Les Lauréats des « Mardis solidaires d’Atout Soleil » : une aide financière pour mettre en valeur les actions d’associations locales face à la crise sanitaire

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Soutenir et valoriser des associations qui réalisent des projets innovants dans les domaines de la santé, de la prévoyance et de l’aide sociale, telle est la vocation de l’opération de mécénat Atout Soleil lancée en 2007 par l’association GPMA (Groupement Prévoyance Maladie Accident) et Generali.

Naturellement, au regard du contexte sanitaire et économique qui a fortement impacté le secteur associatif, Atout Soleil a décidé cette année d’apporter un soutien plus spécifique aux associations locales qui ont su adapter leurs initiatives pendant le confinement et la crise.

Les « Mardis solidaires d’Atout Soleil » récompenseront, courant décembre, 15 associations qui œuvrent à Amiens, Lyon et Nantes, toutes identifiées grâce à l’appui des parrains Generali, membres des réseaux commerciaux implantés localement.

Ces 15 associations lauréates recevront chacune une dotation financière de 5 000 euros afin de les aider à poursuivre leurs actions, ainsi que des kits sanitaires composés de masques et de gels hydroalcoolique pour celles qui en ont besoin.

 

Les lauréats sont…

15 associations lauréates identifiées sur les territoires de Lyon, Amiens et Nantes grâce à l’appui des parrains Generali.

Pour Thierry Gaudeaux, Secrétaire de l’association GPMA, « avec les Mardis solidaires d’Atout Soleil, nous avons voulu donner un coup de pouce tout particulier aux associations qui apportent une réponse locale et pragmatique aux besoins sanitaires et sociaux spécifiques liés à la Covid-19. Je tiens à remercier les réseaux commerciaux Generali qui parrainent les associations de ces villes et qui nous ont fait remonter ces belles initiatives ».

Les associations lauréates à Amiens :

« Les Robin.e.s des bennes » pour ses actions en faveur du maintien de la scolarité des plus jeunes et pour ses campagnes de collecte alimentaire, de dons de vêtements.

« Le Chapiteau Vert » avec son projet « Un ordinateur pour chacun » qui a réparé et distribué 450 ordinateurs à des publics fragilisés de la Somme (associations de femmes battues, de mineurs isolés, de personnes âgées, etc.).

« Amiens Jeunes » pour sa contribution à la lutte contre l’isolement d’environ 600 personnes âgées pendant le confinement via des appels téléphoniques et la mise en place d’une aide au ravitaillement.

 

« Les Petits pois ça bascule terrible » pour avoir maintenu le lien avec 129 patients adhérents de l’association atteintes de maladies chroniques grâce à un programme d’activités gratuites, en visio-conférence.

« ARMB du Belvédère » qui souhaite améliorer les conditions d’accueil d’une pouponnière de l’aide sociale à l’enfance tout en respectant les nouveaux protocoles sanitaires.

Les associations lauréates à Nantes :

« Les Masques à rade » qui a fabriqué et distribué 200 masques transparents à une association de parents d’enfants sourds.

« Des femmes en fil » qui a fabriqué et distribué gratuitement 15 000 masques aux Nantais en situation de grande précarité.

« La Cloche » qui a continué à assurer plus de 25 services de première nécessité aux personnes sans domicile fixe (aller aux toilettes, se laver les mains, brancher son téléphone, obtenir de l’eau, des denrées alimentaires, etc.) grâce notamment à un réseau solidaire de 14 commerçants nantais.

« La SurpreNantes Epicerie » qui a distribué, chaque semaine, des paniers alimentaires complétés par des produits d’hygiène à 400 étudiants dans le besoin.

« Solinum » qui a créé un outil numérique pour référencer tous les services de première nécessité et les dispositifs d’insertion utiles aux personnes fragiles.

Les associations lauréates à Lyon :

« Wake Up café » qui s’est attaché à maintenir un lien fort avec les personnes détenues ou sortant de prison pendant le confinement.

« Grim » qui souhaite rompre l’isolement des personnes en situation de handicap en mettant à leur disposition du matériel numérique et en les formant à son utilisation.

« Aida » qui a envoyé 2 000 boxes d’activités manuelles à des jeunes patients atteints de cancer alors complétement isolés.

« Les Amis de la Rue » qui ont maintenu un ensemble de services pour les plus démunis qui n’était plus pris en charge par la sphère publique.

« Oasis d’Amour » qui, grâce à ses 4 épiceries solidaires, a continué chaque jour à apporter une aide alimentaire aux plus fragiles.

