“Solidaires En Peloton by Delanchy”, le nouveau nom du trimaran de Thibaut Vauchel-Camus

Le Groupe DELANCHY renforce son engagement aux côtés de Thibaut Vauchel-Camus et associe désormais son nom à l’Ocean Fifty Solidaires En Peloton. Une nouvelle étape dans un partenariat engagé depuis 2012, à quelques semaines de la Route du Rhum Destination Guadeloupe.

Le bateau de Thibaut Vauchel-Camus s’appelle désormais Solidaires En Peloton by Delanchy. Partenaire historique du Défi Voile Solidaires En Peloton, le Groupe DELANCHY franchit une nouvelle étape en renforçant son soutien au projet sportif et solidaire porté par le navigateur.

Créé en 2012, le Défi Voile Solidaires En Peloton associe depuis l’origine la recherche de performance sportive à la volonté de faire connaître la sclérose en plaques et de porter les messages de France Sclérose En Plaques. Au fil des années, le projet a également permis de faire naviguer des centaines de patients et de créer des moments de respiration autour de la maladie. Cette dimension solidaire reste aujourd’hui au cœur de l’aventure.

Avec ce nouveau naming, le Groupe DELANCHY souhaite aller encore plus loin dans son engagement aux côtés de Thibaut Vauchel-Camus et des patients atteints de sclérose en plaques. Une association qui prend une dimension particulière à l’approche de la Route du Rhum Destination Guadeloupe, objectif majeur du skipper, originaire de Guadeloupe et installé à Cancale.
Après une deuxième place en Class40 en 2014, une troisième place en Ocean Fifty en 2018 et un chavirage alors qu’il était en tête en 2022, Thibaut Vauchel-Camus entend revenir sur la transatlantique avec une ambition intacte.

Avant le grand rendez-vous de Saint-Malo, Solidaires En Peloton by Delanchy prendra notamment le départ des 24 Heures Ultim à Lorient à la fin du mois de septembre, avant de s’élancer le 1er novembre sur la Route du Rhum Destination Guadeloupe.

Thibaut Vauchel-Camus : « Une nouvelle étape dans notre aventure »

« Le Groupe DELANCHY et Brigitte Delanchy sont à mes côtés depuis ma première Route du Rhum en 2014. Je suis donc particulièrement heureux qu’ils décident aujourd’hui d’aller encore plus loin en associant leur nom à notre aventure.
Nous partageons des valeurs communes et ce partenariat renforcé permettra de donner encore davantage de visibilité aux personnes touchées par la sclérose en plaques. Depuis toutes ces années, je m’efforce de mettre en avant cette cause et de faire naviguer les patients pour des moments de respiration dans leur combat quotidien contre cette maladie encore incurable.
Une victoire sur la Route du Rhum serait évidemment un magnifique cadeau pour les patients et pour France Sclérose En Plaques. Nous sommes prêts, techniquement et sportivement, à relever ce défi.
Notre Ocean Fifty vient de sortir de son chantier estival après un début de saison chargé et il est vraiment au point. De mon côté, après un peu de repos, j’ai repris ma préparation physique, notamment avec un tour du Finistère à vélo.
Je veux également remercier très sincèrement l’ensemble de mon pool de partenaires, qui reste mobilisé à nos côtés. Je pense notamment à SFEE, Sanofi et B&B HOTELS et la trentaine de partenaires qui participent depuis de nombreuses années à cette aventure. »

Brigitte Delanchy : « Un engagement qui a du sens »

