Sam Goodchild, sans y toucher…
De marin pressé, capable en quelques saisons seulement de cumuler avec succès des expériences au grand large en Figaro, Open Fifty et d’acquérir un titre de champion du Monde IMOCA, le Britannique mâtiné de Breton Sam Goodchild se meut, à l’approche de son tout premier Vendée Globe, en gentleman débonnaire, apparemment hermétique et étanche à toute pression, qu’elle fut intérieure ou extérieure. Immensité du défi sportif à relever, frénésie populaire et médiatique annoncée, concurrence exacerbée au sein de la flotte, rien de tout cela ne semble troubler son sommeil, ou perturber son approche professionnelle de son sport. Son secret ? une approche pragmatique, au jour le jour, des mille et une particularité de son métier de marin de l’extrême. Un certain fatalisme aussi, né de son immense humilité face à la puissance des éléments.. Fort de l’expertise de son Team TR Racing, Sam avance ainsi sereinement vers l’échéance du 10 novembre, bien décidé à prendre la vie au jour le jour, et à profiter à plein et sans parasite du rêve de toute une vie.
Un nouveau mât pour VULNERABLE
Un petit tour en Angleterre, en famille, et Sam Goodchild a vite rejoint son IMOCA VULNERABLE en ses locaux Lorientais. On se souvient peut-être de l’infortune de mer qui avait frappé Sam lors de la Transat New-York Vendée le 6 juin dernier. Les équipes de TR Racing, son CEO Thomas Gavériaux en tête, s’étaient immédiatement activées pour rapatrier le bateau depuis les Açores, et surtout trouver un nouvel espar. Grâce à la solidarité de la Classe IMOCA et particulièrement du navigateur Armel Tripon, la société Lorima, avait pu livrer très rapidement un mât tout neuf, rapidement installé et testé sur le plan Verdier de 2019. Sam navigue ainsi depuis déjà plusieurs jours avec un VULNERABLE au pinacle de sa préparation. « Nous sommes contents de nous !» avoue Sam sans faux fuyant. « L’équipe a remarquablement travaillé pour gommer toute trace de notre infortune de mer. Nous avons mis à l’eau courant aout avec ce nouveau mât et de nouvelles voiles. Je me suis accordé quelques jours de repos en Angleterre et suis revenu pour entamer les navigations de mises au point. Nous rentrons dans cette phase si particulière qui précède le Vendée Globe. Cela s’annonce intense, mais aussi passionnant. Le Défi Azimut, du 12 au 15 septembre va nous permettre d’entrer dans une phase « performance ». Il y aura des stages à Port La Forêt, beaucoup de navigations pour arriver avec un gros capital confiance fin octobre aux Sables d’Olonne. »
Entre pression et plaisir
« Je ne ressens pas de pression, ni de tension particulière. Je redoute la surcharge de rendez-vous et obligations médiatiques et publiques. Il ne faut pas se « crâmer » mais dans le même temps, c’est aussi mon premier Vendée Globe, cette course qui m’a fait rêver et qui est à l’origine de mes choix de vie. Je veux en profiter à plein. Il faudra savoir doser l’implication et trouver le bon équilibre entre pression et plaisir. J’ai avec moi une belle équipe, très expérimentée, qui connait les rouages de la grosse mécanique du Vendée Globe. C’est rassurant. D’ici là, j’affine ma préparation physique avec Stéphane Elliot, je travaille la météo avec Marcel van Triest et le team TR Racing, et je consulte mes notes prises in situ lors de The Ocean Race l’an passé. On fait de moi un Challenger sérieux… why not? En ce qui me concerne, je ferai ma course, comme je sais faire… »
De l’eau, de l’air, du vent, du soleil, l’éclat des îles de Bretagne, les sourires de ses enfants… Thomas Ruyant a, tout l’été, fait le plein de saveurs, de paix, de contemplations océanes, avant d’entrer dans la frénésie du Vendée Globe. Fort de tant d’images, il repousse ces moments inéluctables où la pression de ce tour du monde annoncé hors catégorie s’emparera de lui. Le plus tard possible. Toutes les équipes de TR Racing et de son partenaire Advens y veillent, bichonnant son plan Koch-Finot Conq VULNERABLE jusque dans les détails les plus singuliers, pour donner à leur Dunkerquois de skipper ce capital confiance déterminant à l’approche d’un gigantesque et planétaire défi. Pour son troisième départ des Sables d’Olonne en solitaire et en circumnavigation, Ruyant s’appuie sur le savoir-faire unique de son équipe, qui lui a donné toutes les clés pour sentir, ressentir et ingérer les moindres soubresauts du bateau de toutes ses aspirations marines. En cette fin d’été, Thomas Ruyant et son équipe glissent imperceptiblement dans le long tunnel des dernières semaines d’avant Vendée Globe, un tunnel dont il lui tarde tant d’émerger le 10 novembre prochain, peu après 13 heures, enfin seul, libre et heureux.
Maxime Sorel, qui a gravi l’Everest en 2023, 10ème du dernier Vendée Globe, au départ du prochain à bord de V and B – Monbana – Mayenne le 10 novembre, prendra part vendredi à l’ultra Trail CCC, la petite sœur du fameux UTMB entre Courmayeur et Chamonix soit 101 km et 6 050 mètres de dénivelé. Le navigateur – aventurier, compétiteur dans l‘âme, compte mettre 18 heures pour aller au bout de cette course à pied unique et parmi les plus prestigieuses au Monde.
Voici quelques retombées générées ces derniers mois par TB Press et son équipe :
Pour la 17ème édition de l’opération de mécénat Atout Soleil, le fonds de dotation « Nos Épaules et Vos Ailes », en collaboration avec GPMA, Generali et La Médicale, a lancé un appel à projets baptisé « Génération Zéro Addiction ». Il vise à soutenir les associations qui œuvrent pour prévenir les conduites addictives, qui aident les jeunes à se soigner et à se libérer durablement de leurs addictions, et qui apportent un soutien et des solutions à leurs familles.
Vainqueur à Saint-Malo, troisième le week-end dernier à Pornichet – La Baule, l’équipage de Solidaires En Peloton est entré dans sa saison 2024 positivement jouant quasi toujours aux avant-postes. Thibaut Vauchel-Camus, leader en 2023, est plus que jamais décidé à imprimer sa marque en 2024 aussi bien sur les parcours construits des Ocean Fifty Series qu’au grand large. Objectif Route des Terre-Neuvas désormais dont le départ sera donné le 17 août de Saint-Pierre-et-Miquelon ! Axelle Pillain et Yann Eliès embarqueront avec Thibaut pour cette transat express en direction de la baie de Saint-Brieuc et Saint-Quay-Portrieux.