Au cœur du réacteur de SKAW Sailing

« Se nourrir de notre expérience développée sur notre voilier de compétition Mini 6.50 Nicomatic – Petit Bateau, totalement volant, pour la dupliquer à la plaisance de façon raisonnée » : la citation est de Benoît Marie, cofondateur de la société lorientaise SKAW Sailing, pour définir le travail du réacteur de l’entreprise, SKAW LAB, son bureau d’études. Zoom…

Mettre au point la technologie des bateaux de demain

« Nous sommes partis, ces dernières années, du constat que la plaisance n’avait pas beaucoup évolué et reste toujours éloignée de ce qui se fait dans la course au large, à savoir des bateaux volants à foils, des scows (étrave ronde)… La compétition à la voile doit apporter au plus grand nombre quelque chose de meilleur.
Partant de ce principe, nous avons fondé SKAW LAB, un bureau d’études en architecture navale qui imagine, développe et met au point la technologie des bateaux de demain. Je pense aux foils, aux formes de carène, aux structures, aux systèmes embarqués, au pilote automatique, aux analyses de données, à l’hydrodynamique et évidemment à la construction…
Nous proposons de couvrir la totalité de cette chaîne de valeur à nos clients, avec l’ambition très concrète d’avoir l’impact le plus positif possible sur la planète », explique Benoît Marie.
En quelque sorte, SKAW LAB accompagne ses clients de A à Z, en commençant par la définition du cahier des charges jusqu’aux tests sur l’eau. SKAW LAB, véritable bureau d’études augmenté, est composé de six ingénieurs : deux architectes, deux ingénieurs en optimisation numérique et deux ingénieurs spécialisés dans la gestion de projet et la construction, réalisées avec des chantiers partenaires avec lesquels SKAW a l’habitude d’opérer.
De plus, Caroline Boule et Benoît Marie collaborent régulièrement avec le designer Clément Bercault (Berco Design), avec qui ils sont particulièrement complémentaires, ainsi qu’avec un pool d’experts – prestataires choisis en fonction des projets – comme l’architecte Sam Manuard ou des spécialistes de la Coupe de l’America.

Mais qui sont les clients de ce bureau d’études novateur ?

« Nos innovations profitent à notre Mini 6.50 de compétition, que nous continuons de développer et qui sera en compétition cette année avec Caroline et notre fidèle pool de partenaires », répond Benoît.
« Nous avons dernièrement co-dessiné avec Clément un Zodiac de 4 mètres de la gamme Yacht Line de la marque. Zodiac souhaitait redonner du souffle à cette gamme. Il est assez différent de ce qui se fait sur le marché, avec des formes concaves, et pensé en fonction des retours des utilisateurs, qui peuvent l’utiliser comme une annexe.
Nous travaillons également actuellement pour un grand constructeur de bateaux et pour des projets disruptifs en repartant d’une page blanche pour améliorer l’expérience utilisateur et l’efficience afin de diminuer les consommations de carburant notamment. »
SKAW LAB a également opéré pour Nautic Boat en concevant un bateau à moteur électrique de 8 mètres et en imaginant de nouveaux foils pour de nombreux monocoques volants sur le lac Léman.

SKAW A : le premier scow de plaisance au monde

Enfin, cette pépinière bretonne innovante a imaginé le SKAW A, plan Marie-Bercault, un voilier qui devrait révolutionner le monde de la plaisance. Benoît Marie précise :
« Le SKAW A est en phase de fin de construction à Lorient. C’est, à mon avis, le bateau de plaisance idéal. Il sera fun, rapide, sûr et simple à la fois. Son objectif est d’appliquer la technologie de la course au large au plus grand nombre à travers cette première unité. Il sera le premier scow de plaisance au monde, avec une carène très large à l’avant, des innovations partout pour améliorer la vie de l’utilisateur, de grands foils qui permettront au SKAW A non pas de voler pleinement, mais d’offrir une stabilité hors norme tout en restant très simples à manier, ainsi que des aménagements modulables. »
La mise à l’eau du SKAW A est attendue cet été. Il sera un voilier durable, avec, dès sa conception, de nombreuses techniques innovantes, comme l’utilisation de résines et de fibres biosourcées.

Thibault Anselmet peut-il encore gagner la Coupe du monde ?