 

 

 

 

La Fondation Belem lancera son programme de navigation fin janvier

Après une année 2020 blanche sans navigation, due à crise sanitaire, la fondation Belem continue de se réinventer et prépare activement la saison 2021 du Belem. Le calendrier des prochaines navigations sera dévoilé fin janvier. L’horizon s’éclaircit enfin pour l’armateur du trois-mâts qui programme de nouvelles navigations, ouvertes à tous, cet été.

« Nous nous adaptons continuellement à l’évolution positive du contexte sanitaire et au calendrier de déconfinement du gouvernement » explique Christelle de Larauze. « Si cette année 2020 a été compliquée pour notre fondation, nous n’avons jamais baissé les bras. Nous continuons d’entretenir le Belem pour qu’il soit prêt à repartir en mer. Nous avons, en avril dernier, incité les amoureux du trois mâts à naviguer avec leurs propres mots : notre grand concours d’écriture parrainé par Yann Queffélec a eu tellement de succès que nous avons publié un recueil illustré, doublement préfacé par Roselyne Bachelot et Stéphane Bern, réunissant les plus beaux textes du 1er confinement : un révélateur de talents et l’empreinte littéraire et picturale de cette année blanche pour le Belem. »

La déléguée générale de la Fondation Belem poursuit : « Nous ouvrirons de nouveau les ponts du trois-mâts aux visiteurs dès la mi-mars, en toute sécurité, dans plusieurs ports méditerranéens. La perspective d’un vaccin nous a convaincus qu’il était temps pour le trois-mâts de reprendre la mer et pour la fondation de programmer des navigations été 2021 en Méditerranée puis en Atlantique. Réponse fin janvier avec le dévoilement du programme 2021 du Belem.

En attendant, découvrez également le nouveau roman du Belem signé du Président de la Fondation, Nicolas Plantrou, visitez le site internet de la fondation et enfin, visionnez l’interview de Jérôme Pichard qui raconte le rachat du Belem en 1979 et la genèse de la fondation Belem il y a 40 ans.

 

Revue de presse

Allez hop une petite revue de presse de notre départ du Vendée Globe avec Maxime Sorel et Thomas Ruyant !

TB Press = relations presse, conseil, influence digitale, édito…

Bonne lecture,

https://fr.sports.yahoo.com/video/voile-vend%C3%A9e-globe-sorel-montrer-112226151.html

https://www.ouest-france.fr/vendee-globe/vendee-globe-le-skipper-maxime-sorel-enfin-sur-la-ligne-de-depart-a-bord-de-son-v-b-mayenne-7044175

https://www.gulli.fr/Actu/Fil-infos/News/Vendee-Globe-2020/Maxime-Sorel

https://www.lequipe.fr/Voile/Actualites/Maxime-sorel-v-and-b-mayenne-en-tete-du-vendee-globe/1192690

 

https://www.20minutes.fr/sport/2901259-20201106-vendee-globe-2020-bateaux-entres-autre-dimension-ca-arretera-estime-thomas-ruyant

https://sport24.lefigaro.fr/voile/vendee-globe/actualites/thomas-ruyant-le-solitaire-navigue-solidaire-1020463

https://www.liberation.fr/sports/2020/10/29/valeurs-dans-le-vent_1803875

https://www.lequipe.fr/Voile/Actualites/Vendee-globe-2020-vivez-la-course-aux-cotes-de-thomas-ruyant/1191570

https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/11/07/l-alchimie-en-haute-mer-du-marin-et-du-dj_6058876_3246.html

https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/vendee-globe2-linkedout-skipper-thomas-ruyant-s-engage-inclusion-1890592.html

https://www.lavoixdunord.fr/890409/article/2020-11-08/vendee-globe-thomas-ruyant-pret-pour-le-depart

 

 

Maxime Sorel en tête avec Jean Le Cam

Maxime Sorel, skipper de l’IMOCA V and B – Mayenne à l’entrainement avant le départ du Vendée Globe 2020, mer d’Iroise le 29/08/2020, Photo © Jean-Marie LIOT / V and B-Mayenne

Hier, dimanche 8 novembre, Maxime a coupé la ligne de départ de son premier Tour du Monde en solitaire, sans escale et sans assistance au large des Sables d’Olonne. Ce matin, le skipper et son Dragon des océans s’affichaient en tête au classement du Vendée Globe, sur la route la plus directe*. Il est désormais deuxième derrière Jean Le Cam. Des émotions fortes non dissimulées, un départ canon et le début d’une aventure exceptionnelle pour le skipper de V and B-Mayenne.

