The Famous Project : ouvrir la voie en mer comme à terre

Alexia Barrier, skipper of Ultim Idec Sport – CIC, training before the start of La Route du Rhum Destination Guadeloupe, off Brest Iroise sea, on october 1, 2026
Photo © Jean-Marie LIOT / The Famous Project

Alors que les entraînements s’intensifient et que les préparatifs pour la Route du Rhum – Destination Guadeloupe s’accélèrent, Alexia Barrier ne relâche pas non plus ses efforts à terre. La navigatrice, accompagnée de son équipe The Famous Project, profite de la vitrine de cette course légendaire pour porter haut ses convictions : transmettre aux plus jeunes, protéger l’océan et inspirer par un leadership au féminin.

Dans moins d’un mois, Alexia Barrier s’élancera en solitaire à bord de l’ULTIM IDEC SPORT-CIC pour une traversée de l’Atlantique aussi intense que symbolique. Au-delà du défi sportif, c’est aussi une manière d’ouvrir la voie et insuffler une envie de large aux jeunes filles et aux femmes qui en rêvent.

TRANSMETTRE : l’océan comme terrain d’apprentissage
Dans le village à Saint-Malo comme dans les écoles, Alexia Barrier a à cœur de partager son aventure avec les plus jeunes. Pour cette Route du Rhum 2026, plus de 50 classes, de Brest à la Guadeloupe, en passant par les Alpes-Maritimes, se sont déjà inscrites pour suivre le sillage d’Alexia grâce au kit pédagogique créé par son association 4myplanet. Au programme : comprendre le bateau, mieux connaître Alexia et son équipe, appréhender l’océan et les changements qu’il subit. Sur les pontons malouins, les plus chanceux auront l’opportunité d’échanger directement avec la navigatrice lors de temps dédiés.

Hélène Urrutti, enseignante et chargée de mission 4myplanet
« Lorsque Alexia arrive dans une classe, la majorité des élèves en ressortent en voulant devenir skipper ! Ils sont à la fois admiratifs et comprennent que c’est à leur portée. En novembre, lorsque Alexia sera sur l’eau, elle répondra à leurs questions par vidéo entre deux manœuvres. C’est important pour elle de garder ce lien avec la jeune génération, même en course. 
Nous sommes également partenaires des opérations mon cartable connecté, qui aide les enfants hospitalisés à suivre leur scolarité, et Adopt a float, qui permet à certaines classes d’adopter un flotteur scientifique et ainsi découvrir l’océan sous un autre regard. » 

INSPIRER : un leadership à visage humain
Seule à bord mais bien entourée à terre, Alexia a forgé un collectif solide, prêt à affronter toutes les tempêtes. Grâce à ses années de meneuse au basket-ball, elle a façonné au sein de son équipe The Famous Project, un modèle de management fondé sur la complémentarité et la confiance. Une approche qu’elle partage régulièrement auprès de dirigeants et de chefs d’entreprise. Elle intervient régulièrement auprès des collaborateurs du CIC et de SOPRA STERIA, et cette année elle a également eu l’opportunité de le faire  devant 1200 leaders de SANOFI, auprès de l’Institut Français des Administrateurs, ainsi qu’à l’ESCP Business School.

Alexia Barrier, skipper d’IDEC SPORT-CIC
« Je prends régulièrement la parole pour partager ce que la course au large m’a appris du leadership : faire de l’incertitude et de la vulnérabilité des forces, construire des liens de confiance, faire collaborer des personnalités très différentes et permettre à chacun d’être performant sans perdre l’humain. The Famous Project est finalement un laboratoire grandeur nature. Le Trophée Jules Verne a été particulièrement intéressant à ce titre : réunir des navigatrices internationales très expérimentées, créer un collectif autour d’un objectif qui n’avait jamais été atteint par un équipage féminin et apprendre à transformer les individualités en équipe. »

INNOVER : la course au large au service de la science
Depuis toujours, Alexia Barrier voue aussi une passion pour la science, surtout lorsqu’elle étudie l’écosystème marin. Entourée de ses partenaires, l’IOC-UNESCO, l’IFREMER et l’Océanopolis de Brest, elle embarquera en novembre prochain un baromètre haute précision et une bouée météo qu’elle larguera dans l’Atlantique. Des instruments qui permettront de mesurer des données essentielles comme la température de l’eau et la pression atmosphérique.

