Maxime Sorel coche toutes les cases avant le Vendée Globe

Le skipper du monocoque Imoca V and B – Mayenne termine à la 11ème place de la première édition de la Vendée – Arctique – Les Sables. Maxime a coupé la ligne d’arrivée de sa deuxième compétition en solitaire à bord de son fidèle voilier mayennais ce matin à 3h03 au large des Sables d’Olonne. Il retrouvera l’ambiance vendéenne le 8 novembre lors du départ de son premier Tour du Monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Le navigateur, originaire de Cancale, réalise une belle performance après un peu plus de 10 jours de navigation inédite jusqu’au sud de l’Islande. V and B – Mayenne est le premier voilier à dérives droites au classement de cette nouvelle épreuve et s’est même permis de battre des bateaux plus performants pourvus de foils. Au-delà de ce constat, Maxime coche de nombreuses cases avant son grand saut planétaire. Son voilier est fiable, sécurisant, polyvalent, rapide et parfaitement préparé par la team V and B – Mayenne. Maxime a démontré beaucoup d’application tout au long du parcours et a emmagasiné beaucoup de confiance. Enfin, le projet V and B – Mayenne, monté par les frères Sorel, réunit des partenaires, V and B, le département de la Mayenne, un pool d’entreprises… particulièrement engagés auprès du navigateur – entrepreneur – ingénieur attachant et brillant et pour diffuser un message : Vaincre la Mucoviscidose.
Maxime Sorel : « Je suis super content de cette course qui est une belle préparation pour le Vendée Globe ! J’ai pris beaucoup de plaisir sur cette Vendée-Arctique, et j’ai pu travailler pas mal de choses sur mon V and B – Mayenne en vue du tour du Monde. Mais il y avait aussi une belle course à jouer avec de la stratégie. Avant cette course, je naviguais rarement avec l’idée de faire comme si c’était le Vendée Globe, mais là je me suis mis en situation et j’ai appris à naviguer autrement, en me préservant. C’est une autre manière de faire mais qui ne me déplait pas. Cette nuit, je passe la ligne d’arrivée en 11e position avec autour de moi des foilers très puissants comme DMG Mori Global One et Newrest-Art & Fenêtres. Nous sommes restés ensemble toute la course. C’est parfois frustrant de les voir aller 5 nœuds plus vite que moi et je dois me battre pendant des heures pour récupérer ces milles. Clarisse Cremer a aussi un bateau qui va super vite. Banque Populaire est le dernier né des bateaux à dérives droites, c’est une super référence, et Clarisse a très bien navigué. La seule solution pour être devant elle, c’était de faire mieux en trajectoire, ce que j’ai réussi à faire après la bouée Gallimard. Et c’est vrai qu’arriver à cette place, devant elle, et être le premier bateau à dérives droites, c’est une vraie satisfaction.
Ce projet de course c’est d’abord une aventure humaine que je mène avec une équipe et un pool de partenaires forts. On est très soudés et on marque notre empreinte avec notre bonne ambiance et le travail acharné qu’on livre. Cela fait 7 ans que V and B me suit, et depuis un an la Mayenne nous a rejoint. Ce binôme est parfait, on a vraiment envie d’écrire de belles histoires, celle-ci en est déjà une. Je pense aussi à l’association Vaincre La Mucoviscidose dont je suis le parrain, et mon dragon qui souffle dans les voiles est aujourd’hui un véritable emblème qui donne de l’espoir aux patients et aux familles, j’en suis très content. On se retrouve dans quelques semaines aux Sables d’Olonne pour le départ du Vendée Globe. ».