Après ses formidables Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, où il a décroché la médaille de bronze en sprint et remporté le relais avec Emily Harrop, Thibault Anselmet, après un peu de repos, s’est rapidement remis en piste afin de préparer la suite de la saison. Leader du classement général de la Coupe du monde à ce moment-là, le Français n’a toutefois pas participé à l’étape disputée en Azerbaïdjan, la délégation tricolore ayant décidé de ne pas s’y rendre pour des raisons géopolitiques évidentes.

Le champion olympique occupe désormais la deuxième place du classement général, à 119 points du Suisse Rémi Bonnet. À trois étapes de la fin de la saison, il devra réaliser de grandes performances pour espérer décrocher un quatrième gros Globe de cristal, ce qui le placerait à hauteur historique de l’Italien Robert Antonioli.

« Il y a du suspense pour cette fin de saison », confie Thibault Anselmet. « En gros, il faut que je fasse des podiums à chaque compétition ou que je gagne au moins deux courses. C’est possible, mais il va falloir que je sois très bon et en grande forme. Cette relative longue pause depuis les Jeux m’a permis de me reposer, mais aussi de reprendre graduellement et sérieusement l’entraînement. Je me sens prêt et capable de l’emporter en Italie, en France et en Suisse lors des trois dernières étapes de la Coupe du monde. Il faudra tout de même que je prenne quelques risques pour rattraper les 119 points qui me séparent actuellement de Rémi. Mais je ne me mets pas trop de pression, car ma saison est déjà réussie avec mes résultats aux Jeux. »

Justement, peux-tu revenir sur tes premiers Jeux olympiques ?

« J’en garde surtout du positif. Cela a été une superbe expérience pour la suite de ma carrière. Sur le sprint, même si j’aurais pu faire mieux, je suis très satisfait de cette troisième place. Je me suis battu jusqu’au bout en remontant progressivement et en réussissant parfaitement ma manipulation avant la descente. Je suis revenu de loin : en quart de finale, je ne suis pas passé loin du correctionnel après une grosse erreur de manipulation en remettant mes skis dans mon sac. Puis en demi-finale, je suis repêché au temps. J’étais clairement un peu bloqué par l’enjeu lors de cette journée, avec une charge émotionnelle très forte qui m’a certainement joué des tours. Cette séquence m’a toutefois permis de mieux me connaître dans une situation de pression olympique. Et je dois dire que cela m’a servi deux jours plus tard lors du relais, où j’étais beaucoup plus libéré, jusqu’à remporter l’épreuve avec Emily. »

De nombreuses ces derniers jours pour Julia Simon, Alexia Barrier, Thibault Anselmet, Thomas Ruyant, Le Belem, Pierre Le Roy … avec de multiples JT TV, Radios et sujets en presse écrite et radio…

Voici quelques exemples…

https://www.tf1info.fr/jeux-olympiques/video-reportage-jo-2026-a-la-rencontre-de-thibault-anselmet-n-1-mondial-de-ski-alpinisme-mordu-de-photo-animaliere-2424869.html

https://www.latribune.fr/article/la-tribune-dimanche/sports/4080227175863414/les-jo-n-ont-jamais-ete-un-sujet-a-la-maison-dans-lintimite-de-thibault-anselmet-ce-forcat-de-la-montagne

https://rmcsport.bfmtv.com/jeux-olympiques/biathlon-jo-julia-simon-ecrit-l-histoire-et-devient-la-premiere-francaise-triple-championne-olympique-aux-jeux-d-hiver_AV-202602180682.html

https://www.lefigaro.fr/sports/jeux-olympiques/jo-2026-en-video-l-arrivee-triomphale-de-julia-simon-avec-le-drapeau-francais-pour-decrocher-l-or-20260218

https://www.lequipe.fr/Jo-2026-milan-cortina/Biathlon/Actualites/Histoire-de-quatre-relayeuses-en-or-jamais-reellement-inquietees-c-est-agreable-de-ne-pas-avoir-besoin-de-se-faire-mal/1653344

https://www.voileetmoteur.com/voiliers/actualite-voile/le-belem-se-refait-une-beaute-a-saint-nazaire-pour-preparer-la-saison-de-ses-130-ans/210322

https://figaronautisme.meteoconsult.fr/actus-nautisme-bateaux/2026-02-16/85887-le-belem-est-unique-irremplacable-dernier-temoin-dune-epoque-revolue

https://www.lequipe.fr/Voile/Actualites/Alexia-barrier-qui-a-boucle-le-trophee-jules-verne-avec-un-equipage-100-feminin-repartir-dans-deux-ans-serait-un-bel-objectif/1636995