Alexia Barrier, skipper d’IDEC SPORT-CIC
« Je veux que chaque mille parcouru soit utile à la connaissance de l’océan. Lors du Trophée Jules Verne, nous avons déployé deux flotteurs ARGO et une bouée météo. Cela a permis de collecter des données océanographiques dans des zones extrêmement difficiles d’accès. Nous avons également travaillé sur la dimension humaine de la performance, autour du sommeil en collaboration avec l’Institut du Cerveau. Sur des bateaux comme mon maxi-trimaran, très exigeants, ces données sont précieuses pour les chercheurs. »

Une course au large, comme la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, est une compétition exigeante mais aussi une formidable tribune pour les marins. À travers les différentes initiatives menées avec The Famous Project, Alexia Barrier entend bien ouvrir la voie sur l’eau, mais faire aussi bouger les lignes à terre.

L’heure de Laurent Bourguès

Le navigateur Laurent Bourguès, marseillais, lorientais d’adoption, entame sa dernière ligne droite avant de prendre le départ de sa première Route du Rhum – Destination Guadeloupe, le 1er novembre à Saint-Malo, direction Pointe-à-Pitre.

Il disputera cette mythique transat à bord de son Ocean Fifty, désormais aux couleurs du mouvement La French Fab, qui rassemble celles et ceux qui font battre le cœur de l’industrie française. Cette collaboration a pour ambition de fédérer un collectif d’entreprises souhaitant faire rayonner ensemble les savoir-faire de l’industrie française à travers un défi de course au large ambitieux, comme celui porté par la structure Laurent Bourguès Sailing Team, autour de points communs tels que la force du collectif et la technologie.

Interview de Laurent Bourguès…

1) Es-tu prêt pour ta première Route du Rhum ?

Mentalement et physiquement, je me sens prêt. J’ai énormément travaillé pour arriver jusque-là et, maintenant, j’ai surtout hâte d’être sur la ligne de départ.
Côté bateau, nous sommes dans la dernière ligne droite. Avec mon équipe, nous cherchons à fiabiliser et optimiser notre Ocean Fifty La French Fab pour prendre le départ avec un bateau à la fois sûr et performant.
Il nous reste notamment trois améliorations importantes que nous aimerions pouvoir finaliser avant le départ : upgrader notre pilote automatique, installer un nouveau système de taquets largables et renforcer les protections du cockpit.
Ce sont des investissements supplémentaires, mais qui peuvent faire une vraie différence lorsque l’on traverse l’Atlantique en solitaire sur un trimaran Ocean Fifty.
C’est aussi pour cela que l’aventure reste ouverte à de nouveaux partenaires et soutiens jusqu’au départ. Chaque entreprise qui nous rejoint aujourd’hui peut contribuer très concrètement à rendre le bateau plus sûr, plus fiable et plus performant.

2) Comment s’est déroulée ta saison 2026 ?

2026 est avant tout une saison de progression et de montée en puissance. Après avoir consolidé le projet et fédéré de nouveaux partenaires, nous avons pu relancer le programme sportif au printemps.
Depuis, chaque course nous permet de franchir un cap : notre pourcentage de polaire augmente à chaque confrontation, preuve que nous exploitons de mieux en mieux le potentiel du bateau.
L’autre grande satisfaction, c’est la fiabilité : nous avons enchaîné les courses et les milles sans aucune avarie, ce qui est très rassurant à l’approche de la Route du Rhum.
Enfin, le travail avec mon routeur Benoît Mariette est de plus en plus précis et efficace. On apprend à mieux fonctionner ensemble à chaque course.
Je retiens donc surtout une dynamique très positive : un bateau plus rapide, fiable, et un ensemble skipper-équipe-routeur qui monte en puissance au bon moment.

3) Quels sont tes objectifs sur cette Route du Rhum ?

Mon but principal est d’arriver en face, quoi qu’il arrive. J’ai clairement le potentiel pour finir en milieu de tableau et je ne m’interdis pas de rêver d’un podium.
Sur une transatlantique, les éventuelles différences de vitesse entre les Ocean Fifty au départ seront davantage lissées. J’ai toutes mes chances de bien figurer avec mes armes.