Retour sur la Vendée – Arctique du marin Sorel
Parti le 4 juillet des Sables d’Olonne, Maxime Sorel a, dans un premier temps, décidé de débuter la compétition prudemment, l’objectif principal étant d’accumuler de l’expérience pour le Vendée Globe et d’exploiter son voilier en configuration « Tour du Monde ». Mais, au fil de l’épreuve, le compétiteur a pris, peu à peu, le dessus et le jeune marin de 33 ans a accéléré, poussant son plan VPLP – Verdier de 2007 dans ses retranchements et jouant efficacement avec les conditions météos très changeantes. A l’approche du Fastnet, au sud – ouest de l’Irlande, V and B – Mayenne revenait de plus en plus dans le match avec ses armes, ce n’est pas un bateau « dernier cri ». La remontée vers le sud de l’Islande permettait au parrain national de Vaincre la Mucoviscidose et son dragon des océans de continuer leur montée en puissance dans du vent faible mais aussi fort. Entre temps, Maxime, le cancalais, régalait sa communauté de supporters avec des vidéos du bord toujours bien placées et surtout qui retranscrivaient l’état d’esprit toujours positif du sportif. Maxime est un marin et aime être en mer en osmose avec sa machine à vent. La descente vers la bouée Gallimard confirmait le potentiel du bonhomme. Une option légèrement plus Est que ses concurrents directs permettait à Max de grapiller des milles précieux, notamment sur Clarisse Crémer, en tête alors au classement officieux des voiliers à dérives droites. La dernière ligne droite les 13 et 14 juillet était rondement menée par le pilote V and B – Mayenne. Dans un vent oscillant, Maxime Sorel faisait les bons choix avec beaucoup d’application et de combativité et rendait une très belle copie ce matin à l’arrivée de cette Vendée – Arctique – Les Sables qui restera dans les annales de la course au large et qui a préparé au mieux Maxime pour la suite, son premier Tour du Monde. Cap au Sud cette fois !
Quand on demande à Laïth Bouziane, 21 ans, comment peut-il résumer son parcours de vie, le jeune homme n’hésite pas une seconde et évoque « un océan des inconnus ». La trajectoire de vie de Laïth est puissante, difficile, belle malgré les obstacles rencontrés. Elle a été jonchée d’épreuves imprévues qui semblent aujourd’hui davantage maîtrisées. Laïth a maintenant un métier, il est standardiste depuis quelques mois et a trouvé sa place dans la société française. Il faisait partie de la première promotion de LinkedOut, le réseau professionnel de ceux qui en n’ont pas, créé par l’association Entourage. Le jeune homme sera l’un des fervents supporters du voilier LinkedOut sur le prochain Vendée Globe qui vise à promouvoir les actions de l’association en matière d’Inclusion. Il est la preuve qu’un réseau est primordial pour s’insérer. Retour sur un tracé sans commune mesure avec l’intéressé…
L’association Lames de Joie, basée dans les Hauts-de-France à Berck-sur-Mer (62), prête à tous les enfants amputés de France, depuis quelques années, des lames de course en carbone afin de leur permettre de pratiquer une activité sportive. Elle propose également d’emmener en joelette des enfants handicapés sur de nombreuses compétitions. Sa motivation : rendre accessible le sport à tous les enfants handicapés. Elle organise, les 12 et 13 septembre 2020, un grand défi à savoir établir un record du Monde de distance parcourue en 24 heures par une joelette. Ce support accueillera un enfant handicapé et sera tracté par des coureurs valides et handisports bénévoles. Au-delà de ce record, le but est de mettre en lumière l’association, ses initiatives, collecter des dons, fédérer et attirer de nouveaux enfants touchés qui ne connaissent pas encore Lames de Joie. Entretien avec Jean-Marc Lamblin, président et co-fondateur de Lames de joie, à l’origine de cette folle idée de record !
L’opération de mécénat Atout Soleil de l’association GPMA (Groupement Prévoyance Maladie Accident) et de l’assureur Generali, lancée en 2007, qui soutient des associations aux projets innovants en faveur d’un public fragilisé se réinvente. Naturellement, au regard du contexte sanitaire actuel, Atout Soleil a décidé de valoriser et de soutenir des associations locales qui accompagnent les personnes fragiles face au COVID-19 sur les territoires de Lyon, Amiens et Nantes. Les mardis solidaires d’Atout Soleil sont lancés. 5 associations par ville, en cours d’identification grâce à l’appui et la force du maillage territorial des réseaux commerciaux de Generali, le partenaire assureur historique de GPMA, seront récompensées et recevront un prix de 5 000 euros début décembre 2020 un mardi !