« Voir désormais le nom de notre groupe associé à celui du bateau est une véritable fierté pour DELANCHY et tous ses collaborateurs. A titre personnel, je connais Thibaut et je salue une fois de plus cet Homme totalement investi dans son aventure sportive comme dans la « mission » qu’il s’est donnée d’accompagner le combat des patients contre la sclérose en plaques. Chez DELANCHY, nous avons dans notre ADN cette volonté permanente d’avancer ensemble et de soutenir des projets qui ont du sens. La force de nos engagements se mesure sur le terrain… et même sur les terrains car notre groupe est aujourd’hui engagé aux côtés du Rugby Club de Vannes dans son challenge sportif du Top14, avec Energy Observer pour imaginer l’avenir et développer de nouvelles énergies propres, et avec Thibaut pour que Solidaires en Peloton by Delanchy soit le fer de lance de la lutte contre la maladie tout en naviguant en tête de la flotte des Ocean Fifty.
En s’engageant encore un peu plus dans ce projet sportif et associatif, en affichant clairement notre nom aux côtés du Solidaires en Peloton originel, nous signons ainsi notre volonté d’être aux côtés de Thibaut et au cœur du Défi Voile.
C’est aussi pour nous l’occasion de le remercier pour tout ce qu’il donne et apporte à tous, entre rêves de victoires et soutien face à la maladie. MERCI Thibaut et rendez-vous sur la première marche du podium. »

Alexia Barrier qualifiée pour la Route du Rhum en ULTIM

À chacun sa rentrée ! La semaine dernière, Alexia Barrier a fait la sienne sur l’eau en décrochant sa qualification pour la Route du Rhum – Destination Guadeloupe à bord d’IDEC SPORT-CIC. Au programme : 1 200 milles parcourus jusqu’au large de l’Irlande, dans des vents atteignant les 35 nœuds. Une première sortie en solitaire aussi grisante que riche d’enseignements.

Partie de Brest lundi 31 août, Alexia Barrier a bouclé son parcours de qualification vendredi 4 septembre dans l’après-midi. S’il reste encore du travail pour la navigatrice et son équipe avant le rassemblement à Saint-Malo en octobre prochain, la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2026 est désormais une réalité.

Une première en solo 

C’est la toute première fois qu’Alexia Barrier naviguait seule à bord de son IDEC SPORT-CIC. Une entrée en matière sportive et excitante. « J’ai adoré cette navigation ! C’était aussi géant que le bateau lui-même », confie Alexia à peine le pied posé à terre. « Se retrouver seule à bord, pour la première fois, partir valider sa qualification sur 1 200 milles… Rien que le programme était magique.»

L’expérience a toutefois exigé un engagement physique intense. « J’ai réalisé à quel point on s’épuise, surtout lorsqu’on passe le plus clair de son temps sur le pont », reconnaît Alexia. « Je n’ai pas fermé l’œil la dernière nuit à l’approche des côtes, pour rester hyper vigilante face au trafic dense au large de Brest. Dès qu’il y a un peu de vent, ces machines accélèrent énormément. J’avais presque oublié à quel point cela pouvait être violent, alors que j’ai déjà fait un tour du monde. »

Apprivoiser le trimaran sans se faire peur, gagner en assurance et nouer une relation de confiance avec la machine : autant de clés précieuses tirées de ces cinq jours en mer. « Le bateau est costaud, il demande de l’intensité, de l’engagement, mais il est gentil, il ne te fait pas de coups fourrés. »

Un collectif jamais bien loin

À terre, l’équipe The Famous Project n’a jamais quitté des yeux la trace GPS de la semaine. Cette traversée a également permis d’enrichir un capital de données précieux grâce à SOPRA STERIA, partenaire technologique du projet depuis le Trophée Jules Verne. Conditions météorologiques, performances du bateau, progression sur le parcours ou encore indicateurs liés à la nutrition et à la récupération de la navigatrice : autant d’informations collectées et analysées pour mieux comprendre les facteurs de performance en mer.