4) Peux-tu nous parler de ton bateau, l’Ocean Fifty La French Fab ?

C’est un plan Irens/Cabaret de 2009. Il a été lancé pour Prince de Bretagne et Lionel Lemonchois. Il a gagné la Route du Rhum 2010 avec Lionel.
C’est un bateau fiable, un véritable 4×4. Il est haut sur l’eau et dispose d’un cockpit adapté au solitaire. Il a vraiment été pensé pour cette course, contrairement à d’autres voiliers de la classe Ocean Fifty, davantage typés « grand prix ».

5) La concurrence sera élevée en Ocean Fifty sur cette transat. Peux-tu la décrire ?

Depuis mes premiers pas en Ocean Fifty, en 2023, j’ai vu une sacrée évolution en termes de niveau. Il a clairement augmenté, aussi bien techniquement que sportivement.
Les marins ne lâchent rien et la concurrence sera très élevée, tout en étant assez homogène.

6) Tu as annoncé mi-septembre l’arrivée du mouvement La French Fab à tes côtés. Peux-tu nous en dire plus sur ce partenariat et nous dire où tu en es côté budget ?

Quatre de mes partenaires lyonnais m’ont présenté La French Fab et nous nous sommes vite entendus, car l’industrie et mon défi ont de nombreux points communs.
Mon projet est un concentré de technologies dans de nombreux domaines : l’accastillage, l’informatique, l’électronique, la conception et la construction, la fabrication des voiles… C’est également le cas des industriels qui appartiennent au mouvement La French Fab. Ils pourront s’identifier à chacune des dimensions techniques de mon bateau, sans lesquelles la performance globale serait impossible.
La French Fab, lancée en 2017 par Bpifrance, n’est pas un partenaire financier, mais elle va me permettre d’étoffer un réseau et de convaincre certaines entreprises de me soutenir pour la Route du Rhum et pour la suite.
Je rêve notamment de construire un nouvel Ocean Fifty, ce qui s’inscrirait totalement dans mon parcours.

7) En quelques mots, peux-tu nous relater ton parcours ?

Je suis avant tout un sportif de haut niveau. Jeune, j’étais au pôle France de Marseille en Laser. J’ai ensuite migré à Lorient pour faire de la course au large. J’ai le souvenir d’avoir toujours été féru de la fabrication et de la conception d’objets.
C’est Yvan Bourgnon et son trimaran ORMA qui m’ont véritablement mis le pied à l’étrier de la course au large, il y a près de vingt ans, lorsque je suis arrivé, fraîchement émoulu de mes expériences marseillaises.
J’ai ensuite pu enchaîner avec de nombreux chantiers de préparation d’autres trimarans ORMA, notamment Gitana, Sodebo ou Banque Populaire. Le multicoque est ainsi entré dans mon ADN de coureur, au rythme des convoyages et des navigations d’entraînement.
J’ai ensuite fait mes classes en Mini 6.50, avec deux participations à la Mini Transat, en 2007 et 2009, et en Figaro 2, avec la Transat AG2R 2010 et un début de saison qualificatif pour la Solitaire en 2011. Puis, faute de budget, je suis devenu boat captain et directeur technique, notamment pendant plusieurs années auprès de Thomas Ruyant, sur ses IMOCA Le Souffle du Nord puis LinkedOut.

8) Enfin, tu as couru ces dernières années pour l’association Bonnet Rose. Diffuseras-tu encore ses messages sur cette Route du Rhum ?

Oui ! Je continue, depuis le début de l’année, à soutenir cette association qui m’a beaucoup donné à travers les échanges et les partages de ces dernières années.
Je fais naviguer des adhérentes pour célébrer la rémission toute l’année et j’interviens également régulièrement auprès de l’association. Tout au long de ma carrière, j’ai toujours essayé d’accompagner des associations, en leur donnant un coup de main et en les faisant rêver au grand large.

