La bonne année !
C’est une année placée sous le signe de l’exceptionnel, du sport et de l’aventure qui s’avance pour Thomas Ruyant, Sam Goodchild et tous les membres de TR Racing, l’équipe de course au large en charge des deux Imocas FOR PEOPLE et FOR THE PLANET.
Chacun a déjà au coeur et à l’esprit le Vendée Globe, dont le départ de la 10ème édition sera donné le 10 novembre prochain. Mais d’ici là, ce ne sont pas moins de deux courses transatlantiques en solitaire au programme de la classe, un Défi Azimut et moult navigations d’entraînement et de peaufinage que les deux marins enchaineront avant de se présenter aux Sables d’Olonne.
TR Racing inaugurera au printemps ses nouveaux locaux situés sur la base de Lorient, un chantier moderne doté de toutes les infrastructures qui siéent à un Team ambitieux, éminemment professionnel, et riche de nombreuses et brillantes personnalités drivées par Thomas Gavériaux, avec pour moteur Advens, le leader de la cybersécurité et son « patron », Alexandre Fayeulle, plus que jamais engagé pour donner du sens à ses performances technologiques et sportives.
Deux marins, deux destins, deux ambitions…
L’un, Sam Goodchild, est champion de la Classe IMOCA 2023, l’autre, Thomas Ruyant, a remporté la Transat Jacques Vabre, troisième victoire consécutive sur trois dernières classiques (après la Transat Jacques Vabre 2021 et la Route du Rhum en 2022) ainsi que la Guyader Bermudes 1000 race. On comprend facilement la sérénité et le calme studieux qui règne dans les nouveaux locaux de TR Racing à Lorient. Une saison colossale se présente aux deux marins et à leur équipe, avec ce rendez-vous planétaire de l’automne, inscrit, gravé, ciselé dans l’imaginaire et le destin des deux hommes. « Tout ce que j’ai fait dans ma vie, personnelle et professionnelle est pour ce seul but » avoue avec flegme Sam, le plus Breton des Britanniques. « Cette course m’a marqué et ne m’a pas tout donné ! J’ai rendez-vous avec elle ! » révèle Thomas, en référence à ses deux précédentes expériences. C’est ensemble, au sein d’un collectif soudé, solidaire, qu’ils préparent la grande échéance de l’automne.
Un long hivernage, studieux et conservateur.
Le vécu, les expériences et expérimentations, les analyses et découvertes mesurées, auscultés avec l’aide du savoir-faire technologique d’Advens, sont mises en commun, partagées pour le plus grand bénéfice des deux marins et de leurs machines respectives. Les chantiers en cours s’inscrivent dans la maturation logique des deux bateaux, FOR THE PLANET, lancé en 2019, et FOR PEOPLE, bien né en 2023. On démonte, on révise, on répare accastillage, systèmes électroniques, gréement courant… en vue d’une riche saison et son apothéose, une circumnavigation de 45 000 kilomètres. Rien de révolutionnaire au programme, mais du peaufinage pour Sam, et de l’imagination pour Thomas, bien décidé à accroitre son petit avantage à certaines allures cruciales, sur la concurrence.
Thomas Ruyant : « Je suis en dette avec le Vendée Globe ! »
« J’ai bien coupé cet hiver. Le retour à la base a été pour le moins contrasté pour nous, avec un record de la plus longue distance parcourue en 24 heures, et une déchirure de la Grand voile qui m’a imposé une navigation sous seules voiles d’avant, durant plus de 1 600 milles. J’en ai tiré d’intéressants enseignements, notamment sur la manière de naviguer à plat, en m’appuyant sur les deux foils. La Jacques Vabre et cette première partie de transat en solitaire, ma première en solo sur mon plan Koch-Finot Conq, m’ont convaincu qu’à certaines allures, au portant vmg notamment, nous étions un petit cran au-dessus de la concurrence. Le bateau répond ainsi précisément à son cahier des charges. Tout le travail de l’hiver en notre nouveau chantier, consiste à préserver et augmenter cet avantage, avec notamment une approche « chirurgicale» sur notre jeu de voile. »
Sam Goodchild : « Je suis qui je suis, à cause du Vendée Globe ! »
« Ma venue en France, ma vie Lorientaise, tous mes choix professionnels n’ont qu’une seule finalité, le Vendée Globe. Je suis ce que je suis, à cause de cette quête du Vendée Globe. L’année 2023 a été un cours accéléré en Imoca, avec The Ocean race sur Holcim qui m’a donné un avant-gout du tour du monde et des mers du Sud, et le programme Imoca à bord de FOR THE PLANET, où nous avons joué les premiers rôles, avec un podium lors de chacune des épreuves disputées. Avec l’aide d’Antoine Koch, de Thomas et de toutes l’équipe de TR Racing, j’ai pris mes marques et me suis « approprié » le bateau. Sur le papier, on est aux portes du Top 3. A nous de faire mentir les pronostiques. Je suis hyper chanceux de pouvoir faire le Vendée Globe dans de telles belles conditions. Je suis très bien entouré et j’ai, ces 10 dernières années, côtoyé beaucoup de coureurs qui ont déjà fait la course, et j’ai une bonne idée de ce qui m’attend. J’appréhende les difficultés, et avec toute l’équipe, nous essayons d’anticiper tous les problèmes à venir. Mon seul stress, c’est la performance que je serai en capacité de réaliser ou non. »
Thomas Gavériaux, directeur de TR Racing : Une saison engagée et sans répit !