Tout comme Christian Dumard, routeur d’Alexia sur le dernier tour du monde et qui la guidera également sur cette Route du Rhum. « Alexia a vécu un vrai parcours de qualification, avec toutes les conditions météo possibles et notamment un passage de front au près. Elle a eu pas mal de manœuvres à effectuer, mais elle a toujours suivi nos conseils et su anticiper.  Elle s’est montrée calme, lucide et réfléchie, malgré la fatigue. » 

En effet, comme l’exige l’avis de course, Alexia Barrier a enchainé 1200 miles au cours desquels elle devait naviguer au moins 12 heures dans un vent supérieur à 20 nœuds. Challenge réussi puisqu’elle a relevé plusieurs pointes à 35 nœuds : un véritable test grandeur nature. « Depuis la remise à l’eau, je n’avais effectué que des sorties techniques ou du faux solo avec d’excellents professeurs comme Loick Peyron et Jean-Baptiste et Arthur Le Vaillant », raconte Alexia. « Après ce solo, j’ai hâte de faire le bilan avec l’équipe. C’est extrêmement stimulant.  Il nous reste peu de temps pour nous préparer, mais j’ai déjà identifié les points à travailler et je me projette complètement. »

« Je n’y vais pas seulement pour être la première femme en ULTIM »

Le 1ᵉʳ novembre prochain, la Brestoise d’adoption sera la première femme à traverser l’Atlantique en solitaire à bord d’un ULTIM. Elle ne compte pas y faire de la figuration. « Je n’y vais pas seulement pour le symbole. Je suis une compétitrice. Je connais mon niveau, celui de mon bateau. Je compte bien exploiter tout son potentiel pour aller chercher la meilleure place possible. » Si IDEC SPORT-CIC ne rivalise pas en performance pure avec les maxi-trimarans les plus récents, il reste le bateau le plus titré de la classe, source de fierté et de motivation pour Alexia.

Prochaine étape, la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, qui sera une course fondamentalement structurante pour The Famous Project. Seule en mer, la navigatrice devra faire corps avec son trimaran, poussée par une ambition claire. « Une Route du Rhum réussie, c’est d’arriver en Guadeloupe avec la certitude d’avoir bien navigué, d’avoir pris les bonnes décisions et d’avoir maîtrisé ce bateau en solo grâce à une préparation optimale par mon équipe. »

Alors qu’elle effectuait sa qualification, Alexia a reçu une autre bonne nouvelle : son nom est désormais inscrit sur le Cape Horners Hall of Fame des Sables-d’Olonne célébrant ses deux passages du Cap Horn (en solitaire lors du Vendée Globe 2020 et en équipage lors du Trophée Jules Verne en janvier dernier). Une nouvelle reconnaissance de ses pairs qui vient asseoir un peu plus sa place de pionnière dans la course au large.

Le Belem au Havre

Pour sa dernière escale de la saison 2026, le Belem fait son grand retour au Havre à l’occasion de l’événement Le Havre fête la mer !

Le trois-mâts de 130 ans arrivera le jeudi 27 août vers 16h00 dans la cité océane. Amarré quai du Cameroun, face à l’ENSM, il ouvrira ses ponts aux visiteurs les 29 et 30 août 2026, de 10h à 18h (dernière montée à 17h30).

Billetterie en ligne : https://www.fondationbelem.com/fr/visiter-le-belem/167-244-visite-du-belem-au-havre.html

Une billetterie sera également disponible à quai. Les billets pourront être réglés par carte bancaire ou en espèces.

Une boutique itinérante Dalmard Marine sera présente tout le weekend, proposant une sélection de produits et souvenirs aux couleurs du Belem.

Le Belem reprendra ensuite la mer le lundi 31 août à 10h, en direction de Brest.

La Fondation Belem Caisse d’Epargne remercie chaleureusement la Ville du Havre ainsi que les organisateurs de Le Havre fête la mer pour leur accueil et l’organisation de cette escale.