Julia Simon : laisser revenir l’envie

Ce n’est que début juin dernier que Julia Simon s’est remise à l’entraînement, à l’issue d’une saison 2025-2026 particulièrement réussie et d’un printemps tout entier consacré à se ressourcer. La triple championne Olympique de Milan-Cortina a volontairement prolongé la nécessaire coupure entre deux saisons, désireuse de renouer avec les choses simples de la vie avant de replonger avec envie dans la frénésie de sa carrière de biathlète. L’heure n’est pas encore aux objectifs ni aux ambitions. Le plaisir du tir, de l’effort, de la glisse et de la concentration revient naturellement et Julia laisse progressivement s’installer en elle son appétence naturelle pour la compétition et la gagne. L’été s’achève et la préparation monte progressivement en puissance, à coups de stages, de ski roulettes et bien entendu de tirs, un domaine où chez Julia, les bonnes sensations ne tardent jamais à très vite revenir.

Un long break bienvenu.
« J’ai profité du printemps pour voir un peu mes amis, pour faire aussi un peu la fête. Je suis pas mal montée à Paris, pour profiter un peu de la capitale et du bruit. Il est vrai que je ne prends habituellement pas beaucoup le temps de vivre des moments comme ça. Je me suis aussi octroyée une vraie semaine de vacances où je suis partie à la mer. Mais sinon, j’ai vraiment pris le temps de voir les amis, de faire des choses un peu différentes de ma routine sportive, et ça m’a fait vraiment du bien. »

Une reprise tardive
« J’ai repris l’entraînement un petit peu plus tard que d’habitude, début juin. J’ai fait une coupure totale de quelques semaines. A l’issue de la saison, je n’avais plus du tout le goût au sport. J’ai ressenti le besoin de tout couper. Et j’ai pris le temps de faire d’autres choses et de voir les amis surtout.
L’envie de refaire un peu de sport est revenue assez rapidement en juin. J’ai eu besoin de plus de temps mentalement. J’ai donc fait une reprise plutôt physique au printemps et je n’ai retouché la carabine qu’à partir de fin juin à peu près. Ça m’a demandé plus de temps pour me remettre au tir. Je n’étais pas prête mentalement à me replonger dans les exigences de cet exercice. »

L’aisance naturelle au tir
« La cara, ça revient vraiment vite. A partir du moment où il y a l’envie, les sensations reviennent vite. Au début, on se dit « est-ce que je vais encore savoir faire ? »  Il est vrai que la sensation de la posture du tir à la carabine n’est pas très agréable. Ça tire un petit peu partout dans le corps. Et puis, au bout de deux séances, c’est reparti. »

Endurance d’abord !
« J’ai commencé par un travail d’endurance mais en douceur, car j’ai tendance à avoir des petits problèmes de pieds et de chevilles, donc un peu de vélo, des petits footings pour préparer déjà mes pieds et une montée en puissance régulière en course. L’été, on profite des bons moments, des bonnes températures d’entraînement, malgré la canicule qui nous a contraint à adapter nos horaires. »

Un peu de compétition…
« On a remis le dossard de compétition en Norvège pour un Festival. Au mois d’août, c’est toujours bien de remettre les dossards pour faire du tir dans des conditions de stress et aussi d’excitation, quand on est essoufflé.
Les compétitions sérieuses vont revenir pour nous donner un peu de réponses quant à la qualité de la préparation. Ma routine d’entraînement me convient bien, mais j’avoue qu’à présent,  après ce bel été, je commence à avoir envie de mettre les dossards, de réduire un petit peu le volume horaire pour passer à de l’intensif, et de faire plutôt des compétitions ou du moins des séances qui me préparent à la compétition de cet hiver. »

Des roulettes à la glisse…
« Avec l’âge, j’apprécie de mieux en mieux l’alternance roulettes-skis. Je n’ai plus besoin de temps d’adaptation comme quand j’étais plus jeune.
A présent, de manière immédiate, je suis tout de suite techniquement bien placée. Donc, en fait, ça se passe vraiment bien. On prend plus de plaisir l’hiver sur la neige forcément. On est dans un environnement qui nous correspond plus. Mais en termes de travail technique, de gestuelle, le travail sur roulettes est le même qu’à skis, donc c’est vraiment bien pour nous permettre de nous entraîner avec une technique qui ressemble autant au ski. »

Les skis, bientôt !
« On est censé aller en Autriche sur un glacier de Ramsau en octobre. Mais avec toute la canicule et avec tout ce qui s’est passé, les glaciers ont dû beaucoup fondre, donc on attend de voir s’il y aura de la neige ou pas. Sinon, ce sera fin novembre pour la reprise. Il n’y a pas de révolution technologique d’une année sur l’autre en termes d’équipements, on est sur des choses acquises, des choses connues, avec des réglementations qui ont évolué sur les fartages. »

