Hugo Deck, de retour à la compétition suite à sa grande victoire sur la Maxi Race

Hugo Deck, récemment vainqueur pour la deuxième fois consécutive de la Adidas Terrex Maxi Race, prendra le départ le 3 juillet de la Pierra Menta été qui se court au départ et à l’arrivée d’Arêches – Beaufort et dont il est le tenant du titre. Il signera avec cet événement son retour à la compétition après une pause bien méritée. Le trailer varois sera accompagné de son copain trailer amateur et kiné Antoine Robin pour l’occasion. Hugo a pour grand objectif cette année une première participation à la Diagonale des Fous en octobre.

« Je serai au départ de la Pierra Menta été pour la troisième fois consécutive » déclare l’intéressé. « J’y vais avec mon pote Antoine et notre ambition est surtout de se faire plaisir dans l’esprit de la cordée en alpinisme. Sur trois jours, nous allons parcourir 70 km et gravir 7000 mètres en dénivelé. Je suis ravi de reprendre la compétition de façon ludique sans objectif de résultat. Nous allons juste partager un bon moment avec la communauté « trailer ». J’ai repris l’entraînement depuis un peu plus d’une semaine en montagne et en Suisse sans être totalement dans la performance. Cet événement va me permettre de me remettre graduellement dans mon programme de préparation pour la diagonale des fous. » 

Troisième édition des Trophées Sport Asso & Co

La Fédération Française des Clubs Omnisports (FFCO), qui fédère 1 250 clubs, près de 6 000 sections sportives et environ 900 000 pratiquants en France, lance aujourd’hui l’appel à projets de la troisième édition des Trophées Sport Asso & Co, dont la cérémonie de remise des prix se tiendra à Nantes le 19 novembre 2026.

Ces trophées s’adressent spécifiquement aux clubs adhérents de la Fédération et récompenseront cinq lauréats autour de cinq thématiques : le sport au féminin, l’environnement, l’enfance et le plaisir de bouger, la santé, ainsi que le triptyque diversité, équité et inclusion. L’appel à projets se clôturera le 5 octobre 2026.

Un jury d’experts, présidé par le champion olympique d’escrime Brice Guyart, se réunira le 15 octobre afin de sélectionner les meilleures initiatives dans chaque catégorie. Au-delà d’une dotation financière remise par les partenaires associés à chaque thématique, les lauréats 2026 bénéficieront également d’un accompagnement en communication assuré par la Fédération Française des Clubs Omnisports.

Les Trophées 2026 se dérouleront dans le cadre du salon Sport Asso & Co, organisé les 19 et 20 novembre 2026 à l’hôtel de région de Nantes. Cette édition aura pour thème principal le décrochage sportif.

Brice Guyart, Président du jury des Trophées Sport Asso & Co 2026 :
« J‘ai toujours été un chantre de la diversification de la pratique du sport. Elle est positive pour tous et surtout pour les jeunes que l’on enferme un peu trop vite dans la pratique d’une seule discipline pour performer en « championnite ». C’est un vrai plaisir de passer d’une activité sportive à une autre et à tous les niveaux. C’est bénéfique aussi bien mentalement que physiquement. Quand j’étais à haut niveau, je ne pratiquais pas que l’escrime mais également le tennis, le surf, le golf, le football et j’avais même choisi l’option badminton à la fac lorsque j’étais au pôle espoir du CREPS de Châtenay. Je suis convaincu que les plus grands sportifs sont avant tout ceux qui ont maintenu de la diversité dans leur pratique. A travers ses clubs adhérents, la Fédération Française des Clubs Omnisports permet la multi-activité et pour tous. Je l’ai parfaitement intégré quand j’étais sociétaire respectivement de l’union sportive du Vésinet, du Paris Université club et du Racing Club de France. Je suis donc honoré d’être cette année Président du jury des Trophées Sport Asso & Co et je pousse dès maintenant chaque club omnisports à répondre à l’appel à projets. J’ai hâte de découvrir les différentes initiatives proposées sur les cinq thématiques des Trophées. Rendez-vous le 19 novembre à Nantes pour découvrir nos lauréats. »

