Julia Simon : laisser revenir l’envie

Ce n’est que début juin dernier que Julia Simon s’est remise à l’entraînement, à l’issue d’une saison 2025-2026 particulièrement réussie et d’un printemps tout entier consacré à se ressourcer. La triple championne Olympique de Milan-Cortina a volontairement prolongé la nécessaire coupure entre deux saisons, désireuse de renouer avec les choses simples de la vie avant de replonger avec envie dans la frénésie de sa carrière de biathlète. L’heure n’est pas encore aux objectifs ni aux ambitions. Le plaisir du tir, de l’effort, de la glisse et de la concentration revient naturellement et Julia laisse progressivement s’installer en elle son appétence naturelle pour la compétition et la gagne. L’été s’achève et la préparation monte progressivement en puissance, à coups de stages, de ski roulettes et bien entendu de tirs, un domaine où chez Julia, les bonnes sensations ne tardent jamais à très vite revenir.

Un long break bienvenu.
« J’ai profité du printemps pour voir un peu mes amis, pour faire aussi un peu la fête. Je suis pas mal montée à Paris, pour profiter un peu de la capitale et du bruit. Il est vrai que je ne prends habituellement pas beaucoup le temps de vivre des moments comme ça. Je me suis aussi octroyée une vraie semaine de vacances où je suis partie à la mer. Mais sinon, j’ai vraiment pris le temps de voir les amis, de faire des choses un peu différentes de ma routine sportive, et ça m’a fait vraiment du bien. »

Une reprise tardive
« J’ai repris l’entraînement un petit peu plus tard que d’habitude, début juin. J’ai fait une coupure totale de quelques semaines. A l’issue de la saison, je n’avais plus du tout le goût au sport. J’ai ressenti le besoin de tout couper. Et j’ai pris le temps de faire d’autres choses et de voir les amis surtout.
L’envie de refaire un peu de sport est revenue assez rapidement en juin. J’ai eu besoin de plus de temps mentalement. J’ai donc fait une reprise plutôt physique au printemps et je n’ai retouché la carabine qu’à partir de fin juin à peu près. Ça m’a demandé plus de temps pour me remettre au tir. Je n’étais pas prête mentalement à me replonger dans les exigences de cet exercice. »

L’aisance naturelle au tir
« La cara, ça revient vraiment vite. A partir du moment où il y a l’envie, les sensations reviennent vite. Au début, on se dit « est-ce que je vais encore savoir faire ? »  Il est vrai que la sensation de la posture du tir à la carabine n’est pas très agréable. Ça tire un petit peu partout dans le corps. Et puis, au bout de deux séances, c’est reparti. »

Endurance d’abord !
« J’ai commencé par un travail d’endurance mais en douceur, car j’ai tendance à avoir des petits problèmes de pieds et de chevilles, donc un peu de vélo, des petits footings pour préparer déjà mes pieds et une montée en puissance régulière en course. L’été, on profite des bons moments, des bonnes températures d’entraînement, malgré la canicule qui nous a contraint à adapter nos horaires. »

Un peu de compétition…
« On a remis le dossard de compétition en Norvège pour un Festival. Au mois d’août, c’est toujours bien de remettre les dossards pour faire du tir dans des conditions de stress et aussi d’excitation, quand on est essoufflé.
Les compétitions sérieuses vont revenir pour nous donner un peu de réponses quant à la qualité de la préparation. Ma routine d’entraînement me convient bien, mais j’avoue qu’à présent,  après ce bel été, je commence à avoir envie de mettre les dossards, de réduire un petit peu le volume horaire pour passer à de l’intensif, et de faire plutôt des compétitions ou du moins des séances qui me préparent à la compétition de cet hiver. »