Dans le bon tempo
« La préparation estivale s’est vraiment bien passée. Je suis très contente. Physiquement, je ne suis jamais quelqu’un de très impressionnant l’été. Il me faut toujours des compétitions. J’ai tendance à dire que je suis un vrai diesel. J’ai besoin d’intensité, mais ça viendra avec le temps. Mais je suis satisfaite du travail que j’ai fait cet été. »

Le passé et l’avenir
« Je fais table rase des bons résultats du passé. Ça fait 4 ans que les saisons sont toujours aussi belles les unes que les autres. Quand je prends un peu du recul, je me dis qu’à un moment, ça va s’arrêter, ça va être difficile. Il faut savoir profiter des instants à venir. Oui, je fais table rase et en même temps j’arrive avec de la confiance. Mes titres, on ne me les enlèvera pas. Je peux aussi m’appuyer sur mon expérience. En tout cas, j’ai toujours envie de prendre autant de plaisir. C’est aussi ça qui fait que je suis toujours là, parce que je prends beaucoup de plaisir, que ce soit à l’entraînement ou en compétition. Donc j’ai toujours autant envie de vivre les moments de stress de la compétition. »

Sérénité !
« Après le tumulte des dernières années, je me sens plus sereine. C’est comme si j’avais accompli les choses dont j’avais toujours rêvé étant enfant. Un objectif, ça te fait vivre, tu ne sais jamais si tu vas y arriver, mais ça te fait te lever le matin. Et là, de les avoir atteints, oui, ça m’amène beaucoup de sérénité. »

Aujourd’hui, je laisse venir les choses parce qu’en termes d’objectifs de résultats, je n’ai pas du tout encore réfléchi à ça. J’ai envie de vivre les moments intensément. Je pense que l’objectif, ce sera de faire de belles compétitions. Je ne m’impose pas de performer à tel endroit, ou de jouer tel Globe. Ça prend tellement d’énergie mentale et que ces quatre dernières années m’ont pris tellement d’énergie. Depuis cette année, j’ai juste envie de faire du beau biathlon, me faire plaisir, faire les choses très posément, très calmement, aimer faire des performances. Bien sûr, je ne vais pas prendre le départ pour faire de la figuration, mais peut-être aborder les choses avec plus de relâchement.

Et la nouvelle saison ?
« Je sais que cette année, je ne pourrai pas faire le nouvel an avec les copains. Il y a des rendez-vous qui me tiennent à cœur, comme le Grand Bornand, avec du monde, à la maison, c’est toujours un bel événement. Il y a la famille, il y a des amis. Donc ça forcément c’est une date importante. Il me manque une victoire au Grand-Bornand, donc ça je commence à y penser de plus en plus, à me dire qu’il faudrait que je sois performante.
Et à Oslo aussi. Je n’ai jamais gagné à Oslo. Et il y a forcément les championnats du monde en février où on n’a pas envie de passer à côté. »

La concurrence ?
« C’est toutes les années pareil, la première Coupe du monde, on va toutes arriver motivées, on va se jauger, on va se regarder en chien de faïence. Personne n’est irremplaçable, donc forcément qu’il y a des gros noms qui vont arriver aussi. Et c’est intéressant aussi de se sentir poussée par les petites jeunes. »  

19ème prix Atout Soleil : le jury a fait son choix !

Le jury de la 19ème édition du Prix Atout Soleil s’est réuni le 22 septembre pour sélectionner les lauréats de l’appel à projets consacré cette année au thème « La force de l’âge : valoriser, accompagner et mobiliser les seniors ».

Portée par le fonds de dotation Nos Épaules et Vos Ailes, en partenariat avec GPMA, Generali et La Médicale, cette nouvelle édition vise à soutenir les associations qui agissent pour valoriser la place et la contribution des seniors, lutter contre l’isolement et favoriser leur engagement, mais aussi prévenir et accompagner les fragilités liées au vieillissement et faciliter l’accès aux soins.