« Nos deux bateaux sont en préparation pour le Vendée Globe. Le plus récent, FOR PEOPLE de Thomas est toujours en phase de développement, dans de l’optimisation fine, et la mise en place d’éléments validés par nos deux transats de 2023. En ce qui concerne FOR THE PLANET de Sam, on est dans de la maintenance courante, en vue du Vendée Globe. Pour les deux bateaux, la notion de confort en utilisation est importante, pour permettre aux deux marins de performer dans des situations extrêmes. Sam a couru en 2023 avec un bateau qui était « à la main » de Thomas. Il est, à l’aube de 2024, en capacité de l’adapter à son gabarit et à sa sensibilité propre. L’année sera très rythmée, sans répit. On sortira de chantier fin mars, avec la mise à l’eau des deux bateaux. Débutera une session de navigation de conserve, pour comparer et partager les expériences, et partir pour deux transats qui vont occuper le printemps et l’été. On reviendra en France pour aborder immédiatement la dernière ligne droite avant le tour du monde. Peu de répit, et une grande intensité au programme pour les coureurs et l’équipe. Le Défi Azimut sera la dernière confrontation avant le Vendée.
Notre nouveau bâtiment était très attendu. Nous sommes dans nos murs. On va entrer dans de nouveaux bureaux et passer à une utilisation nominale des locaux, dans ce lieu performant que nous avons voulu pour et à l’image de l’équipe. C’est une chance de pouvoir évoluer dans un tel environnement. Ce bâtiment est le coeur de la vie du Team, avec des ateliers aménagés. 1 700 m2 de hangar, de rangements et de logistique. Le secteur tertiaire couvre 800 m2, avec les bureaux d’étude, les salles de réunions, l’administration, la logistique, le marketing et la communication. »
Et un de plus ! Le nageur de l’extrême, accompagné de deux nageurs irlandais Ger Kennedy et Vincent Doneghan et de deux nageurs anglais Lee Johnson et John Myatt, a traversé la Manche en relais samedi en 14h45 dans une eau oscillant entre 7 et 9 degrés entre Douvres et le Cap Gris Nez. C’est la première fois qu’une telle traversée à la nage se déroule en hiver !
C’est la fin ! Quelle année pour TB Press…
Le nageur soutenu par la Banque Populaire du Nord, Mewen Tomac, a nagé fort, très fort ces derniers jours. L’amiénois repart de Roumanie et du Championnat d’Europe petit bassin avec pas moins de quatre médailles. Il est champion d’Europe en 50 et 100 mètres dos, médaillé de bronze sur le 200 mètres avec un record de France qu’il avait déjà battu cette année soit 1mn 48 secondes et 55 et une médaille d’argent en relais 4×400 mètre nages mixte. Avec Anaïs mai Desjardins et Théo de Ramecourt en kitefoil, Erika Sauzeau en para-aviron et Maxime Beaumont en Kayak, la Banque Populaire du Nord, Partenaire Premium de Paris 2024, est prête pour l’année sportive à venir…
Thomas Ruyant en a terminé ce matin peu avant 9 heures avec sa longue transat retour vers Lorient. Le vainqueur de la Transat Jacques Vabre (en compagnie de Morgan Lagravière), a vécu un « retour à la base » pour le moins contrasté, entre l’euphorie d’un record de vitesse, et ce nouveau chrono de la plus longue distance parcourue en 24 heures, et la déception de devoir mettre sa course entre parenthèses suite à la déchirure de sa grand-voile. C’est sous voiles d’avant seules qu’il a parcouru plus de la moitié de la course, sans jamais se départir d’un esprit de compétition et de bien figurer, qui lui ont permis de tenir de très honorables moyennes. FOR PEOPLE valide avec cette transat, son inscription au Vendée Globe. Thomas a pu prendre ses marques en solitaire à bord de son plan Koch Finot-Conq millésimé 2023. Il tire un bilan plus que positif de cette riche saison, pour lui-même bien sûr, pour l’équipe sportive et ses trois fantastiques skippers de l’écurie TR Racing, Morgan Lagravière, Antoine Koch et Sam Goodchild, et pour toute l’équipe technique qui aura, de mains de maitres, préparé deux voiliers au plus haut niveau de performances de la classe. Sam Goodchild remporte en effet le titre de champion IMOCA, autre motif de satisfaction pour Thomas, initiateur et fondateur de cet original attelage à deux bateaux performants, We Sail for People and Planet, accélérés par ce formidable partenaire technique et financier, Advens, et également Leyton tout en soutenant le réseau Entourage et le fonds citoyen Team for The Planet.
