The Famous Project / Top départ !

Il était 14h40 ce samedi 29 novembre quand les 8 femmes de The Famous Project CIC, à bord du maxi trimaran IDEC SPORT, ont franchi la ligne de départ du Trophée Jules Verne, ce tour du monde de l’extrême, en équipage et en multicoque, sans escale ni assistance.
La date et l’heure méritent d’être soulignées, car depuis 1998 et la tentative hélas avortée de la Britannique Tracy Edwards sur le catamaran Royal&Sun Alliance, aucun équipage 100% féminin n’a relevé le gant de cet immense défi. L’Antiboise Alexia Barrier a d’ores et déjà réussi ce tour de force de se présenter au départ, avec un équipage international de 8 navigatrices de 7 nationalités différentes, âgées de 23 à 52 ans, venues de tous les horizons de la planète voile, de l’Olympisme à la course au large, et qui se sont ainsi élancées pour plus de 40 000 km de navigation de tous les dangers via les trois grands caps, Bonne Espérance, Leeuwin et Horn, à l’assaut du plus fabuleux des records à la voile, ce chrono établi il y a déjà 9 ans par Francis Joyon et ses 5 hommes d’équipage, 40 jours, 23 heures et 30 minutes.
Mais c’est bien l’instant, l’immédiat qui mobilise dorénavant toutes les incroyables énergies de ce remarquable attelage aux multiples compétences. Le golfe de Gascogne secoué par le passage d’un front, accueille les navigatrices avec sa mine des jours tumultueux, vagues de 4 à 5 mètres, et un vent de Nord Ouest heureusement bien orienté pour favoriser la glisse au portant. Un seul mot d’ordre, la prudence ! Ne pas casser, et s’amariner le mieux possible en attendant l’affaiblissement du vent et l’aplanissement de la mer, en milieu de semaine prochaine, quelque part au large du Portugal. Reviendront alors les sourires, la bonne humeur, la bienveillance dont Alexia a fait sa marque de fabrique, augurant d’un tour du monde décidément hors normes.
ALEXIA BARRIER, captain. « On est forte ensemble. »
« Je suis très heureuse aujourd’hui, en ce jour de départ pour le Trophée Jules Verne avec mon équipe. Je me sens très chanceuse et reconnaissante de tout le travail qui a été effectué ces derniers mois, ces dernières années, tous ensemble. C’est vraiment une célébration collective de partir sur cette ligne de départ.
Évidemment, j’ai un peu les chocottes parce que c’est énorme ce qu’on est en train de faire. Mais ce qui me rassure beaucoup, c’est d’avoir ces filles incroyables à mes côtés. Je ne suis pas en solitaire et je sais que mon équipe est au niveau.
On va être au portant jusqu’à l’équateur. Ce sont des conditions qu’on connaît bien. Plus loin, le pot au noir est encore mouvant. Comme dirait Brian Thompson qui nous a beaucoup aidé sur tout ce parcours de formation sur les trimarans avec les filles, « vous allez vivre les 24 heures les plus dures de votre trophée Jules Verne. »
Donc, il faut rester concentré et conservatrice pour ne pas se faire mal et ne rien casser le premier jour.
On n’a pas de cri de guerre, on se serre juste fort dans les bras. Je sais qu’une fois qu’on aura quitté le pont, ça va recommencer à chanter, à sourire. Notre zone de confort, c’est d’être heureuses toutes ensemble. Je vois beaucoup d’émotions dans les yeux des filles et je suis contente de les embarquer là-dedans.
Je suis fière de ce qu’on a fait tous ensemble encore une fois. »
DEE CAFFARI : « Un très bon départ ! »
« Je suis étonnamment calme, mais je pense que je le suis pour aider tout le monde, car on peut sentir une certaine nervosité. L’objectif principal a toujours été d’arriver à la ligne de départ, et je pense qu’aujourd’hui, nous avons fait un grand pas en avant. C’est une étape importante, et je pense que cela mérite une petite célébration.