Les skippers ont vécu leur première nuit de course dans des conditions relativement clémentes, mais cela ne devrait pas durer et les prochaines heures s’annoncent déjà difficiles. Au dernier classement, Maxime est deuxième à 1,2 milles de Jean Le Cam (Yes we cam !), leader. Le duo , ainsi que Damien Seguin, troisième, a emprunté, au près, une route Sud et sur l’orthodromie contrairement aux nordistes qui ont créé un gros décalage et qui devraient logiquement reprendre la tête dans la journée.

Joint ce matin par son équipe, Maxime semble en pleine forme : « C’est top de savoir que je suis en tête du classement ce matin, même si pour le moment c’est la météo qui dicte la trajectoire : je fais une route plus sud pour ne pas avoir une mer trop difficile ces prochaines heures. Jusqu’au milieu de la nuit on n’avait pas de mer, je profitais de mon J0. J’ai réussi à dormir, ce qui est rare pour une première nuit. J’ai mangé un bon cake aux olives bien frais… Tout va bien même si depuis quelques heures la mer s’est levée, nous avançons dans une mer croisée vraiment désagréable. Dès ce matin nous allons manœuvrer et avec tout ce que l’on a embarqué je n’ai pas hâte de devoir effectuer un virement de bord ! Nous nous dirigeons vers un 2ème front qui s’annonce difficile. Je suis focus sur les 48 prochaines heures et je peux vous dire qu’on va vivre une grosse journée pas cool !
Hier c’était vraiment fort en émotion et avec le report du départ ça n’en finissait pas. Je finissais par bouillir et n’avait qu’une envie : y aller une bonne fois pour toute. J’étais au taquet sur la ligne de départ ! »

*La route directe ou orthodromie désigne la route la plus courte pour réaliser le tour du monde.

Des partenaires ultra motivés et présents autour de Maxime Sorel

Maxime Sorel, le jeune skipper de V and B – Mayenne, s’élancera ce dimanche 8 novembre pour son premier Vendée Globe, tour du monde en solitaire, sans assistance et sans escale. Ultime course vélique, cette aventure est l’occasion pour le Cancalais d’embarquer ses partenaires avec lui. Depuis l’arrivée du bateau aux Sables d’Olonne le 17 octobre, Maxime Sorel a à cœur de partager ses derniers jours avec ses supporters avant de se confiner dès la fin de la semaine. 

« Depuis que j’ai acquis mon monocoque de 60 pieds, je ne rêve que d’une chose : prendre le départ du Vendée Globe le 8 novembre. Cela sera mon premier Vendée Globe. Certes, je serai seul à bord de mon voilier mais l’aventure que je vais vivre est le fruit d’un long travail collectif. Tout a commencé avec V and B qui voilà quelques années m’a fait confiance et a embarqué avec moi en Class40. L’arrivée du Département de la Mayenne en juillet 2019 comme co-partenaire a été un nouveau tournant dans ce projet Vendée Globe. C’est une véritable communauté qui s’est créée autour de moi et de mon équipe : des soutiens financiers oui mais aussi des amis, des supporters et surtout les patients atteints de la Mucoviscidose. » explique Maxime à quelques jours du grand départ. 

Le co-fondateur de V and B, part aussi en tournée

Le partenariat de Maxime Sorel avec V and B remonte à sa toute première transatlantique, la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2014. C’est ensemble qu’ils ont fait grandir ce projet de course au large. Maxime Sorel correspond à l’état d’esprit V and B et c’est ensemble qu’ils franchissent une nouvelle dimension avec le projet IMOCA V and B – Mayenne. En parallèle du Vendée Globe, Jean-Pierre Derouet, cofondateur de V and B, se lance l’incroyable défi de visiter l’ensemble des magasins de son réseau, partout en France pendant 4 mois ! Un périple de plus de 14 000 km, à travers 233 villes et 74 départements, pour aller à la rencontre des franchisés du réseau et de leurs équipes d’ici février 2021. « Nous avons du cœur et nous aimons les défis ! Accompagner Maxime, lui donner du souffle et de l’ambition et surtout lui souhaiter d’aller au bout de son rêve, c’est l’âme de notre partenariat. Le tour de France des V and B a été pensé depuis quelques mois pour faire un parallèle avec le Vendée Globe. Donner encore plus de résonance et de visibilité à ce grand défi que s’impose Maxime. En tant que cofondateur, il m’apparaissait important de maintenir la sève de notre convivialité qui est la signature de notre enseigne. « Partageur de bons moments et de grands défis » est plus qu’un slogan, c’est la réalité de notre quotidien. »  Jean-Pierre Derouet Co-fondateur de V and B.

