40 voiles All Purpose sur le Vendée Globe
La voilerie All Purpose basée à Carnac, membre du GIE All Purpose qui regroupe 7 voileries en France, sera présente sur le tour du Monde en solitaire, sans escale et sans assistance, à bord de 5 monocoques de 60 pieds IMOCA. « Nous avons conçu l’ensemble des voiles des voiliers de Miranda Merron, Samantha Davies et Manu Cousin » indique Rémi Aubrun. « Et nous avons quelques réalisations à bord des unités menées par Isabelle Joschke et Damien Seguin. »
Zoom sur le chemin parcouru par ces voiles et l’analyse de Rémi avant le départ des Sables d’Olonne le 8 novembre.
A l’écoute des marins et leurs équipes
Avant même de débuter la construction de la voile au sens strict, Rémi Aubrun, responsable du bureau d’étude All Purpose à Carnac, et son équipe passent beaucoup de temps à l’écoute des marins et de leurs teams.
« La première phase est la réflexion » déclare Rémi. « Chez une grande équipe comme Initiatives Cœur de Samantha Davies, je travaille avec des spécialistes intégrés qui ont une expertise forte en matière de conception de voiles. Nous concevons ensemble une fiche de fabrication bien en amont de la période de construction, souvent quasi un an avant. Nous discutons des volumes des voiles, des incidences sur le gréement, du nombre de lattes et surtout de performance. Ensuite à travers un logiciel, un genre de tunnel à vent numérique qui mesure l’interaction entre l’écoulement et la structure de la voile, je fournis des études qui les aident à décider, je donne des outils… » Pour d’autres qui n’ont pas de bureau d’étude, Rémi fournit l’ensemble du processus de réflexion en fonction des spécificités de chaque IMOCA et des skippers.
Estimer le procédé de fabrication
En parallèle Rémi entre en contact avec Pascal Rossignol de TRIlam pour étudier la faisabilité des demandes. « On regarde ensemble le programme et le type d’utilisation envisagés du skipper. Ils permettent d’estimer le procédé de fabrication avec le nombre de plis du matériau et les densités de fils. Nous évoquons les finitions non-tissées ou tissées et les films si besoin pour les voiles de portant. Nous en déduisons le poids cible. La décoration est aussi prise en compte, pour savoir si on fait une teinture masse des colles (zéro gramme) ou une peinture spray bi-composant sur toute la surface car son poids n’est pas négligeable, 4 à 5 Kg pour une GV recto-verso ». Parfois même la discussion se fait à trois, entre l’équipe, la voilerie et TRILam. »
La construction
La voile entre alors en construction. « Tout débute en amont chez TRILam-CLM avec la préparation des sous-couches textiles, des fibres et des résines. La majeure partie des matières sont heureusement en stock les jours de fabrication car il peut falloir plusieurs mois pour tisser une finition particulière, approvisionner des fibres rares, tester de nouvelles combinaisons, ou valider la peinture au pantone » selon Rémi. « Les fibres et les sous-couches sont ensuite placées dans diverses machines spécifiques qui vont déposer à sec les fils un par un en respectant le plan défini. La résine est alors ajoutée de façon à ce que les fils se retrouvent ensemble comme un composite en procédé d’infusion. C’est au tour du « lamineur » de passer à l’action au lieu de l’autoclave pressurisée dans le cas des matériaux composites. Ce « lamineur » qui est un genre de laminoir, est une combinaison de rouleau presseur qui compacte le tout sous 5 à 7 tonnes pour générer des grands panneaux en tissu. »
L’assemblage
La suite se déroule sur le grand plancher d’All Purpose dans le Morbihan. « Par exemple, pour une grand-voile IMOCA, nous recevons 8 panneaux. » enchaîne Rémi. « Nous enlevons quelques parties puis nous les assemblons avec une colle structurelle, la même que lors de la lamination. Une presse à chaud spécifique est utilisée pour laminer les jonctions collées un peu comme chez TRILam. Nous procédons alors aux finitions avec la pose de sangles et des goussets de lattes. Tout est optimisé pour le gain de poids sans concession sur la solidité. Tous les détails de fabrication font parties intégrantes de la performance et de la fiabilité. La voile est prête ! »
C’est en mer que se poursuit le processus avec de nombreux tests des produits finis et des ajustements au fil des navigations, phase très importante où le maître-voilier et le bureau d’étude troquent leurs habits de plancher par des cirés !