Le chemin a été long, avec des avancées et des reculs, mais Alexia n’a jamais perdu confiance ni foi en elle, et je l’ai soutenue tout au long du parcours. Je suis donc très heureuse d’être ici. Il s’agit aujourd’hui de rappeler aux filles que nous allons simplement naviguer, que c’est ce qu’elles font parfaitement, mais simplement qu’elles ne dormiront pas dans un lit pendant quelques jours. C’est exactement ce que nous avons pratiqué à l’entrainement, donc nous allons simplement partir, profiter et faire ce que nous savons faire. Nous voulions un départ parfait, mais la perfection n’existe pas en voile, car nous sommes à la merci de Mère Nature. Cela dit, c’est un très bon départ. »
Ils ont dit :
Daniel Baal, président du CIC :
« Le moment est donc venu de souhaiter le meilleur à tout l’équipage de The Famous Project CIC. Bravo à Alexia d’avoir réussi à tenir son rêve et monter ce projet contre les vents contraires, et toujours avec enthousiasme et professionnalisme. Ce départ est déjà une victoire à mes yeux et prouve combien cet engagement va au-delà de la performance sportive. Le CIC est fier de soutenir The Famous Project CIC, car à travers cette action, nous souhaitons démontrer notre soutien à l’engagement au féminin dans toutes ses dimensions. Place maintenant au sport. A Alexia, Dee, Stacey, Tamara, Molly, Deborah, Rebecca et Annemieke, d’écrire leur histoire, leur aventure. Nous sommes avec elles. Faites-nous rêver »
Patrice Lafargue, Président Groupe IDEC :
« Nous sommes heureux d’accompagner Alexia Barrier et son équipage dans cette tentative du Trophée Jules Verne. Le maxi-trimaran IDEC SPORT porte une histoire unique, et le voir s’élancer aujourd’hui avec un équipage 100 % féminin prêt à relever l’un des records les plus exigeants est une immense source de fierté pour l’ensemble des collaborateurs du GROUPE IDEC.
Le Trophée Jules Verne incarne des valeurs fortes que nous partageons : respect de l’environnement, inclusion, passion, dépassement de soi et engagement. Oser, se fixer des défis et repousser les limites : voilà ce qui anime l’esprit d’IDEC SPORT et de l’ensemble du GROUPE IDEC. »
Eric Pasquier, Vice-Président du Conseil d’administration et directeur de la stratégie chez Sopra Steria :
« Nous sommes fiers d’accompagner ces huit navigatrices qui s’élancent dans une aventure hors norme. Au-delà des technologies que nous mettons au service de leur défi, c’est tout Sopra Steria qui porte avec elles cette tentative de record.
Leur audace et leur détermination résonnent profondément dans notre entreprise. Nous leur souhaitons le meilleur et saluons la portée de ce qu’elles vont tenter d’accomplir. »
Amanda Mille, directrice de la marque Richard Mille et des partenariats :
« Aujourd’hui marque une grande étape : le départ de The Famous Project CIC. Toute l’équipe Richard Mille se tient à vos côtés avec admiration et fierté. Votre audace, votre détermination et votre capacité à repousser tous les défis sont une source d’inspiration. »
L’équipage The Famous Project CIC :
Alexia Barrier (46) – France – Captain
Dee Caffari (53) – Great Britain – First Officer
Annemieke Bes (47) – Netherlands
Rebecca Bex Gmuer (25) – Switzerland – New Zealand
Deborah Blair (23) – Great Britain
Molly Lapointe (30) – American-Italian – Boat Captain
Tamara Xiquita Echegoyen (41) – Spain
Stacey Jackson (42) – Australia

Douleurs banalisées, diagnostics tardifs, ruptures de parcours, solitude après les traitements : en France, la santé des femmes reste marquée par des angles morts lourds de conséquences.
The Famous Project CIC, l’immense défi de l’équipage 100% féminin concocté par Alexia Barrier pour s’attaquer au record du Trophée Jules Verne, le tour du monde à la voile, en équipage, sans escale et sans assistance, démarre aujourd’hui lundi 17 novembre sa phase de veille météo, son stand-by. Alexia et ses 7 femmes d’équipage, aidées par la cellule de routage à terre orchestrée par Christian Dumard, vont désormais scruter quasiment d’heure en heure l’évolution des grands systèmes météos non seulement en proche Atlantique Nord, mais aussi au-delà de l’équateur. Des discussions entre météorologistes et navigatrices émergeront, à plus ou moins long terme, une date et une heure fatidiques de départ à l’assaut de la planète mer et du chrono référence établi en 2017 par ce même Maxi trimaran, IDEC SPORT, 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes.
Depuis 1988, la Fédération Française des Clubs Omnisports (FFCO) regroupe et soutient des clubs proposant plusieurs disciplines sportives sous un même toit, du loisir à la compétition.