La Mayenne, le partenaire d’expériences insolites 

Depuis 2019, une belle histoire entre Maxime Sorel et la Mayenne s’écrit au fil de l’aventure autour de valeurs communes : le partage, le dépassement de soi, la solidarité et l’entraide. Ce partenariat unique d’un Conseil départemental qui s’engage auprès d’une aventure aussi insolite, s’inscrit dans le cadre de démarche d’attractivité engagée du territoire. En octobre, la Mayenne a investi la gare Montparnasse avec une imposante campagne d’affichage aux couleurs du bateau de Maxime Sorel alors qu’à Laval (Mayenne) une belle exposition photo s’affiche sur les grilles de la Préfecture jusqu’au retour du marin. « S’engager, réunir, oser, autant de caractéristiques qui définissent ce Département qui n’hésite pas à faire bouger les lignes pour se démarquer et exister autrement. Au-delà de l’exposition médiatique, cette aventure révèle les valeurs de la Mayenne. La marque Mayenne s’associe à un état d’esprit, sportif, volontaire, tenace, et défend une belle et noble cause. Maxime Sorel, ce jeune sportif talentueux, a tous les atouts pour réussir cette course mythique. Il pourra compter sur notre détermination sans faille et notre soutien. » Olivier Richefou, Président du Conseil départemental de la Mayenne. 

Des p’tits moulins autour du monde au profit de Vaincre la Mucoviscidose 

Le symbole est fort pour les patients atteints de la Mucoviscidose qui souffrent de déficience de leur système respiratoire et digestif… Souffler dans un moulin à vent pour faire avancer la recherche et le bateau de Maxime ! L’objectif de l’opération est de fabriquer 24 000 moulins en papier dont les bénéfices de la vente seront intégralement reversés à l’Association Vaincre la Mucoviscidose (moyennant un don de 2 euros minimum par moulin). C’est-à-dire reconstituer le trajet du Vendée Globe, soit environ 24 000 milles nautiques ! Les moulins sont en vente sur le village du Vendée Globe, dans les V and B ou sur le site www.team-vandb-mayenne.com .

Atelier Coqlico habille Maxime Sorel 

Costumes, Chemises, Vestes, Chinos et plus encore… La marque Atelier Coqlico qui propose des tenues sur mesure n’a pas résisté à l’idée de tailler un costume aux couleurs du dragon des océans pour Maxime. Un partenariat insolite qui correspond à l’image du jeune skipper, aussi élégant que perfectionniste.

40 voiles All Purpose sur le Vendée Globe

La voilerie All Purpose basée à Carnac, membre du GIE All Purpose qui regroupe 7 voileries en France, sera présente sur le tour du Monde en solitaire, sans escale et sans assistance, à bord de 5 monocoques de 60 pieds IMOCA. « Nous avons conçu l’ensemble des voiles des voiliers de Miranda Merron, Samantha Davies et Manu Cousin » indique Rémi Aubrun. « Et nous avons quelques réalisations à bord des unités menées par Isabelle Joschke et Damien Seguin. »

Zoom sur le chemin parcouru par ces voiles et l’analyse de Rémi avant le départ des Sables d’Olonne le 8 novembre.

A l’écoute des marins et leurs équipes

Avant même de débuter la construction de la voile au sens strict, Rémi Aubrun, responsable du bureau d’étude All Purpose à Carnac, et son équipe passent beaucoup de temps à l’écoute des marins et de leurs teams.

« La première phase est la réflexion » déclare Rémi. « Chez une grande équipe comme Initiatives Cœur de Samantha Davies, je travaille avec des spécialistes intégrés qui ont une expertise forte en matière de conception de voiles. Nous concevons ensemble une fiche de fabrication bien en amont de la période de construction, souvent quasi un an avant. Nous discutons des volumes des voiles, des incidences sur le gréement, du nombre de lattes et surtout de performance. Ensuite à travers un logiciel, un genre de tunnel à vent numérique qui mesure l’interaction entre l’écoulement et la structure de la voile, je fournis des études qui les aident à décider, je donne des outils… » Pour d’autres qui n’ont pas de bureau d’étude, Rémi fournit l’ensemble du processus de réflexion en fonction des spécificités de chaque IMOCA et des skippers.