Séverine Bardaud et Denis Lafoux, coprésidents de la FFCO, déclarent :
« Nous sommes ravis de lancer la troisième édition de nos Trophées, qui s’adressent à nos nombreux clubs adhérents à travers toute la France. Comme l’ont montré les deux premières éditions, ces trophées constituent un formidable moyen de valoriser les initiatives portées par les clubs omnisports autour de valeurs qui nous sont chères : le sport-santé, la pratique sportive des enfants, des femmes et des seniors, ainsi que la préservation de l’environnement.
Il nous semble primordial de mettre en lumière les clubs omnisports tout au long de l’année et leur engagement en faveur du sport pour tous. Par ailleurs, et parce que cette question traverse l’ensemble des thématiques des trophées, nous consacrerons cette année notre salon à la problématique du décrochage sportif. Les 19 et 20 novembre, ateliers, conférences et stands permettront d’explorer cet enjeu majeur. Rejoignez la dynamique des Trophées Sport Asso & Co et participez à notre appel à projets ! »

Retrouvez l’appel à projets 2026 : https://www.ffco.org/lancement-de-lappel-a-candidatures-des-trophees-sport-asso-co-2026/

Les 5 thématiques des Trophées Sport Asso & Co avec le soutien de Ferrero, LPTENT, MGEN : Santé, Sport au féminin, Environnement, Enfance « plaisir de bouger », « Diversité, Equité, Inclusion »

Les dates à retenir :
30 juin au 5 octobre : appel à projets
15 octobre : délibération du jury des Trophées présidé par Brice Guyard
19 novembre : remise des Trophées à Nantes
19 et 20 novembre : Salon Sport Asso & Co à Nantes

Thibault Anselmet : « Je suis ravi de la reconduction du ski alpinisme aux Jeux olympiques d’hiver et de l’entrée de l’épreuve individuelle à Alpes 2030 »

C’est la bonne nouvelle du jour. Les Jeux olympiques d’hiver Alpes 2030 intégreront les épreuves de sprint, de relais mixte et d’individuel. Thibault Anselmet, champion olympique du relais mixte et médaillé de bronze en sprint lors des Jeux de Milan-Cortina, l’un des ténors mondiaux du ski alpinisme, avait appelé de ses vœux cette reconduction de la discipline ainsi que l’intégration de l’épreuve individuelle.

« C’est une excellente décision du CIO, déclare-t-il. C’est vraiment ce qu’il fallait. Je n’avais pas trop de doute quant au maintien du sprint et du relais mixte. En revanche, l’arrivée de l’individuel, une épreuve composée de plusieurs montées et descentes hors-piste sur environ 1h30, va permettre de représenter pleinement les différentes spécialités de notre sport. L’individuel est l’épreuve emblématique du ski alpinisme. Je remercie vivement le COJOP, Edgar Grospiron et notre Fédération française d’avoir œuvré dans ce sens. »

Après une longue pause à l’issue des Jeux olympiques, Thibault Anselmet est désormais de retour à l’entraînement intensif en vue de la Coupe du monde de ski alpinisme 2026-2027.

« J’ai pris du temps pour moi. J’en avais besoin après ces dernières saisons très intenses, notamment les Jeux olympiques qui ont été très riches en émotions. Il a fallu que je prenne un peu de recul pour intégrer tout ça : mes titres en Coupe du monde, ma victoire olympique avec Emily Harrop… »

Le champion, originaire de Bonneval-sur-Arc, est actuellement en stage au Mont Ventoux avec l’équipe de France.

« Nous nous entraînons à vélo le matin, car il fait un peu trop chaud l’après-midi. J’ai repris des programmes de préparation très précis. Nous travaillons le foncier et enchaînerons des stages courts tout au long de l’été. De mon côté, je vais également me préparer individuellement avec mon petit frère, Jérémy, qui est lui aussi membre de l’équipe de France et spécialiste du sprint. Nous allons bien nous éclater tous les deux ! J’ai arrêté le ski il y a une semaine et je reprendrai en octobre. D’ici là, la priorité sera donnée à la course à pied et au cyclisme et j’ai décidé d’intégrer à mon programme des séances de kilomètre vertical. »

Le kilomètre vertical, qui consiste à gravir 1 000 mètres de dénivelé le plus rapidement possible, devrait permettre à Thibault Anselmet de monter progressivement en puissance, avec dans le viseur l’épreuve individuelle, tout en retrouvant davantage de polyvalence après une saison essentiellement consacrée au sprint et au relais mixte.

Rendez-vous en fin d’année pour le lancement de la nouvelle saison de Coupe du monde de ski alpinisme, une discipline qui a séduit de nombreux spectateurs lors des Jeux de Milan-Cortina et qui devrait encore gagner en popularité en France à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver Alpes 2030.