A peine débarqué de l’IMOCA Allagrande Mapei, qu’il a vaillamment mené à une très honorable 4ème place en compagnie d’Ambrogio Beccaria dans cette Transat Café L’Or, Thomas Ruyant, toujours aussi sincère et authentique, jette un regard plein de lucidité sur les mois écoulés, tout en se projetant sur l’écriture d’un nouveau chapitre dans sa riche et belle carrière de coureur au large. Il a en effet donné les clés de son plan Koch Finot Conq de 2023 (FOR PEOPLE, VULNERABLE) à Ambrogio Beccaria, et va désormais consacrer toute son énergie, avec son équipe, à travailler sur son nouvel IMOCA actuellement en construction à Lorient sur plans Antoine Koch, et à le parer des couleurs d’un partenaire qu’il recherche. Un travail de terrain, de chantiers et de dossiers propre à tout marin ambitieux en quête de succès dans les plus audacieux défis de la course au large.
Solidaires En Peloton, l’Ocean Fifty mené par Thibaut Vauchel-Camus et Damien Seguin a coupé la ligne d’arrivée de la Transat Café l’Or en quatrième position à 21h38 à seulement 44 minutes et 23 secondes du vainqueur Viabilis Océans.
Pour sa 18ème édition, l’opération de mécénat Atout Soleil, portée par le fonds de dotation Nos Épaules et Vos Ailes en partenariat avec GPMA, Generali et La Médicale, met en lumière un enjeu de santé encore trop souvent négligé : les maladies féminines. Le 2 décembre prochain, à Paris, le prix distinguera 15 associations engagées pour mieux informer, prévenir et soutenir les femmes concernées ainsi que leurs proches.
L’association Lames de Joie a une mission essentielle : offrir aux enfants et aux adultes amputés la possibilité de pratiquer un sport grâce à des lames de course en carbone. Des équipements de haute technologie, coûtant entre 2 500 et plus de 10 000 euros, qui ne sont pas remboursés par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie.
Ils n’ont pas vécu en Martinique, lieu d’arrivée de la Transat Café L’Or, mais pas loin ! Thibaut Vauchel-Camus, tenant du titre de la Transat en double dans la catégorie Ocean Fifty, et Damien Seguin, sont tous les deux originaires de la Guadeloupe. Ils ont beaucoup navigué ensemble à bord de catamarans de sport durant leur jeunesse et recomposent leur duo à l’occasion de l’édition 2025 de la Transat Café L’Or, à bord du trimaran Solidaires En Peloton de Thibaut, actuellement troisième du classement général 2025 des Ocean Fifty Series.
Quel est votre rapport avec Le Havre et la Martinique ?
Après un été particulièrement riche en navigations hauturières à bord d’Allagrande Mapei, le plan Koch Finot Conq lancé en 2023 sous le nom de For People puis VULNERABLE, Thomas Ruyant endosse en ce début d’automne sa casaque de chef d’entreprise.
Triple vainqueur du classement général de la Coupe du Monde de ski alpinisme, le Savoyard Thibault Anselmet prépare activement les Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, où le ski alpinisme fera son entrée. Médaillé d’argent en sprint lors des derniers Mondiaux, il affiche une ambition claire : être au sommet de sa forme du 19 au 21 février prochain. Le champion sera à Paris le 10 octobre après-midi pour la traditionnelle conférence de presse des athlètes hivernaux qui se tiendra à la Gaité Lyrique. Il débutera la Coupe du Monde 2025 – 2026 de ski alpinisme le 4 décembre aux Etats-Unis.
Le jury de la 18ème édition du prix Atout Soleil s’est réuni hier pour sélectionner les lauréats de l’appel à projets consacré cette année aux « maladies féminines ». Avec ce thème, Atout Soleil souhaite apporter un soutien particulier aux associations engagées à informer, soigner et accompagner les femmes concernées, ainsi que leurs proches.