Des roulettes à la glisse…
« Avec l’âge, j’apprécie de mieux en mieux l’alternance roulettes-skis. Je n’ai plus besoin de temps d’adaptation comme quand j’étais plus jeune.
A présent, de manière immédiate, je suis tout de suite techniquement bien placée. Donc, en fait, ça se passe vraiment bien. On prend plus de plaisir l’hiver sur la neige forcément. On est dans un environnement qui nous correspond plus. Mais en termes de travail technique, de gestuelle, le travail sur roulettes est le même qu’à skis, donc c’est vraiment bien pour nous permettre de nous entraîner avec une technique qui ressemble autant au ski. »

Les skis, bientôt !
« On est censé aller en Autriche sur un glacier de Ramsau en octobre. Mais avec toute la canicule et avec tout ce qui s’est passé, les glaciers ont dû beaucoup fondre, donc on attend de voir s’il y aura de la neige ou pas. Sinon, ce sera fin novembre pour la reprise. Il n’y a pas de révolution technologique d’une année sur l’autre en termes d’équipements, on est sur des choses acquises, des choses connues, avec des réglementations qui ont évolué sur les fartages. »

Dans le bon tempo
« La préparation estivale s’est vraiment bien passée. Je suis très contente. Physiquement, je ne suis jamais quelqu’un de très impressionnant l’été. Il me faut toujours des compétitions. J’ai tendance à dire que je suis un vrai diesel. J’ai besoin d’intensité, mais ça viendra avec le temps. Mais je suis satisfaite du travail que j’ai fait cet été. »

Le passé et l’avenir
« Je fais table rase des bons résultats du passé. Ça fait 4 ans que les saisons sont toujours aussi belles les unes que les autres. Quand je prends un peu du recul, je me dis qu’à un moment, ça va s’arrêter, ça va être difficile. Il faut savoir profiter des instants à venir. Oui, je fais table rase et en même temps j’arrive avec de la confiance. Mes titres, on ne me les enlèvera pas. Je peux aussi m’appuyer sur mon expérience. En tout cas, j’ai toujours envie de prendre autant de plaisir. C’est aussi ça qui fait que je suis toujours là, parce que je prends beaucoup de plaisir, que ce soit à l’entraînement ou en compétition. Donc j’ai toujours autant envie de vivre les moments de stress de la compétition. »

Sérénité !
« Après le tumulte des dernières années, je me sens plus sereine. C’est comme si j’avais accompli les choses dont j’avais toujours rêvé étant enfant. Un objectif, ça te fait vivre, tu ne sais jamais si tu vas y arriver, mais ça te fait te lever le matin. Et là, de les avoir atteints, oui, ça m’amène beaucoup de sérénité. »

Aujourd’hui, je laisse venir les choses parce qu’en termes d’objectifs de résultats, je n’ai pas du tout encore réfléchi à ça. J’ai envie de vivre les moments intensément. Je pense que l’objectif, ce sera de faire de belles compétitions. Je ne m’impose pas de performer à tel endroit, ou de jouer tel Globe. Ça prend tellement d’énergie mentale et que ces quatre dernières années m’ont pris tellement d’énergie. Depuis cette année, j’ai juste envie de faire du beau biathlon, me faire plaisir, faire les choses très posément, très calmement, aimer faire des performances. Bien sûr, je ne vais pas prendre le départ pour faire de la figuration, mais peut-être aborder les choses avec plus de relâchement.

Et la nouvelle saison ?
« Je sais que cette année, je ne pourrai pas faire le nouvel an avec les copains. Il y a des rendez-vous qui me tiennent à cœur, comme le Grand Bornand, avec du monde, à la maison, c’est toujours un bel événement. Il y a la famille, il y a des amis. Donc ça forcément c’est une date importante. Il me manque une victoire au Grand-Bornand, donc ça je commence à y penser de plus en plus, à me dire qu’il faudrait que je sois performante.
Et à Oslo aussi. Je n’ai jamais gagné à Oslo. Et il y a forcément les championnats du monde en février où on n’a pas envie de passer à côté. »

La concurrence ?
« C’est toutes les années pareil, la première Coupe du monde, on va toutes arriver motivées, on va se jauger, on va se regarder en chien de faïence. Personne n’est irremplaçable, donc forcément qu’il y a des gros noms qui vont arriver aussi. Et c’est intéressant aussi de se sentir poussée par les petites jeunes. »  

19ème prix Atout Soleil : le jury a fait son choix !