En raison de la crise sanitaire, la Fondation Belem a décidé d’annuler sa saison 2020. Le Belem restera donc à quai et reprendra la mer en 2021. Les navigations 2020 proposées aux nombreux passionnés sont reportées en 2021. Le Belem sera à nouveau ouvert aux visiteurs en Méditerranée en octobre 2020.
Le mythique constructeur français des voiliers J, l’entreprise J Composites, a vécu, comme beaucoup, un arrêt de son activité pendant deux mois à cause de la crise sanitaire mondiale. Depuis fin avril, la production a repris aux Sables d’Olonne et les dirigeants de la marque restent positifs.
La championne ariégeoise, Perrine Laffont, numéro 1 mondial de ski de bosses, a repris l’entraînement avec l’équipe de France et se prépare pour sa prochaine saison dont le point d’orgue sera le Championnat du Monde qui se déroulera en Chine en février 2021 sur le même spot que les Jeux Olympiques 2022.
A quelques jours de la remise à l’eau de son monocoque de 60 pieds IMOCA, Advens – partenaire principal du navigateur nordiste Thomas Ruyant et 1er pure player français de la cybersécurité – annonce son choix d’offrir le nom et la visibilité de son bateau à LinkedOut, le réseau de ceux qui n’en ont pas.
Le Belem n’est pas qu’un voilier au masculin. De nombreuses femmes écrivent son histoire en mer ou à terre. Elles le font naviguer, elles travaillent pour la Fondation Belem, elles sont passionnées, elles écrivent, elles peignent le Belem… Témoignages…
Monia Kherroub, 43 ans, chargée de clientèle à la Fondation Belem : « Le Belem est arrivé à moi par hasard. Je ne le connaissais pas. Je travaillais à la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne et j’ai répondu à l’offre d’un poste de remplacement à la Fondation Belem. Depuis 2001, je suis chargée de clientèle à la Fondation. J’aime beaucoup le contact avec nos clients – navigants, j’aime les rassurer, les aider à s’organiser avant un séjour de navigation. Le Belem est en quelque sorte devenu un partenaire au fil des années. Nous sommes aux petits soins ! Je n’ai pas le pied marin. J’ai tout de même embarqué en 2012 à bord. J’ai été malade mais j’en garde un bon souvenir lié à l’ambiance, à la vie avec l’équipage. Le Belem, c’est beaucoup d’émotions. »
Sophie Ladame, 45 ans, dessinatrice, passionnée du Belem : « En 2004, j’ai été invitée à bord du Belem et assez vite, d’un commun accord avec la Fondation et l’équipage, j’ai eu le bonheur d’embarquer souvent afin de suivre l’équipage et faire des dessins. De 2004 à 2008, je pense être restée en mer à bord du Belem 4 mois. J’avais auparavant essayé d’être matelot pour le Belem mais cela n’avait pas marché. Il n’y avait pas à l’époque de vestiaire pour les femmes ! Lors de cette belle période aux côtés de l’équipage, j’avais vraiment un statut à part et je n’en garde que de bons souvenirs. Nous avions un respect mutuel et j’ai réalisé des dessins que je n’aurais pas pu faire sans l’aide de l’équipage. J’étais aux premières loges. Je me rappelle d’une journée assise sur la grande vergue alors que nous naviguions et le tonton qui m’appelait quand on virait. Je me rappelle également avoir été crispée tout en haut du Belem. Un gabier m’avait dit pour te détendre, met le ventre sur la vergue et laisse tes jambes et bras dans le vide, une recette qui avait marché ! »
Les 7 voileries du groupe All Purpose ont, comme beaucoup, réduit ces dernières semaines leurs activités face à la crise sanitaire qui touche l’hexagone et la planète. Mais l’ambiance reste positive et les équipes des voileries basées à Carnac, Le Havre- Ouistreham, Saint-Mandrier, Brest-Roscoff, Saint-Malo et Concarneau ont hâte de revoir toute la communauté AP reprendre la mer et retrouver les joies de la navigation.