The Famous Project : cap sur le solo pour l’ULTIM IDEC SPORT – CIC

Six mois après avoir bouclé le premier tour du monde en équipage 100 % féminin, IDEC SPORT – CIC a retrouvé son élément ce 4 août. Plus qu’une remise à l’eau, cette étape marque le début de sa transformation pour le solitaire et ouvre un nouveau chapitre pour Alexia Barrier, en passe de devenir la première femme à prendre le départ de la Route du Rhum en ULTIM.

Long de 32 mètres et capable de franchir la barre des 40 nœuds, IDEC SPORT – CIC appartient à la catégorie de voiliers les plus rapides au monde. Ce multicoque de légende, triple vainqueur de la Route du Rhum, a été remodelé pour repartir sur cette course mythique.

L’éternelle renaissance de l’IDEC SPORT – CIC

Conçu pour être mené par plusieurs marins, le maxi-trimaran est désormais adapté au solo. Cellule de vie, piano, accès intérieurs : l’ergonomie a été entièrement repensée pour optimiser les déplacements à bord et permettre à Alexia Barrier de le maîtriser seule. L’équipe s’est aussi appuyée sur les données accumulées durant le tour du monde pour booster ses performances.

« Nous travaillons sur la gestion de l’énergie à bord, explique Clément Surtel, directeur technique de The Famous Project. Nous avons validé le système après le tour du monde, il faut désormais l’adapter avec une seule personne à bord. L’idée est d’offrir une autonomie maximale à Alexia en simplifiant ses manœuvres pour recharger les batteries. »

Le chantier d’été a également permis de réparer deux avaries survenues pendant ce tour du monde. Le foil tribord, endommagé au large du cap Leeuwin par un filet de pêche, a été remis à neuf à Saint-Brieuc et réinstallé. La grand-voile, sévèrement déchirée dans les derniers milles, va être remplacée.

« Nous étions face à un choix : réparer ou innover, poursuit Clément Surtel. Nous avons fait le pari de la nouveauté aux côtés de la voilerie OneSails, qui réalise ici sa toute première voile d’ULTIM. C’est un challenge car cette pièce maîtresse doit être performante dès la Route du Rhum et devra tenir la distance sur l’Arkéa Ultim Challenge en 2028. »

Plus qu’une simple révision, IDEC SPORT – CIC s’est une nouvelle fois métamorphosé sous les mains expertes d’une équipe technique qui le connaît dans les moindres détails.

Le compte à rebours est lancé 

Pendant que le bateau se transforme, Alexia Barrier intensifie sa préparation. Un programme physique complet et quotidien, mêlant cardio, vélo et course à pied, lui permet d’affiner ses automatismes et de renforcer son mental pour naviguer en solitaire. En parallèle, l’équipe de The Famous Project a établi un planning millimétré : perfectionnement de la machine en semaine et navigation les week-ends.

« Ce projet existe grâce à une équipe de bâtisseurs qui partagent une même vision, confie Alexia Barrier. C’est cette énergie collective qui me donne la confiance nécessaire pour partir seule. Je n’ai pas d’appréhension. Je suis concentrée. Au quotidien, j’essaie de garder cette étoile éclairante, qui me guide à chaque grand projet. »

Place désormais aux entraînements avec de grands noms de la voile : ses coéquipières Dee Caffari et Annemieke Bes, ainsi que Brian Thompson et Loïck Peyron qui apporteront leur regard avisé et leur expérience. Fin août, la navigatrice s’élancera seule sur un parcours d’au moins 1 200 milles pour valider sa participation à la Route du Rhum Destination Guadeloupe.

Partager cette histoire avec le plus grand nombre

Lorsque Alexia Barrier franchira la ligne de départ de Saint-Malo le 1ᵉʳ novembre prochain, une page inédite de la course au large s’écrira : pour la première fois, une femme prendra le départ de la Route du Rhum en ULTIM.