Le jury de la 19ème édition du Prix Atout Soleil s’est réuni le 22 septembre pour sélectionner les lauréats de l’appel à projets consacré cette année au thème « La force de l’âge : valoriser, accompagner et mobiliser les seniors ».

Portée par le fonds de dotation Nos Épaules et Vos Ailes, en partenariat avec GPMA, Generali et La Médicale, cette nouvelle édition vise à soutenir les associations qui agissent pour valoriser la place et la contribution des seniors, lutter contre l’isolement et favoriser leur engagement, mais aussi prévenir et accompagner les fragilités liées au vieillissement et faciliter l’accès aux soins.

622 projets pour autant de façons d’agir face au vieillissement

Cette année, 622 projets associatifs ont été déposés, contre 253 lors de l’édition précédente. Une mobilisation exceptionnelle qui témoigne de la richesse des initiatives développées partout en France, mais aussi de l’importance des besoins de soutien exprimés par le monde associatif.
Isolement, précarité, accès aux soins et aux droits, perte d’autonomie, soutien aux aidants : les candidatures répondent aux multiples fragilités qui peuvent accompagner l’avancée en âge. Mais elles portent aussi un autre regard sur le vieillissement : de nombreux projets misent sur la transmission, l’engagement, les solidarités intergénérationnelles et la participation des seniors à la vie sociale. Une conviction traverse ainsi cette 19e édition : il n’existe pas une vieillesse, mais des vieillissements, qui appellent des réponses adaptées aux parcours et aux situations de chacun.

Le jury a fait son choix

Parmi l’ensemble des candidatures, 15 associations lauréates ont été retenues par le jury réuni le 22 septembre.
Leurs noms seront dévoilés lors de la cérémonie de remise des prix, le 1er décembre prochain à Paris. Elles recevront une dotation financière et bénéficieront d’un accompagnement en communication et en levée de fonds.

Le jury de cette 19ème édition du Prix Atout Soleil était composé d’experts, de personnalités du monde associatif ainsi que de représentants de GPMA, Generali France et La Médicale :

Membres du Conseil d’administration de GPMA

  • Monique Rolland, Administratrice
  • Thierry Gaudeaux, Président Nos Epaules et Vos Ailes et Directeur Général Helmett Assurances
  • Alexandra Bogaert, Administratrice
  • Gilles Dauptain, Administrateur
  • Diane Hassan, Administratrice

  Membres de Generali France

  • Constance Julien-Moraud, Administratrice GPMA et Responsable des Solutions d’Assurance Dommages et Assurance De Personnes
  • Laurence Paré, Administratrice GPMA et Responsable relation experts-comptables
  • Thomas Micheneau, Délégué Général de la fondation The Human Safety Net France
  • Denis Geoffrey, Directeur Durabilité, Affaires Publiques et Philanthropie
  • Adélia Pereira, Responsable Ressources Humaines et Mission Handicap
  • Christophe Gathelier, Responsable Pilotage Réseau Salarié

 Personnalités externes

  • Marie-Christine Lanne, retraitée
  • Marie-Hélène Farman, retraitée
  • Lucas Lefebvre, Directeur mécénat Cité Internationale Universitaire
  • Faustine TIEZZI, Directrice des opérations Make.org Foundation

ILS ONT DIT :