Sam Goodchild termine sa première transat en solitaire en Imoca à la troisième place de « Retour à la base », course entre Fort de France et Lorient. Le skipper de FOR THE PLANET signe par la même occasion la cinquième troisième place de l’année. Il aura en effet pris le bronze lors des 5 épreuves au programme de la saison, en compagnie de son co-skipper Antoine Koch. Une telle régularité dans le haut des classements est assez unique, et positionne le jeune (34 ans) Britannique parmi les top outsiders du prochain Vendée Globe. Il est la force émergente du circuit IMOCA, qui aura toute au long de la saison étonné par sa fraicheur, sa régularité, son sang froid à toute épreuve, et sa capacité à tirer le meilleur d’un voilier bien né en 2019, face aux foilers de la toute dernière génération. Cette constance dans la performance lui vaut de terminer l’année en tête des Imoca Globe Series, le championnat de la classe. Il devance Yoann Richomme et Jérémie Beyou.
La Fondation Belem Caisse d’Epargne dévoile ce jour son programme de navigations 2024, construit autour du transport méditerranéen de la Flamme Olympique de Paris 2024 (Athènes-Marseille // 27 avril – 8 mai 2024) : 25 navigations Belem inédites sont proposées à tous, depuis la Grèce jusqu’à l’Ecosse et jalonnées de 11 escales et participations du trois-mâts aux grands évènements maritimes 2024.
Thomas Ruyant a, tôt ce matin, remporté en compagnie de Morgan Lagravière, la 16ème édition de la Transat Jacques Vabre, catégorie IMOCA. Il signe ainsi un exploit unique, en s’adjugeant les trois dernières grandes courses classiques du circuit, Transat Jacques Vabre 2021, (déjà avec Morgan,) Route du Rhum – Destination Guadeloupe en solitaire, et de nouveau la transat entre Le Havre et Fort De France. Le Dunkerquois rajoute ainsi avec ce troisième succès consécutif, une nouvelle ligne unique et singulière à son palmarès, tout en demeurant à ce jour le seul marin à avoir remporté une victoire en transat à bord de tous les supports monocoques de course au large, Mini 6,50, Figaro, Class40 et IMOCA. Conserver son titre au départ du Havre face à une flotte record de 40 IMOCAs relevait de la gageure, pour un voilier seulement lancé au printemps dernier, et dont la mise au point avait nécessité un chantier estival. Comme il y a deux ans, comme l’an passé en Guadeloupe, Ruyant, Lagravière et FOR PEOPLE signent une incontestable victoire, qui prend aux yeux du collectif mis en avant par le projet sportif de l’écurie TR Racing, une résonance particulière. Donner du sens à la performance est en effet devenu le credo de Thomas, de son équipe, de ses partenaires, Advens et Leyton, et cette victoire est d’autant plus belle qu’elle va accélérer la reconnaissance et l’action du Réseau Entourage et du fonds citoyen Team for the Planet réunis au sein du collectif We Sail for People and Planet.
Thibaut Vauchel – Camus, 45 ans, et Quentin Vlamynck, 32 ans, après une saison de haut vol à bord de l’Ocean Fifty Solidaires En Peloton – ambassadeur depuis plus de 10 ans des patients atteints de la Sclérose En Plaques, remportent la 16ème édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre.