https://www.lemonde.fr/sport/article/2026/01/26/trophee-jules-verne-alexia-barrier-et-son-equipage-etablissent-un-temps-de-reference-feminin_6664160_3242.html

https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/franceinfo-sport/voile-l-exploit-des-navigatrices-du-trophee-jules-verne-5507601

https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/finistere/brest/direct-video-trophee-jules-verne-alexia-barrier-et-son-equipage-100-feminin-terminent-leur-tour-du-monde-suivez-leur-arrivee-des-11h15-3280817.html

https://www.ouest-france.fr/route-du-rhum/route-du-rhum-pour-le-moment-le-bateau-est-blanc-on-na-pas-de-partenaires-confie-thomas-ruyant-5f540350-0100-11f1-9e89-9e77cb2f3c37

https://www.francebleu.fr/emissions/ma-france-le-journal-des-regions/aucun-aidant-ne-devrait-naviguer-seul-declare-le-navigateur-pierre-le-roy-9301005

 

De nombreuses ces derniers jours pour Julia Simon, Alexia Barrier, Thibault Anselmet, Thomas Ruyant, Le Belem, Pierre Le Roy … avec de multiples JT TV, Radios et sujets en presse écrite et radio… Voici quelques exemples… https://www.tf1info.fr/jeux-olympiques/video-reportage-jo-2026-a-la-rencontre-de-thibault-anselmet-n-1-mondial-de-ski-alpinisme-mordu-de-photo-animaliere-2424869.html https://www.latribune.fr/article/la-tribune-dimanche/sports/4080227175863414/les-jo-n-ont-jamais-ete-un-sujet-a-la-maison-dans-lintimite-de-thibault-anselmet-ce-forcat-de-la-montagne https://rmcsport.bfmtv.com/jeux-olympiques/biathlon-jo-julia-simon-ecrit-l-histoire-et-devient-la-premiere-francaise-triple-championne-olympique-aux-jeux-d-hiver_AV-202602180682.html https://www.lefigaro.fr/sports/jeux-olympiques/jo-2026-en-video-l-arrivee-triomphale-de-julia-simon-avec-le-drapeau-francais-pour-decrocher-l-or-20260218 https://www.lequipe.fr/Jo-2026-milan-cortina/Biathlon/Actualites/Histoire-de-quatre-relayeuses-en-or-jamais-reellement-inquietees-c-est-agreable-de-ne-pas-avoir-besoin-de-se-faire-mal/1653344 https://www.voileetmoteur.com/voiliers/actualite-voile/le-belem-se-refait-une-beaute-a-saint-nazaire-pour-preparer-la-saison-de-ses-130-ans/210322 https://figaronautisme.meteoconsult.fr/actus-nautisme-bateaux/2026-02-16/85887-le-belem-est-unique-irremplacable-dernier-temoin-dune-epoque-revolue https://www.lequipe.fr/Voile/Actualites/Alexia-barrier-qui-a-boucle-le-trophee-jules-verne-avec-un-equipage-100-feminin-repartir-dans-deux-ans-serait-un-bel-objectif/1636995 https://www.lemonde.fr/sport/article/2026/01/26/trophee-jules-verne-alexia-barrier-et-son-equipage-etablissent-un-temps-de-reference-feminin_6664160_3242.html https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/franceinfo-sport/voile-l-exploit-des-navigatrices-du-trophee-jules-verne-5507601 https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/finistere/brest/direct-video-trophee-jules-verne-alexia-barrier-et-son-equipage-100-feminin-terminent-leur-tour-du-monde-suivez-leur-arrivee-des-11h15-3280817.html https://www.ouest-france.fr/route-du-rhum/route-du-rhum-pour-le-moment-le-bateau-est-blanc-on-na-pas-de-partenaires-confie-thomas-ruyant-5f540350-0100-11f1-9e89-9e77cb2f3c37 https://www.francebleu.fr/emissions/ma-france-le-journal-des-regions/aucun-aidant-ne-devrait-naviguer-seul-declare-le-navigateur-pierre-le-roy-9301005  

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Julia Simon entre dans l’histoire

Julia Simon, que TB Press accompagne en relations presse, décroche à l’instant une troisième médaille d’Or Olympique suite à la performance MAJUSCULE du relais féminin (Julia, Lou, Camille et Océane). La championne entre dans l’histoire puisqu’elle est la première française à remporter 3 médailles en OR sur des Jeux Olympiques d’Hiver. Elle rejoint les légendes Fillon-Maillet, Fourcade et Killy, 34 ans après la médaille d’Or d’une équipe de France féminine biathlon aux Saisies, la station de Julia. Epoustouflant !