Thierry Gaudeaux, Président du fonds de dotation Nos Épaules et vos Ailes : « Recevoir 622 candidatures cette année montre à quel point les associations se mobilisent partout en France autour des enjeux du vieillissement. Ce qui nous a particulièrement marqués, c’est la diversité des réponses proposées. Certaines accompagnent les fragilités, d’autres recréent du lien, favorisent la transmission ou permettent aux seniors de rester pleinement acteurs de la société. C’est précisément ce double regard que nous souhaitons porter avec Atout Soleil : mieux accompagner l’avancée en âge, sans jamais réduire les seniors à leurs fragilités. »

Manon Champliaud, Déléguée Générale du fonds de dotation Nos Epaules et Vos Ailes  : « Le vieillissement est l’un des enjeux majeurs des prochaines années, avec l’arrivée des générations du baby-boom aux âges avancés. Les projets que nous avons reçus montrent combien les seniors restent engagés dans la société, une contribution encore trop souvent sous-estimée. Mais l’explosion du nombre de candidatures nous interpelle aussi. Elle traduit un contexte de fortes contraintes budgétaires et de raréfaction de certains financements publics. C’est un signal de fragilité du monde associatif auquel le Prix Atout Soleil, à son échelle, cherche aussi à répondre. »

QUELLES SONT LES INITIATIVES CONCERNÉES PAR L’APPEL À PROJETS ?

Atout Soleil a choisi, pour sa 19ème édition, de récompenser les associations qui portent des initiatives innovantes visant à :
AXE 1 – Reconnaître et valoriser la place des seniors dans la société : changer le regard sur le vieillissement, lutter contre l’âgisme et valoriser la parole, les parcours et les contributions des aînés.
AXE 2 – Lutter contre l’isolement et favoriser l’engagement : renforcer le lien social et intergénérationnel, favoriser la transmission et permettre aux seniors de rester pleinement acteurs de la société.
AXE 3 – Prévenir et accompagner le vieillissement et faciliter l’accès aux soins : prévenir les fragilités, améliorer l’accès aux soins, aux services et aux droits, notamment pour les plus précaires, et soutenir les aidants.

POUR EN SAVOIR PLUS :

Hugo Deck bientôt en diagonale

Le jeune varois, vainqueur cette année pour la deuxième fois consécutive de la Maxi Race, prendra le départ le 15 octobre de la diagonale des fous sur l’île de la Réunion soit 180 km de trail et 10 000 mètres de dénivelé. Cela sera une première pour Hugo qui compte faire parler la poudre et qui sera parmi les favoris de la compétition avec Tom Evens, vainqueur de l’UTMB 2025. Hugo s’envolera vers la Réunion le 21 septembre afin de s’acclimater et reconnaître le parcours.

« J’ai passé un bel été puisque j’ai remporté le 7 août la KAT by UTMB à Kitzbühel en Autriche ce qui m’a permis de me qualifier pour l’édition 2027 de l’UTMB Mont Blanc. J’ai ensuite enchaîné avec trois semaines de préparation à Serre Chevaler avec notamment une semaine à 210 kilomètres pour 13 000 mètres de dénivelé ! Je suis redescendu ensuite à la Roquebrussanne chez mes parents afin de courir dans la chaleur dans les conditions de la Diagonale. Je n’ai pas eu de pépins. Je me sens en forme et j’ai de plus en plus hâte de me retrouver sur cette mythique compétition qui m’a toujours fait rêver. »

Le chantier du siècle pour le Belem !

La Fondation Belem Caisse d’Epargne engage le trois-mâts dans un chantier historique : restaurer l’intégralité de sa coque, construite en 1896 en acier riveté. Le chantier aura lieu du 14 septembre 2026 au 30 avril 2027, en cale sèche à Saint-Nazaire, opéré par Eiffage Energie Systèmes – Collaborative Industrial Solutions.

En amont de ce chantier, le monument historique ouvrira gratuitement au public les 19 et 20 septembre 2026, dans le cadre des journées européennes du patrimoine.

Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem Caisse d’Epargne : « Durant ses 130 ans de navigation, la coque en acier du Belem n’a pas cessé de s’user : c’est un phénomène naturel, constant, surveillé de près. Si le Belem continue aujourd’hui de naviguer, c’est grâce aux soins que lui ont administrés ses différents armateurs tout au long de sa carrière à la mer. Aujourd’hui, cette nouvelle restauration intervient dans le cadre de la prudence face à l’usure naturelle. Bureau Véritas, l’organisme qui certifie le Belem à la mer, suit de près les pertes d’épaisseur d’acier de la coque du Belem. Au vu des derniers enregistrements, la Fondation a décidé de concentrer sur un seul hivernage la restauration intégrale de la coque du Belem, condition de reprise de la navigation en 2027. Ces travaux avaient initialement été programmés sur une dizaine d’années. Tout faire cet hiver permettra des économies d’échelle et garantira la qualité de la restauration. »

POUPE, CARLINGUE ET VARANGUES : UN CHANTIER HISTORIQUE
C’est non seulement la poupe qui doit être restaurée, mais aussi le reste de sa structure interne : la carlingue centrale (poutre longitudinale traversante, la « colonne vertébrale » du navire) et ses varangues (ses « côtes »). Le chantier prend une nouvelle tournure : il sera historique.

INSERTS ET SOUDURE : méthode TRADITIONNELLE
La collaboration avec le ministère de la Culture a permis de définir une méthode de restauration appropriée au Belem : la méthode traditionnelle par inserts et soudure, la plus respectueuse de la substance patrimoniale du navire, tout en conciliant les exigences liées à son maintien en navigation. Les experts du ministère désignés pour suivre ce chantier veilleront à la préservation du monument historique.

UN DÉPOUILLEMENT TOTAL pour atteindre LA STRUCTURE
En cale sèche, le Belem sera intégralement démâté pour la 1ère fois depuis 1980 (mâts et vergues). Cette opération représente un véritable défi pour l’équipage du trois-mâts. Le récit du commandant Jean Randier, qui avait piloté les dernières opérations sera une référence précieuse.
Le Belem sera ensuite délesté (225 tonnes d’acier réparties en 4500 gueuses de fonte). Ce lest permet à l’ancien navire de charge d’être stabilisé en mer.
Il sera enfin intégralement dépouillé de ses aménagements (dé-cloisonnage) et de l’ensemble de ses équipements. À ce stade interviendront de nombreuses opérations touchant à l’électricité (décâblage) et à la mécanique.

Travaux de tôlerie 
Une fois la coque mise à nue, les tôles du bordé (la « peau » de la coque) et le béton (présent au niveau de la poupe) seront ôtés, afin de créer un double accès (intérieur et extérieur) à l’« ossature » du navire (il faut atteindre les deux côtés pour réparer). Une cartographie de l’état des structures et un plan de restauration seront établis, avec le concours du ministère de la Culture.

La restauration proprement dite sera effectuée par des ouvriers qualifiés du chantier Eiffage, contrôlée par Bureau Véritas. Un protocole de soudure sera préalablement défini pour permettre la meilleure jonction des matériaux anciens avec les matériaux neufs. L’âge du navire et son mode de construction originel seront pris en compte. Les experts procéderont méthodiquement à la restauration par zone, afin de ne pas fragiliser le navire, en lévitation sur ses tins (pièces en bois soutenant le navire en cale sèche).
Ce chantier sera également l’occasion de réviser l’ensemble du gréement, remettre aux norme les circuits électriques, réviser les lignes d’arbre.

Pour financer ces travaux qui coûteront 5,5 millions d’euros, la Fondation Belem fait appel à ses partenaires : son mécène Caisse d’Epargne, le ministère de la Culture, les collectivités locales et la Fondation du patrimoine. Elle appelle également les amoureux du patrimoine maritime à contribuer à ce grand chantier par un don individuel. Tous les dons, même les plus petits, seront nécessaires pour boucler ce besoin de financement exceptionnel et hors norme.