622 projets pour autant de façons d’agir face au vieillissement

Cette année, 622 projets associatifs ont été déposés, contre 253 lors de l’édition précédente. Une mobilisation exceptionnelle qui témoigne de la richesse des initiatives développées partout en France, mais aussi de l’importance des besoins de soutien exprimés par le monde associatif.
Isolement, précarité, accès aux soins et aux droits, perte d’autonomie, soutien aux aidants : les candidatures répondent aux multiples fragilités qui peuvent accompagner l’avancée en âge. Mais elles portent aussi un autre regard sur le vieillissement : de nombreux projets misent sur la transmission, l’engagement, les solidarités intergénérationnelles et la participation des seniors à la vie sociale. Une conviction traverse ainsi cette 19e édition : il n’existe pas une vieillesse, mais des vieillissements, qui appellent des réponses adaptées aux parcours et aux situations de chacun.

Le jury a fait son choix

Parmi l’ensemble des candidatures, 15 associations lauréates ont été retenues par le jury réuni le 22 septembre.
Leurs noms seront dévoilés lors de la cérémonie de remise des prix, le 1er décembre prochain à Paris. Elles recevront une dotation financière et bénéficieront d’un accompagnement en communication et en levée de fonds.

Le jury de cette 19ème édition du Prix Atout Soleil était composé d’experts, de personnalités du monde associatif ainsi que de représentants de GPMA, Generali France et La Médicale :

Membres du Conseil d’administration de GPMA

  • Monique Rolland, Administratrice
  • Thierry Gaudeaux, Président Nos Epaules et Vos Ailes et Directeur Général Helmett Assurances
  • Alexandra Bogaert, Administratrice
  • Gilles Dauptain, Administrateur
  • Diane Hassan, Administratrice

  Membres de Generali France

  • Constance Julien-Moraud, Administratrice GPMA et Responsable des Solutions d’Assurance Dommages et Assurance De Personnes
  • Laurence Paré, Administratrice GPMA et Responsable relation experts-comptables
  • Thomas Micheneau, Délégué Général de la fondation The Human Safety Net France
  • Denis Geoffrey, Directeur Durabilité, Affaires Publiques et Philanthropie
  • Adélia Pereira, Responsable Ressources Humaines et Mission Handicap
  • Christophe Gathelier, Responsable Pilotage Réseau Salarié

 Personnalités externes

  • Marie-Christine Lanne, retraitée
  • Marie-Hélène Farman, retraitée
  • Lucas Lefebvre, Directeur mécénat Cité Internationale Universitaire
  • Faustine TIEZZI, Directrice des opérations Make.org Foundation

ILS ONT DIT :

Thierry Gaudeaux, Président du fonds de dotation Nos Épaules et vos Ailes : « Recevoir 622 candidatures cette année montre à quel point les associations se mobilisent partout en France autour des enjeux du vieillissement. Ce qui nous a particulièrement marqués, c’est la diversité des réponses proposées. Certaines accompagnent les fragilités, d’autres recréent du lien, favorisent la transmission ou permettent aux seniors de rester pleinement acteurs de la société. C’est précisément ce double regard que nous souhaitons porter avec Atout Soleil : mieux accompagner l’avancée en âge, sans jamais réduire les seniors à leurs fragilités. »

Manon Champliaud, Déléguée Générale du fonds de dotation Nos Epaules et Vos Ailes  : « Le vieillissement est l’un des enjeux majeurs des prochaines années, avec l’arrivée des générations du baby-boom aux âges avancés. Les projets que nous avons reçus montrent combien les seniors restent engagés dans la société, une contribution encore trop souvent sous-estimée. Mais l’explosion du nombre de candidatures nous interpelle aussi. Elle traduit un contexte de fortes contraintes budgétaires et de raréfaction de certains financements publics. C’est un signal de fragilité du monde associatif auquel le Prix Atout Soleil, à son échelle, cherche aussi à répondre. »

QUELLES SONT LES INITIATIVES CONCERNÉES PAR L’APPEL À PROJETS ?