 

Thomas Ruyant, 100 % sport avant la Route du Rhum

Il est concentré sur la recherche de partenaires pour une quatrième participation au Vendée Globe et à plus court terme pour la Route du Rhum Destination Guadeloupe et The Ocean Race. Il construit aussi un nouveau voilier à Lorient. Entre-temps, Thomas Ruyant, qui ne s’est pas posé depuis quelques années, retrouve les plaisirs de la vie à terre et surtout de la pratique intensive du sport. Grand fan de sport, le patron dunkerquois de l’écurie de course au large TR Racing cultive son physique afin d’être au top lorsqu’il retrouvera son ciré. Il suit également de nombreuses compétitions derrière son écran. Zoom…

Le sport en spectateur

« Je suis un passionné de sport et de tout ce qu’il représente. Je le suis beaucoup derrière mon écran. Il n’y a quand même pas grand-chose qui donne autant d’émotions. Je regarde activement actuellement les Jeux Olympiques d’Hiver de Milan – Cortina. Je regarde aussi le foot, le rugby, la Formule 1, le golf. J’aime la beauté des gestes et évidemment la compétition et les réactions qu’elle génère. Je trouve ça passionnant. Je me rends aussi de temps en temps dans les stades de foot à Dunkerque, Lorient ou Paris. J’ai également un sacré souvenir d’un match de basket au Madison Square Garden et au Yankee Stadium pour le baseball à New York. Enfin, samedi soir, j’étais à Dunkerque pour donner le coup d’envoi d’un match de Hockey. Je suis supporter des Corsaires de Dunkerque. »

La pratique du sport dès l’enfance

« J’ai toujours pratiqué. Dès l’âge de 5 ans, mes parents m’ont inscrit au club de hockey sur glace de Dunkerque. Mon père a pas mal patiné au Canada et il m’a refilé son virus. Je me revois pousser des chaises sur la patinoire afin d’apprendre à patiner. J’en ai fait pendant 10 ans, 3 à 4 fois par semaine, avec un emploi du temps aménagé en CM1 et CM2. Nous nous déplacions très souvent, notamment en Allemagne. J’en garde de très bons souvenirs. J’arrête le hockey à 15 ans et je me mets à l’athlétisme et à la course à pied. Entre-temps, habitant à Malo-les-Bains, j’ai toujours fait un peu de bateau. »

La voile sur le tard

« Je prends part à ma première régate à 16 ans au lac du Der, une interligue en Laser Radial. C’est là que je découvre la compétition vélique. J’enchaîne ensuite avec le First Class 8 au sein de l’association des jeunes régatiers dunkerquois. Je participe alors à un championnat de France. Ensuite, après le bac, je fais STAPS dans le Nord, en première année, période durant laquelle je faisais beaucoup de Class 8. Je fais ma deuxième année à La Réunion, où je rencontre pas mal de sportifs réunionnais, dont le niveau est incroyable. Je découvre alors le surf. À mon retour, je participe au Tour de France à la Voile à bord du Mumm 30 Défi Jean Bart, puis je navigue avec Géry Trentesaux et Daniel Souben à bord des Courriers Dunkerque. Je découvre alors l’exigence d’une équipe de haut niveau et tout ce que demande la course au large pour être performant. Cela me plaît vraiment, ce qui me décide à me lancer en Mini 6.50 en 2005. Dès 2009, je remporte la Mini-Transat. Je décide alors de faire de la voile mon métier jusqu’à ce jour : de belles victoires en transat (6), trois Vendée Globe et de nombreuses compétitions. »

Le sport comme mode de vie

« Le sport a toujours été très présent dans ma vie. Je le pratique à raison de 5 à 6 heures par semaine selon les périodes, quand je ne suis pas en mer. Ces dernières années, pour le plaisir et parce que j’aime ça, je pratique le surf, le wingfoil à volonté. Au-delà de la course au large, j’aime les sports tournés vers la mer. Tous les matins, je me lève en regardant les conditions du jour pour savoir sur quels supports je vais pouvoir m’éclater. Je cours aussi régulièrement et récemment je teste le padel ou l’Hyrox. J’aime aussi les sports de montagne. Dans une autre vie, je serai montagnard : j’aime le ski-alpinisme. »