Estimer le procédé de fabrication

En parallèle Rémi entre en contact avec Pascal Rossignol de TRIlam pour étudier la faisabilité des demandes. « On regarde ensemble le programme et le type d’utilisation envisagés du skipper. Ils permettent d’estimer le procédé de fabrication avec le nombre de plis du matériau et les densités de fils. Nous évoquons les finitions non-tissées ou tissées et les films si besoin pour les voiles de portant. Nous en déduisons le poids cible. La décoration est aussi prise en compte, pour savoir si on fait une teinture masse des colles (zéro gramme) ou une peinture spray bi-composant sur toute la surface car son poids n’est pas négligeable, 4 à 5 Kg pour une GV recto-verso ». Parfois même la discussion se fait à trois, entre l’équipe, la voilerie et TRILam. »

 

La construction

La voile entre alors en construction. « Tout débute en amont chez TRILam-CLM avec la préparation des sous-couches textiles, des fibres et des résines. La majeure partie des matières sont heureusement en stock les jours de fabrication car il peut falloir plusieurs mois pour tisser une finition particulière, approvisionner des fibres rares, tester de nouvelles combinaisons, ou valider la peinture au pantone » selon Rémi. « Les fibres et les sous-couches sont ensuite placées dans diverses machines spécifiques qui vont déposer à sec les fils un par un en respectant le plan défini. La résine est alors ajoutée de façon à ce que les fils se retrouvent ensemble comme un composite en procédé d’infusion. C’est au tour du « lamineur » de passer à l’action au lieu de l’autoclave pressurisée dans le cas des matériaux composites. Ce « lamineur » qui est un genre de laminoir, est une combinaison de rouleau presseur qui compacte le tout sous 5 à 7 tonnes pour générer des grands panneaux en tissu. »

L’assemblage

La suite se déroule sur le grand plancher d’All Purpose dans le Morbihan. « Par exemple, pour une grand-voile IMOCA, nous recevons 8 panneaux. » enchaîne Rémi. « Nous enlevons quelques parties puis nous les assemblons avec une colle structurelle, la même que lors de la lamination. Une presse à chaud spécifique est utilisée pour laminer les jonctions collées un peu comme chez TRILam. Nous procédons alors aux finitions avec la pose de sangles et des goussets de lattes. Tout est optimisé pour le gain de poids sans concession sur la solidité. Tous les détails de fabrication font parties intégrantes de la performance et de la fiabilité. La voile est prête ! »

C’est en mer que se poursuit le processus avec de nombreux tests des produits finis et des ajustements au fil des navigations, phase très importante où le maître-voilier et le bureau d’étude troquent leurs habits de plancher par des cirés !

« Toutes nos voiles sont conçus en TRILam ou en TPI qui est notre version TRILam améliorée » ajoute Rémi qui, avec All Purpose, réfléchit également aux sacs des voiles.

Des sacs sur mesure

« Nous avons imaginé un tissu spécial pour les sacs à voiles que nous faisons laminer pour nous. Il est léger, étanche, il glisse bien sur le pont afin de faciliter les manœuvres de matossage qui sont différentes selon les caractéristiques de chaque voilier. Chaque sac est adapté. Ce sont des customs. La conception des sacs prend quasi autant de temps que celle des voiles ! »  

La formule « magique » pour le Vendée Globe

Enfin, quel jeu de voiles sera le plus efficace pour un Vendée Globe ?

« Nous nous nourrissons évidemment des concepts adoptés par les voileries concurrentes sur ce Tour du Monde. De notre côté et avec nos clients – navigateurs, nous privilégions surtout la polyvalence. A notre avis, une voile performante sur le Vendée Globe est une voile qui marche bien tout le temps et surtout dans un large spectre de polaires. L’idée est qu’elle reste à poste longtemps et que le sportif ne passe pas son temps à la changer. Les manœuvres coûtent cher en énergie et en temps sur un Tour du Monde ! Nous travaillons vraiment sur des vitesses moyennes et non sur des voiles trop spécifiques pour une allure. Nous essayons de ne pas trop prendre de risques et de ne pas faire des choix trop tranchés. A ce sujet, je pense que Samantha Davies et son Initiatives Cœur ont un jeu de voile très complet et polyvalent. Je suis persuadé que Samantha a tous les atouts pour la gagne et aura moins d’incertitudes que les concurrents qui bénéficient de voiliers « nouvelle génération » qui auront, à mon avis, des difficultés à exploiter leurs voiles à 100%. »

Les concurrents du Vendée Globe emportent 8 voiles :

  • La grand-voile
  • Un spi
  • Un grand gennaker
  • Un petit gennaker
  • Un J0
  • Un J2
  • Un J3
  • Un tourmentin