Planning du chantier
Dates à confirmer – planning susceptible d’évoluer selon les contraintes météo, techniques et logistiques.

• 14 septembre 2026 – Démarrage du chantier
• 19 et 20 septembre 2026 – Journées du patrimoine : derniers jours d’ouverture du Belem au grand public avant les travaux, amarré quai des Frégates à Saint-Nazaire
• 7 au 14 octobre 2026 – Démâtage par l’équipage
• 19 octobre 2026 – Mise en cale sèche, en forme 2 à Saint-Nazaire
• 26 octobre au 6 novembre 2026 – Retrait de l’appareil à gouverner, dont la ligne d’arbre
• 10 novembre 2026 – Enlèvement de la timonerie
• 16 novembre 2026 – Enlèvement du tableau général électrique
• 16 novembre au 5 décembre 2026 – Sortie des gueuses de fonte, constituant le lest du navire
• 25 novembre 2026 au 15 janvier 2027 – Travaux de tôlerie des varangues
• 7 au 11 décembre 2026 – Désencombrement de la caisse centrale, de la cambuse et de la voilerie
• 29 mars 2027 – Remise en eau de la forme
• 29 et 30 mars 2027 – Essais
• 3 avril 2027 – Retour au quai des Frégates
• 12 au 16 avril 2027 – Remâtage de la partie haute
• 19 au 23 avril 2027 – Essai en mer (2 jours)
• 30 avril 2027 – Départ

Informations presse :

>> À l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, Le Belem ouvre gratuitement ses ponts aux visiteurs à Saint-Nazaire, les samedi 19 et dimanche 20 septembre 2026. Il sera amarré quai des frégates.

Horaire des visites : 10h-18h (dernière montée 17h30)

Billetterie : les réservations sont complètes

La boutique Belem sera présente tout le weekend, proposant une sélection de produits et souvenirs aux couleurs du navire.

>> Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem Caisse d’Epargne, Aymeric Gibet, capitaine du Belem, se tiennent à votre disposition pour interviews explicatifs du chantier

>> Visite du chantier sur demande au fil du chantier et en fonction de nos possibilités

La révolution SKAW [A]

En ce début septembre, la start-up lorientaise SKAW Sailing, dirigée par Benoît Marie et Caroline Boule, a mis à l’eau sa première unité : le SKAW [A], un voilier révolutionnaire pour la plaisance.

Le SKAW [A] est le tout premier scow (étrave ronde) à foils du marché et entend se faire une place auprès d’une clientèle désireuse d’aller vite sur l’eau tout en bénéficiant d’un confort et d’un espace intérieur inégalés.

C’est une grande première pour SKAW Sailing qui, depuis plusieurs années, a pour ambition de transposer à la plaisance l’expérience acquise en course au large.

Le SKAW [A] est visible à Lorient et les premières images du voilier ont été présentées ce jour à Cannes dans le cadre du Cannes Yachting Festival dans lequel l’équipe de SKAW Sailing, spécialiste du voilier sur-mesure, est présente sur le stand Sail 183.

Zoom sur ce voilier pas comme les autres avec Benoît Marie, son architecte.

Scow

« C’est l’avenir. Le voilier en forme de scow n’a que des points forts. Il est plus rapide, plus confortable et plus volumineux. C’est en quelque sorte un monocoque 2.0.
La carène du scow repousse l’eau vers le bas, ce qui permet d’avoir un bateau sec quasiment tout le temps sur le pont, mais également une grande stabilité, au près, au vent de travers mais aussi au portant. À l’inverse d’une étrave pointue qui casse la vague en deux et mouille le pont. 
Nous avons donc pensé, dès l’origine du SKAW [A], à une étrave ronde. C’est aussi le fruit de mon expérience, avec Caroline, acquise lors de nos navigations sur notre prototype de 6,50 mètres Nicomatic – Petit Bateau. »