Atout Soleil a choisi, pour sa 19ème édition, de récompenser les associations qui portent des initiatives innovantes visant à :
AXE 1 – Reconnaître et valoriser la place des seniors dans la société : changer le regard sur le vieillissement, lutter contre l’âgisme et valoriser la parole, les parcours et les contributions des aînés.
AXE 2 – Lutter contre l’isolement et favoriser l’engagement : renforcer le lien social et intergénérationnel, favoriser la transmission et permettre aux seniors de rester pleinement acteurs de la société.
AXE 3 – Prévenir et accompagner le vieillissement et faciliter l’accès aux soins : prévenir les fragilités, améliorer l’accès aux soins, aux services et aux droits, notamment pour les plus précaires, et soutenir les aidants.

POUR EN SAVOIR PLUS :

Hugo Deck bientôt en diagonale

Le jeune varois, vainqueur cette année pour la deuxième fois consécutive de la Maxi Race, prendra le départ le 15 octobre de la diagonale des fous sur l’île de la Réunion soit 180 km de trail et 10 000 mètres de dénivelé. Cela sera une première pour Hugo qui compte faire parler la poudre et qui sera parmi les favoris de la compétition avec Tom Evens, vainqueur de l’UTMB 2025. Hugo s’envolera vers la Réunion le 21 septembre afin de s’acclimater et reconnaître le parcours.

« J’ai passé un bel été puisque j’ai remporté le 7 août la KAT by UTMB à Kitzbühel en Autriche ce qui m’a permis de me qualifier pour l’édition 2027 de l’UTMB Mont Blanc. J’ai ensuite enchaîné avec trois semaines de préparation à Serre Chevaler avec notamment une semaine à 210 kilomètres pour 13 000 mètres de dénivelé ! Je suis redescendu ensuite à la Roquebrussanne chez mes parents afin de courir dans la chaleur dans les conditions de la Diagonale. Je n’ai pas eu de pépins. Je me sens en forme et j’ai de plus en plus hâte de me retrouver sur cette mythique compétition qui m’a toujours fait rêver. »

Le chantier du siècle pour le Belem !

La Fondation Belem Caisse d’Epargne engage le trois-mâts dans un chantier historique : restaurer l’intégralité de sa coque, construite en 1896 en acier riveté. Le chantier aura lieu du 14 septembre 2026 au 30 avril 2027, en cale sèche à Saint-Nazaire, opéré par Eiffage Energie Systèmes – Collaborative Industrial Solutions.

En amont de ce chantier, le monument historique ouvrira gratuitement au public les 19 et 20 septembre 2026, dans le cadre des journées européennes du patrimoine.

Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem Caisse d’Epargne : « Durant ses 130 ans de navigation, la coque en acier du Belem n’a pas cessé de s’user : c’est un phénomène naturel, constant, surveillé de près. Si le Belem continue aujourd’hui de naviguer, c’est grâce aux soins que lui ont administrés ses différents armateurs tout au long de sa carrière à la mer. Aujourd’hui, cette nouvelle restauration intervient dans le cadre de la prudence face à l’usure naturelle. Bureau Véritas, l’organisme qui certifie le Belem à la mer, suit de près les pertes d’épaisseur d’acier de la coque du Belem. Au vu des derniers enregistrements, la Fondation a décidé de concentrer sur un seul hivernage la restauration intégrale de la coque du Belem, condition de reprise de la navigation en 2027. Ces travaux avaient initialement été programmés sur une dizaine d’années. Tout faire cet hiver permettra des économies d’échelle et garantira la qualité de la restauration. »

POUPE, CARLINGUE ET VARANGUES : UN CHANTIER HISTORIQUE
C’est non seulement la poupe qui doit être restaurée, mais aussi le reste de sa structure interne : la carlingue centrale (poutre longitudinale traversante, la « colonne vertébrale » du navire) et ses varangues (ses « côtes »). Le chantier prend une nouvelle tournure : il sera historique.

INSERTS ET SOUDURE : méthode TRADITIONNELLE
La collaboration avec le ministère de la Culture a permis de définir une méthode de restauration appropriée au Belem : la méthode traditionnelle par inserts et soudure, la plus respectueuse de la substance patrimoniale du navire, tout en conciliant les exigences liées à son maintien en navigation. Les experts du ministère désignés pour suivre ce chantier veilleront à la préservation du monument historique.

