Hugo Deck, la passion du trail
À 26 ans, Hugo Deck fait partie des trailers français qui comptent. Originaire de La Roquebrussanne, près de Toulon, il remettra son titre en jeu sur la Maxi-Race, le mythique tour du lac d’Annecy par les montagnes, dont le départ sera donné le 30 mai. Cette année, il vise aussi une première participation à la Diagonale des Fous, à La Réunion, en octobre. En attendant, rencontre avec un champion qui s’entraîne actuellement avec intensité.
1) Tu te prépares actuellement pour tes deux grands objectifs de la saison. Comment cela se déroule-t-il ?
C’est un moment assez crucial dans ma préparation, car la Maxi-Race, que j’ai remportée l’an dernier, approche à grands pas. Concrètement, je suis les plans d’entraînement de mon entraîneur, Rémi Rivet, via une plateforme spécifique. J’essaie de courir deux fois par jour, avec pas mal de dénivelé au programme. Je prépare mes jambes à accumuler du positif en montée et du négatif en descente. Sur la Maxi-Race, nous avons tout de même 6 000 mètres de dénivelé à avaler.
J’alterne entre des séances de cinq heures et des séances plus courtes, où je travaille mon seuil physiologique. Je vais également participer, le 2 mai, à une compétition à Innsbruck, en Autriche. Elle présente un ratio de dénivelé assez similaire à celui de la Maxi-Race, sur un terrain qui y ressemble. Voilà, en gros, mon quotidien actuellement. Je suis clairement totalement tourné vers la Maxi-Race, avec l’envie de la remporter une deuxième fois.
2) Comment es-tu venu au trail et quel a été le fil de ta progression dans cette discipline ?
J’ai fait dix ans de basket à bon niveau quand j’étais plus jeune. J’allais aussi beaucoup en montagne avec mon père, qui est passionné de sports outdoor, comme le kayak ou la randonnée. À 17 ans, en voyant mon frère Pierre se préparer à l’Ironman de Nice, j’ai eu un déclic. Il m’a donné envie de courir.
Je sortais de mes années lycée, où je ne brillais pas vraiment dans mes études. J’avais besoin d’un défi. Je suis alors devenu boulimique d’entraînement. Je faisais 100 km par semaine et j’ai intégré le team Provence Endurance.
Ces premières années ont été difficiles. J’étais loin des meilleurs. Puis, peu à peu, à force de persévérance, j’ai commencé à récolter les fruits de mon travail, avec une première belle performance en 2020 et une sixième place au Trail du Ventoux. En 2021, j’enchaîne avec une cinquième place sur la CCC. J’entre alors sur la scène internationale à 21 ans, ce qui était assez rare, car j’étais encore espoir. Ce résultat m’a propulsé et j’ai signé un contrat avec Adidas à 22 ans. Cela m’a permis d’avoir un salaire et de vivre de mon sport.
Hélas, cette année-là, je me blesse au pied, ce qui ralentit ma progression. En 2022, je reviens bien avec une victoire marquante sur la Nice by UTMB, 165 km avec 9 000 mètres de dénivelé. En 2023, je termine troisième du 90 km du Mont-Blanc. Puis, en 2024, je franchis un vrai cap physique en devenant vice-champion de France de trail et champion d’Europe par équipe. Je remporte également l’UTCT à Cape Town. L’an dernier a été marqué par ma victoire sur la Maxi-Race et par la Coupe de France de trail. J’ai confirmé que je pouvais rivaliser avec les plus grands.
3) Qu’est-ce qui te plaît dans la pratique du trail ?
Le lifestyle. J’adore vivre de ma passion et m’entraîner. J’adore être au contact de la nature, avec des copains. J’aime courir et voir mon corps progresser chaque jour. Enfin, je suis un compétiteur, et tout ce qui entoure la performance me passionne. Le trail a été pour moi une école de la vie, après quelques années de lycée plus compliquées.
4) Quel est ton attachement au Var ?
Il est total. J’adore ma région, mon département. Mes parents habitent à La Roquebrussanne. C’est un havre de paix qui me permet de me ressourcer. Je me sens bien sur la Côte d’Azur, et c’est un terrain parfait, entre mer et montagne, pour ma pratique intensive du trail.
Le fonds de dotation Nos Épaules et Vos Ailes, GPMA, l’assureur Generali et La Médicale lancent un nouvel appel à projets dans le cadre de l’opération de mécénat Atout Soleil. Cette 19ème édition, intitulée « la force de l’âge : valoriser, accompagner et mobiliser les seniors » vise à soutenir les associations françaises qui portent des projets innovants permettant notamment de :
Le Championnat du monde Hansa, qui se déroule tous les 2 ans, s’installera pour la première fois en France depuis sa création en 2007. C’est aux abords du plus grand lac d’Europe à Sciez-sur-Léman du 1er au 8 mai 2027 que cette épreuve internationale accueillera plus de 200 bateaux, 40 nations et près de 600 participants handi-valides.
Etonnant voyageur ! L’italien Andrea Lodolo arpente les arcanes de la vie en perpétuel émerveillement. Alors qu’il se prépare avec une assiduité quasi monacale, à disputer l’an prochain la Golden Globe race, course autour du monde en solitaire, sans escale et sans électronique moderne à bord, il aborde en réalité un nouveau chapitre d’une vie tumultueuse, contrastée, marquée par une insatiable quête d’harmonie en une solitude réfléchie. Car depuis sa plus tendre enfance, Andrea recherche, chéri la solitude qu’il ne vit pas comme une rupture au monde. Bien au contraire. Elle est pour lui une connection et un moyen de capter, d’arrêter le temps. La mer lui offre l’espace infini et désolé où seuls importent le présent et les exigences de son bateau. Andrea voyage au coeur du temps, en quête d’équilibre entre création, improvisation et auto-détermination. L’ancien chef d’entreprise à succès vit la navigation comme une méditation. Le temps et l’espace s’y confondent, et de l’instabilité permanente de la mer naissent l’imagination, la créativité, moteurs essentiels de son existence.
L’oeil espiègle, la mèche rebelle, il tournoie et virevolte depuis de 15 ans en apesanteur autour des mâts de ses voiliers à une deux ou trois coques. Tel un Peter Pan, Thibaut Vauchel-Camus porte en lui les parfums d’aventure aux saveurs ambrés des îles caribéennes chères à son coeur, qui nourrissent sa singularité, sa fantaisie et ses inextinguibles envies de voyages. A bientôt 48 ans, l’éternel adolescent aborde pourtant son métier de coureur au large avec lucidité et réalisme. Il a réalisé la symbiose rare du plaisir et du rationnel, de la compétition et du partage. Pionnier convaincu de la première heure de la pertinence et de l’excellence du format de la Classe des Ocean Fifty, Thibaut distille saison après saison l’alchimie quasi parfaite entre la performance, la pédagogie, le partage des savoirs et des expériences vers un large panel d’observateurs qu’il parvient avec un naturel désarmant à conquérir autour des valeurs fondamentales propres aux hommes de mer, la générosité, l’inclusion et cette touche d’imaginaire, étincelle de ses passions.
« Se nourrir de notre expérience développée sur notre voilier de compétition Mini 6.50 Nicomatic – Petit Bateau, totalement volant, pour la dupliquer à la plaisance de façon raisonnée » : la citation est de Benoît Marie, cofondateur de la société lorientaise SKAW Sailing, pour définir le travail du réacteur de l’entreprise, SKAW LAB, son bureau d’études. Zoom…