Solidarité contre pénurie – Une fantastique chaîne de solidarité en action !
GPMA, Groupement de Prévoyance Maladie Accident, et l’assureur Generali France se mobilisent face à la crise sanitaire liée au COVID-19 et ont décidé de soutenir l’initiative Trip Bike Café du Cœur. Cette action, initiée par la jeune entreprise Trip Bike Café dont le cœur de métier est la distribution de café italien et viennoiseries grâce à 5 triporteurs électriques, a pour but de réconforter le personnel médical des hôpitaux parisiens de l’AP-HP. Ainsi chaque matin depuis le samedi 28 mars, les équipes de Trip Bike Café se positionnent au sein des grands hôpitaux parisiens, à proximité des services d’urgence et de réanimation de Cochin, Port-Royal, Pitié Salpêtrière et Pompidou. Ils proposent des petits déjeuners aux soignants qui se battent au quotidien pour soigner les malades atteints par le virus. 2 700 boissons chaudes et croissants ont déjà été offerts depuis le début de cette opération et un appel aux dons a été lancé afin que Trip Bike Café du Cœur continue son action le temps nécessaire.
Patrice Caherec, maître d’équipage, et Maël Deshayes, chef mécanicien, vivent actuellement un confinement pas comme les autres. Les deux hommes sont à bord du Belem au port de Saint-Nazaire et gardent le trois-mâts, qui a été désarmé il y a quelques jours. Ils continuent à le préparer pour sa saison de navigation qui débutera dès que possible, en fonction de la sortie de cette crise sanitaire mondiale et des directives gouvernementales françaises.
307 structures sportives dans 47 disciplines ont répondu en 2019 à l’appel Sport responsable, initié par Generali France. Depuis 8 ans, la démarche Sport responsable met en avant des clubs sportifs amateurs et professionnels ayant des initiatives exemplaires en corrélation avec les six points de la charte Sport responsable : les mixités, l’accessibilité, l’insertion, le fairplay… Les meilleures initiatives ont été récompensées à distance (la remise des trophées Sport responsable a été reportée à cause des grèves puis annulée à cause du Coronavirus) par Sébastien Chabal, Président du jury des trophées du Sport responsable et les équipes de Generali France.
Perrine Laffont est actuellement confinée aux côtés de sa famille en Ariège. La championne, auteure d’une superbe saison auréolée par un globe et un gros globe de Cristal, prend son mal en patience lors de cette période spéciale et se repose beaucoup afin, dès que possible, de reprendre les entraînements. « Je ne suis vraiment pas la plus malheureuse. Ma saison est terminée et chaque année à cette époque, je me repose. Le confinement, à part les liens sociaux, ne change pas grand-chose pour moi et, de toute façon, je m’entretiens en faisant des exercices physiques chaque jour afin d’éliminer un peu toutes les cochonneries que je mange (rires) ! Je pense vraiment à toutes les personnes qui font tourner notre pays actuellement : le corps médical évidemment mais aussi les employés des surfaces alimentaires… Je pense aussi beaucoup aux personnes fragiles qui se retrouvent encore plus fragiles. » En attendant, Perrine s’est collée à son questionnaire de Proust, une façon d’apprendre à mieux connaître la pépite du ski hexagonal.
Ce n’est pas un virus qui va nous arrêter… L’ambiance est spéciale en France et nous sommes en train de vivre une période inédite. Nous pensons évidemment et surtout aux personnes atteintes, aux soignants, aux médecins, aux éboueurs, aux caissières, à ceux qui font tourner actuellement notre vie quotidienne. Cette pause sera, nous l’espèrons du fond du coeur, un véritable temps pour tous afin de redécouvrir les choses simples, la lecture, le partage et les échanges en famille. Ressortons de cette crise avec des convictions et l’envie de se tourner vers les autres, avec le souhait constant de protéger notre Terre… Chez TB Press, c’est notre souhait. Réinventons-nous !