« La Route du Rhum n’est que le premier chapitre d’une aventure que nous construisons jusqu’en 2028, s’enthousiasme Alexia Barrier. Nous avons trois années extraordinaires devant nous pour raconter bien plus qu’une histoire de voile. Ce projet parle de performance mais aussi de transmission, de mixité, d’éducation et de protection de l’océan. Être la première femme à prendre le départ de la Route du Rhum en ULTIM est un symbole qui peut donner à une jeune fille l’envie d’oser, faire évoluer les regards et montrer aux entreprises que la mixité est un formidable levier de performance et d’innovation. Une première n’a de sens que si elle ouvre la voie aux suivantes. »

Déjà soutenue par IDEC SPORT, CIC et SOPRA STERIA, Alexia Barrier ouvre aujourd’hui son programme à de nouveaux partenaires désireux d’écrire la suite de cette aventure à ses côtés. Au-delà de la visibilité offerte, The Famous Project propose aux entreprises une véritable plateforme d’innovation, de leadership et de transmission, capable de fédérer collaborateurs, clients et talents autour d’une histoire hors du commun.

La Course des Caps – Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire du Nord : le retour d’une évidence

Il est des premières éditions qui laissent entrevoir un potentiel. D’autres qui s’imposent immédiatement comme une évidence. La Course des Caps – Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire du Nord appartient à cette seconde catégorie. Deux ans après avoir conquis marins, partenaires et grand public, l’épreuve fera son retour du 29 juin au 11 juillet 2027, avec un départ programmé le 4 juillet. Fidèle à son spectaculaire tour des îles Britanniques, elle entend désormais confirmer ce que beaucoup pressentaient dès 2025 : Boulogne-sur-Mer est devenue une place forte de la course au large, et la Course des Caps un rendez-vous appelé à durer.

Une course qui grandit sans renier son ADN

En 2025, La Course des Caps – Boulogne-sur- Mer – Banque Populaire du Nord avait réuni tous les ingrédients d’un grand rendez-vous : une flotte de très haut niveau, un parcours aussi spectaculaire qu’exigeant, un plateau sportif exceptionnel, un village animé du matin au soir, des pontons qui n’ont jamais désempli et un territoire qui s’est pleinement approprié son événement. Derrière cette réussite, il y avait aussi des centaines de bénévoles, une équipe d’organisation mobilisée de longs mois, des partenaires institutionnels et privés pleinement investis, ainsi qu’un Club des 60 rassemblant les entreprises locales autour d’une même ambition. Une dynamique collective qui a naturellement ouvert la voie à une deuxième édition.

Le tour des îles Britanniques, un monument de la course au large

Les concurrents retrouveront en 2027 le parcours emblématique de la première édition : près de 2 000 milles nautiques autour des îles Britanniques. Comme en 2025, le sens de rotation  (horaire ou antihoraire) sera déterminé à l’approche du départ en fonction des conditions météorologiques. Un principe qui fait toute la singularité de l’épreuve. Quelle que soit l’option retenue, les marins devront composer avec ce que les mers d’Europe offrent de plus exigeant : les puissants courants de la Manche, l’un des trafics maritimes les plus denses au monde, les reliefs des Hébrides, les passages techniques des Orcades et des Shetland, les dépressions de la mer Celtique, les changements de rythme de la mer d’Irlande ou encore les longues glissades de la mer du Nord. Sept caps emblématiques. Quatre mers. Cinq pays. Plus de 6 000 îles à contourner ou à négocier. Peu de tracés offrent une telle diversité de situations. Chaque pointe franchie ouvre un nouveau chapitre de la course, chaque plan d’eau apporte ses propres pièges et oblige les navigateurs à remettre sans cesse leur stratégie en question. C’est précisément cette richesse qui fait de la Course des Caps un défi à part pour les IMOCA.