S’il ne fallait en gagner qu’une, ce devait être celle-là. Un skipper Italien, Ambrogio « Bogi » Beccaria, un bateau désormais Italien, Allagrande Mapei, un partenaire Italien, le Groupe Mapei, s’imposent sur l’étape Italienne, le Leg 4 de The Ocean Race entre Nice et Gênes. Boosté par TR Racing, l’écurie de course au large de Thomas Ruyant, le projet Italien revient de loin pour signer cet éclatant succès autour de la Corse. Contraint à l’abandon lors de la toute première étape, il a fallu toute la maitrise technique du Team pour parvenir à s’aligner au départ du Leg 2 à Portsmouth. Thomas, Ambrogio, Morgan, Manon (suppléée lors du Leg 3 par Abby Ehler), ont trouvé les ressources mentales pour se remettre progressivement dans le match. La montée en puissance de l’équipe n’est rien moins qu’impressionnante, et au podium Niçois succède aujourd’hui une incontestable victoire marquée du sceau de l’intelligence de course, d’une navigation au cordeau et de la performance vélique. Placement, enchainements millimétrés des variations d’une météo typique de la Méditerranée estivale, avec ce vent capricieux et en perpétuel changement en force comme en direction, ont permis à Allagrande Mapei de montrer toutes ses qualités, principalement dès que le vent pousse par l’arrière du bateau. Personne n’a alors pu rivaliser avec le plan Koch, qui s’envolait littéralement en Mer Tyrrhénienne. Allagrande Mapei met ainsi fin à la domination sans partage de Biotherm et de l’équipage de Paul Meilhat. Thomas Ruyant, double vainqueur des dernières Transat Café L’Or et de la Route du Rhum, renoue avec la victoire, et avec la joie de partager un étincelant succès avec ses équipes de TR Racing, avec sûrement une pensée particulière pour l’ami Morgan Lagravière, artisan de nombreux succès à ses côtés, et qui disputait entre Nice et Gênes, sa dernière navigation sur ce bateau. Il sera en effet remplacé par Hugo Feydit lors de la dernière étape.
38 heures 30 minutes et 9 secondes, 175,3 kilomètres, 9985 mètres de dénivelé positif, Maxime Sorel a achevé ce matin son premier UTMB Mont-Blanc seulement quelques mois après une rupture partielle des ligaments de la cheville sur le Vendée Globe. Le navigateur cancalais réalise une nouvelle énorme performance deux ans après avoir gravi l’Everest, quatre ans après avoir terminé à la 10ème place du Tour du Monde à la voile et performé sur de nombreuses courses au large à bord de son voilier volant qui cherche des partenaires. Le parrain national de l’association Vaincre la Mucoviscidose, ambassadeur du fonds de dotation Sport Santé démontre à nouveau qu’il faut vivre de ses rêves, que rien n’est impossible et que le sport est moteur pour une bonne santé. Il prendra le 26 octobre prochain le départ de la Transat Café l’Or avec Romain Attanasio.
C’est un équipage Franco-Britannico-Italien (Thomas Ruyant, Morgan Lagravière, Abby Ehler, Ambrogio Beccaria) profondément heureux qui a porté vendredi dernier l’IMOCA Allagrande Mapei à la troisième place du Leg 3 de The Ocean Race entre Cartagena et Nice. Heureux de retrouver un podium, naturellement, mais surtout ravi et comblé d’avoir renoué avec une intensité et un dynamisme de course un peu oubliés dans le tumulte d’un démarrage difficile de l’épreuve, suite à un accrochage dès les premiers hectomètres de la course à Kiel, et à l’abandon consécutif du Leg 1. Performer du bord, régatier hors pair, compétiteur viscéral, Morgan Lagravière est depuis plusieurs saisons le complice et l’un des artisans des succès de TR Racing aux côtés de l’ami Thomas Ruyant. A la frustration des premières étapes, il avoue aujourd’hui avoir retrouvé entre Cartagena et Gênes cette niaque, cette envie, ce dynamisme à son sens indissociables de toute compétition nautique. Le trio qu’il forme avec Ambrogio Beccaria et Thomas Ruyant s’est soudé et fonctionne désormais à l’instinct, à la compréhension et à l’analyse partagées des milles et une problématique de la course, pour une jubilation palpable à faire fonctionner au meilleur de ses potentiels leur plan Koch Finot- Conq pourtant peu typé pour l’exercice de la régate en Méditerranée, au coeur de l’été. Morgan quittera le bord à l’issue de l’étape de Gênes pour partir vers de nouveaux horizons véliques. Sentimental en diable, il sent déjà venir l’écho nostalgique des extraordinaires moments passés au sein de TR Racing, avec notamment ces deux historiques victoires back to back dans la transat Café L’Or (ex Jacques Vabre).