« Toutes nos voiles sont conçus en TRILam ou en TPI qui est notre version TRILam améliorée » ajoute Rémi qui, avec All Purpose, réfléchit également aux sacs des voiles.
Des sacs sur mesure
« Nous avons imaginé un tissu spécial pour les sacs à voiles que nous faisons laminer pour nous. Il est léger, étanche, il glisse bien sur le pont afin de faciliter les manœuvres de matossage qui sont différentes selon les caractéristiques de chaque voilier. Chaque sac est adapté. Ce sont des customs. La conception des sacs prend quasi autant de temps que celle des voiles ! »
La formule « magique » pour le Vendée Globe
Enfin, quel jeu de voiles sera le plus efficace pour un Vendée Globe ?
« Nous nous nourrissons évidemment des concepts adoptés par les voileries concurrentes sur ce Tour du Monde. De notre côté et avec nos clients – navigateurs, nous privilégions surtout la polyvalence. A notre avis, une voile performante sur le Vendée Globe est une voile qui marche bien tout le temps et surtout dans un large spectre de polaires. L’idée est qu’elle reste à poste longtemps et que le sportif ne passe pas son temps à la changer. Les manœuvres coûtent cher en énergie et en temps sur un Tour du Monde ! Nous travaillons vraiment sur des vitesses moyennes et non sur des voiles trop spécifiques pour une allure. Nous essayons de ne pas trop prendre de risques et de ne pas faire des choix trop tranchés. A ce sujet, je pense que Samantha Davies et son Initiatives Cœur ont un jeu de voile très complet et polyvalent. Je suis persuadé que Samantha a tous les atouts pour la gagne et aura moins d’incertitudes que les concurrents qui bénéficient de voiliers « nouvelle génération » qui auront, à mon avis, des difficultés à exploiter leurs voiles à 100%. »
Les concurrents du Vendée Globe emportent 8 voiles :
- La grand-voile
- Un spi
- Un grand gennaker
- Un petit gennaker
- Un J0
- Un J2
- Un J3
- Un tourmentin
Thomas Ruyant prendra le départ de son deuxième Vendée Globe le 8 novembre aux Sables d’Olonne. Le skipper nordiste s’est donné deux objectifs sur ce Tour du Monde en solitaire et sans escale : performer et mettre son engagement au service de l’Inclusion professionnelle des personnes isolées.
Après ses dernières aventures en Arctique ou sur la vague géante de Nazaré, l’artiste Molécule s’associe au navigateur Thomas Ruyant pour son nouveau projet. Il signe une installation artistique autonome et radicale sur l’un des bateaux les plus rapides au monde qui sera au départ du prochain Vendée Globe – tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance – le 8 novembre prochain.
Le stage d’entrainement organisé au large de Port La Forêt la semaine passée pour un certain nombre de voiliers de la Classe Imoca a été, pour Thomas Ruyant et son équipe de TR Racing, l’occasion de tester dans des conditions de vent et de mer variées, la version deux des foils destinés à équiper LinkedOut durant le Vendée Globe. Thomas Ruyant, en faux solo, accompagné de son média man Pierre Bouras et d’Antoine Koch, concepteur avec le cabinet de Guillaume Verdier de ces nouveaux appendices porteurs, a, en quelques jours, franchi un nouveau palier dans la fiabilisation et la stabilisation de sa navigation en mode « volant ». LinkedOut démarre plus tôt son mode « aérien », le conserve plus longtemps et ceci, dans les « ranges » de vent majoritairement attendu autour de la planète. Le plan Verdier lancé en 2019 poursuit sur un tempo élevé son optimisation. Le skipper nordiste et son équipe s’approchent à grand pas du niveau de performance espéré, et s’installent en toute sérénité dans le compte à rebours vers la date fatidique du départ du Vendée Globe, le 8 novembre prochain.