Foils

« C’est aussi l’avenir de la plaisance. Voilà pourquoi nous avons voulu en installer sur le SKAW [A] : les foils augmentent naturellement la puissance du bateau et sa stabilité latérale.
Sur le SKAW [A], ils sont conçus de façon très simple, comme une dérive. Ils sont rétractables. Vous voulez naviguer à plat ? Il suffit de les sortir. Cela facilite également les arrivées au ponton. Le bateau n’est pas plus large que sa carène.
Enfin, les foils permettent de naviguer sous-toilé, sans gîte, sans perdre en performance.»

Aérodynamique

« C’est la base de notre travail au bureau d’études SKAW Lab.
 L’idée, pour le SKAW [A], était de concevoir un bateau très profilé, aussi bien au niveau du pont que de la coque. Nous voulions que sa ligne reflète cette idée de vitesse, qui est prédominante sur le SKAW [A] : libérer les freins, aller vite avec moins de toile plutôt que d’avoir recours à des ballasts. »

Fun

« C’est essentiel pour moi. L’objectif est de proposer une unité agréable sur l’eau, qui procure des émotions et favorise le partage avec un maximum de personnes.
Le SKAW [A] a été pensé pour se faire plaisir sur l’eau et en profiter à 100 %. »

Sécurité

« Pour profiter pleinement de la navigation, il était important de concevoir un voilier sûr. J’ai effectué beaucoup de croisières avec des enfants. L’une des priorités en mer est de les savoir en sécurité et de ne pas être stressé en permanence.
Le cockpit est fermé et protégé. Le scow et les foils apportent de la stabilité. Nous avons retenu les mêmes exigences qu’un bateau du Vendée Globe sur ce point.
J’ajoute qu’avec sa quille profonde, le SKAW A ne peut pas chavirer. Il est aussi rapide qu’un multicoque tout en conservant la stabilité d’un monocoque de catégorie A. »

Rapide

« Le but est de tenir une moyenne de 15 nœuds sans forcer, à plat et sans risque.
Cette vitesse ouvre le champ des possibles en matière de navigation hauturière et océanique. Le SKAW [A] donnera l’opportunité d’aller beaucoup plus loin. »

Simple

 « Deux winchs, des enrouleurs à l’avant, grand voile et foc auto-vireurs, seulement deux voiles 80 % du temps : on ne peut quasiment pas faire plus simple en matière de manœuvres.
Le tirant d’eau de 1,20 m quille haute apporte également une grande simplicité d’utilisation. Les futurs propriétaires pourront presque poser l’étrave sur la plage ! »

 Spacieux

« Il est immense à l’intérieur pour un voilier de 12 mètres. Il offre autant de volume qu’un monocoque de 60 pieds tout en restant compact.
On peut accueillir douze personnes à table. La totalité du volume du bateau est exploitable et nous sommes particulièrement fiers des deux cabines arrière ainsi que des deux autres cabines convertibles. »

Confortable

« Qui dit grand volume dit confort. Les espaces de vie sont vraiment généreux. On a réellement l’impression de respirer, avec une vue permanente sur la mer. »

Clément Bercault

« C’est mon binôme sur la conception de ce bateau. Nous nous sommes bien trouvés autour du SKAW [A] avec une ambition commune : concevoir le bateau de nos rêves en proposant un voilier différent, nouveau, innovant et performant.
Avec ce scow, nous jetons un pavé dans la mare !
De mon côté, j’ai beaucoup travaillé sur l’architecture globale, tous les calculs et systèmes du SKAW [A], la gestion de projet et sur sa production. Clément s’est concentré sur le design, l’esthétique et les aménagements intérieurs. »

Ils ont dit :