Le sport pour la course au large de haut niveau

« La pratique de multiples sports me permet naturellement de me préparer pour mes saisons sportives sur l’eau. Nous naviguons sur des voiliers très exigeants et il faut savoir encaisser les chocs, ne serait-ce que pour vivre à bord de nos IMOCA. On enchaîne aussi des séances intensives avec des manœuvres de voiles de 45 minutes d’effort ou de matossage. Il est donc primordial d’être en très bonne condition physique. Quand j’ai des objectifs sportifs, j’ajoute à tout ça du travail en salle (gainage, cardio…). J’ai fait une petite pause ces derniers temps, me consacrant surtout au sport de façon ludique, mais je vais m’y remettre afin de préparer la Route du Rhum, course à laquelle je ne me vois pas ne pas participer avec mon nouveau bateau, car je suis tenant du titre. La Route du Rhum 2026 ne peut pas se faire sans moi ! »

Avec NIKITO, le loisir indoor change d’échelle

Karting, bowling, trampoline park, laser game, jeux d’arcade… Le loisir indoor figure aujourd’hui parmi les trois sorties préférées des Français, derrière le cinéma et les musées. En France, le marché a dépassé le milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2023 et totalise près de 13 millions de visites annuelles, selon le SPACE, l’association professionnelle du secteur. Un marché encore très fragmenté, mais en pleine structuration.

Dans ce paysage, NIKITO s’est rapidement imposé comme un acteur de référence. Fondé en 2020, le groupe figure aujourd’hui parmi les cinq principaux acteurs du marché français et s’affirme comme le numéro 1 en Île-de-France. En cinq ans, son chiffre d’affaires est passé de 2,5 millions d’euros en 2023 à 14 millions en 2025, avec près de 700 000 visiteurs accueillis l’an dernier.

Mais l’intérêt de NIKITO ne tient pas seulement à cette croissance. Il réside dans le modèle défendu par son fondateur, Hugo Perpere, ancien directeur des achats et du digital chez Nature & Découvertes : repenser le loisir indoor comme une destination immersive, capable de rassembler des publics très différents et de redonner de l’attractivité aux territoires.

Deux formats complémentaires, une même ambition

NIKITO s’appuie aujourd’hui sur deux formats complémentaires. Les premiers parcs, d’environ 3 000 m², implantés notamment à Alfortville et Franconville (ouverture février 2025), sont centrés sur les loisirs actifs et familiaux : trampoline park, Parcours Ninja, Plaine de jeux (pour les enfants de moins de 3 ans) activités physiques ludiques, à destination des enfants de 7 à 12 ans et de leurs familles.
Le second format marque un changement d’échelle. Inauguré en avril 2024 à Rosny-sous-Bois, au sein du centre commercial Domus, NIKITO Rosny s’étend sur 10 000 m² et se présente comme un véritable parc d’attractions indoor. Bowling, karting électrique, jeux immersifs, restauration, espaces événementiels : le lieu est conçu pour accueillir familles, adultes et entreprises. En moins d’un an, ce site a accueilli près de 400 000 visiteurs, plaçant NIKITO Rosny dans le top 10 des parcs d’attractions français, toutes catégories confondues. Cette dynamique se poursuit avec l’ouverture, en octobre dernier, d’un nouveau site de plus de 7 000 m² à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), confirmant l’ambition du groupe sur les formats de grande envergure.
Cette diversité de formats permet aux parcs NIKITO de vivre toute la semaine : les familles le week-end, les groupes d’amis en soirée et les entreprises en semaine. Le team building représente aujourd’hui près de 20 % du chiffre d’affaires du groupe, une part appelée à croître. À Sainte-Geneviève-des-Bois, NIKITO a ainsi aménagé L’Octogone, un espace événementiel immersif (projection 360) et modulable de 200 places, permettant aux entreprises d’enchaîner réunions, restauration et activités de loisirs sur un même site.
« Notre ambition, explique Hugo Perpere, c’est de développer des lieux où se croisent des publics très différents sans segmentation sociale ou générationnelle. Des lieux conviviaux, aux tarifs accessibles, qui encouragent les interactions et les moments partagés, loin des écrans et du quotidien. »

Réinventer les loisirs par l’expérience

Au-delà de la diversité des activités proposées, NIKITO s’appuie sur la technologie pour réactualiser des loisirs dits « classiques ». Bowling interactif, fléchettes augmentées, quiz inspirés des jeux télévisés : les formats sont retravaillés pour créer de l’engagement et répondre aux attentes d’un public de plus en plus exigeant. « L’idée, ce n’est pas de venir consommer une attraction, explique Hugo Perpère. C’est de choisir ce qu’on a envie de faire et de construire sa propre expérience. »
Cette approche s’incarne notamment dans Prison Island, un action game collaboratif à la différence des escape games traditionnels, ce jeu de coopération repose sur un format ouvert. Les équipes circulent librement entre 35 cellules (37 à Sainte-Geneviève), choisissent leurs défis et construisent leur propre parcours, mêlant défis physiques et tactiques.