Les deux voiliers IMOCA du collectif sociétal et sportif We Sail For People and Planet* marquent chacun à leur manière ce début tumultueux de la 16ème Transat Jacques Vabre.
Partis lundi de Lorient, une semaine après avoir effectué un acte 1 victorieux entre la Normandie et le Morbihan, imaginé à cause de la tempête touchant l’hexagone, Thibaut Vauchel-Camus et Quentin Vlamynck ont vite repris leurs habitudes de leader de la Transat Jacques Vabre perdant la tête de la flotte des Ocean Fifty uniquement quelques heures.
Sam Goodchild et Antoine Koch connaissent tout de la Transat Jacques Vabre, l’ayant à multiples reprises déjà disputée. Leur bateau FOR THE PLANET connait lui la route par coeur, s’y étant imposé en 2021 avec Thomas Ruyant et Morgan Lagravière. Sam et Antoine ont, toute la saison, démontré qu’au pied du mur, il fallait compter sur eux. La Transat Jacques Vabre n’y fera pas exception et FOR THE PLANET est fin prêt pour la passe de deux.
Après une riche saison, débutée à Nantes début mai, le trois-mâts Belem entre en hivernage à La Seyne-sur-Mer pour les vacances de la Toussaint. Il sera ouvert aux visiteurs du 21 octobre au 5 novembre 2023 puis les 11 et 12 novembre 2023, de 10h à 18h devant le parc de la Navale / Casino JOA. Le voilier de la Fondation Belem Caisse d’Epargne y restera jusqu’au 10 mars 2024.
Arrivée vendredi en fin de journée à Santa Cruz de La Palma, Caroline Boule a bouclé les 1 350 milles de la première étape de la 24e La Boulangère Mini Transat en 20e position chez les Proto au terme de onze jours de mer. Onze jours marqués essentiellement par de petits airs et des conditions de mer chaotiques qui ne lui ont pas permis d’exploiter le potentiel de son bateau volant d’autant qu’elle a été confrontée, dès le quatrième jour de course, à des problèmes électroniques. Poussée dans ses retranchements, physiquement mais aussi et surtout mentalement, la skipper de Nicomatic a toutefois su trouver les ressources pour aller au bout de ce premier acte qui lui a appris la résilience. Tant et si bien que si elle affiche un retard de plus de 28 heures sur le leader au classement général, elle choisit de faire face à ses erreurs et se focalise d’ores et déjà sur la deuxième manche, bien consciente qu’à ce stade, rien n’est encore écrit mais qu’à l’inverse, tout reste à faire !
Thibaut Vauchel-Camus et Quentin Vlamynck seront au départ de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre le 29 octobre. Entre Le Havre et Fort-de-France en Martinique, le duo du nouvel OCEAN FIFTY Solidaires En Peloton, vainqueur de la grande étape du Pro Sailing Tour 2023 et du Trophée des Multicoques de la Baie de Saint-Brieuc, s’affiche comme un prétendant à la victoire et se présentera sur cette mythique traversée de l’Atlantique en double avec les dents longues !
FOR THE PLANET de Sam Goodchild et Thomas Ruyant, avec Pierre Bouras comme Mediaman a pris ce matin à 8 heures 32 la troisième place du Défi Azimut 2023. Les trois hommes ont parcouru sur l’orthodromie 587,1 miles en 1 jour, 20 heures, 02 minutes et 30 seconds, à la vitesse moyenne de 13,3 nds. Ils ont couvert sur le fond 676,7 milles à 15,4 noeuds de moyenne. Ils terminent à 2 heures et 15 mn du vainqueur Charal, et à 27 minutes du deuxième Macif.
Course en solitaire, sans assistance et sans moyens de communication modernes, La Boulangère Mini Transat est définitivement une épreuve atypique dans l’univers de la course au large. Depuis sa création en 1977 par Bob Salmon dans le but de renouer avec l’esprit aventureux des premières transatlantiques, elle a permis à près d’un millier de marins de traverser l’Atlantique. Cette année, ils seront 90 à faire le grand saut, parmi lesquels Caroline Boule, indiscutablement l’une des grandes favorites de cette 54e édition dans la catégorie des prototypes. A la barre de Nicomatic, un bateau volant hyper-technologique et novateur, la navigatrice compte en effet de très nombreux atouts dans son jeu pour performer sur les 4 050 milles du parcours entre Les Sables d’Olonne et Saint-François, via Santa Cruz de La Palma. Elle pourrait même, de ce fait, devenir la toute première femme à inscrire son nom au palmarès de l’épreuve.