 

Nouveau voilier pour Thomas Ruyant

Le nouveau voilier de Thomas Ruyant a été mis à l’eau ce jour à Lorient. Il est le fruit d’une forte collaboration entre les équipes de l’architecte Antoine Koch, à la tête du cabinet AKO, le bureau d’études de TR Racing évidemment, GSea et Finot-Conq pour les calculs, CDK, le constructeur, ainsi qu’un travail de mutualisation avec les teams de Boris Herrmann (Malizia) et Loïs Berrehar (Banque Populaire), qui construisent actuellement la même unité.

Cet IMOCA foiler « dernière génération » s’annonce comme l’un des monocoques les plus rapides de la planète. Il est l’émanation de toute l’expérience cumulée par le navigateur nordiste et son écurie de course au large lorientaise ces dernières années : deux conceptions et constructions d’IMOCA, deux Vendée Globe, deux victoires sur la Transat Jacques Vabre, une victoire sur la Route du Rhum…

Armé par Alexandre Fayeulle, ce voilier est à la recherche d’un partenaire pour voler jusqu’au Vendée Globe 2028 et se présenter dès cette année au départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, dont Thomas Ruyant est le tenant du titre. L’envie de TR Racing est de pouvoir ensuite s’aligner sur The Ocean Race, tour du Monde en équipage et avec escale, dont le départ sera donné d’Alicante en janvier 2027.

Zoom avec l’architecte Antoine Koch…

1) Quelle est la genèse de ce nouvel IMOCA ?

Le point de départ a été l’ancien voilier de Thomas, Advens 2, qui est désormais aux mains d’Ambrogio Beccaria. Il a une bonne réputation à certaines allures, mais nous avons identifié ces dernières années quelques phases où il était moins rapide sur l’eau.
Nous sommes donc partis sur l’idée de concevoir un nouvel IMOCA plus polyvalent, notamment au démarrage et au près. De plus, TR Racing souhaitait avoir un voilier exploitable aussi bien à l’aise en solitaire, en double et en équipage, nous avons donc travaillé dans cette optique en revoyant l’ergonomie à bord, ce qui va grandement faciliter la vie des marins, parfois difficile sur ce genre de bateau.
Le but était de mettre l’humain au cœur de la conception. Les aménagements intérieurs sont, par exemple, modulables.

2) Et ce plan AKO bénéficiera de barres à roue ?

Dans l’optique d’améliorer la vie à bord, il nous a paru intéressant de mettre en place des postes de barre dans le sens de la marche du bateau, ce qui est plus naturel, mais surtout plus confortable et performant pour le pilote.
Nous avons donc opté pour des barres à roue, mais également pour des hublots omniprésents dans le cockpit, de façon à ce que l’équipage ait toujours un œil sur ses réglages et sur l’extérieur.
La fluidité entre l’intérieur et le cockpit a aussi été repensée afin de pouvoir se déplacer à peu près normalement à bord, d’apporter un gain de vitesse et de réduire la fatigue. Du coup, Thomas aura moins à se déplacer et risquera moins de se faire mal.
Thomas et Morgan Lagravière ont certainement gagné la Transat Jacques Vabre 2023 en reprenant la barre et en ne se reposant pas uniquement sur le pilote automatique. Les postes de barre nous ont donc paru très importants à intégrer dès le début de nos réflexions.

3) D’autre part, toujours dans l’objectif d’aller plus vite, vous vous êtes penchés sur la question des safrans. Peux-tu nous en dire plus à ce sujet ?

Nous avons travaillé sur la manière d’utiliser les safrans pour rester en vol au portant avec moins de traînée et un comportement général du voilier plus linéaire.
Ils sont déjà plus grands qu’avant et leur traînée crée une force à l’arrière qui stabilise le bateau longitudinalement. Rapprochés de l’axe du bateau, ils joueront aussi, en quelque sorte, le rôle de frein.
Un foiler a encore besoin d’un contact avec la mer ; sinon, il reculerait. Dans notre cas, le safran au vent restera dans l’eau, ce qui engendrera une véritable stabilité et davantage d’efficacité en vol grâce aux foils.

4) Sa carène est particulière. Peux-tu nous la décrire ?

Le double étage de bouchains nous permet d’avoir une coque relativement fine au portant, tout en offrant une réserve de puissance au près et au reaching.
Le bateau plantera inéluctablement moins dans les vagues pour aller plus vite. Il y aura aussi moins d’eau sur le pont, ce qui constitue un avantage en termes d’ergonomie et de pilotage.
La concavité entre les deux lignes permettra également davantage de facilité au portant grâce à l’étroitesse de la carène et plus de largeur au redémarrage. L’effet dynamique des vagues sur cette concavité va créer de la force !