L’immersion comme signature

Inspirés des parcs d’attractions et des codes du jeu vidéo, les parcs NIKITO placent l’immersion au cœur de l’expérience. Tous les sites du groupe accordent une attention particulière à la cohérence des univers, mais c’est à NIKITO, à Rosny-sous-Bois, que cette ambition s’exprime de la manière la plus aboutie.
Avec ses 10 000 m², ce parc situé à une vingtaine de minutes de Paris-Centre en métro est conçu comme un univers narratif à part entière. Le visiteur embarque dans un vaisseau spatial qui donne accès à différentes « planètes » thématiques — volcans, glace, univers sucré. Chaque zone possède ses décors, ses ambiances lumineuses et sa propre identité. Les activités ne sont plus juxtaposées : elles deviennent les étapes d’un parcours continu.
Ce choix repose sur des investissements lourds et assumés. « À Domus, près d’un million d’euros ont été consacrés à la seule scénographie lumineuse », souligne Hugo Perpère. Plus largement, le groupe a investi plus de 20 millions d’euros sur la période 2024-2025, et prévoit 20 millions supplémentaires d’ici 2026-2027. Un choix stratégique qui constitue à la fois un facteur de différenciation fort et une véritable barrière à l’entrée sur un marché de plus en plus concurrentiel.

La qualité du service et l’humain comme facteurs de différenciation

Dans un marché très concurrentiel, NIKITO mise avant tout sur une forte culture opérationnelle. Accueil, propreté, gestion des flux de visiteurs, mais aussi confort sonore et lumineux sont considérés comme des éléments centraux de l’expérience. « On ne vient pas chez nous pour une attraction isolée, mais pour passer du temps, explique Hugo Perpere. Chaque détail compte, de l’entrée jusqu’à la sortie. »
Cette exigence se traduit très concrètement dans la conception des parcs. Des designers lumière et des acousticiens ont été mobilisés pour éviter les ambiances agressives et permettre aux visiteurs de rester plusieurs heures sur place sans fatigue sensorielle. Les outils digitaux viennent compléter ce dispositif pour fluidifier les parcours et gérer des volumes de fréquentation élevés, jusqu’à 5 000 visiteurs par jour sur les plus grands sites.
Mais pour NIKITO, la vraie différence se joue d’abord sur le terrain humain. En deux ans, le groupe a créé près de 200 emplois. Les équipes sont jeunes, autour de 23 ans, souvent issues de parcours non linéaires, avec ou sans diplôme. Le modèle repose sur la formation interne et la responsabilisation : 90 % des managers sont issus de la promotion interne. « Nous croyons beaucoup au pouvoir d’agir. Donner des responsabilités, faire confiance, c’est ce qui crée l’engagement. Et l’engagement des équipes, c’est la clé d’une expérience client réussie », résume Hugo Perpere.

Un impact structurant pour les centres commerciaux

Implantés au cœur de centres commerciaux, notamment à Domus (Rosny-sous-Bois) et au Quai des Marques (Franconville), les parcs NIKITO participent à la redynamisation de sites confrontés à la baisse de fréquentation. Dans ces deux centres, l’arrivée d’un parc NIKITO a entraîné une hausse de plus de 30 % des flux de visiteurs, avec des effets directs sur l’activité locale et l’emploi.
Cette dynamique explique l’intérêt croissant des bailleurs pour l’intégration de loisirs indoor. « Ayant vécu plusieurs années aux États-Unis, j’ai pu observer très tôt l’émergence de ces lieux hybrides mêlant commerce, restauration et loisirs. C’est clairement l’avenir des centres commerciaux », explique Hugo Perpère. « Notre modèle montre qu’on peut recréer de l’attractivité commerciale en répondant aux nouveaux usages et au besoin de lien social », conclut-il.

https://nikito.com/