Bien plus qu’une course : une grande fête maritime

La Course des Caps ne se vit pas uniquement au large. Elle s’écrit également à quai. En 2025, Boulogne-sur-Mer a vécu pendant plus d’une semaine au rythme des monocoques de 60 pieds. Les pontons ont accueilli des milliers de visiteurs venus découvrir les bateaux au plus près, échanger avec les skippers et partager les coulisses de la course. Plus de 130 000 personnes ont ainsi fréquenté le village tout au long de l’événement, porté par une programmation riche, des animations permanentes et une proximité rare entre le public et les marins. Cette énergie populaire est rapidement devenue l’une des signatures de l’épreuve. En 2027, cette volonté d’ouvrir largement les portes de la course au large restera au cœur du projet. Visites, rencontres, conférences, découverte des bateaux, animations pour tous les publics et actions de sensibilisation à l’environnement marin aux côtés de Nausicaá seront une nouvelle fois au programme. Le 2 juillet, les IMOCA lanceront les festivités avec des runs de vitesse disputés en prologue de l’épreuve, offrant au public un spectacle aussi impressionnant qu’accessible avant le grand départ.

Une ambition désormais affirmée

La réussite de la première édition a également convaincu celles et ceux qui l’ont rendue possible. De nombreux partenaires ont d’ores et déjà renouvelé leur confiance pour 2027, preuve de la solidité du projet porté par Sea to See et l’ensemble de ses acteurs. Avec le soutien de la Région Hauts-de-France, de la Banque Populaire du Nord, de Nausicaá, partenaire scientifique de l’épreuve, du Club des 60 et de tous les partenaires publics et privés engagés dans l’aventure, la Course des Caps poursuit son développement en conservant ce qui fait sa singularité : proposer une grande course océanique tout en restant profondément ancrée dans son territoire. Le 4 juillet 2027, les IMOCA quitteront une nouvelle fois Boulogne-sur-Mer pour retrouver les marqueurs qui ont forgé l’identité de cette course. Mais la véritable force de la Course des Caps réside peut-être ailleurs : dans sa capacité à fédérer un territoire, à mobiliser des centaines de bénévoles, à réunir partenaires, institutions et entreprises locales autour d’un même projet, et à rapprocher le grand public de la course au large. Deux ans après une première édition fondatrice, l’histoire ne recommence pas. Elle continue.

Caroline Boule à 100% avant le départ de la Mini Atlantique

default

Caroline Boule prendra le départ de la Mini Atlantique, anciennement les Sables – Les Açores – Les Sables, le 22 juillet à 13h30. Suite à une belle victoire sur la Mini Fastnet avec son compagnon de route Benoît Marie, la navigatrice tentera de remporter la compétition après avoir affolé les compteurs en 2024 sur cette même course mais sans victoire finale. Le Mini 6.50 « Nicomatic – Petit Bateau » est totalement prêt avant la première grande chevauchée entre les Sables d’Olonne et Horta, théâtre du premier acte de la Mini Atlantique 2026.

« J’ai mené la deuxième étape en 2024 avec 100 milles d’avance sur le deuxième et je me suis fait rattraper dans la dernière ligne droite dans la pétole » déclare Caroline. « Lors de la première étape, j’avais cassé ma bôme. En tentant de recoller ensuite, j’ai battu le record des 24 heures en Mini avec 322,7 milles parcourus. Je repars donc sur cette course avec un certain esprit de revanche et avec l’envie assez naturel de la remporter. C’est l’une des meilleures courses du circuit avec beaucoup de portant et de véritables sections au grand large. Nous aurons des séquences de vitesse ce qui va bien à Nicomatic – Petit Bateau et de la stratégie notamment en approche d’Horta où il n’y a pas souvent beaucoup de vent. Notre victoire sur la Mini Fastnet, après un début de saison mitigé, m’a regonflé à bloc. Après mon année consacrée à la maternité et à la vie de notre entreprise SKAW Sailing, je me sens de nouveau opérationnelle pour performer sans me mettre de pression démesurée. »

Au programme : 1300 milles en deux étapes, 70 skippers sur les lignes de départ dont treize femmes engagées.