marins de traverser l’Atlantique. Cette année, ils seront 90 à faire le grand saut, parmi lesquels Caroline Boule, indiscutablement l’une des grandes favorites de cette 54e édition dans la catégorie des prototypes. A la barre de Nicomatic, un bateau volant hyper-technologique et novateur, la navigatrice compte en effet de très nombreux atouts dans son jeu pour performer sur les 4 050 milles du parcours entre Les Sables d’Olonne et Saint-François, via Santa Cruz de La Palma. Elle pourrait même, de ce fait, devenir la toute première femme à inscrire son nom au palmarès de l’épreuve.
Le jury du 16ème prix Atout Soleil s’est réuni hier pour départager les associations candidates à l’appel à projets intitulé « Brisons le silence, agissons contre les violences ». Pour cette nouvelle édition, Atout Soleil a souhaité cibler des associations engagées dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, familiales et conjugales, au sein du foyer et en dehors.
Le nageur de longue distance nordiste réalise un nouvel exploit. Deux mois après son stratosphérique three way s entre l’île de Catalina et Los Angeles soit 51 heures de nage non-stop, Stève dit Le Phoque a bouclé hier à 20h52 la traversée du lac Léman ente Château Chillon et Genève soit 71,2 kilomètres en 35 heures et 58 minutes. Il est le premier français à réaliser cette performance et le 11ème nageur au Monde à boucler cette aventure suisse en eaux douce. Ses impressions…