Adrien Hardy, auteur d’une belle deuxième place sur la troisième étape de la Solitaire du Figaro mercredi à Saint-Nazaire, actuellement quatrième au classement général avant le départ du dernier acte samedi, marin émérite, viscéralement attaché à la protection de l’environnement, navigue actuellement à bord de son Figaro Bénéteau 3 « Océan Attitude » avec une grand-voile composée en partie de lin et conçu par la voilerie All Purpose.
Quelques belles retombées ces derniers jours :
C’est la rentrée pour toute l’équipe de LinkedOut – Vendée Globe. Son objectif, à travers le tour du Monde du navigateur Thomas Ruyant, est de continuer à insérer le plus grand nombre de personnes en précarité grâce à son réseau professionnel et novateur 

Bonjour à tous,
Thibaut Vauchel-Camus, Louis Viat, Corentin Douguet et Billy Besson, à bord du trimaran bleu aux couleurs des patients atteints de la Sclérose En Plaques, remportent la DRHeam Cup dans la catégorie des Multi50.
Quand on demande à Laïth Bouziane, 21 ans, comment peut-il résumer son parcours de vie, le jeune homme n’hésite pas une seconde et évoque « un océan des inconnus ». La trajectoire de vie de Laïth est puissante, difficile, belle malgré les obstacles rencontrés. Elle a été jonchée d’épreuves imprévues qui semblent aujourd’hui davantage maîtrisées. Laïth a maintenant un métier, il est standardiste depuis quelques mois et a trouvé sa place dans la société française. Il faisait partie de la première promotion de LinkedOut, le réseau professionnel de ceux qui en n’ont pas, créé par l’association Entourage. Le jeune homme sera l’un des fervents supporters du voilier LinkedOut sur le prochain Vendée Globe qui vise à promouvoir les actions de l’association en matière d’Inclusion. Il est la preuve qu’un réseau est primordial pour s’insérer. Retour sur un tracé sans commune mesure avec l’intéressé…
L’association Lames de Joie, basée dans les Hauts-de-France à Berck-sur-Mer (62), prête à tous les enfants amputés de France, depuis quelques années, des lames de course en carbone afin de leur permettre de pratiquer une activité sportive. Elle propose également d’emmener en joelette des enfants handicapés sur de nombreuses compétitions. Sa motivation : rendre accessible le sport à tous les enfants handicapés. Elle organise, les 12 et 13 septembre 2020, un grand défi à savoir établir un record du Monde de distance parcourue en 24 heures par une joelette. Ce support accueillera un enfant handicapé et sera tracté par des coureurs valides et handisports bénévoles. Au-delà de ce record, le but est de mettre en lumière l’association, ses initiatives, collecter des dons, fédérer et attirer de nouveaux enfants touchés qui ne connaissent pas encore Lames de Joie. Entretien avec Jean-Marc Lamblin, président et co-fondateur de Lames de joie, à l’origine de cette folle idée de record !
L’opération de mécénat Atout Soleil de l’association GPMA (Groupement Prévoyance Maladie Accident) et de l’assureur Generali, lancée en 2007, qui soutient des associations aux projets innovants en faveur d’un public fragilisé se réinvente. Naturellement, au regard du contexte sanitaire actuel, Atout Soleil a décidé de valoriser et de soutenir des associations locales qui accompagnent les personnes fragiles face au COVID-19 sur les territoires de Lyon, Amiens et Nantes. Les mardis solidaires d’Atout Soleil sont lancés. 5 associations par ville, en cours d’identification grâce à l’appui et la force du maillage territorial des réseaux commerciaux de Generali, le partenaire assureur historique de GPMA, seront récompensées et recevront un prix de 5 000 euros début décembre 2020 un mardi !
En raison de la crise sanitaire, la Fondation Belem a décidé d’annuler sa saison 2020. Le Belem restera donc à quai et reprendra la mer en 2021. Les navigations 2020 proposées aux nombreux passionnés sont reportées en 2021. Le Belem sera à nouveau ouvert aux visiteurs en Méditerranée en octobre 2020.