5) Penses-tu que l’on passe un nouveau cap en performance avec ce nouvel IMOCA ?

Je ne vais pas dire non (rires).
En tout cas, tout est un peu mieux : des voiles aux foils, des safrans à la carène. Thomas et TR Racing ont accumulé une très grande expérience, ce qui va leur permettre d’exploiter au mieux ce voilier au fil des années.
Lors de la Course des Caps, Thomas et son équipage ont connu des phases au portant qu’ils n’avaient jamais connues auparavant en termes de vitesses moyennes et de performances.
Un voilier de ce type progresse au fur et à mesure de sa vie.
Enfin, il sera équipé d’un nouveau mât monotype IMOCA, plus robuste. Globalement, cette unité comporte davantage de cloisons afin d’être le plus serein possible sur le plan structurel.

6) Quelle est ta relation avec TR Racing et Thomas ?

Avec Thomas, nous sommes proches. Nous évoluons ensemble depuis longtemps maintenant et nous entretenons une relation de pleine confiance. C’est un client historique d’AKO et je lui souhaite désormais de trouver des partenaires pour faire fonctionner au mieux cet IMOCA très prometteur.
Nous serons là pour l’accompagner dans cette phase.
J’ai hâte de naviguer avec TR Racing sur leur IMOCA et de le tester cet été.

Ils ont dit :

Thomas Ruyant : « C’est le troisième nouvel IMOCA que je mets à l’eau. Cela fait toujours quelque chose. Ce sont surtout deux années d’énergie, de réflexion et de discussions avec beaucoup de monde.
Ce sont des moments symboliques pour notre équipe de TR Racing et pour toutes les personnes qui ont travaillé à la réalisation d’un si beau bateau. Il a aujourd’hui fait l’unanimité ! Nous ne l’avons pas encore essayé, mais un bateau aussi joli ne peut qu’aller vite.
Nous entrons maintenant dans une phase de mise au point, de finition et de tests avant de vraiment solliciter le bateau et le faire accélérer. Nous sommes impatients de tirer nos premiers bords. Nous allons rapidement nous rendre compte de ce que cet IMOCA sera capable de faire, même si nous n’avons aucun doute à ce sujet. »

François Pernelle, responsable du bureau d’étude de TR Racing : « Ce nouveau voilier est une évolution de précédent bateau. Nous avons pensé un IMOCA plus polyvalent à tous les étages notamment au niveau de sa carène, ses foils, ses safrans… Il volera clairement plus tôt. Nos systèmes d’intégration sont très travaillés. Je pense à la capacité de modifications d’incidence des foils en charge, l’implantation des safrans, les barres à roue… Il sera plus facile à régler dans un cockpit pensé non pas uniquement pour le solo mais aussi pour le double et l’équipage. »

Alexandre Fayeulle, Président d’Advens, armateur du nouveau voilier de TR Racing : « Je suis aux côtés de Thomas depuis que j’ai croisé sa route en 2016. Si le partenariat titre avec Advens s’est conclu il y a 1 an, mon engagement, lui, ne faiblit pas. Ce nouvel IMOCA est une réussite à la hauteur du talent de Thomas et de toute l’équipe TR Racing, et je suis convaincu que l’équipe trouvera rapidement le partenaire qui lui permettra d’aller chercher la Route du Rhum et, en 2028, le Vendée Globe. Advens reste dans l’aventure en tant que partenaire technologique : notre aventure commune continue. »

En prélude à l’Armada de Rouen 2027

Le Belem, qui fête cette année ses 130 ans, sera à Rouen du 17 au 21 juin. Le trois-mâts et son équipage révisent leurs gammes avant l’Armada de l’année prochaine. Ils arriveront le 17 juin à 19h30 dans la ville. Le Belem sera amarré rive droite face au musée portuaire et fluvial. Il ouvrira ses ponts gratuitement aux visiteurs les vendredi 19 (15h-18h) et samedi 20 juin (09h–11h30 et 14h30-17h30). Le Belem repartira le dimanche 21 juin à 8h00 en direction du Havre.
L’organisation de l’Armada de Rouen 2027 profitera de la présence du Belem pour lancer le recrutement de ses futurs bénévoles, lors de rencontres organisées à bord du trois-mâts.

La Fondation Belem Caisse d’Epargne remercie la ville et l’Armada de Rouen pour l’organisation de cette escale.