UN DÉPOUILLEMENT TOTAL pour atteindre LA STRUCTURE
En cale sèche, le Belem sera intégralement démâté pour la 1ère fois depuis 1980 (mâts et vergues). Cette opération représente un véritable défi pour l’équipage du trois-mâts. Le récit du commandant Jean Randier, qui avait piloté les dernières opérations sera une référence précieuse.
Le Belem sera ensuite délesté (225 tonnes d’acier réparties en 4500 gueuses de fonte). Ce lest permet à l’ancien navire de charge d’être stabilisé en mer.
Il sera enfin intégralement dépouillé de ses aménagements (dé-cloisonnage) et de l’ensemble de ses équipements. À ce stade interviendront de nombreuses opérations touchant à l’électricité (décâblage) et à la mécanique.

Travaux de tôlerie 
Une fois la coque mise à nue, les tôles du bordé (la « peau » de la coque) et le béton (présent au niveau de la poupe) seront ôtés, afin de créer un double accès (intérieur et extérieur) à l’« ossature » du navire (il faut atteindre les deux côtés pour réparer). Une cartographie de l’état des structures et un plan de restauration seront établis, avec le concours du ministère de la Culture.

La restauration proprement dite sera effectuée par des ouvriers qualifiés du chantier Eiffage, contrôlée par Bureau Véritas. Un protocole de soudure sera préalablement défini pour permettre la meilleure jonction des matériaux anciens avec les matériaux neufs. L’âge du navire et son mode de construction originel seront pris en compte. Les experts procéderont méthodiquement à la restauration par zone, afin de ne pas fragiliser le navire, en lévitation sur ses tins (pièces en bois soutenant le navire en cale sèche).
Ce chantier sera également l’occasion de réviser l’ensemble du gréement, remettre aux norme les circuits électriques, réviser les lignes d’arbre.

Pour financer ces travaux qui coûteront 5,5 millions d’euros, la Fondation Belem fait appel à ses partenaires : son mécène Caisse d’Epargne, le ministère de la Culture, les collectivités locales et la Fondation du patrimoine. Elle appelle également les amoureux du patrimoine maritime à contribuer à ce grand chantier par un don individuel. Tous les dons, même les plus petits, seront nécessaires pour boucler ce besoin de financement exceptionnel et hors norme.

Planning du chantier
Dates à confirmer – planning susceptible d’évoluer selon les contraintes météo, techniques et logistiques.

• 14 septembre 2026 – Démarrage du chantier
• 19 et 20 septembre 2026 – Journées du patrimoine : derniers jours d’ouverture du Belem au grand public avant les travaux, amarré quai des Frégates à Saint-Nazaire
• 7 au 14 octobre 2026 – Démâtage par l’équipage
• 19 octobre 2026 – Mise en cale sèche, en forme 2 à Saint-Nazaire
• 26 octobre au 6 novembre 2026 – Retrait de l’appareil à gouverner, dont la ligne d’arbre
• 10 novembre 2026 – Enlèvement de la timonerie
• 16 novembre 2026 – Enlèvement du tableau général électrique
• 16 novembre au 5 décembre 2026 – Sortie des gueuses de fonte, constituant le lest du navire
• 25 novembre 2026 au 15 janvier 2027 – Travaux de tôlerie des varangues
• 7 au 11 décembre 2026 – Désencombrement de la caisse centrale, de la cambuse et de la voilerie
• 29 mars 2027 – Remise en eau de la forme
• 29 et 30 mars 2027 – Essais
• 3 avril 2027 – Retour au quai des Frégates
• 12 au 16 avril 2027 – Remâtage de la partie haute
• 19 au 23 avril 2027 – Essai en mer (2 jours)
• 30 avril 2027 – Départ

Informations presse :

>> À l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, Le Belem ouvre gratuitement ses ponts aux visiteurs à Saint-Nazaire, les samedi 19 et dimanche 20 septembre 2026. Il sera amarré quai des frégates.

Horaire des visites : 10h-18h (dernière montée 17h30)

Billetterie : les réservations sont complètes

La boutique Belem sera présente tout le weekend, proposant une sélection de produits et souvenirs aux couleurs du navire.

>> Christelle de Larauze, déléguée générale de la Fondation Belem Caisse d’Epargne, Aymeric Gibet, capitaine du Belem, se tiennent à votre disposition pour interviews explicatifs du chantier

>> Visite du chantier sur demande au fil du chantier et en fonction de nos possibilités