Caroline Boule : « C’est le bateau de nos rêves ! Il coche toutes les cases d’un bateau de croisière rapide : confort, vitesse, performances, sécurité et simplicité d’utilisation.
Nous proposons une version standard sans foils avec diverses options (dont les foils) pour améliorer l’expérience de nos clients et proposer des bateaux entièrement sur- mesure ce qui est notre marque de fabrique. »

Clément Bercault : « Disruptif, avant-gardiste, inspirant… Voilà les mots qui me viennent pour décrire notre SKAW [A].
De mon côté, j’ai principalement travaillé sur les lignes extérieures et intérieures du SKAW [A]. Nous avons voulu rendre notre scow élégant. Les scows présentent souvent des formes très cubiques. Ce n’est pas le cas du SKAW [A], grâce à un travail soigné sur la carène et le roof. Pour l’intérieur, nous avons dessiné un plan d’aménagement visant à exploiter pleinement les grands volumes, en privilégiant la lumière et l’ouverture vers l’extérieur.
Contrairement à beaucoup d’unités, nous proposons également un carré à l’avant, une cuisine et un espace de vie au centre, ainsi que des cabines modulables.
On a vraiment l’impression d’être à bord d’un voilier 50% plus grand.
Enfin, nous avons imaginé un intérieur très contemporain, plutôt jeune, léger et astucieux. Les meubles sont réalisés en matériaux composites à âme en mousse. »

Caractéristiques techniques

  • Longueur : 11,95 m
  • Largeur : 4,87 m
  • Tirant d’eau : 1,20 à 3,50 m
  • Poids à vide : 6 tonnes
  • Tirant d’air : 19,05 m
  • Couple de redressement maximal (RM) : 19 t/m
  • Réservoir d’eau douce : 150 à 400 L
  • Réservoir de carburant : 80 à 200 L
  • Moteur in-bord : 38 CV

Voilure :

  • Grand-voile : 64 m²
  • J1 : 45 m²
  • J2 : 29 m²
  • J3 : 12 m²
  • Gennaker : 93 m²
  • Spinnaker asymétrique médium : 135 m²
  • Spinnaker asymétrique maxi : 184 m²

Nouveau challenge pour Thibault Anselmet

Le champion Olympique de ski alpinisme en relais mixte, médaillé de bronze en sprint, Thibault Anselmet, a décidé de relever le défi du kilomètre vertical soit des ascensions à pied de 1000 mètres de dénivelé le plus vite possible. Depuis quelques semaines, l’athlète de Bonneval-sur-Arc s’entraîne avec l’objectif affiché d’être le premier français à passer sous la barre des 30 minutes, performance XXL. Thibault se présentera le 12 septembre au KV de Nantaux en Haute-Savoie puis le 26 septembre au KV de Fully en Suisse. Ce challenge s’inscrit totalement dans la préparation de Thibault à la Coupe du Monde 2027 de Ski Alpinisme qui débutera à Bormio le 9 janvier.

« J’ai plutôt bien géré physiquement et mentalement mon après JO. Je me sens aujourd’hui en pleine possession de mes moyens » déclare Thibault. « J’ai ressenti tout de même au-delà de ma préparation classique à la Coupe du Monde de Ski Alpinisme, vélo, course à pied, marche, musculation … le besoin de me fixer de nouveaux objectifs et le KV est parfait et très adapté. Dans un premier temps, je vais tenter de battre le record de France détenu par Xavier Gacher avec un temps de 30 minutes et 55 secondes.
Puis j’aimerais bien qu’un français réussisse à passer en dessous de la barre des 30 minutes. Je trouve que c’est une anomalie qu’aucun français n’est réussi cette performance et j’aimerais que la France soit représentée à ce niveau. Cela ne va pas être simple mais je m’entraîne pour et de toute façon cela me servira pour les compétitions en ski alpinisme. » 
Le record du Monde est détenu par le suisse Rémi Bonnet en 27 minutes et 21 secondes.