The Famous Project : record du Monde validé !

Le 26 janvier 2026 restera une date clé dans les annales de la course au large. Celle où Alexia Barrier et ses sept coéquipières sont entrées dans la légende en devenant l’équipage féminin le plus rapide de l’histoire en multicoque à bord de IDEC Sport, après un tour du monde bouclé en 57 jours, 21 heures et 20 minutes, Ce record, que vient d’homologuer officiellement le WSSRC*, marque également le souhait de poursuivre avec un programme en ULTIM pour la navigatrice antiboise.

Quatre mois après leur retour triomphal à Brest, Alexia Barrier et son équipage de The Famous Project CIC savourent encore leur réussite. Le World Sailing Speed Record Council (WSSRC) vient de valider le temps de référence de ce tour du monde vers l’est en équipage féminin et en multicoque : 21 600 milles nautiques parcourus à la vitesse moyenne de 15,55 nœuds en 57 jours, 21 heures et 20 minutes. Bien plus qu’un record du monde, c’est une avancée majeure pour le sport au féminin.

Un record pour l’histoire 

Au moment de recevoir le document officiel au Yacht Club de France, Alexia Barrier revit intensément cette épopée partagée avec ses « sept fantastiques » : Dee Caffari et Deborah Blair (GBR), Annemieke Bes (NED), Rebecca Gmuer (SUI/NZL), Tamara « Xiquita » Echegoyen (ESP), Molly Lapointe (USA) et Stacey Jackson (AUS). « Quand on s’élance, on ignore de quoi demain sera fait, confie la skipper. Mais nous étions sûres d’une chose : c’était la chance d’une vie de tenter le Trophée Jules Verne toutes ensemble. »
Le 29 novembre 2025, les huit navigatrices s’élancent à bord de leur maxi-trimaran IDEC Sport. Elles savent qu’elles n’ont qu’une fenêtre de tir et que le monde de la course au large va les scruter à la loupe. Prudentes mais déterminées, les navigatrices surmontent une première avarie de hook de grand-voile dans l’Atlantique avant de plonger dans les redoutables mers du Sud. Elles passent le cap Leeuwin à Noël, puis s’engagent dans le Pacifique. « Les images qui me reviennent, c’est la tempête autour de nous, notre bateau endommagé, raconte Alexia, pourtant tout le monde avait le sourire jusqu’aux oreilles. Ce sont aussi quelques filles qui montent sur le pont pour entonner une chanson et le reste de l’équipage qui reprend en chœur. Cela montrait notre bonheur absolu d’être là. »
Le Cap Horn passé, l’Atlantique se montre coriace jusqu’au bout. Malgré une grand-voile déchirée dans les derniers jours de course, les navigatrices coupent la ligne d’arrivée à Brest le 26 janvier à midi. Les fiers sourires effacent les mines fatiguées. Alexia Barrier et son équipage 100 % féminin viennent de laisser une marque indélébile dans la voile internationale.

« Ne pas se mettre de limites »

Un exploit qui ne se mesure pas seulement au chronomètre mais à la reconnaissance du public.   Depuis, Alexia relate son périple, dans les écoles, auprès de la jeune génération, avec son association 4myplanet, ou tout simplement sur les pontons au contact de navigatrices venues de tous horizons. « Le message que je leur fais passer, c’est de protéger leur terrain de jeu, protéger l’océan, explique la capitaine de The Famous Project qui commence à réaliser la portée de son exploit, mais aussi de ne pas se mettre de limites car j’en suis l’exemple vivant. »
Après l’intensité d’une telle aventure, le retour à terre demande un temps d’adaptation. Entourée de ses proches, Alexia a su canaliser cette énergie pour regarder vers l’avenir. « Quand on est au sommet de la vague, il faut en profiter pour construire la suite.»

Un projet ULTIM sur trois ans

Ce record du monde est la première pierre d’un projet plus vaste. Fidèle à elle-même, la navigatrice continue de voir grand pour réaliser ses rêves et les partager. « Le but est d’avoir un impact sociétal à travers mon projet sportif », une ambition qu’elle veut continuer de porter dans la classe ULTIM ces trois prochaines années, avec un programme mêlant solitaire et équipage. Soutenue par ses partenaires actuels, elle ouvre la porte à de nouveaux sponsors, désireux de rejoindre l’aventure, pour, peut-être, tenter une aventure vers la Guadeloupe, dans quelques mois.

* World Sailing Speed Record Council